16 avril 2009, par Sébastien Fontenelle
Julien Coupat, mis en examen au mois de novembre 2008 pour avoir prétendument dirigé à Tarnac (Corrèze), 356 habitants, une association de malfaiteurs à visées terroristes composée de huit de ses ami(e)s, incarcéré depuis cent cinquante jours à la Santé, doit sortir de prison. Maintenant. Il suffit de l’écrire, et tout devient plus simple. Julien Coupat doit sortir de prison, parce qu’au terme de longs mois d’une investigation que l’on présume rigoureuse, fondée sur des centaines d’heures de surveillance (...)
16 avril 2009, par Sébastien Fontenelle
L’arrestation surmédiatisée des « neuf de Tarnac » a été précédée d’une véritable mise en condition de la population.
Dès le mois de juin 2007, au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, les autorités commencent, comme le soulignera Éric Hazan, à « répandre l’idée d’un partage séparant la population, incarnée par son gouvernement, de quelques individus dangereux qu’il faut neutraliser dans l’intérêt de tous » : l’« extrême gauche radicale », et plus spécifiquement une très fantasmagorique « mouvance (...)
16 avril 2009, par Éric Hazan
Le montage politique-policier qui a permis les inculpations de Tarnac suscite de nombreuses interrogations dont l’une, essentielle, n’est presque jamais posée : pourquoi ceux qui dirigent la police et la justice de ce pays se sont-ils lancés dans une telle entreprise, pourquoi ont-ils pris le risque de se retrouver là où ils sont aujourd’hui, n’ayant plus à choisir qu’entre l’odieux et le ridicule ?
À cette question, on peut proposer deux réponses. La première tient à la nécessité de peaufiner (...)