25 juin 2009, par Margaux Girard,
Olivier Doubre,
Sébastien Fontenelle
Le philosophe Alain Badiou montre les analogies entre le pétainisme et les méthodes sarkozystes. Il décrypte le discours de Nicolas Sarkozy reposant sur la peur, qui justifie sa politique sécuritaire. Fidèle à « l’hypothèse communiste », il continue de croire possibles les politiques d’émancipation.
Politis : Dans votre livre De quoi Sarkozy est-il le nom ? *, qui a eu beaucoup de succès, vous critiquez abondamment le système électoral et même le suffrage universel. Pourquoi ?
Alain Badiou I Si on (...)
25 juin 2009, par Olivier Doubre
Dans la préface à son récent Second Manifeste pour la philosophie, Alain Badiou évoque le « fort “moment” philosophique » que la France a connu durant les années 1960 et 1970, marqué par les (grands) noms de Sartre, Foucault, Deleuze, Derrida, Lacoue-Labarthe, Lyotard, Althusser et quelques autres… À l’époque, leurs interventions dans le débat politique étaient fréquentes et, à la différence de la plupart de nos « intellectuels » télévisuels d’aujourd’hui, ils n’hésitaient pas à se montrer irrévérencieux (...)
25 juin 2009, par Daniel Bensaïd
Dans la dernière livraison de la revue Contretemps *, qu’il dirige, Daniel Bensaïd a proposé une critique du dernier livre d’Alain Badiou, l’Hypothèse communiste. Nous le remercions d’en confier quelques extraits à Politis.
L’œuvre d’Alain Badiou force le respect par son audace à contre-courant des pensées faibles et en miettes, par sa capacité à nommer clairement l’ennemi, par sa fidélité à une « Idée ». Dans l’Hypothèse communiste, il médite sur la notion d’échec : « Que veut dire exactement échouer ? » (...)