19 novembre 2009, par Christophe Kantcheff
En racontant l’histoire d’un industriel kidnappé et torturé, Lucas Belvaux pose une question morale et politique. Face à la violence sociale qui s’exerce, comment se battre sans abdiquer de son humanité ? Une interrogation servie par un grand film et l’interprétation remarquable d’Yvan Attal.
Politis : Rapt est un film dont l’action se passe aujourd’hui mais qui est inspirée par l’histoire du baron Empain. Pourquoi cette histoire-là ?
Lucas Belvaux : Pour plusieurs raisons. D’abord parce que cet (...)
19 novembre 2009, par Christophe Kantcheff
Rapt commence par quelques scènes rapides, liées par la musique scandée de Riccardo del Fra, où apparaît un quadragénaire séduisant, président d’une très grande entreprise industrielle, déjeunant avec des ministres, ayant des rendez-vous galants l’après-midi et perdant de grosses sommes d’argent le soir au poker. La caméra essaie de saisir Stanislas Graff au vol, homme pressé, virevoltant, insouciant. Exposition impeccable de sobriété.
Puis on entre dans le cinéma de genre, comme Lucas Belvaux, l’auteur (...)