22 juillet 2010, par Jean-Claude Renard
Vingt ans après la fermeture des mines, le bassin du Nord représente une mémoire culturelle et industrielle. Des citoyens œuvrent à la sauvegarde de ce patrimoine et à la réappropriation du territoire. Une dimension écologique s’y ajoute, tournée vers la préservation des sites et des espèces.
Politis : Qu’est-ce qui a présidé à la volonté d’inscrire le bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco ?
Catherine O’Miel : C’est à l’origine une étude du conseil régional réalisée en 2001 sur le bassin minier et (...)
22 juillet 2010, par Jean-Claude Renard
Des puits de mine aux corons, le Nord-Pas-de-Calais décline un paysage marqué par une longue histoire humaine.
Aux carreaux de fosse s’ajoutent les chevalements, les étangs d’affaissement, les cavaliers, les terrils, ces résidus d’exploitation du charbon, de forme conique le plus souvent, atteignant parfois 190 mètres de hauteur. Voilà pour le décor, ponctué de stigmates qui disent trois siècles de mine. Un tableau martyrisé porté par un hymne entonné dans les tribunes du stade Bollaert du Racing (...)
22 juillet 2010, par Jean-Claude Renard
À deux encablures de Douai. Vingt ans après la fermeture des mines, le terril des Argales, à Rieulay, est un premier exemple de réappropriation du paysage. Le plus vaste terril (140 hectares) durant l’exploitation houillère a été remodelé en site naturel protégé, ouvert à la voile, à la randonnée et au VTT. Ces collines noires et crasseuses de jadis attirent aujourd’hui une faune et une flore oubliées. Le site 11/19, avec ses terrils jumeaux, est un autre exemple de reconversion (11 pour le chevalement (...)