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22 juillet 2010, par Bernard Langlois
Depuis le mois de février dernier, le bloc-notes de Bernard Langlois est devenu blog-notes. À lire, au gré de l’humeur de l’auteur, sur notre site. Échantillon.
Lundi 22 février
À propos de l’inauguration d’un blog nommé « Panouille »
Chose promise… Top départ, donc, pour ce blog, où j’interviendrai à loisir, et où vous pourrez vous exprimer de même (dans les limites de la bienséance et le respect de la « nétiquette », ça va de soi. On chassera le troll à coups de pied au cul !). On y parlera de tout et (...)
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28 janvier 2010, par Bernard Langlois
Pages courrier.
Comme un lecteur ordinaire (je sais, l’adjectif ne saurait s’appliquer aux fidèles de Politis, mais vous voyez ce que je veux dire…), j’ai découvert la lettre de Fernand Lamdraud, de Saint-Alban-Auriolles, publiée dans les pages courrier du dernier numéro, à sa parution. Titrée : « Où va Bernard Langlois ? », elle ne pouvait que me tirer l’œil ! C’est vrai, quoi ! Qui suis-je, où vais-je et dans quel état j’erre ?
Nous avons toujours eu pour principe, vous en êtes témoins, de publier les (...)
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21 janvier 2010, par Bernard Langlois
Haïti.
Quels pauvres mots jeter encore sur les charniers de Port-au-Prince, près d’une semaine après la catastrophe, alors que l’espoir s’éteint de retrouver encore des survivants, et que les chiens et les sauveteurs des premières urgences laissent le champ libre aux bulldozers ? Après, surtout, que tant a été dit, écrit, entendu, montré depuis ce mardi 12 janvier, ce jour de terreur qui a plongé dans la mort tant de pauvres gens et les survivants dans le désespoir ? Comme lors de chaque catastrophe de (...)
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14 janvier 2010, par Bernard Langlois
Gulliver.
Forcément : comparé à tous ces nains des jardins de la République, Philippe Séguin faisait figure de géant ; à côté de tant de carriéristes seulement préoccupés de grimper et de durer, il passait pour un homme de conviction ; confronté à tant de courtisans tout occupés à flatter le monarque, sa madame et le p’tit prince, cet ombrageux personnage avait des allures de Grand d’Espagne. Forcément. À Lilliput, Gulliver est colossal. Allons, j’en conviens : tous les hommes politiques ne sont pas à jeter (...)
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7 janvier 2010, par Bernard Langlois
Au loin, au près.
Hors une aussi bonne santé que possible (« …et surtout bonne santé », dit le bon sens populaire) ; hors les petits plaisirs quotidiens et les satisfactions privées qu’on peut glaner sur le chemin de la vie, tout ce qui peut contribuer à se bricoler du bonheur, ou son illusion : on ne voit pas bien ce qu’on pourrait mutuellement se souhaiter du point de vue collectif en ce début d’an neuf, dixième d’un siècle et d’un millénaire, qui s’annonce (l’an 2010) sans doute pire encore que celui (...)
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24 décembre 2009, par Bernard Langlois
Deux citations trouvées sur la Toile, qui me paraissent éclairer de belles manières l’actualité récente. La première, de Karl Marx, qui semble avoir prévu l’échec de Copenhague : « Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. » La seconde, magnifique dans sa simplicité, d’un professeur de l’université belge de Louvain, Jean-Christophe Defraigne : « La science permet de savoir comment faire fonctionner un train, l’histoire de savoir qu’il peut parfois (...)
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17 décembre 2009, par Bernard Langlois
Deux ans
Ce lundi 14 décembre : le Président cause à 11 heures. Une conférence de presse. Il avait abandonné le genre depuis presque deux ans, gardant un souvenir – disons, mitigé – de la dernière en date, en janvier 2008. Une conférence interminable, qui partait dans tous les sens et polluée par des questions (et des réponses) sur sa vie privée : Carla venait tout juste d’entrer en scène… Après la période bling-bling (Fouquet’s, Rolex et Cie), c’était le début de la période Harlequin (la collection). Le (...)
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10 décembre 2009, par Bernard Langlois
Dés pipés
Quitte à vexer la petite sirène, qui accueille pour deux semaines une conférence climatique présentée comme – quasiment – celle de la dernière chance, je suis de ceux qui n’en attendent rien. Parce que, de façon générale, rien ne sort jamais de bien probant de ces grands raouts politico-médiatico-diplomatiques qui prétendent trouver des remèdes aux maux de la planète, tant les dés sont pipés. Le dernier exemple en date, avant Copenhague, fut ce sommet de l’Organisation des Nations unies pour (...)
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3 décembre 2009, par Bernard Langlois
Coup d’envoi Sarkozy a donc donné le coup d’envoi officiel de la campagne des régionales en venant lui-même mouiller la chemise devant deux mille cadres de l’UMP. L’événement avait lieu à Aubervilliers, dans cette banlieue (encore) populaire où le Petit Père des riches ne se risque guère, si ce n’est entouré d’amis sûrs et d’une garde prétorienne caparaçonnée. Sa présence active devant le conseil national du parti majoritaire indiquait clairement comme est fictive la notion de « Président de tous les Français », (...)
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19 novembre 2009, par Bernard Langlois
Michelot
Une anecdote en forme de clin d’œil à mes condisciples de l’ESJ (École supérieure de journalisme) de Lille dans les années 1960 : aucun d’entre eux n’a oublié Michelot, j’en suis sûr. Jules Michelot, personnage fabriqué de toutes pièces par quelques esprits facétieux et vite devenu mythique, bien au-delà des murs de l’école ; et même de l’université catholique du boulevard Vauban, qui avait alors l’honneur (la corvée ? Nous étions de turbulents jeunes gens, toujours partants pour les pires bêtises, (...)
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12 novembre 2009, par Bernard Langlois
Cent ans
On avait fini par le croire immortel pour de vrai. Il ne l’était pas. Avoir vécu cent ans n’a plus rien d’exceptionnel de nos jours. Avoir vécu cent ans en pleine possession de ses moyens intellectuels est déjà plus rare. Cent ans est, de toute façon, un âge raisonnable pour passer l’arme à gauche, on ne va pas pleurer. Combien de vies fauchées dans la fleur de l’âge, de Mozart assassinés ? Oui, mais Claude Lévi-Strauss était « un contemporain capital », pour reprendre le mot de Malraux. Et quoi (...)
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5 novembre 2009, par Bernard Langlois
La Cour
Franchement, nos lecteurs n’ont pas attendu les mésaventures de M. le Dauphin (l’affaire de l’Epad est tellement grotesque qu’il faut se pincer pour y croire) pour s’entendre dire ici ce qui va désormais partout se répétant : notre démocratie est malade, notre république sent la banane, nos zélites ont perdu le sens commun. Et je ne vois guère en Europe que l’Italie mafieuse de l’inénarrable Papounet pour nous en remontrer dans les turpitudes. On l’a noté un peu partout, si l’installation (...)
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29 octobre 2009, par Bernard Langlois
Poupées russes
Une dizaine de jours loin des miasmes de l’actualité hexagonale, quittée en pleine affaire Polanski, et je découvre au retour, en dépouillant la presse et en plongeant dans la mer de messages qui ont envahi mon ordi (3 300 et quelques, qui eux-mêmes renvoient à des centaines de pages web, pas croyable comme on est vite submergé par cette invention diabolique !), que cette polémique a fait des petits. Ils s’imbriquent l’un dans l’autre comme des poupées russes : de Polanski en (...)
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8 octobre 2009, par Bernard Langlois
Impunité
L’histoire se déroule au bord d’un grand fleuve africain infesté de sauriens. La berge herbue, en pente douce, le soleil déclinant des dernières heures chaudes de la journée, tout invite à la baignade. Tout, sauf l’écriteau : « Attention, danger, crocodiles ! » La jeune fille semble n’en avoir cure. À peine descendue de son 4X4, la voici en son plus simple appareil. Elle court vers le fleuve, s’y plonge d’un coup d’un seul et nage voluptueusement dans ses eaux limoneuses. C’est alors que surgit (...)
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1er octobre 2009, par Bernard Langlois
Tralala
Que retiendra-t-on de ce sommet du G20 si ce n’est son impuissance à prendre le taureau de la crise par les cornes, au point qu’il a fallu faire diversion en sortant l’épouvantail iranien du magasin des accessoires ? Un tralala dispendieux pour pas grand-chose ; sinon, pour nous Français, une prestation ratée du Prince face à deux questionneurs bien peu réactifs – comme d’hab’ –, marquée par une autosatisfaction grotesque (c’est la France qui, que, c’est moi que, qui…), des mensonges hauts comme (...)
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24 septembre 2009, par Bernard Langlois
Putride
C’est Michel Rocard qui, dans un moment de déprime (ou si c’est de lucidité ?), avait déclaré publiquement qu’il n’aurait jamais incité ses enfants à se lancer en politique tant il la trouvait « putride ». Je précise « publiquement », parce que ce genre de propos est d’ordinaire plutôt réservé à la sphère privée, et il faut toute l’honnêteté intellectuelle qu’on reconnaît généralement à l’ancien Premier ministre pour qu’il en sorte. Une double actualité vient donner corps (mais en était-il encore besoin ?) (...)