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10 décembre 2010, par Patrick Piro
Certes, aux sommets climat de l’Onu, c’est l’Union européenne qui négocie, pour le compte des pays membres. Mais on connaît l’amour propre national : la France, même quand elle n’a rien à apporter, reste revendicatrice dans les enceintes internationales. Aussi le numéro de figuration exécuté à Cancún par la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet en dit long sur les ambitions de Sarkozy pour son nouveau gouvernement. Ça commence par l’embarquement de sa ministre en Inde pour une lourde visite dont (...)
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10 décembre 2010, par Claude-Marie Vadrot
L’écoute lancinante de toutes les interventions de la conférence plénière de Cancun, y compris celle de Nathalie Kosciusko-Morizet qui ressemblait à un rapport de gendarmerie de 5 minutes et 3 secondes, semble prouver que, le changement climatique, dans le fond, ici, dans cette « capitale » du tourisme clinquant, tout le monde s’en fout. Une exception notable : le discours de 12 minutes du représentant de Haïti qui a su mélanger les faits et l’émotion en sortant des formules convenues alors que notre (...)
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9 décembre 2010, par Patrick Piro
C’est un quetzal, un serpent clinquant et opiniâtre qui ondule sur l’asphalte aride de la quatre voies Cancún-Tulum. Le vert des paysans la Via Campesina, le rouge et noir du Movimiento de liberación nacional, les damiers arc-en-ciel de « l’État plurinational de Bolivie », les blancs du Chiapas, les torses nus cuivrés d’autonomes exultants : mardi 7 décembre, deux mille marcheurs se tapent une bavante de près de 10 kilomètres. « L’eau est un droit de l’être humain coincé sur une autoroute en plein (...)
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8 décembre 2010, par Claude-Marie Vadrot
Tandis que les militants de Justice pour le Climat et Via Campesina, l’organisation internationale pour une agriculture paysanne dont fait partie la Confédération paysanne manifestaient...à 38 kilomètres de la Conférence sur le climat, une poignée de membres des ONG accréditées, couverts par plus ambassadeurs latino-américains, réussissaient à tenir une réunion de presse au coeur du Moon Palace. Pour expliquer leur déception face aux premiers échecs de la négociation et leur opposition à la négociation (...)
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7 décembre 2010, par Claude-Marie Vadrot
La présidence mexicaine du sommet de Cancun a promis aux experts et aux délégations de tous les pays, que les ministres qui ont commencé à arriver dimanche au sommet n’entreprendraient pas des tractations secrètes ou de couloir. D’abord, ce serait bien la première fois et ensuite l’essentiel n’est pas là. En effet, à tort ou à raison, la presse –seulement un peu plus de 2000 journalistes- s’est faite plus discrète qu’à Copenhague. Et comme seulement une vingtaine de chefs d’Etat sont attendus ici, cette (...)
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4 décembre 2010, par Claude-Marie Vadrot
À 200 et 300 kilomètres de la conférence et de le ville touristique factice de Cancún, il y a les paysans mexicains qui ne peuvent s’offrir le luxe de s’intéresser aux débats sur le climat alors qu’ils souffrent déjà du réchauffement et du changement de périodicité des pluies : le dérèglement de la planète est déjà dans le Yucatan. Et dans cette province, il y a aussi les fantastiques vestiges de la civilisation Maya, qui fut détruite par les colonisateurs.
Une civilisation violente, il serait absurde de le (...)
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2 décembre 2010, par Claude-Marie Vadrot
Mercredi
Pour être certaine de ne pas décevoir bruyamment comme l’année dernière, la conférence sur le climat s’est mise depuis trois jours en mode « hors sol » et en mode « silence ». Grâce à son éloignement de la ville de Cancun dans un site isolé, grâce à un système d’accès complexe qui interdit même aux taxis de parvenir jusqu’au Moon Palace où se déroulent les débats, grâce à l’éloignement entre les halls d’exposition où sont cantonnées les ONG et le centre de conférence, grâce à l’impossibilité pour le (...)
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1er décembre 2010, par Claude-Marie Vadrot
Les techno-onusiens qui ont choisi Cancun comme lieu de conférence sont soit des ignorants, soit des cyniques, soit des « militants » de l’écologie redoutablement intelligents. Chacun choisira sa version... Car autant à Copenhague l’année dernière, avec les champs d’éoliennes au loin, les boutiques bio, le tramway et les nuées de cyclistes danois parcourant les rues malgré la pluie ou la neige, il était possible d’imaginer ce que peut être une ville ou un pays s’efforçant d’écologiser la vie quotidienne (...)