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9 février, par Christophe Kantcheff
Une série malheureuse s’abat actuellement sur les affiches. Après celles du prochain spectacle de Stéphane Guillon empêchées par la régie publicitaire de la RATP (voir Politis la semaine dernière), c’est au tour des affiches de deux films d’être dans le collimateur. Le premier, les Infidèles, un film à sketches (sortie le 29 février) avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche, a vu ses deux affiches retirées à la demande de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). On voit sur l’une Jean (...)
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9 février, par Éric Tandy
Événement itinérant, les Nuits de l’alligator défendent les nouvelles musiques inspirées de la musique noire, folk et country.
Le blues, musique du moment… L’affirmation peut faire sourire ceux qui pensent que le genre n’a pas survécu à la disparition de la plupart de ses grandes figures historiques (John Lee Hooker est décédé en 2001) ou qu’il n’existe plus que sous une forme aseptisée dépossédée de son esprit roots de départ.
En réalité, depuis que Fat Possum, un petit label de disques d’Oxford, dans le (...)
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9 février, par Jacques Vincent
Les Américains de Guided By Voices sont de retour. Foisonnant.
Guided By Voices, c’est essentiellement Robert Pollard, seul élément stable de ce collectif à géométrie variable apparu sur la scène américaine en 1986, néanmoins doté de signes particuliers intangibles qui dessinent une personnalité singulière. Dont cette constance à sortir des disques rassemblant un nombre important de morceaux à la durée disparate.
Un trait qui tient à l’un des principes de base de son leader dans sa façon de composer : (...)
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9 février, par Christophe Kantcheff
Quatre films et des « Écrits » du cinéaste et de sa femme, Danièle Huillet.
Imaginons une jeune fille ou un jeune homme, amoureux du cinéma mais étranger à la communauté vulnérable des cinéphiles (pour qui le cinéma est encore une raison d’être), pénétrant par hasard dans une salle où serait projeté l’Inconsolable, le nouveau « programme » – un ensemble de quatre courts-métrages – signé Jean-Marie Straub. C’est peu de dire que la découverte risque d’être déroutante. Ce n’est pourtant pas une si mauvaise manière (...)
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9 février, par Anaïs Heluin
Une fable d’Israël Horovitz sur le pouvoir. Humour grinçant.
Casquette à l’envers, survêt’ bien large et balle de baseball à la main, un individu mal dégrossi attend de pied ferme. Qui, quoi ? Peut-être ne le sait-il pas lui-même. Qu’importe, il campe sur sa position, juste derrière le seul élément qui habille une scène tout à fait nue : une ligne blanche. Il est le premier et compte bien le rester. Quitte à lutter contre tous ceux qui tenteront de lui prendre sa place, contre les autres personnages (...)
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9 février, par Christophe Kantcheff
« My Land », de Nabil Ayouch, documentaire subtil sur le conflit israélo-palestinien.
Avec My Land, le cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch met à mal les certitudes et les modes de représentation habituels sur le conflit israélo-palestinien.
Contrairement à d’autres, Ayouch ne défend pas une cause même s’il ne cache pas l’orientation de son regard, ni n’entonne l’air consensuel de la réconciliation à tout prix. Il s’inscrit plutôt dans le prolongement d’une démarche personnelle, celle d’un homme (...)
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9 février
Pour casser le mythe du cinéaste difficile et inaccessible qui lui est trop souvent accolé, l’édition en DVD de tous les films d’Andreï Tarkovski tombe à point nommé. C’est l’occasion de prendre son temps pour (re)visiter une œuvre lyrique et symbolique, qui imprègne le spectateur de visions renversantes d’intensité.
Traversée par un questionnement sur l’homme et sa finalité, l’œuvre d’Andreï Tarkovski, né en 1932 en URSS et mort en 1986 en France, témoigne également d’une relation forte avec l’histoire russe (...)
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9 février
Ne se souvenir de Ben Gazzara, décédé le 3 février à 81 ans, et dont la carrière s’étale sur près d’un demi-siècle, qu’à travers les rôles qu’il a tenus dans trois films de John Cassavetes, est sans doute injuste.
Pourtant, c’est grâce à Husbands, Opening Night (deux films où il jouait aux côtés de Peter Falk, décédé l’an dernier) et Meurtre d’un bookmaker chinois, où il est absolument fantastique, que l’on retiendra toutes les qualités du comédien et sa silhouette nonchalante de latin (...)
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2 février, par Ingrid Merckx
Un album de retrouvailles, doté d’un fort désir de reconstruction sociale.
La jaquette arbore des coureurs black, blanc, beur en plein effort dans un virage. Mais c’est moins à un second tour de piste que le nouvel album de Zebda renvoie qu’à une échéance électorale. Rien de triomphal à première vue. Les morceaux de bravoure qui ont fait sa réputation par leur charge musicale, poétique ou politique – « Mon père m’a dit », « Le bruit et l’odeur », « Ma rue », « La faucille et le marteau » ou « (...)
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2 février, par Christophe Kantcheff
Ce n’est pas parce qu’un auteur se montre habile dans la communication sur lui-même qu’il faut forcément ignorer ce qu’il fait. Frédéric Martel est ainsi. Sur la quatrième page de son dernier livre, J’aime pas le sarkozysme culturel (Flammarion, 230 p., 14 euros), on lit cette présentation : « Frédéric Martel est chercheur et journaliste. Il anime l’émission de radio de référence sur les médias et les industries créatives. Son dernier essai, Mainstream. Enquête sur la guerre globale de la culture et des (...)
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2 février, par Ingrid Merckx
« Second Tour », album à pic des Toulousains d’origine incontrôlable. Entretien avec Mustapha Amokrane.
Zebda s’est reformé après six ans de pause pour préparer un nouvel album, sorti le 23 janvier sous un titre explicite : Second Tour. Après une trentaine de dates cet automne, leur « premier tour », ils redémarrent leur tournée le 1er mars pour une bonne soixantaine de concerts jusqu’à début août. De quoi couvrir plus que la campagne électorale…
Ce titre, Second Tour, c’est plus qu’une coïncidence ? (...)
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2 février, par Marion Dumand
Un dessinateur et un vigneron s’initient mutuellement à leurs savoir-faire. Un album plein de saveurs.
C’était un projet très simple, très beau. Tout a commencé autour d’une table et de deux hommes : Étienne Davodeau, dessinateur, et Richard Leroy, vigneron, qui sont amis. Leurs gestes se répondent : l’un pose une bouteille, l’autre propose une BD. Comment ça se travaille, comment ça se fabrique, se mûrit, se goûte. Comment on en arrive là, pourquoi on n’en repart plus. De la vigne, du livre. Parce (...)
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2 février, par Christophe Kantcheff
« Sur la planche », premier film à l’énergie brute de Leïla Kilani.
Il déboule sur les écrans avec la force juvénile de ses interprètes et de sa mise en scène. Sur la planche a l’énergie non canalisée d’un morceau de rock ou de rap que des jeunes gens lanceraient à la face du monde. C’est direct, entier. À l’image de Badia : rapide, ne tenant pas en place, toujours concentrée, nerveuse, intransigeante.
Un premier film est une impertinence. Nul ne l’attend et pourtant il affirme sa présence, s’offre aux (...)
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2 février, par Gilles Costaz
Anne Coutureau ranime le monde de l’Italien Eduardo De Filippo.
Au XXe siècle, Eduardo De Filippo fut le Goldoni de Naples. Ce grand auteur était aussi un grand acteur, un infatigable chef de troupe et même un réalisateur qui imprima sa marque dans le cinéma italien d’après-guerre. Anne Coutureau met en scène une pièce qui passe pour l’une de ses œuvres majeures, Naples millionnaire ! Mais, à vrai dire, cette veine réaliste et moraliste a pris un petit coup de vieux par rapport à l’inspiration (...)
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2 février
L’accord-cadre donnant naissance au Centre national de la musique (CNM) a été signé le 28 janvier par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Sur le modèle du Centre national du cinéma, le CNM est destiné à soutenir la création musicale française, en réunissant des ressources déjà existantes et une taxe nouvelle sur les fournisseurs d’accès Internet, qui devrait rapporter 70 à 95 millions d’euros.
Si la création de ce CNM a fait consensus au sein de la filière musicale, plusieurs signataires – Sacem (...)
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2 février
Le cinéaste, âgé de 76 ans, commençait le tournage au Pirée de ce qui devait être son prochain film, consacré à la crise grecque, quand un motard l’a renversé. Grièvement blessé, Théo Angelopoulos a été tardivement transporté à l’hôpital où il est mort – en Grèce, des articles évoquent les conséquences des politiques d’austérité à propos du retard de l’ambulance. Une enquête est d’ailleurs en cours. Angelopoulos était l’incarnation du cinéma grec reconnu internationalement. Il a obtenu la palme d’or à Cannes en 1998 (...)