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15 mai, par Erwan Manac’h
Au cours d’une interview, le 27 avril, Kery James évoquait les polémiques autour de son titre Lettre à la République. Depuis, le Bloc Identitaire a lancé une mobilisation contre le rappeur. Politis.fr publie les explications de Kery James.
C’était avant que la polémique n’enfle. Le 27 avril, Kery James nous recevait dans sa loge du théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Au cours de l’entretien, le rappeur évoque les critiques sur son dernier titre, Lettre à la République.
Depuis, les militants d’extrême (...)
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10 mai, par Christophe Kantcheff
La vie est souvent plus complexe que ce qu’en disent les journaux. Si bien que, lorsqu’un article expose des réalités inattendues et des contradictions, il sort de l’ordinaire. C’est le cas de celui que Libération a publié le 5 mai en dernière page, sous la plume de Marie-Joëlle Gros. Il est consacré à une femme médecin de 37 ans, Marie-Ève Cauchon-Rault, qui, « à l’heure où l’avortement refait débat dans la campagne, revendique sa pratique de l’IVG ».
Tous les simplismes sont battus en brèche dans cet (...)
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10 mai, par Christophe Kantcheff
Moonrise Kingdom, de Wes Anderson : un conte élégant et revigorant qui raconte l’histoire d’un Roméo et d’une Juliette façon yéyé.
Dans les premières minutes de Moonrise Kingdom, le nouveau film de Wes Anderson, qui fait l’ouverture du Festival de Cannes en même temps qu’il sort sur les écrans, résonne une œuvre fameuse de Benjamin Britten, The Young Person’s Guide to the Orchestra, qui isole les différentes parties instrumentales d’une pièce de Purcell – les bois, les cordes, les cuivres et enfin les (...)
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10 mai, par Éric Tandy
Une histoire des mouvements underground anglais.
En 1965, Barry Miles, libraire londonien féru de poésie beat, fait venir Allen Ginsberg pour une lecture. Deux ans après, il organise un concert de Pink Floyd et de Soft Machine, qui débutent alors, les bénéfices de la soirée servant à financer IT, le premier journal de la presse alternative britannique, vendu à la criée dans les rues du Swingin’ London.
Il est donc assez logique qu’une partie de son livre, Ici Londres !, évoque l’effervescence des (...)
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10 mai, par Gilles Costaz
Un spectacle pour penser les blessures de l’Europe méridionale.
Le théâtre, encore peu connu, de Sedef Ecer, jeune auteure d’origine turque et d’expression française, est hanté par les poudrières laissées par les grands conflits du passé dans l’Europe méridionale. Sa pièce, les Descendants, se passe dans un pays imaginaire, dont on sent tout de suite la réalité concrète. Descendants de qui ? De leur culture, de leur ethnie, de leur famille, mais aussi de la guerre ou du massacre qui a bouleversé l’histoire (...)
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10 mai, par Marion Dumand
Kim Hanjo fait basculer le quotidien et resurgir le passé à partir d’infimes sensations.
Le vieux ne veut pas mourir. Il ne bouge plus, ne parle plus. Il reconnaît les visages, sa femme, ses enfants, mais il a oublié leur vie passée. Il se laisse entourer, se laisse laver. On lui passe des vêtements propres et son corps jouit du bien-être retrouvé, et de son corps au bonheur furtif remonte le souvenir d’une bohême jeunesse. « Je me souviens d’une personne qui m’a quitté parce que son corps était (...)
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10 mai, par Jean-Claude Renard
Images de Pierrot Men et textes de Jean-Luc Raharimanana, pour un retour sur le massacre des Malgaches par l’armée française en 1947. Un travail conjuguant mémoire et esthétique.
L’histoire pourrait se raconter à la première personne : « Un homme un jour entra dans ma maison, on dira de lui qu’il était blanc de peau, il avait traversé l’océan, il avait bravé les tempêtes, il était venu là, étranger, portant fusil et autres armes inimaginables, il massacra mon père, massacra ma mère, quelques-uns de mes (...)
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10 mai
Quel point commun y a-t-il entre Ni putes ni soumises et l’association d’extrême droite l’Agrif (l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), présidée par Bernard Antony ? A priori, aucun. Et pourtant. Les deux associations s’en prennent toutes deux à des œuvres ou à des manifestations culturelles.
Dans le cas de Ni putes ni soumises, c’est le rappeur Orelsan qui est dans le collimateur, avec sa chanson « Sale Pute », dont le clip a fait scandale en 2009. (...)
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10 mai
On sait se donner du baume au cœur chez les Sarkozy. Un nouvel album de Carla Bruni-Sarkozy est en effet annoncé pour l’automne prochain. Il y a cependant un bémol. Selon le critique musical Bertrand Dicale, un retour sur scène de l’ex-première dame de France apparaît « hypothétique ». « Carla Bruni-Sarkozy aura beaucoup de mal à exister en tant qu’artiste, explique-t-il à l’AFP. On aura tendance à confondre deux voix, deux personnages, le politique et la chanteuse. » Une seule solution à ce drame de la (...)
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3 mai, par Christophe Kantcheff
Il fut un temps où la parole des écrivains sur la chose publique comptait. Les prises de position des intellectuels antifascistes dans les années 1930, celles de Sartre à la Libération, ou encore celles des 121 pendant la guerre d’Algérie, toutes ont eu une influence considérable. Pour différentes raisons, notamment à cause de la banalisation de « l’intellectuel médiatique », tel n’est plus le cas aujourd’hui.
La tribune qu’Annie Ernaux a publiée dans le Monde daté du 29 avril, intitulée « 1er Mai : (...)
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3 mai, par Christophe Kantcheff
Dans « Walk away Renée », l’Américain Jonathan Caouette offre une représentation inspirée de la maladie mentale de sa mère.
Jonathan Caouette filme sa famille et lui-même depuis l’âge de 9 ans. Non pour se distraire, ou parce que la caméra aurait été son jouet favori. Mais – et cela ne semble pas pour une fois exagéré de le dire à propos d’un artiste – pour se sauver, préserver son intégrité physique et psychologique. Depuis son très jeune âge, l’existence de Jonathan Caouette a tout d’une épreuve. Il a été (...)
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3 mai, par Jean-Claude Renard
Correspondance de Céline avec un universitaire juif américain. Archéologie d’un processus créatif.
Ah, tiens… On remet Céline en route. Une correspondance de plus. Voilà trois ans presque, l’écrivain avait droit à un épais recueil de quelque 1 800 missives en « Pléiade ». Ce nouvel opus en contient près d’une centaine, rédigées entre mars 1947 et octobre 1949, par un obsessionnel de l’échange épistolaire. Publiées en 1969, dans les Cahiers de l’Herne, ces lettres étaient éparpillées, quasi inaccessibles. (...)
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3 mai, par Denis Constant-Martin
Ce groupe polyphonique fait entendre en provençal la beauté des brassages méditerranéens.
Une Marseille ouverte, chaleureuse, drolatique et rétive, qui risquerait de tomber dans des clichés pagnolesques sans l’enracinement solide du Còr de la Plana dans une réalité sociale : pour Manu Théron et ses amis, la splendeur de Marseille est d’abord celle des voix qui traitent le provençal pour donner aux polyphonies de somptueuses couleurs.
Les musiques naviguent entre des traditions marseillaises et ce qui (...)
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3 mai, par Anaïs Heluin
Zimmermann et de Perrot, fameux duo de metteurs en scène suisses, construisent une vision burlesque de notre quotidien.
Des cadres en bois de toutes formes. Les uns suggèrent des encadrements de portes donnant sur le néant, les autres de petits tunnels vers l’ailleurs, vers l’inconnu. Pas étonnant de la part de Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot, qui, dans Chouf Ouchouf, leur précédente pièce, s’étaient déjà révélés friands de décors dont seuls les artistes révèlent les multiples potentiels. Des (...)
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3 mai
La sortie en DVD du dernier film en date de Robert Guédiguian, confirme que celui-ci est d’une grande actualité. La fracture au sein même de la classe ouvrière que les Neiges du Kilimandjaro met en scène, avec d’un côté des ouvriers qui ont travaillé et participé aux luttes sociales durant toute leur vie, Michel (Jean-Pierre Darroussin) et Marie-Claire (Ariane Ascaride), et de l’autre un jeune précaire, Christophe (Grégoire Leprince-Ringuet), n’est pas étrangère à ce dont témoignent les résultats du (...)
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3 mai
Dans le cadre de l’année Strinberg (décédé il y a cent ans), l’Institut suédois, à Paris, organise une exposition de photographies prises par le dramaturge lui-même. L’exposition montre, à travers une cinquantaine de tirages, le soin avec lequel August Strinberg se mettait en scène, ne laissant strictement rien au hasard dans la composition de ses portraits. L’homme, qui était aussi peintre, se dévoilait ainsi autant qu’il se (...)