12 novembre 2008, par Hélène Franco,
L’Observatoire du 6 mai
Il n’y a pas de hasard à ce que Robert Badinter, combattant infatigable et victorieux contre la peine de mort, soit également l’une des voix les plus fortes contre le projet de loi Dati instaurant une « rétention de sûreté », actuellement débattu au Parlement. Ce texte permettra d’enfermer, par périodes d’un an renouvelables indéfiniment, des personnes condamnées à quinze ans ou plus de réclusion criminelle, en fonction d’un pronostic de dangerosité qui serait posé au terme de l’exécution de leur peine. La (...)
12 novembre 2008, par Didier Ménard
Éric Woerth, ministre UMP du Budget, explique le 22 janvier au journal le Figaro ce que va être la lutte contre la fraude. Il explique que les fichiers des différentes institutions qui instruisent des prestations sociales vont être croisés. Que la CMU ne sera délivrée que pour trois mois, le temps de faire une vérification supplémentaire sur la réalité des ressources des bénéficiaires. Que les médecins pourront utiliser la télétransmission pour informer la caisse d’assurance-maladie quand ils délivreront (...)
12 novembre 2008, par Dominique Rousseau
La Constitution gêne ! Celle que le général de Gaulle a voulue, celle que la gauche a critiquée et qu’elle a pourtant utilisée, cette Constitution-là gêne le « président » Sarkozy. Le Conseil constitutionnel, se référant au principe de non-rétroactivité de la loi pénale, censure l’application immédiate de la rétention de sûreté aux condamnés exécutant actuellement leur peine. Censure prévisible car logique au regard du droit. Mécontent de cette décision, le « président » Sarkozy demande au Premier président de la (...)
12 novembre 2008, par Hélène Franco,
L’Observatoire du 6 mai
Le président de la République est, notamment en matière de justice, un ennemi de la pensée complexe. Si, pour beaucoup, juger, c’est comprendre, Nicolas Sarkozy répète, lui, à l’envi, comme le 29 novembre 2007 après les émeutes survenues à Villiers-le-Bel, que « quand on veut expliquer l’inexplicable, c’est qu’on s’apprête à excuser l’inexcusable ». Il récuse toute recherche des causes : « Les violences à Villiers-le-Bel n’ont rien à voir avec une crise sociale mais tout à voir avec la voyoucratie », gommant (...)