Jean-Marc Ayrault devrait se poser quelques questions sur l’engagement de respecter en 2013 les 3 % de déficit public, gravé depuis 1992 dans le marbre du traité de Maastricht, et répété à l’envi par Hollande. Le Parisien (28 septembre) a retrouvé « l’homme qui, à la demande de Mitterrand, a inventé à la va-vite ce chiffre emblématique » en 1981. Guy Abeille, alors haut fonctionnaire à la direction du Budget, raconte que le 3 % est né « sur un coin de table, sans aucune réflexion théorique ». Et la fameuse règle d’or des 0,5 % de « déficit structurel » établie « en pleine nuit dans un sommet européen » ? « Personne ne sait comment calculer cette nouvelle norme », écrit Le Parisien. On est vraiment mal barré…


