Candidat à la présidence de l’UMP, François Fillon met en avant « un projet radical de réformes » : suppression des 35 heures, négociation du temps de travail par entreprise mais augmentation de celui des fonctionnaires (sans négociation, donc), indemnisation chômage liée à la formation, transfert d’une partie du financement de la protection sociale à la consommation, etc. Son concurrent, Jean-François Copé, se pose en héraut d’une « droite décomplexée », promettant de continuer « à avancer des propositions courageuses sur la sécurité, l’immigration, l’intégration, l’assimilation, l’entreprise, l’assistanat et la fraude ». Autant dire que l’UMP ne se prépare pas à changer d’orientation. Si elle hésite entre une radicalisation en économie ou une extrêmedroitisation pour le reste, son futur patron mêlera forcément les deux.

