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Par Claude-Marie Vadrot - 18 mars 2012

A la Bastille, Jean-Luc Mélenchon m’a convaincu...

Loin des balbutiements de plus en plus pathétiques d’Eva Joly, loin des approximations de mes amis écologistes désormais perdus dans leurs querelles et dans leurs hésitations, le candidat du Front de gauche m’a convaincu.

Loin des menaces de Nicolas Sarkozy, de ses sicaires qui se sont indûment emparés de l’Etat, de la justice, de la police et des grands fonctionnaire de cet Etat, Jean-Luc Mélenchon m’a convaincu.

Loin des hésitations d’un François Hollande criant désespérément à la face de Jean-François Coppé qu’il jure qu’il arrêtera "une centrale, une seule je vous dis", Jean-Luc Mélenchon m’a convaincu.

Loin du rafistolage de la République promis par le candidat socialiste qui ne veut rien remettre d’essentiel en cause, Jean-Luc Mélenchon m’a convaincu en offrant une autre République, une autre idéologie fraternelle. Celle qui qui ressemble aux anciennes utopies des Verts et de René Dumont.

En offrant de faire changer la gauche, la vraie gauche, celle qui n’a pas peur des mots, de la Révolution et des principe, Jean-Luc Mélenchon m’a convaincu qu’il faudra être nombreux, trés nombreux, pour peser sur les socialistes pour qu’ils acceptent de changer la République, la fraternité et l’égalité.

"Mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps"

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Commentaires de forum
  • Guillaume 18 mars 2012 à 18:12

    Tous les "vrais" militants verts (dont moi) sont aujourd’hui derriere le front de gauche. Bienvenue chez toi, ami !

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    •  
      Bibi 18 mars 2012 à 23:17

      Pas tous, désolé !!! Evitons de généraliser.

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  • Armelle 18 mars 2012 à 18:40

    "une centrale, une seule je vous dit"

    Je vous diS...

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    •  
      Madame soleil 18 mars 2012 à 18:46

      Très bonne nouvelle !

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  • Anais 18 mars 2012 à 19:14

    "de la révolution des principeS"

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  • Janick 18 mars 2012 à 20:30

    Quelle bonne nouvelle.
    J’attendais avec une certaine impatience de vous lire au sujet du Front de Gauche à l’heure qu’il est.

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  • morvandiau 18 mars 2012 à 20:36

    comment faire autrement que voter FdG pour sauvegarder l’intérêt général et s’attaquer réellement aux problèmes de la planète ?

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  • chateau-chinon 19 mars 2012 à 00:36

    Convaincu, je l’étais déjà, disons que ce bain de jouvence (je n’ai pas dis qu’il n’y avait que des jeunes non plus) a renforcé le côté rouge de la Bastille et c’est tant mieux ! (je peux crier ? Ouais, J’Y étais, j’y étais, papa, tu me vois ? Ah non merde il est mort depuis trop longtemps ! Tant pis j’y étais pour mes petits enfants).

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  • bloomee 19 mars 2012 à 11:52

    Le Front de Gauche fait de la récupération idéologique chez EELV. Sauf que celle ci n’est pas systémique donc inapplicable...

    Le projet EELV est très solide, et considère qu’il faut agir sur les leviers fiscaux, écologiques, sociaux et juridiques, et non pas sur un grand soir qui ne sera pas contrôlé : http://eelv.fr/le-projet/

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    •  
      Bruno RIVIER 19 mars 2012 à 14:44

      Il ne s’agit pas d’une "récupération idéologique" car la planification écologique est au cœur de la relance économique proposée par le Front de Gauche.

      Rien qu’en suivant le scénario Négawatt, il y a de quoi faire travailler des dizaines de milliers de citoyens pendant 50 ans...

      L’Humain d’abord est un programme politique complet qui est d’une très grande cohérence, on dit où l’on trouve les financements, on donne les clefs de la gouvernance des projets ("Règle verte" par exemple).

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    •  
      le Prolo du Biolo 19 mars 2012 à 21:43

      J’ai adhéré à l’Ecologie du temps de René Dumont, et aux Verts à leur création. Et je ne suis donc pas débutant sur le sujet, et ni fragile ni manipulable.

      Si j’ai rejoins le Front de Gauche depuis 3 ans, c’est bien parce-que là se trouve la vraie écologie aujourd’hui, et je ne me sens pas du tout récupéré. La vision der l’Ecologie y est autrement plus concrête et globale que chez les Verts d’aujourd’hui.

      Etudiez plutôt le programme du FdG avant de proférer ces jugements à l’emporte pîèce, et avant que le ciel ne vous tombe sur la tête.

      Même Paul Ariès, le décroissant de Sarkophage, nous a rejoints. Diriez-vous qu’il est de nature récupérable lui aussi ?

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  • pastèque 19 mars 2012 à 12:32

    bonjour,
    Simplement pour dire que je suis heureux de voir des responsables de l’écologie politique rejoindre le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon, car c’est moi-même ce que j’observe sur le terrain de la part d’électeurs traditionnels de l’écologie politique qui ont voté EE LV aux dernières élections.
    Patrick

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 19 mars 2012 à 12:52

      D’abord, je ne suis pas un responsable de l’écologie...
      Juste un journaliste avec des opinions

      Ensuite, je ne rejoins pas le Front de Gauche. J’ai simplement écrit que pour cette présidentielle, je préfère Jean-Luc Mélenchon. Sans oublier que dans Front de Gauche il y a PC et productivisme. Sans oublier le nucléaire qui reste le credo du dit PC.

      Je ne désespère pas de voir les Verts changer et revenir sur une série d’erreurs. Ce ne serait pas la première fois depuis 1974

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      •  
        19 mars 2012 à 15:26

        Sans oublier que dans Front de Gauche il y a PC et productivisme. Sans oublier le nucléaire qui reste le credo du dit PC.
        C’est beaucoup moins tranché que vous ne le dites (ou le sentez). Nous venons de faire (le Fdg) un débat avec martine Billard (PG, ex-EELV) et hervé Bramy (PC) sur l’écologie, l’énergie (et le nucléaire), etc.
        Soixante personnes c’est pas énorme. Mais ce débat était le premier mené chez nous (dans le 93) sur ces thèmes. Personne ne l’avait fait (pas même les Verts (dommage).
        Bref l’important est que les militants ou sympathisants PC dans la salle ne brandissaient pas du tout des positions pro-nucléaires (il y en a eu cependant) ou productivistes à tout crin.

        Une fois levé les inquiétudes sur le fait que contester le productivisme n’a pas grand chose à voir avec un accroissement supplémentaire du chômage, et que cela ne signifie pas une nouvelle progression de la misère (la moyenne des revenus n’atteint pas ici les 900 euros par mois), le débat est très ouvert.
        Trhee miles Island, Tchernobyl et Fukushima font réfléchir tout le monde.
        Et nombre de militants PC dissocient désormais emploi et production et défendent qu’effectivement, si la planète meurt, on crève tous.

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        •  
          Javi 9 avril 2012 à 23:19

          Si j’ai un regret à la lecture de Mélenchon, c’est de ne pas arriver à savoir s’il est capable de (et déterminé à ) laisser de la place à des initiatives décentralisées et personnelles dans le domaine de l’écologie comme dans le domaine économique.
          J’apprécie sa volonté de restaurer l’autorité de l’Etat et de produire un cadre normatif plus juste face à la puissance des grandes entreprises ou des entités supranationales, mais j’ai peur que cela ne dégénère en refus d’un certain libéralisme local dans l’accueil, par l’administration, des initiatives associatives ou de petits groupes de gens : il y a de nombreuses personnes qui souhaitent par ex. faire de l’entreprenariat responsable, style fermes bio par ex. et ce sont des projets qui partent d’en bas. Le système de planification eco lui est bien pour les investissements massifs, mais il sera trop lourd pour les petits projets. Il faut donc faire très attention à ne pas écraser les petits projets, même si on suppose la bonne volonté d’un pouvoir FdG.

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      •  
        Janick 20 mars 2012 à 16:48

        Pourquoi admettre que les Verts puissent encore changer (j’ai voté Bové la dernière fois, influencée par notre Bernard langlois !) et pas le PC ?

        Bon vous ne voulez pas du Front de Gauche mais à la lecture du site Place au Peuple je vois que lui vous a
        adopté - j’en rigole dans ma moustache .

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  • Jean-Paul Deléage 20 mars 2012 à 14:34

    Il me semble évident désormais que Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche sont les seuls porteurs d’un avenir écologique, social et solidaire. ; à bas la règle d’or, pour que vivent la règle verte et le drapeau rouge !

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  • Rieur 23 mars 2012 à 12:14

    Ce qui s’appelle voler au secours de la victoire. Ou encore faire le grand écart entre les positions pro-Hulot de M.Vadrot il y a quelques mois et son enthousiasme pro-Mélenchon d’aujourd’hui. Rappelons aux oublieux que Nicolas Hulot ne voyait aucun inconvénient à travailler main dans la main avec Jean-Louis Borloo, magnifique écologiste lui aussi.

    Quant au contenu du texte de M.Vadrot, il justifie et au-delà mon pseudonyme. Car il fallait songer à changer "la fraternité et l’égalité". Il n’est pas à la portée du premier venu de toucher sans avoir l’air d’y penser à nos valeurs fondatrices. De deux choses l’une. Ou M.Vadrot ne sait pas (se re)lire, et cela donne envie de rire. Ou M.Vadrot croit sérieusement qu’il faut changer le tryptique au-dessus de nos mairies, et cela donne envie de rire.

    Une chose est sûre : M.Vadrot, qui voit tout, qui sait tout, qui peut tout, ne recule donc devant aucune tache, aussi baroque qu’elle puisse paraître. On le félicite donc, standing ovation en sus.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 23 mars 2012 à 12:24

      Voler au secours de quelle victoire ? Que je sache, Mélenchon ne sera pas le prochain président. Mais il peut peser sur les choix de la gauche. Et je n’ai aucune intention de rejoindre le Front de Gauche ou le Parti de gauche.

      Pour le reste, je ne renie en aucun cas mon affirmation il y a quelques mois que Nicolas Hulot aurait été un bien meilleur candidat que cette pauvre Eva Joly (qui fut, elle, beaucoup plus tentée par Borloo) pour populariser tous les dossiers urgents de l’écologie, y compris en ce qu’ils ont de positif.

      Enfin, ce qui énervant avec les néo-gauchistes, c’est qu’ils ne sortent jamais de leurs petits schémas étriqués et systématiques

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  • Rieur 23 mars 2012 à 22:24

    M.Vadrot, ne sachant quoi répondre, ne répond rien. C’est une excellente méthode. Dans le cas de ce monsieur, comme dans bien d’autres, ce n’est pas la girouette qui change de direction, mais le vent. Et le vent étant porteur chez M.Mélenchon, il n’y a aucune raison de ne pas s’avouer conquis. Il me plaît de penser que, ce faisant, M.Vadrot soutient désormais, aussi et fatalement, le parti communiste caché dans les plis du drapeau rouge. Un parti communiste qui demeure, n’en déplaise à M.Deléage, nucléariste et productiviste dans ses profondeurs.

    Ô braves gens qui vous apprêtez à voter Mélenchon, je vous offrirais bien le programme commun de 1972, que défendait en son jeune temps le chef du Front de Gauche. Ils comprendraient un peu mieux ce que l’on fait des programmes. Ou bien celui du parti socialiste de 1981, qui entendait rompre avec le capitalisme en 100 jours. Ou encore, pour les plus âgés, la Constitution soviétique de 1936, supposément la "plus démocratique du monde".

    Dernier point et dernier passage ici : je ne suis ni gauchiste, ni néo. Je suis écologiste. Mais M.Vadrot ne sait visiblement pas de quoi il peut s’agir.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 23 mars 2012 à 22:36

      Je peux répondre que

      - Je n’ai jamais vécu ni pensé en noir et blanc

      - Et que, question écologie, depuis les années 70, j’ai un palmarés qui en vaut pas mal d’autres, à la fois comme journaliste et comme militant

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      •  
        dums5 7 avril 2012 à 19:13

        C’est un fait, les écologistes sont nuls en politique.
        Je pense surtout qu’ils sont incapables d’assumer leurs choix, leur vision qui est totalement à rebours de la tradition politique française, colbertiste, jacobine, centralisatrice et autoritaire.

        Au fond, les français aiment leur État omnipotent qu’ils souhaitent protecteur. Ils aiment que cet État s’incarne dans un verbe puissant et une personnalité exceptionnelle, ce qu’est assurément Mélenchon.

        Le problème est que l’État est fondamentalement mercantile. Les indicateurs macroéconomique sont son unique boussole. La question est de savoir si l’État sur lequel s’est appuyé la révolution néolibérale pourrait être l’architecte d’une révolution écologique.

        La question énergétique est emblématique. Tout d’abord, on ne s’engage pas sur le nucléaire ( le référendum que l’on met en avant pour tenter de masquer l’intransigeance des communistes et aussi le manque de conviction du PG sur cette question, est une tartuferie digne de Sarkozy. )
        Ensuite on réaffirme le monopole d’EDF au nom d’un hypothétique service public qui a produit l’impasse énergétique dans laquelle nous nous trouvons.
        Tout le reste du programme n’engage à rien puisque Mélenchon ne sera pas élu président, mais on peut être sûr que le futur groupe Front de Gauche à dominante communiste à l’Assemblé ne fera rien pour faire avancer cette question.

        C’est la question de la décentralisation et de la souveraineté des territoires pour élaborer une transition énergétique en rapport avec les ressources naturelles et les choix technologiques et économiques des populations. C’est la question de la démocratie économique.

        Mélenchon nous dit de prendre le pouvoir mais ce n’est pas de ce pouvoir dont il parle. C’est paradoxale d’ailleurs de parler de 6ième république alors que le phénomène Front de Gauche qui repose exclusivement sur la personne exceptionnelle et fascinante de Mélenchon est la négation de ce projet et la preuve que les français aiment les chefs et sont plus enclins à rechercher des certitudes qu’à débattre de questions fondamentales et complexes.

        Les écologistes sont totalement hors-jeu. Ils ne peuvent développer un discours sur la décentralisation, sur l’ État modeste et la responsabilité des citoyens en tant que consommateurs et décideurs économiques sans être taxés de libéraux et soupçonnés de manque de patriotisme.

        Leur erreur (et la mienne) a été de s’engager dans cette galère où ils n’ont rien à faire puisqu’une campagne électorale n’est pas un moment de débat mais un moment d’exaltation où l’on vocifère et où l’on tue symboliquement son adversaire. Voir des militants du Front de Gauche qui se disent écologistes exulter de la déconfiture d’EELV et savourer leur revanche des élections européennes me dégoûte.

        Je ne voterai pas Mélenchon malgré l’admiration que j’ai pour lui et je ne me dérangerai pas pour Hollande qui méprise ouvertement l’écologie et les écologistes.

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  • Le CAUSSENARD 24 mars 2012 à 12:48

    Excuses moi René DUMONT, c’est la première fois depuis 1974 que je te tournerai le dos.

    Je continuerai à me rendre à MONTREDON, mais cette fois je voterai MELENCHON

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  • Marianne D 29 mars 2012 à 17:21

    J’ai toujours voté Verts au premier tour. mais là... Non. Je rejoins les votants de Mélenchon comme beaucoup d’écolos (y compris encartés à EELV). Joly ? Une erreur de casting on appelle ça...

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