« Scandalisée » par le carnage des bombes à sous-munitions (BASM), qui tuent surtout les populations civiles, Handicap international mobilise encore une fois cette année les citoyens français pour sa 14ème « Pyramide de chaussures ». L’idée est simple : dans 37 villes de France, le 27 septembre, chacun est invité à déposer une paire de chaussures, symbolisant les ravages causés par ces armes dévastatrices, et à signer la pétition contre les BASM. Une action loin d’être vaine : depuis 2003 et le début de sa campagne spécifique contre les BASM, Handicap international a vu avec satisfaction plus d’une centaine de pays s’accorder, fin mai 2008, sur un texte de futur traité d’interdiction des bombes à sous-munitions, ouvert à signature début décembre prochain à Oslo.
« Dix ans après l’interdiction des mines antipersonnel, pour que ce traité soit une nouvelle victoire contre la barbarie et l’irresponsabilité humaine, le plus grand nombre possible d’Etats doit le signer », déclare l’association. La France, pour sa part, « doit confirmer qu’elle a surmonté ses ambigüités initiales, et mobiliser sa diplomatie pour renforcer la dynamique du processus vers l’interdiction. »
Handicap International appelle la France à signer le traité d’interdiction des bombes à sous-munitions le 3 décembre prochain mais aussi, dans le cadre de sa présidence européenne, à veiller à ce que chacun des 26 autres Etats membres s’engage à signer le traité. A l’heure actuelle, La Pologne, la Grèce, la Lettonie, la Roumanie et Chypre sont encore opposés au texte. La France doit aussi « appeler les autres Etats à rejoindre le processus et notamment les Etats-Unis », et contribuer « aux moyens nécessaires pour l’assistance aux victimes et la dépollution des pays affectés, pour supprimer la menace qui pèse sur les populations civiles. »


