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Par Politis.fr - 22 septembre 2010

Appel pour un référendum

Le 7 septembre, près de trois millions de nos concitoyens étaient dans la rue pour dire « non » à une réforme des retraites qui promet de frapper durement les salariés, et en premier lieu les femmes et les ouvriers.

Cette réforme, injuste et cynique, n’a fait l’objet d’aucune négociation véritable avec les organisations syndicales. Elle est imposée par un homme seul, qui coûte que coûte applique une commande du Medef, au mépris de la mobilisation populaire, au mépris de la représentation nationale, privée de tout débat digne de ce nom, et au mépris de son propre engagement électoral à ne pas toucher à l’âge de la retraite.

À l’inverse, il veut revenir sur une réforme adoptée par le peuple à la faveur de la victoire de la gauche en 1981. C’est ainsi, sans la moindre considération pour les règles les plus élémentaires de la démocratie, que Nicolas Sarkozy veut imposer à notre pays une régression sociale sans précédent depuis la Libération.

Face à ce déni de justice et de démocratie, face à ce coup de force politique, et alors même que sept confédérations syndicales ont souligné le 9 septembre que « le vote de ce projet n’est plus d’actualité », les soussignés se prononcent, en vertu de l’article 11 de la Constitution, pour l’arrêt immédiat de la procédure d’adoption de ce projet de loi et la convocation d’un référendum sur celui-ci. Ils entendent ainsi contraindre le président de la République à ouvrir un débat qu’il n’a cessé d’entraver et à favoriser son appropriation citoyenne en vue d’un choix de société éclairé et transparent.

Ils en appellent, dans le même mouvement, à l’intensification de la mobilisation populaire, le 23 septembre et après.

Signataires :

Gilles Alfonsi, Communistes unitaires ; François Asensi, député de Seine-Saint-Denis ;

Clémentine Autain, Fase ; Francine Bavay, Les Verts ; Martine Billard, députée de Paris, PG ;

Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis ; Emmanuelle Cosse, Europe Écologie ; Pierre Cours-Salies, Fase ;

Thomas Coutrot, coprésident d’Attac ; Cécile Duflot, Les Verts, Europe Écologie ; Daniel Fontaine, maire d’Aubagne ; Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine ;

Jean-Marie Harribey, économiste, conseil scientifique d’Attac ; Yannick Jadot, député européen, Europe Ecologie ; Rachel Lafontaine, Les Alternatifs ;

Patrick Le Hyaric, député européen, PCF ; Roger Martelli, Communistes unitaires ; Caroline Mécary, coprésidente de Copernic ;

Jean-Luc Mélenchon, député européen, PG ; Roland Mérieux, Les Alternatifs ;

Claire Villiers, Alternative citoyenne ; Pierre Zarka, Communistes unitaires.

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Commentaires de forum
  • Le Yéti 22 septembre 2010 à 19:54

    C’est Jean-Luc Mélenchon, je crois, qui en appelait récemment à l’invention d’une radicalité nouvelle. Je me demande alors ce que vient faire cet appel convenu à un référendum qui de toute façon n’aura pas lieu, compte tenu des voyous aujourd’hui au pouvoir.

    Cette agitation stérile et de pure forme finit par fatiguer (un peu comme les manifs intersyndicales trimestrielles).

    Radicalité nouvelle, disiez-vous ? On attend.

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  • Phil OGM 22 septembre 2010 à 20:55

    Un peu d’accord avec le yéti.
    La seule solution pour gagner est bien de poursuivre la grève, et de la généraliser, au-delà de demain.

    Cependant, dans son édito vidéo, Denis Sieffert dit bien qu’il n’y a pas de rapport et qu’il ne faut pas opposer les deux choses.
    Faire l’UN (grève reconduite jusqu’à obtention), ET éventuellement, l’autre.

    Je garde mon énergie pour la première chose à faire, la demande d’un référendum étant peut-être intéressante, mais secondaire.

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  • Louis 23 septembre 2010 à 10:30

    La lutte contre Sarkozy se passe dans la rue et ...dans les urnes !
    Il ne faut pas opposer les mobilisations sociales actuelles et les perspectives de débouchés politiques que proposent ces responsables politiques pour ouvrir une vraie alternative de Gauche.

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  • jacques dimet 23 septembre 2010 à 19:02

    Je suis un peu surpris par cet appel qui semble considérer comme perdue d’avance toute mobilisation sociale. Toutes les initiatives sont bonnes à prendre pour élargir le mouvement contre les projets Sarkozy Fillon, mais l’essentiel est bien de peser dans le rapport de force qui se construira dans les entreprises, dans l’opinion publique et dans la rue, par de multiples initiatives. L’appel à un referendum a le tort, à mon sens, d’institutionnaliser encore une fois et la lutte politique et la lutte sociale et de reléguer au second plan les organisations syndicales. Il ressemble d’une certaine manière aux propos du PS déclarant que si une majorité de gauche se dégage en 2012 la loi sera abrogée. D’une part cela revient, encore une fois, à déléguer le pouvoir et, d’autre part, à limiter l’ampleur du mouvement social d’aujourd’hui puisque c’est aujourd’hui que l’on peut battre Sarkozy et Fillon.
    Le deuxième point contestable de l’appel est d’affirmer que le projet de loi est imposé par un homme seul. Proposition d’ailleurs contredite par l’affirmation suivante qu’il répond aux voeux du medef.
    Sarkzozy serait seul, l’affaire serait réglée. Cessons de croire qu’une question sociale et politique d’ampleur peut être réglée de manière administrative.
    Amicalement,

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  • 24 septembre 2010 à 08:08

    A Jacques : je ne partage pas votre opinion, ce n’est pas une manière de dénigrer le rôle et l’importance des syndicats. Au contraire c’est grâce aux syndicats ( par leur travail de fond), qui ont permis ces manifestations monstres, que les partis politiques peuvent dorénavant avancer une proposition politique (donc de jouer leur propre rôle) pour sortir du blocage par le haut.
    Après le référendum, la suite consiste à proposer une nouvelle réforme, par exemple l’excellente proposition de loi n°2679, présentée par les députées du Front de gauche en juin 2010, que voici :http://www.assemblee-nationale.fr/1....
    Par contre entièrement d’accord avec vous en ce qui concerne le mirage de 2012 brandi par le PS.
    Mais c’est bien aux syndicats de décider de la suite à donner au mouvement social : grève générale, grèves reconductibles... Signer cet appel n’est pas synonyme de freinage du mouvement, au contraire, cela peut l’amplifier grâce à un projet politique commun.

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  • 24 septembre 2010 à 16:34

    On signe où ?

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  • MERINO Daniel 25 septembre 2010 à 13:40

    Pourquoi "La seule solution" ? Le rôle des politiques est-il de rester au balcon à regarder se dérouler les événements à l’initiative desquels sont les syndicats mais aussi parfois des citoyens ou des salariés non syndiqués ? En quoi la proposition de referendum est-elle une entrave à la prise de conscience que le gouvernement a choisi la voie du mensonge et de l’étouffement du débat démocratique ? Qui a peur du débat citoyen ? Les syndicats font tout ce qu’ils peuvent pour entraîner les travailleurs du privé dans la lutte contre cette loi, cela empêche-t-il que les députés de l’autre gauche élaborent et défendent un projet pour les retraites ? Bien sûr que non et ce projet existe, comme une arme de persuasion entre les mains des travailleurs, des citoyens. Je ne m’explique pas l’enfermement du raisonnement dans une seule dimension qui serait la dimension sociale comme si de marcher dans la rue excluait de prendre les allées de la réflexion et de la proposition politiques. Le peuple et en son sein les travailleurs est souverain et ce n’est déléguer à personne sa souveraineté sinon à lui-même que de faire du referendum l’outil qui rend sa souveraineté effective politiquement. Alors oui, faisons que ce peuple souverain marche sur les deux jambes, celle des luttes sociales et celle de l’action politique.

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  • jerome 25 septembre 2010 à 17:59

    Très bonne initiative de Politis, puisque les élus ne respectent pas la volonté du peuple qu’ils ne consultent jamais, on signe où ?

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  • jerome 25 septembre 2010 à 18:36

    Pour un référendum d’initiative citoyenne,

    Le RIC permet à un citoyen, apportant la preuve d’un large soutien populaire, de provoquer l’organisation d’un vote de la population concernée, dont le résultat s’imposera à tous.
    Le RIC doit être possible à tous les niveaux territoriaux, de la Commune à l’Union européenne.
    Le plus important pour les citoyens est de pouvoir, soit abroger tout ou partie d’une loi, soit en proposer de nouvelles. Nul doute en effet qu’avec ses 45 millions d’adultes et l’extrême diversité de ses métiers notre peuple détient, pour le faire, toutes les compétences et avec tous les niveaux d’expertise. pétition et informations sur :

    http://www.ric-france.fr/action/pet...

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  • Canaille le Rouge 26 septembre 2010 à 14:26

    Une initiative qui part d’un bon sentiment mais...

    Outre la dimension toujours limite d’un populisme référendaire, pousser cette idée maintenant me semble faire deux impasses et pointe une limite :

    La première, essentielle, la place des luttes leur rôle décisif incontournable pour battre un projet du capital et le gouvernement mandaté par celui-ci pour le faire passer par tous les moyens. Imagine-t-on un appel au référendum en plein milieu de la lutte contre le CPE ? Corollaire de cela : qui vote et qui cotise pour abonder la retraite ? On exclus des centaines de milliers de cotisants et de salariés concernés du droit de définir à quoi et comment doit être utilisé la part socialisée de leur salaire. Avec cette proposition, les mêmes qui se battent pour les sans papiers (qui cotisent pour la sécu et les retraites) accepteraient qu’un scrutin sur la base référendaire les interdise de débat ?

    La Seconde, c’est que ceux qui n’ont jamais été salariés ou ne le sont pas, ceux dont l’activité n’a jamais rien produit qui ait financé la protection sociale mais qui au contraire ont capté et veulent capter plus encore ces richesses, ceux qui bénéficient des rentes que leur fournit le lien de subordination salarial permettant leur revenu bénéficieraient du même droit que ceux qui produisent les richesses qui abondent les caisses ?

    Ainsi la patronne de L’Oréal et ses co-exploiteurs pourraient dire oui au texte de la droite et le goudronneur des quais du métro devrait rester spectateur sans pouvoir s’y opposer ?

    La limite : Au risque de choquer voire blesser, cette proposition certes bien intentionnée révèle la coupure entre le monde réelle qui se bat et les dépositaires par délégation auto attribuée d’un droit de proposition sur des sujets de société sans que les premiers intéressés aient eu à en débattre.

    Utilité de ce débat : il montre les efforts à faire accomplir aux mieux intentionnés pour qu’ils se débarrassent de leur complaisance pour la délégation de pouvoir qui pilote leur approche des débats politiques.

    C.le R.

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  • pierre 26 septembre 2010 à 17:37

    Un référendum n’aura jamais lieu ! Combien de signataires ont été "déboutés" du droit de référendum lors de la consultation sur la poste, sur l’adhésion bidouillée à cette Europe dont personne ne veut ?
    Ce gouvernement ne comprend que le même langage qu’il emploie, celui du plus fort !
    Faire des grèves en pointillé c’est totalement contre-productif. Faisons un référendum dans les syndicats pour savoir qui veut bloquer la machine infernale.
    M. Sarkozy n’a pas, mais alors pas du tout, l’intention de lâcher quoi que ce soit ! Il en fait une "affaire personnelle". Il veut pouvoir dire "vous voyez, MOI je sais, MOI j’ai fait, MOI j’aurai mené à terme des réformes, MOI je suis le plus beau, MOI je suis le plus intelligent ..." Cet homme est dangereux. Il l’est pour lui-même et pour le pays ! Même si on peut s’en débarrasser en 2012 (ce qui n’est absolument pas certain, vu le "programme" proposé par le "tout-à-l’égo" des camarades socialistes TTC (toutes tendances confondues), que va-t-il rester du code du travail, de la Sécurité Sociale, de l’école laïque, des hôpitaux ... la liste n’est hélas pas exhaustive.
    Il faut qu’il s’en aille et vite avant qu’il ne fasse encore plus de dégâts et il ne partira que si on lui met la pression ! Pensez-y ! Ce n’est pas en faisant des manifestations le samedi après-midi entre deux courses dans les grandes surfaces qui, de toute façon ne participeront pas au mouvement car mal structurées syndicalement, que nous allons faire changer d’avis cet homme qui gouverne SEUL, contre le peuple qui ne lui accorde à peine encore 30 % ! Et dans ce faible pourcentage, il y a la bande Fouquet’s ... Ceci dit, si vous pensez qu’un référendum soit utile avec des méthodes aussi peu démocratiques utilisées par ce gouvernement, pourquoi pas, mais j’en doute.

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  • emcee 27 septembre 2010 à 20:14

    On croit rêver ! Les français salariés (ou au chômage, RMI, RSA ...) n’en veulent pas de l’allongement de la retraite, ni de la précarisation des emplois, ni de la paupérisation de la population. Ils l’ont dit clairement, par millions. Pas besoin d’un référendum pour savoir ça.

    Et tout ce que la "gauche" préconise, c’est, justement, un référendum ! Quand on sait ce qu’ils en font des résultats des référendums qui ne vont pas dans le sens de leurs noirs desseins, c’est indécent.

    Tout ça pour quoi ? pour permettre un "débat" ! Débat sur quoi ? Pour nous expliquer comme ce sera bien de travailler de deux à 5 ans de plus, pour nous dire qu’un pays riche ne peut plus payer la retraite des travailleurs parce qu’elle doit se préoccuper des rentiers et des spéculateurs ?

    Et si on faisait un débat sur la répartition des richesses, les cadeaux fiscaux réservés aux riches, les dissimulations de revenus des mêmes, le pillage des fonds publics par les marchands d’armes, les avionneurs et autres parasites ?

    Avec une gauche comme ça, la droite a de beaux jours devant elle.

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  • emcee 27 septembre 2010 à 20:31

    Erratum : allongement de l’âge de la retraite. Désoléer.

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  • Michel Ducrot 28 septembre 2010 à 13:49

    C’est dans la rue qu’on peut gagner et pas ailleurs. Le référendum est un moyen de détourner la mobilisation sociale. D’autant plus qu’il n’y pas de décrets d’application qui permettraient de l’organiser. Qui plus est, s’il était possible d’organiser un tel référendum, il faudrait d’abord que les parlementaires se prononcent. C’est incohérent, alors qu’on a le Parlement contre nous, de compter sur les parlementaires.
    Je ne sais pas qui a eu cette idée tordue du référendum, en tous cas le gouvernement doit bien se réjouir de cette diversion.

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  • Michel Ducrot 28 septembre 2010 à 13:54

    @ Jérôme

    "Très bonne initiative de Politis, puisque les élus ne respectent pas la volonté du peuple qu’ils ne consultent jamais, on signe où ?"

    Tu oublies une chose, Jérôme :
    1) ce référendum est impossible à organiser, faute de décrets d’application (à moins de faire un référendum "symbolique", mais ça ne va pas loin)
    2) tu parles de contourner les élus, seulement il faut que tu saches que pour un tel référendum, il faut l’aval des parlementaires. Et les parlementaires, ce sont des élus...

    Le référendum est un cul de sac. Je ne sais pas ce qu’ont dans le ciboulot ceux qui veulent nous entrainer vers une voie de garage alors qu’il faut mobiliser pour le 2 octobre.

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  • Fred 29 septembre 2010 à 11:36

    Quelle aberration ! De qui se moque-t-on ?

    Le principe même de ce référendum est ridicule. Imagine-t-on un seul instant la remise en cause d’une loi votée par le parlement, donc les représentants du peuple dans notre République ? Comme si on allait nous accorder un droit de révision de tous les textes iniques votés depuis des années par la droite comme par la "gauche" ?!!
    A ce compte là, demandons un nouveau référendum sur Maastricht ! Sur Lisbonne ! Sur la retraite à vie de nos chers (très très chers !) députés ! Sur la RGPP ! Sur la casse de la santé ! De l’Education ! Sur les lois sécuritaires ! Sur les privatisations ! Et sur toutes les contre-réformes instaurées par la droite et la "gauche" depuis 30 ans !

    Cessez donc de rêver et d’embrouiller les gens.
    C’est dans la rue que ça se passe, dans les entreprises. Avec les salariés, les chômeurs, les retraités, les étudiants, les syndicats, les associations, les organisations qui se bougent. Il faut mobiliser pour la construction d’un mouvement d’ensemble et tendre vers la grève générale, seul moyen de faire plier ce gouvernement.
    Vous avez choisi de faire le jeu de Sarkozy en organisant la démobilisation.

    Cette initiative est réellement affligeante mais peu surprenante de votre part. Mélanchon en fait son cheval de bataille pour tenter de se remettre sur le devant de la scène et préparer 2012, son seul et unique objectif très personnel... Affligeant !

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  • surmely alain 29 septembre 2010 à 20:13

    Je voudrais dire,pour commencer,combien les contributions sur ce forum sont de qualité et témoignent à la fois d’une grande maturité d’esprit et d’un réel sens des réalités économiques,politiques et sociales.Je persiste à penser,quant à moi,que les luttes sociales(pour les droits sociaux en premier lieu)et la citoyenneté(procédant davantage de la conscience politique)sont souvent liées et gagneraient à être mieux articulées.C’est cela qui de toute façon fait horreur à une certaine frange des élites françaises par hostilité fondamentale à la démocratie ainsi qu’à la République.Nous en sommes réduits à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour nous faire entendre,pour peser sur le cours des choses,pour entraver la route du rouleau compresseur antisocial.Le 2 octobre peut permettre de marquer un coup d’arrêt aux actuelles(et à venir)contre-réformes.Et ce pour une raison assez simple énoncée par Denis Sieffert dans son édito:le coût politique de cette contre-réforme pourrait s’avérer,pour le gouvernement,beaucoup plus élevé que prévu.Il faut donc une déferlante humaine ce 2 octobre.C’est à notre portée,à la portée de chacun d’entre nous.Une bonne marche de protestation peut faire reculer le gouvernement.Cela s’est déjà vu.

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