Dans la lignée de Jacques Chirac, François Hollande a rendu hommage aux victimes de la rafle du Vel d’Hiv dimanche 20 juillet, commémorant ainsi une heure noire de l’histoire nationale et reconnaissant la responsabilité de la France. Contrairement à François Mitterrand, ces deux présidents de la République, l’un trop jeune pour être impliqué dans la Seconde Guerre mondiale, l’autre pas encore né, ont manifestement plus de distance par rapport à cet événement. Dès lors, on se prend à rêver que François Hollande, né en 1954, n’appartenant donc pas davantage à la génération qui fit ou vécut la guerre d’Algérie, reconnaisse une autre page noire de l’histoire : la pratique généralisée de la torture en Algérie, au moins à partir de la tristement célèbre « bataille d’Alger » en 1957. Ce serait une vraie rupture, notamment avec les déclarations de Lionel Jospin, démenties par les historiens, qui soutenait à l’Assemblée nationale en 2000 que la torture avait été… le fait d’« actes minoritaires ».

