Les historiennes Sylvie Lindeperg et Annette Wieviorka ont donné trois conférences, rassemblées aujourd’hui en livre, sur la façon dont la mémoire des camps nazis s’est construite puis modifiée au fil du temps.
Le lecteur se souvient sans aucun doute de l’émotion ressentie à la sortie, en 1998, du livre d’Annette Wieviorka l’Ère du témoin [1], qui annonçait la fin prochaine de l’époque où survivants et témoins directs du génocide des Juifs en Europe peuvent encore raconter l’horreur à laquelle ils ont été (...)