Nouveau rebondissement dans la vallée du fleuve Xingu, au cœur de la forêt amazonienne : le chantier de Belo Monte, troisième plus important barrage au monde, vient d’être interrompu par un tribunal régional. En cause : une infraction datant de 2005. Le gouvernement, qui juge prioritaire ce monstrueux équipement d’un montant de 13 milliards de dollars, l’avait approuvé avant même de lancer une étude environnementale et d’auditionner les populations indigènes locales. Lesquelles y sont farouchement opposées : le lac de barrage, qui submergerait 500 km2 de terres, signerait la fin de leur mode de vie. Le triste sort des populations déjà déplacées en ville a suscité depuis des mois une campagne internationale de dénonciation.


