La Cour de justice de l’Union européenne vient d’assommer l’association Kokopelli [1], opposée au semencier Baumaux, qui l’accuse de concurrence déloyale dans la commercialisation de graines de variétés anciennes. Kokopelli, dont l’objectif est la préservation de la biodiversité, conteste l’obligation d’enregistrer celles-ci au Catalogue officiel, ce qui nécessite lourdes finances et d’apporter la preuve de leur « distinction, stabilité et homogénéité ». La Cour désavoue l’association à travers un fatras à la gloire de l’agrochimie. Kokopelli espère que le gouvernement, qui lance sa conférence sur la biodiversité à la rentrée, pèsera sur la réforme européenne de la législation sur le commerce des semences, en cours.


