Novembre 1991 : Aung San Suu Kyi se voit décerner le prix Nobel de la Paix. Alors placée en résidence surveillée, l’opposante à la junte militaire birmane confie à son mari et à ses deux fils le soin de la représenter lors de la cérémonie. Samedi 16 juin, la Dame de Rangoon a enfin pu se rendre à Oslo pour y tenir son discours de réception, vingt ans après en avoir été lauréate. Solennel, le ton était aussi résolu et engagé. Récemment élue députée au Parlement birman, celle qui a acquis le statut d’icône des droits de l’homme a fait part de son « optimisme prudent », alors même que son pays entame une transition démocratique. Elle a par ailleurs demandé la libération de prisonniers politiques birmans.


