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Par Claude-Marie Vadrot - 16 juin 2010

Canard Enchainé, Boutin, Blanc, Estrosi, Bachelot : petits profits et danger de populisme

N’en déplaise à mes confrères du Canard Enchaîné où j’ai longtemps travaillé, les petits mensonges et profits de Christine Boutin, les 12 000 euros de cigares de Christian Blanc, le prix des chambres des joueurs (enfin, si l’on peut dire joueurs...) de l’équipe de France, les privilèges de logement de Christian Estrosi, les nuits d’hôtel de Rama Yade, les voyages en avion privé d’un ministre, les petites grattes mesquines des chargés de mission, les avantages ou les voitures de fonction des uns et des autres, les retraites des parlementaires ou de Roselyne Bachelot, les petits bénéfices de tel ou telle ministre, les cumuls de Pierre, Paul ou Jacques me laissent parfaitement indifférents. Nous sommes là, les réactions de beaucoup de confrères tendent à le prouver, dans le poujadisme le plus vain et le plus dangereux ; et dans l’écume du populisme, celle qui fait le lit de l’extrême droite. En plein coeur de l’idéologie du « Tous Pourris » ou du « où va l’argent ? » qui faisaient les délices de la presse de l’avant guerre ; et tout le monde sait ou devrait se souvenir à quoi elle a mené. En donnant de l’importance à ses menus larcins, la presse et une partie de l’opinion publique préparent les autoritarismes d’un pouvoir en place qui feint la rigueur politique en s’appuyant sur de petits exemples : il faudrait être naïf pour croire que ce genre d’information parvient par hasard au Canard Enchaîné ! Le même hasard qui a conduit les notes de frais des parlementaires anglais vers la presse britannique. Une façon habile de déconsidérer le personnel politique au profit d’un pouvoir encore plus fort ; alors que les sommes en jeu sont dérisoires par rapport au budget du pays et n’expliquent en aucun cas les déficits et les complaisances du système économique et politique envers les puissances d’argent. Lesquelles, elles, se chiffrent par milliards d’euros. Tout le monde, ou presque, fait semblant de tout juger à la même échelle.

Tandis que les détails des frasques misérables des uns et des autres s’étalent dans les journaux, à la radio et à la télévision, les banques continuent à jouer avec ces milliards d’euros, les paradis fiscaux prospèrent et les entreprises du CAC 40 et les autres accumulent des profits qui ne sont pas de simples pourboires. A l’abri du remue-ménage populiste et démagogique soigneusement entretenu, le gouvernement bouleverse le système des retraites et réduit à néant les maigres aides aux plus démunis et ne règle pas la question du chômage. Depuis des mois, les journaux, alimentés par des sources officielles étalent également les petites (et supposées) escroqueries des uns des autres : au chômage, à la sécurité sociale, à la polygamie, à la retraite prématurée grâce au dispositifs des « carrières longues » ou aux congés maladie. En feignant de croire qu’il y a là une « explication » des déficits et que le système social coule sous les poids des « profiteurs ». En oubliant de préciser que ces fraudes alléguées représentent des sommes qui n’ont rien strictement à voir avec l’ampleur des déficits avancés. La chasse dérisoire aux « avantages » que s’attribuent quelques politiques, sert ou servira de prétexte à faire disparaître les quelques petits bonus et fragiles avantages acquits que des millions de salariés ont pu se constituer en mettant à profit les conventions collectives ou les luttes syndicales, ces petits compléments de salaires ou de vie qui permettent encore de résister à la crise ou d’en atténuer au moins provisoirement les effets. Nous ne sommes pas loin du moment, il suffit d’écouter les discours du Modef ou de l’UMP, pour que ce qui reste des RTT soit considéré comme une spoliation de l’économie du pays !

Donc, les mésaventures à quelques milliers d’euros de nos politiques, je m’en fous complètement parce que je suis persuadé que leurs expositions sur la place publique sert à masquer tout le reste, tous les milliards d’euros volés par les profits des entreprises. Y compris les 3 milliards généreusement attribués à ces patrons de restaurants qui n’ont jamais renvoyé l’ascenseur. Ce qui était aussi prévisible que la fantastique ponction qui va être réalisée sur le dos des salariés du privé et de la fonction publique par le biais de la réforme du régime des retraites.

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Commentaires de forum
  • luluduch 16 juin 2010 à 21:31

    Non ces abus de biens collectifs ne sont pas sans importance même si ceux qui sont dénoncés par le Canard ne sont effectivement qu’une goutte d’eau. Ce n’est pas populiste que de dénoncer une classe politique qui prône l’austérité pour les autres et qui jouit de l’argent public. Les électeurs qui sont aussi les administrés et les cotisants ont le droit de connaître et de s’opposer à des pratiques qu’ils pourraient juger intolérables, les élus ne sont pas au dessus des lois qu’ils proposent et qu’ils votent en nos noms. Alors oui, j’attends des élus et des membres du gouvernement l’exemplarité. Et oui, j’attends de la presse qu’elle dénonce les abus même les plus insignifiants. Cela n’empèche pas de dénoncer les abus les plus graves et les plus conséquents : une dénonciation n’en exlcue pas une autre. Cela participe de la même démarche : rester vigilant, ne pas accepter, ne pas se taire !

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  • CP 16 juin 2010 à 21:46

    Il est des mots qui servent de marqueurs et qui permettent d’apprécier la profondeur de ceux qui les emploient…

    Le terme « populisme », par exemple. Mot valise de l’élite gloseuse de chez Calvi et d’aileurs, le mot prononcé la bouche en cul de poule, pour dire son mépris du peuple.

    Le peuple qui devra souffrir de la loi des loubards de banlieue lui pourrissant son quotidien, car le vrai ennemi serait celui, inaccessible, en stabulation libre dans le CAC 40. Seulement, la vie t’en as qu’une, et l’attente des lendemains qui chantent risque d’être longue, avant de pendre Bernard Arnaud et consorts.

    Une certaine écologie méprise le peuple, et qu’elle nous mette en garde contre le peuple, pardon, le populisme, est parfaitement cohérent : Delanoë et sa chouette bande ont bien décidé de barrer l’accès de leur ville-musée au peuple d’Ile de France par de modernes octrois…

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  • luluduch 16 juin 2010 à 21:53

    CP : je ne perçois pas le lien entre les dénonciations du Canard supposées "populistes" et la "loi des loubards de banlieues" ni même le prétenduement écologisme de Delanoe qui ferait de Paris une ville musée.....

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  • Claude-Marie Vadrot 16 juin 2010 à 21:56

    Moi non plus, mais ce genre de commentaire "hors sujet" fait partie du charme de la diversité des lecteurs de Politis

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  • nielda 17 juin 2010 à 00:05

    C’est le rôle de la presse de pointer du doigt ce genre d’affaire.
    Par contre ça devrait aussi être le rôle de la presse que de donner à ce genre d’affaire sa juste proportion.
    Populisme ? Peut-être.
    Sensationnalisme, course à l’audimat avec des sujets qui ne demandent que très peu de travail aussi bien pour les journalistes du Canard que pour ceux qui pérorent sur les antennes radios et TV ? Certainement.
    Évoquer les "turpitudes" de "nos" élus n’empêche pas d’enquêter sur les banques, les spoliations, etc.
    Affaire de hiérarchie et de conception du métier de journaliste.
    Et pour être juste il faudrait très certainement parler des conditions dans lesquelles nos limiers exercent aujourd’hui leur boulot.
    Mais "stigmatiser" les supposés "bas instincts" de la masse, je sais pas...

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  • Jean Bon 17 juin 2010 à 08:30

    Le sensationnalisme de ce type d’articles (révélations "d’abus de biens sociaux" par des élus est bien entendu évident. L’erreur est peut-être de restreindre l’ensemble des articles du Canard à ce sensationnalisme, toujours vendeur et d’en faire un journal populiste.

    Ainsi, les articles relatant les mécanismes instaurés par les exploiteurs pour conforter leurs pouvoirs sur les exploités sont tout aussi présents dans le Canard Enchaîné, mais certainement beaucoup moins repris par les autres médias d’informations que les faits "délictueux" de nos élus. Ainsi, la caisse ne résonne pas de la manière selon le sujet abordé.

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  • Jacquadit 17 juin 2010 à 09:01

    Je trouve effectivement votre réaction curieuse...

    Nos société s’écroulent sous les coups de boutoirs de la corruption à tous les niveaux et il faudrait ne pas parler de nos élites et dirigeants qui se font épingler ?

    Sous la gauche, au moins, quand un ministre ou un haut fonctionnaire , était seulement mis en accusation , la règle était qu’il démissionne de sa fonction en attendant le jugement...

    Aujourd’hui nous en sommes loin !

    Donc c’est populiste et alimenterait le parti populiste ?

    Si l’ensemble des journalistes faisaient leur travail , dénonçait toutes les malversations à tous les niveaux , démontaient les mécanismes du "populisme" et les mystifications du premier parti populiste de notre pays , les citoyens alertés ne tomberaient pas dans leur piège !

    Le C.E n’est certainement pas depuis qu’ il existe, un journal populiste...Il remplit simplement son rôle de contre pouvoir et il est bien seul !

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  • Molloy 17 juin 2010 à 09:21

    Dénoncer les frasques de ceux qui n’ont que la morale à la bouche ne peut pas être mauvais surtout quand ils se prêtent à l’exercice de contrition comme l’a fait Boutin. Le " ça correspond à un salaire de haut fonctionnaire" de celle-ci fait écho, de façon déformée, au fameux " Ils n’ont pas de pain, et bien qu’ils mangent de la brioche" de Marie-Antoinette", pour Boutin on pourrait traduire comme cela : " Ils ne connaissent que la SMIC, qu’ils se renseignent sur la grille de la haute fonction publique !". Enfin dans un premier temps, après c’est plutôt : " Oh les pov malheureux, cachons leur tous ses sous qu’ils ne peuvent espérer toucher un jour". Là, j’aurais aimé refaire le coup de " pour qui sont ces serpents qui sifflent...", mais j’ai beaucoup moins de talent. Bref , NOUS( le peuple), sommes pris pour des imbéciles à la fois par ceux qui nous exploitent et ceux qui ne voient pas l’intérêt de dénoncer toutes les facettes de nos dominants, on n’est mal barrés.

    Molloy

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  • NN 17 juin 2010 à 10:07

    On peut être déçu par l’habillage ("populisme", spectre de l’extrême droite, les heures les plus sombres et autres fariboles convenues) mais l’essentiel est dans cet article de M. Vadrot. Le Canard Enchaîné est bien un des repoussoirs les plus vicieux de la "caste décidante" et son instrument médiatique le plus délétère.

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  • Thau 17 juin 2010 à 10:17

    Pas d’accord, d’abord parce les médias dominant n’ont pas besoin de ces petites affaires pour masquer "les déficits et les complaisances du système économique et politique envers les puissances d’argent", ou pour traiter de manière biaisée la réforme des retraites.

    Par d’accord, parceque ces petits scandales mettent en lumière la cupidité et le peu de moral de nos dirigeants, les mêmes qui nous vendent ladite réforme des retraites ou promeuvent ledit système économique. Ils ont pour fonction (ces petits scandales) de discréditer et disqualifier la parole de cette classe politique et je considère pour ma part cela comme positif

    Ca fait le jeu du tous pourris et de l’extrême droite ??? .. je n’en suis pas convaincu et ça demanderait à être démontré. Je ne le ressens pas comme cela pour l’instant et s’il faut forcément en faire une analyse politico-stratégique, m’est avis que l’extrême gauche est mieux placée pour en tirer profit.

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  • Paul 17 juin 2010 à 10:32

    Plutôt que dénoncer le populisme lié aux "affaires" dont la presse fait son miel, bien sûr,
    M.Vadrot pourrait se contenter d’écrire "attention à l’arbre qui cache la forêt".
    Il rejoint en fait le populisme du commentaire style "c’était pas mieux avant, voire pire".

    Ces affaires sont comme les bulles qui remontent à la surface d’un marais en décomposition.
    Elles sont symptomatiques de l’affairisme, du favoritisme et des passe-droits entre copains
    du Fouquet’s. En ces temps où les restrictions frapperont les plus faibles, on sent la colère
    populaire- et non pas populiste- monter.
    Cela dit, je souhaite bonne chance à "Populis" dans sa confrontation au populiste Allègre .

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  • david frantz 17 juin 2010 à 10:32

    ben alors, Claude-Marie, un coup de fatigue ? qu’est-ce qui se passe ?

    Tu penses vraiment que 12000 euros de cigares payés par nous, c’est des petits larcins ? Tu défends maintenant ceux qui se servent allègrement dans la caisse publique à des fins privées ? Sans doute que c’est du menu fretin, mais tu devrais te dire que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Et ce menu fretin, pour ceux qui touchent 400 euros par mois, c’est pas si menu que ça ! Tu défendrais maintenant des pratiques de République bananière ?

    Pour eux, la tolérance zéro, c’est pour les basanés de Clichy, pas pour les cols blancs !

    Les pourris, faut les virer ! Pas de quartier !

    et note qu’ils n’ont même pas l’honneur de démissionner...

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  • 17 juin 2010 à 10:38

    Signalons au passage un excellent article dans le Canard sur les problèmes que rencontre le journal le Monde et la tentative du pouvoir de le museler.
    Par la diversité de ses informations et leurs précisions, le Canard est un pilier incontournable de notre démocratie.

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  • PMB 17 juin 2010 à 10:43

    J’achète régulièrement le Canard, je n’achète plus Politis.

    Ce n’est pas cet article qui va me faire changer de choix.

    Si c’est populiste de vouloir que la loi s’applique à tous, à comencer par ceux qui la font, je suis populiste

    http://tinyurl.com/67j7vy

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  • clem 17 juin 2010 à 11:21

    je trouve que votre article soulève une question intéressante et qui est rarement discutée : à quoi sert le Canard enchaîné ?
    Je comprends et partage globalement votre point de vue : le Canard enchaîné relève ces magouilles politicardes depuis des lustres, et cela ne sert à rien.
    De là à alimenter le populisme et faire des parallèles avec 1938, c’est peut-être aller un peu loin ?

    je connais une fan du Canard qui vous objectera que le Canard enchaîné, ce n’est pas que des articles qui débusquent les petits profits des politiques, mais aussi des articles de fond sur des scandales sanitaires, écologiques, etc. Pas faux.
    Votre vision du Canard enchaîné correspond à celle donnée au "grand public" par les reprises de ce journal que font les grands médias, qui n’extraient du Canard que les dénonciations croustillantes. ça c’est populiste.

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  • Valère 17 juin 2010 à 11:40

    Ce qui n’est certainement pas un hasard, c’est l’annonce simultanée du casse de l’UMP-MEDEF sur les retraites et de la renonciation (temporaire) de Mmes BOUTIN, BACHELOT, ALLIOT-MARIE à quelques privilèges : les ministres montrent au bon peuple l’exemple du sacrifice. C’est (presque) beau comme une nuit du 4 août 1789 !

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  • Molloy 17 juin 2010 à 11:42

    On peut aussi se poser les questions : d’où vient le canard enchaîné, quelles ont été les conditions de sa création, dans quel contexte historique est-il né ?

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  • lvzor 17 juin 2010 à 12:57

    Je crois comprendre que le comportement de nos dirigeants est de même nature que le rackett et le deal des loubards des banlieues, la lâcheté en plus, ce qui ne serait pas faux.

    Par ailleurs, c’est bien le fait que ce sont les mêmes qui nous serrent la ceinture et se gobergent dans le même temps qui doit être pointé.

    ...Mais soyez heureux mon cher Vadrot, même quand vous dites des conneries (pas trop souvent :) ) vous recevez des réponses intelligentes, ce qui démontre une qualité de votre lectorat dont peu peuvent se vanter.

    Cordialement :)

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  • Valdo 17 juin 2010 à 13:36

    Exceptionnellement, pas vraiment d’accord avec Claude-Marie Vadrot. Parce que dénoncer à juste titre des entités comme "le CAC 40", ou "les multinationales", c’est aussi rester dans l’abstrait, alors au ces entités ont aussi des visages, très proches du pouvoir aui bénéficie de leurs largesses. Même si les sommes détournées restent ridicules par rapport à l’étendue de la fraude fiscale ou du cadeau fait aux gargotiers, elle montrent le scandale des sacrifice demandés à l’immense majorité de la population. Et dans l’histoire Woerth Bettencourt, Nous avons une collusion flagrante entre l’intérêt d’une multinationale avec le pouvoir pour obtenir des cadeaux fiscaux... Ce qui alimente le populisme, ce sont les faits, par leur dénonciation !

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  • Molloy 17 juin 2010 à 13:40

    La référence à la nuit du 4 août est intéressante en rappelant qu’elle n’est pas une simple mise en scène mais une trouille réelle face aux troubles persistants dans les campagnes malgré la "révolution" de juillet, ce qui permettra de sauver l’essentiel jusqu’en août 92. La populace n’est pas uniquement manipulable, elle est aussi patiente, qualité méprisée par nos dominants qui considèrent cela comme de la passivité. Mais tout cela reste bien fragile, la machine sondagière tente continuellement d’anticiper la fin de cette patience, rappelez-vous ce qu’avait dit Fillon aux lendemains des régionales de 2004 ; il avait parlé du " jeu de massacre électoral" auquel aimait se livrer nos chers concitoyens.

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  • marie 17 juin 2010 à 16:45

    mais c’est n’importe quoi votre article et puis cette menace constante d’en appeler à l’histoire toute récente (extreme droite) et pourquoi pas la révolutiobn plutôt ? ne voyez-vous pas que tout est lié ? et que si ces gens se permettent ces fantaisies c’est que par ailleurs ils ont aussi d’autres projets plus néfastes ; dont parle aussi le canard enchainé que je sache. et moi je ne veux pas que MES impôts servent à financer les cigares de X ou y ou de son fils et de sa fille et que cette meme personne vienne me donner des conseils de tempérance ! vous pouvez me filer l’étiquette de votre choix, c’est ainsi. et enfin, nous sommes en crise, mais qui a piloté le bateau pendant toutes ces années ? ah ! mais ils ont été super les "pilotes" compétents, diplomés, mais ils ont été de droles de décisionnaires puisqu’à présent nous voilà obligés d’éponger leur erreur, non ? alors non : pas de cigares pour Blanc ou tartempion et cela doit être un principe de base ! Et ce n’est pas mesquin du tout quand on voit tous ces misérables de nos rues !(j’imagine que çà ne va pas non plus ? trop catho, de dire çà ? )

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  • Willy 17 juin 2010 à 17:18

    Je crois qu’un tel évènement en Suède aurait provoqué la démission des ministres (tout comme la condamnation d’Hortefeux). Cela a déjà été le cas par le passé avec Mona Sahlin, mais en France, la corruption morale ambiante est si forte qu’elle rend désormais indifférente même des rédacteurs chez Politis...

    Par ailleurs, je suis mal à l’aise avec la "classe politique" : est-il populiste de dire qu’il y une professionnalisation de la politique, c’est-à-dire l’accaparement du pouvoir par certains ? Pourquoi les élus français mèneraient-ils un train de vie moins modeste que dans d’autres pays ? Pourquoi les ministres français sont surprotégés, ne prennent jamais le métro, etc ? Dans d’autres pays, cela choquerait, mais en France, on s’y accoutume...

    Oui il y a une oligarchie dans ce pays et ne pas le dénoncer au même titre que les autres puissances économiques me parait pas très lucide... La France reste un pays à démocratiser !!

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  • 17 juin 2010 à 17:37

    bravo tout simplement

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  • julien 17 juin 2010 à 17:37

    M Vadrot ne nous dit pas qu’il faut laisser faire ou même encourager ce genre de pratique. Il nous explique que ce genre d’affaires sont des leurres, des chiffons rouges qu’on agite sous nos yeux pour nous détourner des vrais vols d’argent et de souveraineté qui se préparent. Pour que, nous ayant montré que les politiques se moralisaient, nous n’ayons d’autres choix que d’accepter les efforts qu’on s’apprête à nous demander.
    Pour nous faire croire qu’en introduisant un peu de morale, d’éthique, de régulation (au choix, la novlangue économico-libérale est riche) dans le capitalisme on sauvera le système.
    Il ne peut être question de morale dans la lutte qui nous oppose aux puissances financières qui sont réellement à l’œuvre. Le problème est à la base du système et ne réside pas dans le dévoiement de quelques-uns de ses acteurs (Kerviel, Maddof...).
    Focaliser sur les abus de certains ne doit pas nous empêcher d’appréhender le problème dans sa globalité.

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  • dominominus 17 juin 2010 à 17:46

    Pour moi, un traitement de haut fonctionnaire, c’est un scandale. Pour Eux, les Etres Supérieurs, c’est accessoire. Gueux ignares, écrasez ! Et veuillez de surcroit, agréer mon plus profond mépris, déchets que vous êtes.

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  • David 17 juin 2010 à 18:55

    Quel est le problème de dire qu’ils sont "tous pourris" ? De demander "où va l’argent" ? Ça nourrit l’antiparlementarisme ! Et alors ? En quoi le système parlementaire mérite-t-il d’être sauvé ? CES GENS NE SERVENT À RIEN. Ils privatisent les services publics à tour de bras, dressent des camps d’étrangers, servent les puissants, reçoivent des sommes d’argent phénoménales en échange. Nous avions voté non au traité constitutionnel, ils ont désapprouvé notre vote et ont voté oui dans notre dos. C’est une mascarade de démocratie. Vive l’antiparlementarisme, vive le populisme !

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  • Saint-Juste 17 juin 2010 à 19:12

    Cela voudrait dire que tout cela est organisé par ceux-là mêmes qui sont désignés à la vindicte populaire pour mieux faire accepter au plus grand nombre les mesures d’austérité qu’ils s’appliquent à eux-mêmes ! Je reconnais là la position du fidèle de France Culture qui sait prendre de la hauteur et survoler le marais grouillant. Tiens avec cette histoire de " marais", on replonge dans les péripéties de 1789-1793 !

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  • robin marc 17 juin 2010 à 19:48

    Désolé Claude-Marie, mais je dirais de façon j’en conviens un peu triviale que tu es à côté de tes pompes et à côté du vrai sujet : si les parlementaires servaient à autre chose que de s’en mettre plein les poches, ils voteraient illico une loi de nationalisation de l’argent banques et organismes de crédit. Puis, portés par l’élan du 04 août ils conviendraient que servir la Nation doit être un honneur donc un exercice bénévole (ils continueraient à percevoir leur salaire antérieur à leur élection). L’EXEMPLE, Claude-Marie, tu connais ? mes parents, mes professeurs, mes maîtres m’ont donné l’exemple par lequel tu accèdes à la vertu, qualité essentielle et indispensable quand on prétend se mettre au service du peuple. Tu serais du genre "faites ce que je vous dis mais surtout ne faites pas ce que je fais". Ton message est une vulgarite et un crachat de plus à la face de la population française

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  • phil 17 juin 2010 à 21:30

    Le populisme, ce sont plutôt les médias populaires, qui relaient l’info, qui le créent. Le canard, malgré son tirage honorable, reste un média "confidentiel" face à l’armada des médias "grand public"...
    le canard a toujours adoré ces petites anecdotes qui visent en général celles et ceux qui en font un peu trop dans leurs commentaires.
    Les exemples de Rama Yade, Christine Boutin ou Christian Blanc sont symptomatiques de ces politiques qui savent donner des leçons de morale devant un micro et qui de gobergent sans scrupule sur le dos des contribuables.

    Il est sain de rappeler que toutes ces personnes nous prennent vraiment pour des c... !

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  • chabian 17 juin 2010 à 22:38

    Vite (j’ai pas lu tout l’article et surtout pas tout le forum) :
    Je trouve la réflexion très salutaire et à poursuivre.

    En Belgique, la victoire du nationalisme agressif flamand (qui n’a pas les tares de la droite extrème) et de la réassurance socialiste-démocrates des petites gens wallons, est une forme de victoire populiste par la prime au plus fort symboliquement, comme chez Berlusconi et chez/dans le système Sarkozy ("Je trouve scandaleux et inacceptable qu’à notre époque des gens meurent pour une tempête" dit-il en Vendée, bientôt dans le Var) dont l’aggressivité inefficace est remarquable.

    Un élu belge est en prison pour avoir facturé à sa ville une chaudière qu’il a fait livrer dans sa résidence du Sud Français (Carcassonne). C’est scandaleux, ce sont les assistés sociaux qui ont payé. Et nos élus sont condamnés à une honnêteté scrupuleuse. Mais un bonus annuel de banquier ("légal, légitime,etc " pourtant) représente 200 à 300 chaudières !

    Donc, comment combattre le virus du populisme, décuplé par le pouvoir de l’immédiat "people " sur internet ? Comment imposer des revendications efficaces, mais décalées de la violence symbolique des héros populistes ? Voilà la question essentielle.

    La réforme des retraites en est un champ exemplatif :" le gouvernement a bien communiqué dans un domaine où la réforme s’impose" ; comment retourner tous les mots de cette assertion fausse ?

    Bonsoir

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  • tungstene 17 juin 2010 à 23:39

    la très "grosse" punition que les politiques encourraient pour des malversations à savoir 5 ans inéligibilité, vient d’être amendée par le conseil constitutionnel , avec effet rétroactif car le principe de la sanction automatique était parait-il anticonstitutionnel.
    Il est étrange que le conseil constitutionnel n’ait pas appliqué ce genre de raisonnement au sujet des lois concernant la récidive car ces lois induisent aussi un automatisme de la peine.
    Je suppose que cela fait encore partie des petits arrangements entre amis !!!

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:05

    Je n’ai pas parlé de "bas instincts", juste évoqué des dérives possibles liés à ce d’anti-parlementarisme et à la dénonciation des petites fraudes.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:08

    Je n’ai pas écrit que le Canard enchaine était populiste, mais que certaines informations comportent un risque de dérive populiste.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:16

    Je persiste à penser que l’exposé des mesquins bénéfices des uns ou des autres n’est que l’arbre qui cache la forêt des profits des banques et des grandes entreprises.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:18

    Révisez votre histoire des années 30 et relisez les journaux de cette époque.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:21

    Je ne les défends pas, je dis que (politiquement) je m’en fous et que ce n’est pas cela qui est important.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:25

    Pour la dernière fois je répète que l’étalage et le commentaire de ce type d’information ne peut que donner l’illusion que la population peut surveiller les politiques et ce qu’ils font de l’économie. Et de plus tous mes contradicteurs oublient que dans ce même papier j’explique comment on utilise les petits fraudes à la sécu ou aux congés pour faire croire que ces petits bénéfices de quelques escrocs expliquent les déficits.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:29

    Je ne dis pas que le Canard ne sert à rien (j’y ai travaillé 8 ans) je dis dénonce simplement les effets pervers d’un certain type d’information.
    Relisez la presse d’avant guerre, révisez votre histoire de cet période.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:33

    Les origines du Canard sont tout à fait honorables : anti-militaristes pendant la première guerre mondiale.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:41

    Ce qui est excessif ne mérite pas réponse.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 07:45

    Merci de cette lucidité heureusement partagée par beaucoup de lecteurs puisque cet article a été consulté par plus de 4000 lecteurs dont 3950 ne m’ont pas engueulé.

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  • LO 18 juin 2010 à 09:40

    Ce sont des logiques de niveaux différents simplement. On peut à la fois demander à ceux que nous avons élu d’être exemplaires et s’occuper de la dérive du système économique. (bien que personnellement je pense que ces abus représentent le côté apparent de l’Iceberg)

    Je ne vois pas en quoi, nous ne pourrions comprendre ça ? Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’une école de journalisme pour comprendre que les évènements appartenants à deux plans différents sont partiellement indépendants même si partiellement reliés.

    Je vois dans votre article une certaine forme d’ignorance sur ce que sont les français aujourd’hui. Nous ne sommes pas en 38. C’est marrant ce rappel permanent à l’histoire alors que l’histoire ne se répète jamais. Drôle de poncif...

    Suspecter le Canard de se centrer sur les petites affaires ? Et si tout simplement ce gouvernement battait tous les records d’abus malgré un discours ultra moralisant ?

    Il me parait aussi intéressant qu’ils se fassent TOUS épingler afin que leur parole soit décrédibilisée. Une fois leur crédit épuisé, chaque citoyen pourra commencer à douter et mieux réfléchir au poids des mots dans le système actuel.
    Cela va en déciller un bon nombre j’espère. Penser que le peuple va voter automatiquement à l’extrême droite est drôlement vexant :( quand même einh mr Vadrot.

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  • Pierre Enckell 18 juin 2010 à 10:31

    "Relisez la presse d’avant-guerre", dites-vous, M. Vadrot. D’avant quelle guerre ? Si c’est celle de 39-45, votre conseil s’adresse à vos grands-parents. Et si vous croyez que l’Histoire se répète, songez que la seconde fois, c’est généralement sous forme de farce. Vous vous déconsidérez par ces paradoxes à la mords-moi-le. On dirait du Jean-François Kahn.

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  • Bobby Casper 18 juin 2010 à 11:31

    « Merci de cette lucidité heureusement partagée par beaucoup de lecteurs puisque cet article a été consulté par plus de 4000 lecteurs dont 3950 ne m’ont pas engueulé. »

    Hum !

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  • Nielda 18 juin 2010 à 11:40

    J’ai pas écrit que vous aviez parlé de "bas instincts". J’ai juste mis des guillemets pour souligner que je prends mes distances avec cette expression.

    « Merci de cette lucidité heureusement partagée par beaucoup de lecteurs puisque cet article a été consulté par plus de 4000 lecteurs dont 3950 ne m’ont pas engueulé. _ »

    Là on touche le fond...

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  • Jean-Marc 18 juin 2010 à 11:50

    « En plein coeur de l’idéologie du « Tous Pourris » ou du « où va l’argent ? » qui faisaient les délices de la presse de l’avant guerre ; et tout le monde sait ou devrait se souvenir à quoi elle a mené. »

    Si le canard fait une erreur en dénonçant les politiques corrompus, alors vous faites la même erreur en imputant la guerre à la presse.

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  • Nicolas Souman 18 juin 2010 à 12:52

    Bonjour,
    Oui, vous avez peut etre raison, tout comme le canard. Mais il reste une question simple. Coment demander des efforts à la population ( aux gens... ) lorsque l’on depense de façon indue le montant d’une retraite mensuelle pour une nuit d’hotel ( ou autres fantaisies ) ?
    L’é(E)tat a droit à une représentation digne du pays, ses représentants, non, lorsqu’il s’agit de dérives justement mises en lumière par la presse.
    Peut etre serait il temps de faire comprendre à la mondialisation et à ses tenants que le jeu touche à sa fin...
    Il ne faudra que peu de moyens une fois le modèle engagé.
    Cordiales salutations.
    N.S.

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  • 18 juin 2010 à 14:43

    Bonjour Marie-Claude,

    Je suis vraiment attristé de voir le nom du Canard assimilé au poujadisme. Les médias comme le Canard et Politis sont trop rares et trop précieux pour qu’on s’y prenne de cette façon. Pour y avoir travaillé vous savez sûrement que les informations qui arrivent au canard sont souvent des fuites organisées par des pourritures qui se battent contre d’autres pourritures. C’est notre chance d’avoir un organe de presse qui les publie, et de vivre encore dans un pays qui ne ferme pas (encore) cet organe et n’assassine pas (encore) ceux qui y travaillent. Imaginez un seul instant le climat politique de la France sans le Canard ...

    Je trouve votre analyse pertinente sur le plan purement économique mais pas sur le plan politique ni sur le plan éthique. Un président dont l’accès au pouvoir est synonyme de casses et de sacrifices pour le petit peuple n’a pas le droit de se faire octroyer par « son » assemblée une augmentation de 172%. Les membres d’un gouvernement dont la spécialité est des rabotages sur les ressources des petites gens n’ont pas le droit de bénéficier des privilèges que vous évoquez. Un ancien premier ministre (Juppé) qui avait attaqué les régimes de retraite spéciaux, sans succès, n’a pas droit de bénéficier de la retraite à 55 ans.

    La dénonciation des ces abus est l’un des moyens de combattre l’hypocrisie et le manque de sincérité des pourritures qui ont fait du serrage de ceinture leur spécialité. Sans tomber dans l’excès de « Tous Pourris » je pense sincèrement qu’actuellement il y a beaucoup trop de pourris qui nous gouvernent. C’est l’une des particularités du sarkozysme que nous devons mettre en évidence avec toute notre force.

    Dans notre pays il existe des femmes et des hommes politiques honnêtes et respectables. Le seul problème est qu’il ne sont pas au pouvoir.

    En un mot je pense que vous faites un amalgame entre la dénonciation des abus des puissants et leurs stratagèmes pour brouiller les pistes etdresser les gens les uns contre les autres.

    Ali

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  • Claude-Marie Vadrot 18 juin 2010 à 21:08

    Il n’y a pas besoin d’être née avant-guerre pour lire la presse de cette époque ni pour s’intéresser à l’histoire de cette époque (que comme la plupart des lecteurs, je n’ai pas connu). Le présent se nourrit hélas beaucoup du passé.

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  • vigie 19 juin 2010 à 07:27

    sans le canard nous en saurions encore moins or," etre libre c’est etre informé"le populisme exacerbe les bas instincts là -souvent sur pièces-on nous montre la cupidité de nos "élites" moralisatices....et ils sont nombreux ces prédateurs "copains et coquins ".le taire ou le minimiser c’est au bout du bout cautionner.

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  • Claude-Marie Vadrot 19 juin 2010 à 07:38

    Ce n’est pas le Canard Enchainé, le probléme, bien évidemment mais le processus de circulation et le choix des informations qui prennent de l’importance...
    Le Canard enchainé est une institution, il a une fonction mais il est permis de s’interroger sur sa fonction de soupape de sécurité en dehors des grandes affaires qu’il a traitées.

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  • 19 juin 2010 à 11:00

    Dommage que ce site n’autorise pas les lecteurs à noter les articles en fonction de leur approbation avec leur contenu car cet article battrait certainement des records de mauvais score.

    Bien évidemment, je vais dans le sens de tous les commentaires lus.

    Evidemment que les révélations du Canard sont une bonne chose dans notre pays. Le Canard est le dernier grand média qui est encore indépendant, et le seul en mesure de pouvoir informer le peuple de ce genre de pratiques écoeurantes de nos dirigeants. Et c’est quoi l’alternative ? Vous préfériez une presse totalement muselée peut être... au nom du maintient de la paix sociale et du bon ordre public il faudrait laisser nos hommes politiques faire ce qu’ils veulent ?

    Peu importe si le "tous pourris" fait monter l’extrème droite. La transparence et la liberté et l’indépendance de l’information doivent toujours primer en démocratie.

    Et si par malheur l’extrème droite progresse à cause de ces affaires révélées par le Canard, eh bien ça ne sera pas la faute du Canard, mais de toute cette bande de profiteurs qui nous entubent depuis si longtemps !

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  • Bernard Langlois 19 juin 2010 à 12:50

    " … la corruption morale ambiante est si forte qu’elle rend désormais indifférente même des rédacteurs chez Politis... " (Willy)

    Le blog de CMV (comme ceux des autres, dont le mien) n’engage évidemment que son auteur. Et en ce qui me concerne, je suis en total désaccord avec ce billet, qui considère la corruption de nos "zélites" comme un problème secondaire …

    Ce qui serait dramatique, c’est de laisser ce thème à l’extrême-droite !

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  • lvzor 19 juin 2010 à 13:30

    Attention mon cher Vadrot, il y a peut-être 3950 lecteurs qui n’ont pas jugé utile de poster parce qu’ils se retrouvent dans les commentaires déjà formulés :-D

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  • bberod 19 juin 2010 à 17:46

    En tout cas je suis un des 3950 qui se retrouvait plutôt dans l" analyse historique de CMV.
    Car enfin, qui a transmis au Canard le dossier de Mme Boutin ? Sans doute pas un fonctionnaire vertueux et scandalisé, mais plus probablement un de ses petits amis de droite qui voulait la dézinguer. Idem pour Blanc. Et ils servent de paratonnerre pour canaliser le mécontentement du bon peuple.Et affaiblir une démocratie déjà mal en point.
    Le problème n’est pas que l’un ou l’autre fasse des dépenses somptuaires ou touche des salaires injustifiés ; mais que la République, en France, n’ ait pas fixé de limites claires à ce qu’un ministre peut gagner ou dépenser au nom de l’état ; qu’un président puisse s’ augmenter de 140% par son bon plaisir ( et les ministres s’estimant sous payés l’ avaient fait avant lui sous Chirac).La V° république a fait un monarque temporaire avec toutes les dérives petites et grandes de la monarchie, et c’ est cette république là , celle des copains et des courtisans qu’il faut dénoncer, et non pas se focaliser sur les dérives d’ Untel ou Untel ; et je ne crois pas que ce soit là du populisme, que de vouloir rendre au peuple le contrôle de ce qu’ on dépense en son nom.
    Mais si l’on s" amuse à courir décrocher les privilèges de l’un ou de l’ autre, on ouvre la voie aux dérives populistes , on criera "haro sur le baudet" (celui qui aura "escroqué" 10€ sur une allocation de 500 ou "gagné injustement " 10€ de plus que le voisin), et on laissera les Puissants de la Cour et , maintenant de la Finance qui utilise la Cour comme un théâtre de marionettes, se récompenser en toute bonne conscience du travail des plus faibles.Relisez La Fontaine et "Les animaux malades de la Peste".

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  • Claude-Marie Vadrot 19 juin 2010 à 18:00

    1° Ce n’est pas certain....

    2° Le rôle du journaliste n’est pas de caresser le lecteur dans le sens du poil

    Et plus je lis les commentaires, plus je pense que j’ai eu raison de souveler ce lièvre...

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  • Claude-Marie Vadrot 19 juin 2010 à 18:03

    C’est une hypothése plausible, mais l’expérience me prouve que les lecteurs qui écrivent sont majoritairement les mécontents. A Politis comme ailleurs.

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  • Claude-Marie Vadrot 19 juin 2010 à 18:07

    Merci.

    Je n’exonère pas les personnages cités et d’autres de leur petits profits mesquins, je dis simplement qu’il y a beaucoup plus important et que la mousse autour de ces misérables affaires sert à masque le système économique.

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  • doub 19 juin 2010 à 18:11

    c’ est cette république là , celle des copains et des courtisans qu’il faut dénoncer, et non pas se focaliser sur les dérives d’ Untel ou Untel
    par blerod

    D’accord mais justement ce sont bien les copains et les courtisans qui sont épinglés par le canard.

    Doub

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  • bberod 19 juin 2010 à 20:48

    à doub :
    "D’accord mais justement ce sont bien les copains et les courtisans qui sont épinglés par le canard."

    Oui mais à se focaliser sur les individus on oublie le système qui les engendre.
    On peut être content de voir Boutin épinglée ; mais on oublie dépingler celui qui
    trouve normal de la payer 9000€ et tous ceux qui vivent dans une telle bulle qu’ils ne sont même plus conscients que leurs profits sont scandaleux.Une véritazble démocratie ne devrait pas ^permettre cela de son personnel politique.

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  • doub 20 juin 2010 à 08:28

    à bberod

    On peut peut-être passé des individus au système, c’est à dire ce que font les individus est révélateur du système, c’est un peu comme une étude de cas, en considérant que c’est un type particulier d’individus qui utilisent le système. Quand j’étais gosse, j’ai été frappé par un fait : mon père petit artisan poujadiste dans un village perdu n’arrêtait pas de répéter en boucle ce que lui avait dit un grand commis de l’Etat installé pendant les vacances dans notre petite localité : " Il faut se servir de l’Etat et non pas le servir". Ceux qui nous dirigent actuellement se servent de l’Etat à des fins personnelles et ils appliquent une politique de casse des services publics( on peut dire aussi des biens communs) et de démantèlement de l’Etat social.

    Doub

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  • Marmar 20 juin 2010 à 08:57

    OK avec CM.Vadrot : il faut respecter et rappeler la hiérarchie dans les scandales du capitalisme financier. Le scandale le plus HENAURME comme dirait Jarry est celui des méga-banksters. Ils ont obtenu avec Balladur et la Droite en France la dénationalisation des banques et donc le monopole au profit de l’oligarchie de la Droite surtout RPRUMP de la création monétaire et donc le contrôle de la grande majorité des media et instituts de sondage. Ils ont volé l’équivalent de 25% du PIB de la France. En effet la politique de la Droite internationale de dérèglementation financière depuis 1980 a causé la grande crise financière depuis 2008. Celle-ci se traduite par le versement d’un nouvel impotdes 95% de familles qui vivent de leur travail au profit desméga-banksters pour payer la hausse de la dette publique qui est passée de 65 à 90% du PIB de 2008 à 2012.
    L’objectif de la propagande des banksters est de provoquer une immense abstention populaire, de promouvoir à "gauche" le candidat pro-Sarkozy DSK (la photo de leurs sourires radieux et poignées de main est dans toutes les mémoires) , ce qui permettra au candidat d’extrème droite d’arriver au second tour.
    Petite remarque : le peuple français connait depuis 125 ans de démocratie limitée la démagogie de la droite et d’une partie de la gauche. Pourquoi remplacer ce terme par celui de populisme qui est de plus en plus utilisé par les bouches en cul de poule des oligarques banksters , du Medef et de la Droite pour cracher sur la défense des acquis des travailleurs ?

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  • Nielda 20 juin 2010 à 12:20

    Je suis curieux de savoir ce que pense M. Vadrot de "l’affaire Woerth"...

    Une broutille ?

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  • lvzor 20 juin 2010 à 12:28

    "la mousse autour de ces misérables affaires sert à masquer le système économique"
    Ce n’est pas faux, mais elle peut servir aussi à mettre en évidence un certain système politique : car compte tenu des marges d’initiative et de manoeuvre (nulles) laissées par l’Elysée aux (nombreux) ministres, sous-ministres et autres prébendiers, il est difficilement contestable qu’ils ne sont là QUE pour s’en foutre plein les fouilles ;-)

    Le côté récurrent constitue qualitativement une info en soi, et de grand intérêt.
    ...N’est-il pas ?

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  • Claude-Marie Vadrot 20 juin 2010 à 13:00

    Rien pour l’instant car je suis à l’étranger pour encore deux jours et n’ai pas suivi ce centième rebondissement des mésaventures de madame Bettancourt.

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  • Quand je disais que Vadrot avait basculé à droite, on se foutait de ma gueule. Bien sûr que non, toute cette prévarication n’est pas anodine. Et cette façon de la couvrir en parlant de "populisme" est immonde. Immonde pour tous ceux à qui on demande de se serrer la ceinture et qu’on envoie au gnouf s’ils font un pet de travers. Ainsi donc, pour Vadrot, les complices de ceux qui nous exploitent peuvent voler l’état en toute impunité, c’est pas grave. Bien évidemment qu’à l’échelle du budget de l’État, les vols de cigare, l’utilisation des jets privés, les magouilles diverses immobilières, etc, c’est peanuts, mais si Vadrot ne voit pas la dimension symbolique dans toutes ces affaires, c’est à désespérer de tout.
    Vadrot n’a que des argument comptables à opposer aux scandales de la République, qui impliquent par ailleurs, qu’il y a une justice de classe pour les couvrir. Mais ça, ça ne dérange pas Vadrot, vu qu’il a basculé de l’autre côté.

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  • Gilbert 20 juin 2010 à 13:51

    PS : je remarque au passage que ce sont les élites qui crient au populisme, participant au détournement de sens d’un mot qui veut dire tout autre chose que sa signification péjorative.
    Le "populisme" que lance avec nos gros bourgeois repus Claude-Marie Vadrot marque bien son appartenance de classe.
    Je ne crois pas une seconde à ce faux argument selon lequel s’en prendre aux scandales les plus visibles concernant nos élus empêcherait de voir des scandales encore plus énormes. Au contraire, s’en prendre aux détournement d’argent public de nos élus et gagner sur ce terrain là ne peut qu’inciter à aller plus loin. Il faut bien commencer quelque part.
    Et comme le souligne Bernard Langlois, c’est faire le jeu de l’extrême-droite que leur laisser ce terrain là.

    Extrait du palmarès du Prix du roman populiste pour s’en rendre compte... (Marcel Aymé, Jules Romains, Henri Troyat, Jean-Paul Sartre, Louis Guilloux, René Fallet, Yves Gibeau, Jean-Pierre Chabrol, Christiane Rochefort, Bernard Clavel, Gérard Mordillat, Daniel Rondeau, Didier Daeninckx, Sylvie Caster, Denis Tillinac, Jean Vautrin, Patrick Besson, Jean-Marie Gourio, Jean Ferniot, Daniel Picouly, Marie Rouanet, Dominique Sampiero, Louis Nucera...)

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  • doub 20 juin 2010 à 16:29

    Vu les derniers développements de l’affaire Bettancourt, les faits semblent donner tort à Claude-Marie qui, il faut le reconnaître, a levé un lièvre bougrement intéressant.

    Doub

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  • Claude-Marie Vadrot 20 juin 2010 à 18:37

    La controverse m’enchante car malgré tout elle reste un fondement de la démocratie (pas celle que nous vivons, celle dont je rêve...)

    Mais les insultes me dégoutent profondément, elles sont les armes ultimes de ceux dont les arguments sont faibles et illustrent trés précisément ce que j’ai tenté de raconter.

    L’insulte est souvent, dans d’autres circonstances, l’antichambre des épurations menée comme des règlements de compte ou des exorcismes.

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  • Claude-Marie Vadrot 20 juin 2010 à 18:39

    Je ne fais pas partie de l’élite et ne suis pas issu de l’élite.

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  • Gilbert 20 juin 2010 à 20:04

    "Je ne fais pas partie de l’élite et ne suis pas issu de l’élite".

    Vous aspirez peut-être à en faire partie, alors ? D’une certaine élite intellectuelle qui sait ce qui est bon pour le peuple. Après le coup de la défense de la taxe carbone, qui aurait touché davantage les plus pauvres, une fois de plus vous vous rangez du côté des nantis et même des tricheurs. Comme si lutter contre la prévarication des élites empêcherait de lutter contre le système économique qui nous oppresse.
    Vous me faites penser à tous ceux qui, sous prétexte de ne pas être dans le politiquement correct, prennent le contre-pied systématique de ce qui se défend à gauche. Un peu comme un certain Éric Zemmour ou une Élisabeth Lévy. Cette question du "politiquement correct" commence à me gonfler sérieusement. Si on pousse le raisonnement, Le Pen n’est pas politiquement correct. A-t-il raison pour autant ?

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  • Patrick K 21 juin 2010 à 11:11

    Je rejoins votre analyse, c’est désolant et pourtant j’y suis abonné au Canard Enchainé...

    Et leur journal de Carla, ça suffit aussi ...voilà ce dont nous devrions mettre en avant (ci-dessous) enfin c’est un avis personnel.


    LA STABILITE DU CONTRAT SOCIAL OBLIGE LA RÉVOLUTION FISCALE

    Refondation ? Régulation ? Ou Redistribution ?

    De toutes les façons : RÉSISTANCE... !

    Sans attendre de nouveaux Roosevelt ou Churchill, qui selon François Ewald…

    [ L’entretien vidéo sur Rue 89 de François Ewald, qui est à l’origine de ces quelques mots.
    http://www.dailymotion.com/video/xd... ]

    …qui affirme, dans un entretien qu’il a donné à Rue 89, qu’une part de la doctrine sociale exprimée par les deux Chefs Alliés pendant le dernier conflit mondial, serait l’origine de ce qui a inspiré le CNR (Conseil National de la Résistance) pour la création de la sécurité sociale. Personnellement, je ne suis pas sur que tous partagent cette lecture de l’histoire à ce sujet. A défaut de pouvoir en débattre avec le sus nommé, reprenons son idée et tant est si vrai que si c’était le cas, la suite qui est ici imaginée de la fin radicale des paradis fiscaux, ne devrait pas en principe rencontrer beaucoup de résistance idéologique...

    Alors, devons nous attendre la catastrophe, la mondialisation et notre crise n’impose-t-elle pas d’instaurer et de toute urgence une sécurité sociale internationale, elle financée par les trusts et leurs réseaux bancaires. De l’urgence d’agir, prévenir plutôt que mourir…ici et surtout ce qui est déjà là bas !

    Pour ce faire, osons la radicalité des méthodes, la crise n’est-elle pas là pour nous en donner les moyens de s’en défaire catégoriquement d’un discours trop souvent consensuel, qui n’engendre rien de concret dans le réel et dont le résultat qui nous consume de jour en jour à nous noircir l’avenir, devrait nous questionner :

    Mais que reste-t-il d’autre à faire ?

    Établir les priorités de l’urgence, ce qui devrait nous imposer de mettre au pas certains endroits, en premier lieu de détricoter ce qui apparait encore de la « légalité » des paradis fiscaux. Les mettre au banc, les nommer le plus souvent, rétablir le sens du mot de l’impôt juste et l’appliquer dans ces zones de non droit. Une revendication à rappeler sans cesse, jusqu’à ce, et s’il le fallait à terme, d’en conclure définitivement l’annexion de ces paradis fiscaux, de les indexer aux régions limitrophes et ayants droits. (il appartiendrait à tous d’en définir les règles)

    Un Traité fort pour marquer le début du commencement d’une révolution fiscale qui se fait attendre. Le placébo de la régulation libérale, n’étant pour l’instant qu’un choix de mot incapable de traiter les maux. Ne plus attendre à faire d’abord le ménage chez nous, c’est-à-dire de commencer, non sans avoir au préalable remit sur la table tous les avantages et de faire le nécessaire pour en finir avec ces anomalies géopolitiques européennes que sont les :

    La City à Londres, le Luxembourg, Andorre, les Iles Anglo-Normandes (Bretonnes jusqu’au X éme siècle), Monaco, la Suisse, Et ...cetera.

    La réputation d’exception révolutionnaire à la française n’en souffrirait guère que d’agir dans ce sens ; bien au contraire, de mon avis, la fiction de cette re-fiscalisation en nouveau partage, un néo crédo d’une riche idée à bousculer tous les continents, rendrait à ce pays un peu de crédit qui serait à la hauteur de ses ambitieuses et grandiloquentes prescriptions de « grandeurs ».

    Voilà l’une des plus belles des épreuves qui nous attend, de ce chalenge à enfin renouer avec l’esprit des Lumières, le partage de l’humanisme qui n’a pas encore finit son travail, de ce mouvement progressiste qui me permet aujourd’hui d’écrire ces quelques mots.

    Néanmoins, ne l’oublions pas, car combien de pays aimeraient savourer ne serait ce que deux petits bouts de nos démocraties mal finies, d’où l’urgence d’en préserver les acquis, et prenons garde à laisser faire, ne rien faire serait de mettre à découvert nos descendants qui sont, malgré nous [?] , déjà en grands dangers de perdre définitivement toutes formes de solidarités !

    Patrig K

    - Notes :

    François Ewald, né le 29 avril 1946, est un intellectuel français. Philosophe de formation, il est docteur ès lettres. Ancien assistant de Michel Foucault, il est actuellement professeur au Conservatoire national des arts et métiers où ses travaux portent plus particulièrement sur la politique du risque.

    Autrefois maoïste, il fut conseiller du MEDEF à l’époque d’Ernest-Antoine Seillière


    Moaiste ! Medef ! Comme cela sent à plein nez les chinoiseries ...

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  • Claude-Marie Vadrot 21 juin 2010 à 11:20

    Le problème, ce n’est pas vraiment le Canard Enchainé qui publie également d’excellentes enquêtes qui vont au fond.

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  • Patrick K 21 juin 2010 à 11:47

    Bien évidemment, le marigot est à ciel ouvert , bien le bonjour de Bretagne, excellent papier..

    Néanmoins, dites le leur si vous en avez la possibilité, que le Carlo show, c’est vraiment du réchauffé ...

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  • L’affaire Bettencourt/Woerth m’inquiète enormement : elle a un cote très 1934
    Apres la montée du populisme en Hollande, le dernier buzz de l’apéro saucisson vin rouge a la Goutte d’Or, ce genre de scandale me parait surfer sur un poujadisme derrière lequel se cache la droite extrême, celle que j’abhorre.
    Il n’est que de lire les messages sur internet pour sentir l’odeur du venin de certains posts.
    Derrière les gens qui dénoncent le « tous pourris » se cache souvent quelque chose de plus pourri encore.
    Quelque chose qui nous fera regretter la bande du Fouquet.
    C’est vous dire s’il y a de quoi etre inquiet.

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  • Claude-Marie Vadrot 21 juin 2010 à 12:23

    Ils le liront ici car, mes anciens camarades du Canard détestent toutes les remises en cause et les critiques.

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  • Claude-Marie Vadrot 21 juin 2010 à 12:30

    Je suis entièrement d’accord avec vous et la politique, même radicale, n’a rien à faire avec l’insulte.
    Mais l’affaire Bettancourt/Woerth (si elle existe car il faut attendre plus d’informations avant de porter des accusations précises) parait illustrer quelque chose qui n’a rien à voir avec les pourboires des uns et des autres : la collusion entre un pouvoir politique et un pouvoir financier. Là, c’est du lourd...

    Comme dans l’affaire des voyous milliardaires de l’équipe française de football. Mais, là aussi, demandons nous qui "entretient" ce mythe footballistique sinon les spectateurs et téléspectateurs. C’est autre chose que les profits mesquins de Boutin !

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  • patrig 21 juin 2010 à 19:56

    Merci à l’auteur, et suite ...

    Comme ça, ils pourront relire celui-ci aussi de sujet (en bas du com) :

    Car pendant que nous autres tentons d’y comprendre quelque chose avec les turpitudes d’un microcosme politico-sporti-médiatique, des émissions qui rabâchent sans cesse et celui-ci & celui-là, c’est devenu tellement courant que la scénographie monte d’un cran à chaque tours des plateaux de télés !

    Des endroits justement éclairés, voir sur-illuminés et alimentés d’électricité nucléaire, des lumières à outrances, du bleu, du rouge de la brillance, pour toutes ses remontées de marie-godages à la française. Pendant que sur le continent Africain , chez nos premiers fournisseurs pour 50% "d’uranium à bas couts " (ou à coup bas !), près de 7 millions de Nigerien sont en peine d’alimentation, une situation très critique.

    La famine africaine nigérienne, n’en émeut point de ces footballeurs et de leurs voyeurs mal voyants ...Ils ne sont pourtant pas tous aveugles ? Non !

    Si vous avez un moment :

    Brennilis et la bombe a retardement atomico-financière des démantèlements

    http://www.facebook.com/note.php?no...

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  • Gilbert 21 juin 2010 à 23:23

    Je ne vois pas en quoi dénoncer les scandales de la bande des copains et coquins, de la bande du Fouquets, c’est faire dans le "tous pourris". Que je sache, il s’agit de vrais scandales, de prévarication, de fraude fiscale, de détournement d’argent. Qui a dit que la plupart des députés de l’UMP, du PS, du PCF, du Nouveau Centre, des Verts étaient pourris ? Personne. C’est donc bien M. Vadrot qui fait dans l’amalgame.

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  • Claude-Marie Vadrot 22 juin 2010 à 00:50

    Je rappelle à tout hasard que, quelle que soit l’appréciation morale que chacun peut porter, que tous les faits évoqués, à l’exception de Christian Blanc et de ses cigares, sont parfaitement légaux. Y compris Boutin.
    Donc, l’important ce ne sont pas les petits bénéfices des uns et des autres, mais un système économique et financier.

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  • Gilbert 22 juin 2010 à 15:28

    C’est ça, et la mère Bettencourt qui rapatrie son pognon planqué dans les paradis fiscaux, c’était légal aussi... Pour le reste des exemples, la dimension symbolique est capitale, n’en déplaise au défenseur des prébendes (légales ou non). On ne lutte pas contre le capitalisme en acceptant l’inacceptable. C’est pas une question de légal ou pas.
    Au passage, l’échelle monstrueuses des salaires, c’est légal aussi. Trouvez autre chose, M. Vadrot. Que je sache, ce système vous l’encouragez en défendant la taxe carbone qui aurait épargné les gros industriels pollueurs pour faire porter la responsabilité des atteintes à l’environnement au populo, comme un vulgaire Nicolas Hulot.
    Assumez vos contradictions.

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  • géraldine Bisset 22 juin 2010 à 17:54

    la bassesse de ces hommes et femmes politiques en disent très long. Voyez Blanc : non seulement il fume 12 000 euros mais il fait acheter des cigares à 6 euros seulement pour ses invités. De même Kouchner se faisait domicilier en Corse pour que l’UE lui rembourse des frais de transport aérien plus conséquent. Il y a de quoi faire la révolution tous les jours quand on a de pareils représentants. Pour moi le canard a un role d’utilité public quand il dénonce aussi ça.

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  • Claude-Marie Vadrot 22 juin 2010 à 18:21

    Ne mélangez pas tout : l’amalgame est une vieux procédé de l’ultra-gauche.

    - Relisez ce que j’ai écrit sur l’affaire du ministre des retraites qui fut ministre de l’économie et des finances car cette affaire là me parait grave puisque c’est la collusion grand capital et politique. Rien à voir avec les petits et miserables bénèfs des Boutin et autres
    - Relisez aussi ce que j’ai écrit sur la taxe carbone.

    Et économisez vos insultes : d’autres les méritent !

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  • Claude-Marie Vadrot 22 juin 2010 à 18:26

    Ce n’est hélas pas l’essentiel : ce sont les profits des banques et des entreprises (y compris celles du CAC 40) qu’il faut dénoncer et surtout expliquer sans relâche comme le fait Thierry Brun dans Politis.

    S’il y a du monde dans le rue Jeudi pour protester contre la politique salariale et le démantèlement du système des retraites, cela sera autrement important. D’autant plus que les "exploits" de nos 11 voyous milliardaires ne seront plus là pour parasiter la résistance sociale.

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  • CP 22 juin 2010 à 19:42

    Puisqu’il y a une « actualité » Liliane Bettencourt, il faudrait rappeler aux écologistes que le leur corpus d’idées (Fumeuses et même fumantes) recycle certaines théories osées du sympathique géniteur de la dame ! Ce qui ne rajeunit personne…

    Eugène Schueller, chimiste de formation, fourmillait de fulgurances visionnaires, notamment en économie, et son idée fixe était la taxation de l’énergie !

    Il soutenait que l’impôt sur le revenu pouvait être supprimé si on le remplaçait par un autre, massif, sur toutes les formes d’énergies consommées… C’était son dada. La taxe carbone nous voilà.

    L’écologie, avec son retour hilare à la nature, et à l’huile de mollets vélibesques, ayant déjà un fumé passablement pétainiste de privations et de disette, il est plaisant de penser que l’antique bailleur de fonds de la Cagoule semble hanter le subconscient des modernes écologistes à visées fiscales matraquantes (pour le populo, comme Gégène les aimait, ces idées).

    Il faut dire que les cornues shampoingnesques de l’Oréal avaient moins besoin de calories que les hauts fourneaux métallurgiques, d’où Schueller « niquant » Wendel ! (Aussi surement que Spinoza Hegel chez J-B. Pouy…) en tonnes de charbons consumées. Ceci expliquant cela, comme le bobo en rollers, sera tout content de niquer le banlieusard pauvre, avec sa guimbarde au réservoir se vidant, sur la N20, bloqué Croix de Berny, loin de la porte d’Orléans.

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  • Claude-Marie Vadrot 22 juin 2010 à 19:54

    Aucun rapport entre ces personnages et les écologistes.

    Les propos excessifs se détruisent d’eux-mêmes....

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  • CBM 22 juin 2010 à 23:25

    Bonjour,
    J’ai lu votre article avec beaucoup d’intérêt. Je pense que vous avez tout à fait raison, les déficits budgétaire dont on accuse les Français n’ont pas de commune mesure avec les 12000 euros de l’un ou les nuits d’hôtel des autres.

    Cependant, ce qui choque terriblement c’est que cela révèle que nos politiques vivent dans une classe sociale différente de la notre (de la mienne en tout cas !). Dans une étude sociologique sur la grande bourgeoisie française, deux chercheurs du CNRS (Charlot et Pinçon-Charlot) montrent qu’il existe une classe sociale appelée la grande bourgeoisie et qu’il y a une connivence de fait entre tous ses membres par le biais de clubs et autres cercles. Ils ont fait les grandes écoles, ils appartiennent à des familles qui possèdent un capital social, économique et culturel très importants et ils se vivent, eux, comme une classe sociale à part entière.

    Alors lorsque les Boutin, les Woerth et les Bettancourt se rendent des services, il ne font que favoriser leur classe sociale, il ne font, au fond, que du "normal". Et lorsqu’ils touchent des doubles retraites, lorsqu’ils s’achète des cigares, je pense que très sincèrement, ils ne se rendent même pas compte de ce qu’on leur reproche. Ils vivent dans un monde d’argent ou avec 12000 euros vous ne payez même pas votre cotisation annuelle au golf de Morfontaine en région parisienne...

    Ce qui est choquant c’est que les politiques, au lieu de défendre l’intérêt de leurs électeurs en fumant des cigares, défendent en priorité leur classe bourgeoise en toute légitimité et ils se demandent, comme vous, pourquoi on leur reproche des nuits d’hôtel et non pas l’élévation de l’âge de la retraite....
    On est encore loin, bien loin de la démocratie et ce sont les cigares qui le montrent le mieux.
    CBM

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  • Claude-Marie Vadrot 23 juin 2010 à 09:09

    Je suis d’autant plus d’accord avec vous que je ne suis pas issu non plus de la classe de nos dirigeants. Mais les réactions de certains de mes contradicteurs tend à prouver que la notion de classe (d’appartenance de classe) semble s’estomper au profit du "tous pourris".

    Et vous avez raison les sociologues que vous citez font un travail d’autant plus passionnant qu’il ne se situe pas dans l’invective, justement, mais dans la finesse d’observation des méandres de l’endogamie.

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  • Luce 23 juin 2010 à 11:01

    Merci à Claude-Marie Vadrot de nous engager à voir et à réfléchir plus loin que le bout de notre nez (cf. l’autoritarisme que prépare le pouvoir en place), à ne pas nous laisser berner et borner par des artifices qui ne servent, écrit-il, qu’à "masquer tout le reste". Essayer de ne pas être dupe, c’est commencer à résister.

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  • patrig 23 juin 2010 à 19:30

    Claude, dis donc, ils ont répondu à ton papier ...

    Et en première page qui plus est ! Un succès ton papier, le leur aussi...d’ailleurs

    A plus tard et bonne continuation...Patrig

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  • Claude-Marie Vadrot 23 juin 2010 à 19:35

    Fidèle à une règle à la fois personnelle et ancienne, je n’ai pas lu le Canard Enchainé depuis que je l’ai quitté. Régle que j’ai appliqué à tous les médias qui m’ont supporté plus ou moins longtemps.

    Merci de l’information.

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  • Lucanie 24 juin 2010 à 10:13

    Vous avez en partie raison sur le risqe populiste mais surtout tord de croire que ces petites mesquineries/ privilèges/ escroqueries n’ont pas d’importance... Ce que je regrette c’est que personne ne dénonce l’incroyable gabgie des hauts fonctionaires de l’Etat qui vivent aux frais de la princesse : sous-préfet, préfet, fonctionnire des ministères, etc. Leurs émoluments ne représentent que de l’argent de poche, tous leurs frais (habitation, voiture, personnels, vaiselle, mobilier etc etc...) sont payés par l’Etat et personne ne dit rien. Le gaspillage à leur niveau est énorme, honteux. Au plus haut niveau de l’Etat élus et hauts fonctionnaires se vautrent dans le gaspillage de l’argent publique et se protègent mutuellement. Chateaubriand avait déjà sentit les limites de cette République : après le République de service on est passé à la république des privilèges et maintenant à celle des abus ! Tandis qu’un fonctionnaire de base gagne un peu plus d’un SMIC sans autre privilège que d’être assuré d’avoir un salaire.... Cette France me fait honte ! (faites donc des comparaisons avec les fonctionnaires de nos pays voisins, vous ne serez pas déçu)

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  • exomille 24 juin 2010 à 11:12

    Lu sur le site de Politis ce 24/06 : " ...C’est sans doute au nom de cette exemplarité que Christine Lagarde ne siège jamais au conseil d’arrondissement dont elle est l’élue, et rarement au Conseil de Paris, tout en percevant l’indemnité afférente à ce mandat."

    Attention !! Politis verse "dans le poujadisme le plus vain et le plus dangereux" et "fait le lit de l’extrême droite" !
    Cette information aurait du être censurée dans un media responsable. Heureusement qu’on trouve encore quelques journalistes courageux prêts à s’associer à ceux qui veulent faire taire les trublions (à la radio, ou dans les hebdos) coupables de détourner notre attention en nous montrant la réalité telle qu’elle est. Dangereux, on vous dit et à faire cesser au plus vite..

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  • Claude-Marie Vadrot 24 juin 2010 à 11:48

    Il ne faut pas se tromper de cible : le grand scandale, ce n’est pas l’indemnité, c’est d’avoir été élu et de ne pas siéger. La fin de ce scandale ne peut être résolu que par une loi interdisant tout cumule de deux mandats électifs, quels qu’ils soient. Mais là, ce sera plus difficile que de sucrer le salaire de Boutin...

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  • Claude-Marie Vadrot 24 juin 2010 à 11:50

    Il ne faut pas avoir honte, juste aller à la manif pour être nombreux. Le combat est plus productif que la honte.

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  • exomille 24 juin 2010 à 14:45

    Rigoureusement, c’est le journaliste de Politis qui se trompe de cible puisqu’il croit bon d’amener en complément cette information, apparemment superflue et dépourvue de signification, sur l’indemnité perçue sans siéger...Fallait-il la censurer ?

    Mais qui se trompe de cible ? Si Mme Lagarde se bornait à accumuler , à travers ses mandats, un amoncellement de tâches impossible à accomplir simultanément avec sérieux, il s’agirait d’un strict problème de cumul des mandats , qu’il convient effectivement de condamner. Seulement , elle ne se contente pas de cumuler les mandats mais aussi les indemnités.... sans pour autant siéger.. Voilà donc une personne (je suppose qu’elle est la seule à faire ça) qui trouve normal de percevoir des remunérations sans travail , ni contrepartie réels. Demandez à nos décideurs s’ils sont prêts à encourager leurs salaries à ce type de comportement.. Il y a donc deux poids deux mesures et ce serait acceptable ?.
    . Selon moi, se trompe de cible qui n’en voit qu’une. Sincerement, si les questions du rapport à l’argent, des liens entre la participation de chacun à un travail collectif et sa redistribution sous forme de "juste" rémunération, sont à côté de la cible, je ne saisis pas où serait la critique du système.
    L’ensemble des faits recemment relatés, y compris par le Canard, démontre bien que le système permet et pérennise l’installation d’individus qui prélèvent sans pudeur pour leur compte en finissant par s’y croire légitimement autorisés par leur "mérite", tout en créant une situation qui leur permet d’exercer un chantage permanent à la survie sur le reste de la population (chomage, deficits, délocalisation insécurité...) Mais peut-être que l’enoncer c’est faire le jeu de l’extrême droite ?

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  • jean-baptiste clément 24 juin 2010 à 15:21

    Je reviens de la manif et je peux vous dire que l’amalgame va bon train mais point de poujadisme et populisme dans tout cela, plutôt un gros rire rabelaisien et destructeur. Certains admirateurs de claude-marie feraient bien de mettre un peu le nez dehors !

    Jean-baptiste clément

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  • Claude-Marie Vadrot 24 juin 2010 à 23:37

    Je pense que nous n’avons pas suivi (jusqu’à 20 h pour ma part) la même manif puisque que personne n’évoquait les misérables bénéfices de quelques politiques, mais les pancartes concernaient le capital, les profits des banques ou des entreprises et l’épuration en cours à France-Inter.

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  • jbc 25 juin 2010 à 08:59

    D’accord pour les pancartes mais je voulais parler des conversations, de l’oral.

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  • Claude-Marie Vadrot 25 juin 2010 à 09:09

    A l’oral, c’était France Inter...

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  • jbc 25 juin 2010 à 12:23

    Mais non, pas france inter, les gens dans la manif qui parlaient des différentes affaires.

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  • Gilbert 25 juin 2010 à 12:37

    Bravo exomile. Je n’aurais pas dit mieux.
    Bien évidemment que toutes les petites combines à 10 balles ont à voir avec la défense d’un certain ordre économique. et que ce battre contre les petites combines c’est se battre contre cet ordre économique, tellement la dimension symbolique est énorme.
    Bien évidemment qu’il ne faut pas laisser le Front national s’emparer de la question sociale comme il le fait déjà.
    Mais on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif...

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  • Gilbert 25 juin 2010 à 19:29

    @ jbc

    Médiapart a consacré un article intitulé "A Paris, les scandales s’invitent à la manif’". Effectivement, des phots de pancartes montrent bien que toutes ces affaires scandalisent les militants. Mais à chacun ses œillères, n’est-ce pas. La manif des retraites était sûrement une manif de poujadistes d’extrême-droite.

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  • 27 juin 2010 à 17:18

    juste un petit commentaire sur les informateurs du Canard : il existe, dans toutes les administrations, un grand nombre de fonctionnaires de tous grades qui croient encore aux valeurs républicaines. Et qui voient tout passer entre leurs mains. Ces honnêtes gens respectent habituellement leur obligation de réserve, mais parfois, ils craquent. Et cela semble de plus en plus fréquent aujourd"hui.

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  • collutoire 27 juin 2010 à 17:42

    Nouvelle affaire en perspective !

    Eric Woerth et les lingots de l’héritier de Peugeot

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  • Claude-Marie Vadrot 27 juin 2010 à 17:57

    Il existe aussi des politiques qui, je m’en souviens, réglent leurs petits comptes. Y compris pour se débarrasser d’un concurrent...ou pour se venger.

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  • Claude-Marie Vadrot 27 juin 2010 à 18:02

    Il est bien entendu, je l’ai déjà écrit, que je ne confonds pas les petits bénéfices mesquins ou petites grattes misérables de Boutin et de quelques autres avec l’affaire Woerth/Betttancourt.

    Nous sommes là au coeur de la collusion entre le grand capital, l’UMP et Nicolas Sarkozy. Entre la finance, les habitués du Fouquet’s et le pouvoir.

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  • hachequatre 28 juin 2010 à 10:49

    Noël Mamère parle de voyous à la tête de l’Etat, je trouve cela assez bien vu : quand ceux d’en haut ne peuvent plus faire la morale à ceux d’en bas, ils en deviennent un peu moins puissants !

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  • Claude-Marie Vadrot 28 juin 2010 à 11:51

    L’affaire Woerth est en effet une affaire de voyous politiques : mais l’exemple vient de très haut. Cette collusion évidente entre capital et politique n’a rien à voir avec les misérables bénéfices des quelques autres.

    Quand le ministre déclare qu’il n’a pas pouvoir de déclencher une enquête fiscale, je me marre car à la fin des années 70, tous les journalistes du Canard Enchainé (suite à l’affaire des diamants de Giscard) on fait l’objet d’un "contrôle fiscal approfondi"...

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  • sacacagne 28 juin 2010 à 14:05

    Le traitement médiatique de l’affaire devient intéressant, Le Monde semble sonner l’hallali pour Woerth à travers les commentaires de la presse régionale, le journal de la 3 en reprend de façon très pédagogique les différents moments , ce qui fait un sujet assez long et complexe alors que sur la 2, seul le soutien de Sarko est rappelé. Si l’on veut faire un raccourci, sans doute simpliste, les medias régionaux semblent vouloir mieux informer.

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  • Jessica 28 juin 2010 à 18:55

    Il me semble que l’affaire Boutin n’est absolument pas anodine. Il s’agit de la preuve que des missions qui sont en réalité des "pots de vin" sont payés aux frais du contribuable afin de décourager les ambitions personnelles. N’est-ce pas symptomatique d’un système impériale ?

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  • Le petit poujadiste de base 29 juin 2010 à 15:11

    Claude-Marie,

    La sitution est si grave que vous aussi, vous commencez à donner dans le poujadisme !

    Si seulement vous pouviez accepter que ce que vous appelez "les petits bénéfices" s’inscrivent en effet dans la même logique que de médailler la patron de sa femme qui est au service de la richissime qu’on épargne du contrôle fiscal et qui fait de gros chèques pour ses amis .. et ainsi de suite. Il s’agit de confondre la trésorerie d’un parti et le Trsor Public. Il s’agit de ne pas faire la part de ce qui vous appartient en propre de ce qui appartient à tous.

    Pour vous aider à avancer je rappelle aussi que le même ministre aurait donné des instructions pour effectuer une enquête fiscale sur ... Bannier !

    Ce qui fait froid dans le dos c’est surtout le passé trouble d’Oréale. Certains auraient enfin compris que les mèthodes modernes seraient plus efficases que le méthodes musclées du passé ?

    Le petit poujadiste de base.

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  • 29 juin 2010 à 15:23

    Je persiste à ne pas confondre le poujadisme (Boutin ou les cigares) et la politique avec Woerth et Bettancourt.

    Tout comme je considère comme dérisoires et néo-poujadistes les annonces du Président qui épargne quelques centaines de milliers d’euros (aux autres) tout en dépensant 180 millions pour son avion copié sur "Air Force One" d’Obama, somme à laquelle il faut ajouter deux fois 30 millions pour ses nouveaux Falcons "de secours" dont le premier sera livré cette semaine.

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  • jacques Litrat 29 juin 2010 à 16:39

    Claude Marie
    vous persistez... dans l’erreur ! Un conseil, dérogez donc à votre règle et (re)lisez le canard enchainé de la semaine dernière. Un édito pour répondre à ceux qui crie au poujadisme semble avoir été écrit rien que pour vous.

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  • Laurent 29 juin 2010 à 16:51

    Il s’avère que des ministres ont des comportements répréhensibles, et c’est cela qui importe.
    Quelle que soit l’estimation du montant des malversations, il n’y a pas de raison de laisser faire et de fermer les yeux. (Ou alors dites moi quel est le montant au-dela duquel il faut les dénoncer)
    Or, on voit avec étonnement le Président, le Premier ministre et différents hommes politiques se précipiter au créneau pour les défendre.
    Il serait préférable de se séparer des fautifs comme d’un membre gangrené, plutôt que de les encenser, la politique serait plus propre.

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  • 29 juin 2010 à 16:51

    C’est trop d’honneur...

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  • Xav 1er juillet 2010 à 11:22

    Puisque les messages sont essentiellement de critique, je me permets de vous manifester mon entier agrément : il ne faut pas prendre la proie pour l’ombre.

    Les histoires de Boutin and Co, si elles sont amusantes à voir, par l’inconfort des réponses des intéressés, ne mènent strictement à rien.

    Il ne faut pas en oublier le reste, c’est à dire des choix politiques puissants qui sont, quoi qu’on en dise, soutenus par une bonne partie de la population. Le recul de l’âge de la retraite par ex. rencontre l’accord de nombreux retraités, qui sont ainsi rassurés sur leur propre retraite, et indifférents à ce que sera celle de leurs enfants. Même chose pour certains propriétaires, heureux de voir les mesures de soutien à l’immobilier (scellier, défiscalisation des intérêts ou des plus values de résidence principale) maintenus ou étendus.

    Amis lecteurs : de nombreux français se sont enrichis grâce à l’UMP. La gauche est minoritaire dans le pays, et ne peut se contenter de la position confortable de l’imprécation.

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  • Claude-Marie Vadrot 1er juillet 2010 à 12:13

    Merci, votre message me fait plaisir.

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  • Jacquadit 6 juillet 2010 à 15:23

    Mr C-.M.V,

    Vous dites que vous n’avez pas lu le Canard Enchainé depuis que vous l’avez quitté...

    Soit !

    Vous arrive t ’il de lire Politis ?

    Parce que je commence à être inquiet ...

    Je vous ai connu sous Politique Hebdo plus clair ...Mais ça fait un bail... !!!

    Il me semble que vous avez changé...Vous ne seriez pas le seul...Je pense qu’une carrière de journaliste ne doit pas être facile à mener...Mais plein d’autres métiers non plus...

    Véritablement je ne vous comprends plus...J’espère que si vous êtes en vacances vous en profiterez pour vous reposer et faire le point...

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  • Claude-Marie Vadrot 6 juillet 2010 à 15:29

    Navré de devoir vous rafraichir la mémoire, mais je n’ai pas changé. Au contraire, je me suis plutôt radicalisé. Ce qui explique qu’après 25 ans au Journal du Dimanche, j’ai été accueuilli par l’équipe de Politis dont je fus un fondateur.
    Quand on maintient son cap politique, une carrière journalistique est facile : il suffit de ne pas mettre son drapeau dans sa poche. Mais on ne devient jamais rédacteur en chef...

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  • Claude-Marie Vadrot 6 juillet 2010 à 15:31

    Navré de devoir vous rafraichir la mémoire, mais je n’ai pas changé. Au contraire, je me suis plutôt radicalisé.

    Ce qui explique qu’après 8 ans de Canard Enchainé, trois ans de Matin de Paris et 25 ans au Journal du Dimanche, j’ai été accueuilli par l’équipe de Politis dont je fus un fondateur.

    Quand on maintient son cap politique, une carrière journalistique est facile : il suffit de ne pas mettre son drapeau dans sa poche. Mais on ne devient jamais rédacteur en chef...

    Répondre à ce commentaire

  • clem 6 juillet 2010 à 16:16

    Il ne sert à rien de se focaliser sur Canard enchaîné et populisme, peut-on faire une hiérarchie entre les affaires, celles qui sont petites et mesquines et celles qui permettraient de révéler réellement le système ? Mediapart semble avoir réussit à détraquer la machine du zébulon qui se retrouve brusquement sans voix, c’est quand même une sacré performance et indirectement, le Canard a sa part dans ce résultat.D’autres peuvent aussi s’y mettre et briser cette désinformation organisée que l’on subit depuis des années.C’est quoi pour vous une ancienne comptable qui raconte l’existence de certaines enveloppes ? Un acte de vengeance, une péripétie personnelle, un mensonge, une accusation sans preuve ? Toujours est-il que cela place le pouvoir actuel dans de réelles difficultés.

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  • Claude-Marie Vadrot 6 juillet 2010 à 16:22

    Oui, il existe une différence fondamentale et abyssale entre les petits bénefs de certains qui relèvent de la nature humaine et l’affaire Woerth/Bettancourt qui plonge au coeur des relations incestueuses (car c’est la même famille) qu’entretiennent le pouvoir actuel et le monde des affaires.

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  • Gilbert 7 juillet 2010 à 05:27

    Radicalisé ? En soutenant l’escroc Nicolas Hulot, l’ami de Nicolas Sarkozy, qui a les mêmes sponsors que... Claude Allègre, contre qui Politis mène un combat. Allez y comprendre quelque chose ?

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  • Gilbert 7 juillet 2010 à 05:38

    Pour illustrer ce que je viens de dire, il faut savoir qu’un des principaux sponsors de la Fondation "Écologie d’avenir", de Claude Allègre, n’est autre qu’Alstom, fabricant de centrales électriques et acteur du nucléaire français, qui est par ailleurs l’un des mécènes de Nicolas Hulot.

    Et un petit lien pour la route :
    http://pacte-contre-hulot.info/?che...

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  • scoubidou 8 juillet 2010 à 12:44

    Denis Sieffert dans son édito d’aujourd’hui montre très bien la continuité entre toutes les affaires, des cigares au scandale Woerth-Bettencourt.

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  • Claude-Marie Vadrot 8 juillet 2010 à 12:51

    Il n’y a pas de "ligne" à Politis, juste une sensibilité commune. C’est ce que l’on appelle un journal pluraliste à gauche de la gauche.

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  • scoubidou 8 juillet 2010 à 13:27

    Tout à fait, c’est ce qui rend cet hebdomadaire intéressant, tout comme votre blog, mais cibler autant sur les dangers du populisme c’est passer à côté d’un tas d’éléments importants concernant les aspects politiques de la crise actuelle. Quand la crise économique se double d’une crise politique profonde, les perspectives d’avenir ne concernent pas seulement un éventuelle renforcement de l’extrême droite, ou pour le dire autrement la gauche de la gauche peut en tirer quelques profits.

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  • Claude-Marie Vadrot 8 juillet 2010 à 23:29

    Encore, une fois, je fais une différence entre les petits bénefs des unes et des uns et l’affaire Woerth qui est une véritable affaire politique, ou plus exactement politico-financière, ce qui symbolyse bien le milieu qui est au pouvoir.

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