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Par Claude-Marie Vadrot - 3 septembre 2012

Circulation en vélo : le maire de Cagnes sur Mer gagne d’une (courte) roue la course du parlementaire UMP le plus stupide de France

Un sénateur maire limite la vitesse de déplacement en bicyclette...

Cet élu qui ne considère apparemment pas la bicyclette comme un moyen de transport dans Cagnes sur Mer, mais simplement comme un loisir plaisant, n’a pas entendu parler du coût de l’essence et des pollutions engendrées par les voitures, y compris dans sa ville de 50 00 habitants. Repoussant au delà des bornes communément connues, voire admises, les limites de la bêtise politique manifestée depuis des décennies par la droite, il vient de publier un arrêt municipal limitant à 10 kilomètres à l’heure la vitesse maximale des vélos sur les pistes cyclables. Il parait qu’une vitesse supérieure fait courir des risques aux passants. Même s’ils n’ont rien à faire sur les dites pistes...

Depuis quelques jours les agents de la police municipale sont donc postés le long des espaces réservés au vélo avec des radars spéciaux qui permettront de verbaliser les contrevenants dépassant la vitesse limite. A la clé, une amende de 35 euros qui suppose donc que les cyclistes, ce qui n’a rien de légalement obligatoire, circulent munis de leur carte d’identité pour que soit dressé le procès verbal. Notamment pour les enfants. Y compris ceux se hâtant en tricycle de course (pour)suivis par leur nounou.

Le maire, un certain Louis Nègre qui est également sénateur et, cela ne s’invente pas, Secrétaire de la Commission sénatoriale du développement durable, doit au moins ignorer deux choses : d’abord que les radars, à ce niveau, sont incapables de mesurer une vitesse à un ou deux kilomètres prés et ensuite que 95 % des bicyclettes ne sont pas équipées d’un indicateur de vitesse.

Cet élu de 66 ans, qui ne doit pas se déplacer souvent en vélo, devrait également savoir que si on comprend qu’un obscur parlementaire ait besoin de se faire de la publicité avant la rentrée des classes sénatoriales et que si le ridicule ne tue plus vraiment, il existe quand même un gros risque de passer pour un imbécile rétrograde, même aux yeux de ses collègues qui ne brillent pas tous par leur ouverture d’esprit.

Faut-il rappeler que ce sénateur fut le premier à prendre il y a douze ans un arrêté interdisant aux mineurs de 13 ans de sortir en ville après 23 heures et surtout qu’il est à l’origine de la législation autorisant les policiers municipaux à être équipés de flashballs. Sans doute pour tirer dans les pneus des vélos qui roulent trop vite et refusent d’obtempérer...

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Commentaires de forum
  • Très bon article. Juste une remarque : on peut être mené EN bateau ou se déplacer EN voiture. Mais on se déplace A vélo, A cheval ou A moto.

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  • Innovant : Une piste cyclable interdite aux cyclistes, qui sont invités à aller se faire écraser sur la route, pour raison de sécurité...

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  • antoine 4 septembre 2012 à 11:18

    Étant cagnois je passe souvent par cette piste, le problème n’est pas la vitesse mais la manière dont elle est conçue. En effet ce n’est pas une piste cyclable à par entière mais un trottoir délimité par un marquage au sol. L’été entre le grand nombre de piétons et les rosalies la circulation est infernale, un accident peut rapidement arriver. La piste aurait du être mieux pensé.
    Et pour ceux qui critique le maire, sachait qu’il est à l’origine du développement des piste cyclable dans les alpes-maritimes et qu’on peut souvent le voir ce déplacer sur son vélo dans la ville.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 4 septembre 2012 à 12:07

      Une circulation "infernale" sur une piste cyclable, voilà qui est original

      Je suis preneur d’une photo du maire en vélo.

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      •  
        Gromit 5 septembre 2012 à 09:23

        "circulation infernale sur une piste cyclable", suffit de venir à Strasbourg, en heure de pointe, ça bouchonne même.

        Ceci dit, S’il y a un problème de cohabitation entre les différents modes de mobilité, faut déjà voir du côté de l’infrastructure, si elle est adaptée et suffisamment signalée à tous les usagers.

        Il faut savoir par ailleurs qu’un maire est tout à fait dans son droit d’imposer aux cyclistes d’avancer au pas dans des zones de circulation mixte. Si c’est son souhait, il lui suffit alors de déclasser la piste cyclable en zone piétonne. Lesquels cyclistes n’auront alors d’autre choix d’avancer au pas dans cette zone.. ou d’emprunter la route.
        Ensuite commence à se poser la question de la limitation de la vitesse des voitures sur la route... et de la conception adaptée de l’infrastructure routière pour y faire ralentir les voitures.

        Mais là, ça commence à ne pas plaire aux automobilistes, qui ont quand même un pouvoir non négligeable dans cette région.

        Dur dur d’être maire.

        Dans tous les cas, on aurait aimé d’un journaliste qu’il aborde tous ces sujets dans leur exhaustivité sans se contenter d’un traitement superficiel....

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        •  
          Gilbert Duroux 10 septembre 2012 à 16:50

          Dans le genre imbécile, il y a aussi la mairie de Paris, qui met des pistes cyclables n’importe où. Ainsi, du côté de Barbès, je défie les cyclistes d’emprunter les pistes cyclables les jours de marché. D’une façon générale, pourquoi les cyclistes doivent-il partager les trottoirs avec les piétons, ce qui est dangereux. Pourquoi n’a-t-on pas pris sur les routes le tracé des pistes cyclables ?

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          •  
            Claude-Marie Vadrot 10 septembre 2012 à 17:07

            Mieux vaut mettre des pistes cyclables un peu partout et parfois n’importe ou que d’y réglementer la vitesse.

            Dans la plupart des villes du monde qui consacrent de la place aux pistes cyclables (Copenhague, Stockholm, La Haye, Rotterdam, Rio, etc.), les pistes cyclables sont installées sur les trottoirs. Comme à Cagnes.

            Dans ces cités et dans beaucoup d’autres comme Paris, le conception d’origine des grandes villes, ne laisse pas beaucoup de place sur la chaussée et dans ces cas là, mieux vaut les mettre sur les trottoirs et apprendre aux passants, aux motos et aux voitures à ne pas se garer dessus...

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            •  
              Gilbert Duroux 10 septembre 2012 à 22:28

              Jusqu’ici, le problème des cyclistes, c’était les voitures. Avec les pistes cyclables sur les trottoirs, on a créé une opposition piétons/cyclistes. C’est bien beau d’apprendre aux passants, aux motos et aux voitures à ne pas se garer, mais dans les zones de forte densité piétonnière, vous aurez beau faire toute la pédagogie du monde, quand y-a pas la place, y-a pas la place. Vous me direz, il vaut mieux un cycliste qui rentre dans un piéton qu’un camion ou une auto qui écrabouille un cycliste.

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          •  
            3 septembre 2013 à 17:18

            Oui effectivement, c’est la même chose du côté de la place de la Bastille, les jours de marché les pistes sont totalement impraticables....

            sos serrurier paris 1
            sos serrurier paris 10
            sos serrurier paris 11

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    •  
      Lamouette 17 septembre 2012 à 08:49

      Ou avec l’un de ses chauffeurs de Maîtres, flanqué de motards de la police ? J’ai dû me ainsi mettre sur le côté après une réunion publique à Nice. L’expression"mener un train de sénateur" porte ainsi tout son sens !

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  • cpt_caverne 4 septembre 2012 à 12:49

    Surtout voir s’il ne dépasse pas les 10km/h... (qui est vraiment très lente.. 8km/h pr un piéton).

    Quid des rollers ?
    Des piétons qui courent ?
    (Voir de ceux marchant sur la dites piste dans ce cas ?).

    & leurs dire d’aller sur la route c’est vraiment une preuve d’intelligence..

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  • boolzor 4 septembre 2012 à 17:50

    à moins de 10km c’est stabilisateurs obligatoires pour la plupart des cyclistes !

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  • Elguigui 4 septembre 2012 à 19:01

    Que m.le maire commence par faire appliquer l’article R110-2 du code de la route relatif aux pistes cyclables:ni piéton ni roller ni rosalie ni rien d’autre que des vélos et des tricycles.Un piéton ou autre indésirable causant un accident s’expose à/Article 223-1

    Le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.

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  • 5 septembre 2012 à 14:35

    Rejoignez nous pour stopper la pénalisation et démarrer la concertation :
    http://www.facebook.com/pages/Mouve...

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  • Birgit 16 septembre 2012 à 15:37

    Les quelques pistes cyclables de la ville sont toutes des « espaces partagés » sur les trottoirs, séparés de l’espace piéton par un simple trait de peinture
    Mais, le long du bord de mer, le trottoir est une promenade piétonne familiale très fréquentée toute l’année, dont la capacité a été totalement sous évaluée par rapport aux besoins et à la différence de vitesse des usagers : en plus de la piste cyclable, les piétons doivent partager leur trottoir avec les skaters, rollers, joggers et autres, qui dépassent largement les 10km/h et slaloment allègrement entre les passants de tous âges, PMR, enfants, pousettes, trottinettes, tricycles, etc...
    Au total, on circule plus vite sur l’espace piéton que sur la piste cyclable. Alors ça déborde sur l’espace vélo et ça provoque des conflits, c’est logique.
    Sans compter que les pistes cyclables ne forment pas un réseau : dans toute la ville les vélos circulent tantôt sur les trottoirs, tantôt sur la chaussée, et n’ont même pas de passages cyclistes pour traverser les voies
    Ils finissent de plus en plus par rester sur les trottoirs, même non cyclables, au grand dam des piétons qui ne savent plus où se réfugier
    Idem pour la traversée des grands axes (RN98, RN,7 etc) : ils prennent les passages piétons sans mettre pied à terre, et cet été, sur le terre plein central de la RN98 (route du bord de mer), le refuge piéton était occupé par 5 cyclistes, obligeant les piétons à rester bloqués sur la chaussée pour finir de traverser !!!
    M. le sénateur maire de Cagnes visite souvent les quartiers de sa ville A bicyclette. Oui, mais à bicyclette ELECTRIQUE
    A quelle vitesse ? il ne le dit pas. A-t-il un compteur de vitesse ? silence
    Au fait, les vélos électriques sont des véhicules à moteur. Sont-ils autorisés sur les pistes cyclables ?

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  • Isolina 4 octobre 2012 à 08:44

    La personne qui a écrit cela n’a sans doute jamais fait du vélo sur ces pistes cyclables, et encore moins avec de jeunes enfants ! En effet, s’il l’avait fait il aurait vu que ces pistes cyclables sont sur la promenade du bord de mer et non sur la route, où se mélangent mamans enfants mamies etc.. Il n’y a aucune protection entre les piétons et la piste cyclable et même si les piétons "n’ont rien à faire sur une piste cyclable" on ne peut se promener avec un enfant en bas âge en lui passant une laisse "comme un chien" et un accident est vite arrivé. J’ai moi-même fait du vélo avec ma petite fille de 5ans et avons failli à maintes reprises se faire emporter par ces inconscients bêtes (des hommes uniquement) qui vous passent à 3 cm à tout vitesse comme pour une course ; s’il y a impact cela peut être très grave pour un adulte et d’autant plus pour un jeune enfant... !!! Avant de parler et de juger venez voir et après vous changerez d’avis si vous avez un tant soit peu de conscience.....iSOLINA

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  • lecoindubonsens 28 juillet 2013 à 17:40

    Quand on est loin avec une vue theorique de la situation, cela peut effectivement paraitre comique et criticable
    Quand, comme moi, on utilise souvent cet espace en tant que pieton, cycliste ou promeneur en rosalie, la limitation de vitesse apparait comme une mesure evidente de bon sens, de nature a limiter le risque d’accident. Pour les cyclistes pressés souhaitant rouler vite, ils se deplacent de qqs metres coté terre et pourront doubler les voitures sans probleme sur cette 2 fois 2 voies longeant le trottoir partagé entre piétons et amateurs de rosalies / cycles lents / rollers / quads a pedale / karts a pedales etc

    En conclusion, la critique est facile quand on se connait rien au contexte, et ceux qui le font font preuve de presomption et d’incompétence : ils devraient être plus modestes et plus responsables !

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