Parti pirate, Parti du vote blanc, Alliance royale, Solidarité et Progrès de Jacques Cheminade : les élections législatives offrent à une pléiade de « petites » formations politiques une occasion de concourir dans la cour des grands. Dimanche 10 juin, 6 611 candidats sont en lice, soit une moyenne de 11 candidats par circonscription, légèrement inférieure au précédent exercice (13 candidats par circonscription en 2007).
Ce foisonnement s’explique par la simplicité des candidatures. Tout citoyen de plus de 18 ans peut s’inscrire sur une simple déclaration du moment qu’il ne fait l’objet d’aucune peine d’inéligibilité.
Mais pour les partis, les législatives représentent surtout un enjeu financier crucial.
Et pour cause : les partis qui obtiennent au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions perçoivent, pendant 5 ans, 1,68 euro par voix exprimée et par an. En 2012, 32 millions d’euros ont ainsi été distribués au titre du financement des partis politiques. C’est ainsi que le « Mouvement écologiste indépendant » (MEI) a perçu 117 390 euros de subvention au titre des 77 253 voix qu’il a obtenues dans les 132 circonscriptions où il présentait un(e) candidat(e) en 2007. Cette somme monte à 341 000 euros pour « Chasse, pêche nature et traditions » ou à plus de 12 millions d’euros pour l’UMP.
En 2012, 44 partis ont été officiellement reconnus par le ministère de l’Interieur. Tous ne peuvent pas prétendre à un financement, mais certaines formations jouent gros. C’est notamment le cas en 2012 du Parti Pirate qui présente 101 candidats.
Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue au premier tour, les candidats ayant obtenu au moins 12,5% sont qualifiés pour un second tour.
Chaque circonscription correspond à 125 000 habitants.
La parité à 5 millions d’euros
La loi impose aux partis de présenter 50 % de femmes sous peine de réduction de leurs subsides. Si cette règle n’est pas respectée, les aides annuelles sont réduites. À hauteur de 75 % de l’écart entre le nombre d’hommes et de femmes parmi les candidats investis. Un manque à gagner de 5 millions d’euros pour l’UMP en 2012, qui n’avait investi que 26 % de femmes candidates en 2007[1]. Ce ratio monte légèrement pour la majorité sortante en 2012, à 30 %, mais continuera quoiqu’il arrive de lui valoir des pénalités.
Au total, on compte cette année 40 % de candidates. Un chiffre équivalant à celui de 2007 (41,6 % de femmes). Mais les femmes étaient davantage investies dans des circonscriptions difficilement gagnables en 2007, car seulement 18,5 % d’entre elles siègent actuellement à l’Assemblée nationale.


