Paraît qu’on réclame du commentaire ?
Bon, on s’y colle.
Mais que dire qui ne soit pas d’une dramatique banalité ? Le Parti solférinien gagne, c’était couru d’avance. Et son grand chelem est désormais à peu près sur table, même légèrement différé en Languedoc-Roussillon, où il faudra prendre le temps (rassurez-vous, ce sera rapide) de réintégrer les fréchistes : qui ne sont ni plus ni moins socialistes aujourd’hui qu’hier, c’est-à-dire pas beaucoup ; mais pas moins non plus que les instances parisiennes qui ont cru devoir les sanctionner.
Corollaire à la victoire de la gauche molle : la claque à la majorité sarkosienne. Vote sanction, sans aucun doute, pour le Rodomon de l’Elysée et sa clique !
Ce qui ne peut que nous exciter les zygomatiques. Une UMP à la ramasse, on ne va pas bouder son plaisir.
Bon score, également prévisible, d’une Europe-Ecologie cornaquée par un Dany Cohn-Bendit qui, quoi qu’on en pense, est toujours le formidable meneur qu’il était quand je l’ai connu, au pied d’une barricade (Cécile Duflot est bien aussi, mais faut qu’elle apprenne à poser sa voix) !
Quoi encore ? Le duel dans la gauche de la gauche, qui tourne en faveur du Front de gauche au détriment du NPA : les militants de ce courant radical semblent vouloir l’unité ; l’écroulement du Modem, qu’on voyait s’effriter de jour en jour ; et le chiffre record de l’abstention, qui dit toute l’ampleur du gouffre entre les citoyens et ceux qui prétendent les représenter, symptôme évident de la maladie d’une démocratie déliquescente.
Avec, aussi, le retour du FN.
Coucou, le revoilou ! La seule petite satisfaction qu’on pouvait tirer du sarkosisme, c’est qu’il semblait avoir eu la peau du parti lepéniste.
Ben, même pas !
Ça sert à quoi d’avoir repris le fonds de commerce du racisme ordinaire, et que M. Besson se décarcasse ?
Hein ?