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Par Bernard Langlois - 8 octobre 2009

Crocodiles

Impunité

L’histoire se déroule au bord d’un grand fleuve africain infesté de sauriens. La berge herbue, en pente douce, le soleil déclinant des dernières heures chaudes de la journée, tout invite à la baignade. Tout, sauf l’écriteau : « Attention, danger, crocodiles ! » La jeune fille semble n’en avoir cure. À peine descendue de son 4X4, la voici en son plus simple appareil. Elle court vers le fleuve, s’y plonge d’un coup d’un seul et nage voluptueusement dans ses eaux limoneuses. C’est alors que surgit un jeune et vigoureux croco qui fait d’avance claquer ses mâchoires à moins de deux mètres de sa proie… La jeune fille semble perdue quand un alligator adulte, de taille imposante, déboule à son tour sur les lieux du drame qui se noue. D’un mouvement sec et ample de son énorme queue, il envoie le jeune crocodile valdinguer à dix mètres en grognant : « On ne touche pas à Melle Lacoste ! » On ne touche pas non plus à M. Polanski.

Branle-bas des crocodiles dans le marigot germanopratin. Déclarations enflammées de deux ministres qui y barbotent depuis toujours, bientôt suivis par un ex qui n’a jamais fini de s’y croire : hommes de gauche, paraît-il, de ces « prises de guerre » dont Sarko se gargarise, mais qui pourraient bien finir par lui poser de sérieux problèmes avec sa majorité. Au plan international, une pétition qui ressemble à une montée des marches à Cannes. Tout ce beau monde – biotifoule pipole – « exige » la libération immédiate du réalisateur de Rosemary’s Baby, entre autres chefs-d’œuvre, ce qui ne manquera pas, on s’en doute, d’impressionner le procureur californien qui s’est juré de l’envoyer devant le juge. Le petit peuple des lézards ordinaires contemple cette mobilisation des crocodiles avec une certaine incrédulité : le talent, la notoriété, la richesse placent-elles donc au-dessus des lois ? L’impunité est-elle acquise à qui s’est imposé dans la maîtrise de son art ? Ce qui vaut le banc d’infamie pour n’importe quel plombier d’Outreau ou d’ailleurs, fût-il innocent ; cette accusation de pédophilie, fondée ou non, qui a jeté l’opprobre sur des centaines d’éducateurs et conduit certains d’entre eux à se suicider, ne serait donc que faute vénielle pour les demi-dieux de l’Olympe cinématographique et du show-biz réunis ? Le petit peuple se gratte l’occiput et se dit que, décidément, les zélites en prennent à leur aise.

Pavé de l’ours

Je pense pourtant que Polanski mérite d’être défendu et soutenu dans l’épreuve qu’il traverse (lui et sa famille). Mais pas comme ça ! Pas parce qu’il est brillant et talentueux ! Pas avec cette morgue ! La façon dont nos Excellences sont montées au créneau est non seulement indécente, mais encore contre-productive : La Fontaine y verrait une nouvelle illustration de son « pavé de l’ours ». Car ce ne sont pas les arguments qui manquent pour plaider l’indulgence  [1]. Et pour d’autres raisons que le talent (indéniable) du prévenu ou la prétendue « extraterritorialité » des festivals cinématographiques  [2] ! On peut évoquer le long délai écoulé depuis les faits (mars 1977), les étrangetés d’une procédure dont on peut penser, côté américain ou suisse, qu’elle a eu bien d’autres occasions de se manifester, le fuyard ne se cachant nullement et ayant pignon sur rue (et chalet au pied des pistes de la plus sélecte station helvétique). On peut aussi se poser quelques questions au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste, et que personne n’obligeait à se rendre en sa seule compagnie en un appartement désert pour y poser seins nus (c’est elle qui raconte) devant son objectif : l’ingénuité aussi a des limites. On peut noter encore que la famille de la donzelle a accepté devant la cour, dès le mois d’août 1977, à la suite d’un « arrangement » (un deal) entre les avocats des parties – donc cinq mois après les faits –, que l’accusation de viol soit requalifiée en « relations sexuelles illégales », faute reconnue par l’intéressé, qui plaida coupable, avec semble-t-il l’assurance d’échapper à la prison, ce qui ne se confirma pas, puisqu’il fut condamné provisoirement à trois mois fermes (il en fit la moitié avant d’être remis en liberté et préféra alors s’envoler pour l’Europe sans attendre le verdict définitif). On peut enfin souligner que la jeune victime, aujourd’hui mariée et mère de famille, a choisi d’abandonner toute poursuite.

À quoi bon alors s’acharner contre un homme qui n’a plus, depuis cette affaire trentenaire, encouru de reproche, dont la vie personnelle marquée de drames douloureux et même de véritables tragédies – depuis la fuite devant le nazisme jusqu’à l’assassinat sordide d’une épouse enceinte – avait pris un cours plus paisible ?

Puritaine

Pourquoi ? Parce que l’Amérique, pardi ! L’Amérique profonde, celle du racisme persistant, des armes à feu, des sectes, des born again, du créationnisme, des néo-cons, etc. – qui ne se sont pas évaporés avec l’élection d’Obama et qui font même un retour remarqué dans la bagarre de l’assurance-maladie. L’Amérique puritaine. On repense à cet essai de Philippe Immarigeon dont je vous ai parlé à sa parution, qui défend la thèse d’une Amérique restée coincée dans les structures mentales moyenâgeuses des Pilgrim’s Fathers, ces pères fondateurs qui fuyaient, justement, une Europe en pleine transformation (les Lumières) où ils ne retrouvaient plus leurs valeurs, dans « cette arche de Noé du Mayflower où l’homme féodal se réfugia en attendant la fin du déluge européen de la libre-pensée  [3] ». Cette Amérique qui cohabite avec l’autre, celle de toutes les licences et de tous les scandales, qui se niche dans les collines d’Hollywood, les rues chaudes de Frisco, les plages de Miami ou les dunes de Hyannis Port : Polanski, le libertin réchappé du ghetto de Cracovie, était bien sûr de celle-ci, qui scandalise celle-là, l’hypocrite. Celle-là qui, à l’image du gouverneur bodybuildé de Californie, se réjouit de l’arrestation du cinéaste et réclame à grands cris son extradition.

Énorme

Deux exemples, pris dans la presse cette semaine (une dans Le Figaro, l’autre dans Siné Hebdo, soyons éclectiques !) pour illustrer mon propos. Peoria, Arizona. Anthony et Lisa, un couple sans histoire, trois filles de 5 ans, 4 ans et 18 mois. Donnent leurs photos de vacances à développer à l’hypermarché Wall-Mart du coin. 144 clichés, dont 8 montrent leurs fillettes nues jouant dans une baignoire. Dénoncés comme suspects de pédophilie par le magasin. Enquête, fillettes retirées sans droit de visite, mère (enseignante) suspendue. Après un an de procédure, Anthony et Lisa sont entièrement blanchis. Ils n’ont plus qu’à payer l’avocat : 75 000 dollars ; et à faire soigner leur fille aînée, sérieusement perturbée. Georgie (ville non précisée). Wendy, 17 ans, se fait surprendre en train de pratiquer une caresse buccale à son petit copain, 16 ans. Elle lui taille une pipe, quoi, sans doute dans une bagnole ou derrière un arbuste du campus. C’est un délit en Georgie, ou du moins ça l’était : l’histoire se passe il y a treize ans, et depuis la fellation a été dépénalisée, de même que les relations consentantes entre mineurs. Mais la loi n’est pas rétroactive. Et Wendy (qui s’est tout de même payé un an de taule à l’époque de sa « faute ») est toujours fichée au registre des délinquants sexuels (consultable par qui veut), interdite d’habiter à moins de 300 mètres d’un lieu susceptible d’accueillir des enfants. Elle vient même, à 29 ans, d’être remise sous les verrous. Motif : à la suite de problèmes conjugaux, elle est repartie vivre chez sa mère, en oubliant de prévenir la police. Ça paraît énorme, hein ? Ça l’est, si tout ça est vrai, je n’ai pas vérifié, je fais confiance aux confrères  [4].

Faits divers

Mais revenons chez nous (où le meurtre d’une jeune femme qui faisait son jogging dans un bois par un délinquant sexuel récidiviste n’est pas de nature à calmer les paranos. Grand classique : le ministre des flics dénonce le laxisme des magistrats, et le ministre des magistrats prie le ministre des flics de bien vouloir fermer sa grande gueule ; quant au PPV – Petit Père des victimes –, il reçoit la famille au Château. Débat : faut-il châtrer ? Notez, tous ces faits divers ont au moins l’avantage de faire un peu oublier au bon peuple comme les temps sont durs). Chez nous, donc, le fossé se creuse de plus en plus entre les zélites et le peuple. Comme le note Denis Muzet, le président de Mediascopie, « le sentiment de deux poids deux mesures dans notre société se répand ». Outre ces ministres et tous ces pipoles qui volent au secours d’un délinquant en fuite, on voit bien comment, au procès Clearstream, la justice est instrumentalisée pour démêler les querelles du beau linge (sale) ; on voit aussi comment un PDG pour qui la vague de suicides qui touche son entreprise n’est qu’une « mode », et à qui cela fait « un petit choc », est conforté à son poste par son ministre de tutelle, quand le bon sens voudrait qu’on le débarque illico ; ajoutez à ça la taxe carbone, la hausse du forfait hospitalier, les menaces sur La Poste (belle mobilisation pour le référendum sauvage !), le projet d’imposition des accidentés du travail : « L’actualité ne fait que donner corps, conclut Muzet, à cette vision et accroître un sentiment de malaise  [5]. » Mais quand donc va-t-on se décider à les jeter, tous ces Importants, aux crocodiles ?

P.-S. : Petite erreur l’autre semaine : la politique qui est « comme l’andouillette », c’est Édouard Herriot, pas Clemenceau. Me suis trompé de radical-socialiste !

 

pol-bl-bn@orange.fr

[1] Ce que fait fort bien le procureur général Philippe Bilger sur son blog  : « Il aurait fallu au moins mesurer la complexité du problème avant de s’enflammer et montrer un peu de respect pour la légalité, pour avoir le droit ensuite d’en discuter l’esprit. Il me semble qu’en effet – je l’écris sans être péremptoire – le légal n’est pas forcément légitime en toutes circonstances et que l’État de droit, à se vouloir détaché du contexte et de la vie, gagne en dureté certes, mais perd en validité. Je suis persuadé qu’en l’occurrence le sens de l’opportunité n’aurait pas été l’adversaire de l’État de droit mais son intelligence. […] Faut-il plaindre Roman Polanski ? Peut-être. Pas parce qu’il est artiste. Parce que la justice, c’est aussi de savoir sagement s’arrêter à temps. » Lisez intégralement son billet sur : www.philippebilger.com/.

[2] Argument invoqué dans la pétition des cinéastes. Si cette extraterritorialité peut se défendre pour des motifs politiques, elle paraît difficilement justifiable pour des délits ou des crimes de droit commun !

[3] American Parano, Bourin, 2006.

[4] Le Figaro du 30 septembre et Siné Hebdo du même jour.

[5] Libération, 3 et 4 octobre.

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Commentaires de forum
  • Louise 9 octobre 2009 à 13:26

    On peut aussi se poser quelques questions au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste, et que personne n’obligeait à se rendre en sa seule compagnie en un appartement désert pour y poser seins nus (c’est elle qui raconte) devant son objectif : l’ingénuité aussi a des limites.

    Avec ces mots vous entrez dans le marigot germanopratin et pouvez créer une annexe limousine.

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  • ko 9 octobre 2009 à 14:34

    Et Bernard y entre encore plus avec la mention, plus loin, de ce que cette jeune fille est devenue une femme "mariée et mère de famille". Cela signifierait-il, dans ton inconscient, Bernard, qu’elle s’est rattrapée en « rentrant dans le rang, dans la norme », car elle n’y aurait pas été, à 13 ans ? Est-ce cela qu’il faut comprendre ? Sinon, pourquoi faire mention de cette situation aujourd’hui, qu’apporte-t-elle de plus aux faits ?

    Désolée, mais on entend clairement dans cela, même si tu ne l’as pas voulu (mais ton inconscient a laissé passer ces mots, ces idées) : quelque part, elle l’a bien cherché...

    Les faits : toute ingénue qu’elle ait été, toute inconsciente, ou ayant préjugé de ses forces et de ses envies, dès lors qu’elle avait dit non, il devait s’arrêter. Lorsque quelqu’un-e dit "non, non, non" à une tentative de rapports sexuels, la personne qui propose les-dits rapports et n’entend pas la dénégation perpétue un viol. C’est quand même dingue de devoir rappeler cela ! Avec comme circonstances aggravantes, ici : l’écart d’âge (l’un était adulte, l’autre ne l’était pas du tout) ; et la prise d’alcool et de drogues.

    L’auteur de ces faits a droit à la défense, c’est une évidence, et je n’appelle pas à le clouer au pilori. Mais qu’on parte des faits, qu’on les reconnaisse, qu’on les examine pour ce qu’ils sont. C’est insupportable d’entendre tous ses arguments visant à minorer la gravité de ce qui a été commis, même si la victime a, de son côté, pardonné.

    Non, je vous le dis, le combat féministe n’est pas gagné, y compris chez nos camarades gauchistes.

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  • Lio 9 octobre 2009 à 18:36

    "Elle lui taille une pipe, quoi, sans doute dans une bagnole ou derrière un arbuste du campus. C’est un délit en Georgie, ou du moins ça l’était : l’histoire se passe il y a treize ans, et depuis la fellation a été dépénalisée, de même que les relations consentantes entre mineurs."

    Délit à l’époque retraduit en "acte de sodomie", si je ne me trompe pas.

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  • Laulau 9 octobre 2009 à 18:46

    On peut aussi se poser quelques questions au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste, et que personne n’obligeait à se rendre en sa seule compagnie en un appartement désert pour y poser seins nus (c’est elle qui raconte) devant son objectif : l’ingénuité aussi a des limites.

    Je suis d’accord avec l’ensemble de l’article mais là, non ! Je viens d’entendre Finkeilkraut dire que cette jeune fille de 13 ans n’était même pas vierge vu qu’elle avait couché avec son petit ami. Oui et alors ?
    Il ne s’agit pas de faire le procès de Polanski mais arrêtez, je vous prie, avec ces arguments à la noix ! Parce que dans le registre "c’est lui qui le raconte" on pourrait donner les déclarations de Polanski lors de son interrogatoire, je suis pas sur qu’il en sortirait grandi.

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  • Mercredi 9 octobre 2009 à 19:16

    Entièrement d’accord avec vous. Quant aux gauchistes, on peut être certaines qu’ils n’en ont rien à foutre des femmes. C’est clair. Leur silence à ce sujet est assez assourdissant. Ils ne s’en emparent que pour mieux l’instrumentaliser afin de servir leurs desseins politiques, leur lutte anti-capitaliste. En réalité, les femmes ne les intéressent pas politiquement. Fondamentalement. Ce qui leur ôte une grande part de crédibilité.

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  • emce 10 octobre 2009 à 18:46

    Je suis absolument effarée par ce que je lis sous votre plume, Bernard, moi qui vous lis avec plaisir toutes les semaines.

    Qu’on soit puissant ou misérable, la justice doit s’appliquer de la même façon. Point.
    J’estime qu’il n’y a pas à discuter sur le fait qu’un procureur demande à un fuyard de rendre des comptes si les faits ne sont pas prescrits.

    Je rappelle tout de même que cette personne a vécu entre temps la vie de château, ce qui n’est pas le cas du bougre qui a commis le même crime et qui n’avait pas les moyens de se trouver un exil doré. Et qui est peut-être encore au trou.

    D’autre part, l’interpellation ne préjuge pas de ce qui sera décidé au procès. Relaxe ou condamnation. Dire qu’il ne faut pas qu’il se présente devant la justice, c’est faire justice soi-même, avec toutes les subjectivités que cela suppose.
    Et selon l’issue du procès, nous aurons, si besoin est, tout loisir de nous indigner d’une peine qui pourrait nous sembler relever de l’acharnement.

    Deuxièmement, dire :" On peut aussi se poser quelques questions au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste …", c’est insupportable.

    C’est bien connu, une jolie gamine de 13 ans aguicheuse ne peut que faire perdre tous ses sens à un pauvre gars innocent de 40.

    Seulement, là, c’est encore nous refaire le coup d’Adam et Eve.

    Eh oui, la gamine s’est jetée dans l’antre du loup, préférant par vanité poser à moitié nue pour des photos, alors qu’elle aurait dû rester sagement dans sa chambre faire ses devoirs parce qu’il y a plein d’hommes qui rôdent dans la rue, prêts à bondir, on n’y peut rien, Germaine c’est comme ça.
    D’ailleurs, il y a des femmes qui s’habillent avec des sacs pour ne pas attirer les regards concupiscents que les hommes ne manquent pas de leur lancer. C’est leur nature.

    Et voilà que ce quadragénaire vulnérable, qui a subi bien des tourments dans sa vie, lui fait boire du champagne, avaler un sédatif, ce qui tiendrait, à mon humble avis, pour préméditation, lui demande de se déshabiller entièrement et introduit son sexe à tous les endroits possibles.

    Elle a treize ans, et même si aujourd’hui certains prétendent qu’elle en faisait beaucoup plus, elle est donc mineure. Mais un homme aux abois n’a pas la présence d’esprit de s’arrêter à des détails aussi insignifiants.

    Eh bien, quoi qu’on en dise, tout cela, que ce soit dans les années soixante-dix ou aujourd’hui, que ce soit en France ou aux Etats-Unis, et ailleurs, cela s’appelle un viol sur mineure.

    Et, que l’on ait conclu un accord avec la famille ou que l’on se retrouve direct en taule pour des années, le crime est le même. Et inexcusable. Au moins pour la société.

    Faire le parallèle avec des affaires ridicules relevant, cette fois-ci de la seule stupidité de la pudibonderie puritaine, c’est malhonnête.
    Et dire que ceux qui demandent que le cinéaste réponde de ses actes devant la justice sont ceux qui acquiescent à la stupidité des pantins du gouvernement qui pondent une loi inique et absurde à chaque fait divers, ça aussi, c’est aussi malhonnête.

    Les lézards ne demandent rien d’autre que les lois soient justes, efficaces, applicables et appliquées à tous de la même façon. Et que la justice fasse son travail en son âme et conscience, et non pas pour préserver les intérêts d’une caste ou protéger ceux qui sont censés protéger l’ensemble de la population.

    Voilà ce que je voulais en dire.

    Ce qui ne m’empêchera pas de continuer à vous lire tous les jeudis.

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  • Andréa 11 octobre 2009 à 03:46

    Oui, ça m’étonne de Bernard Langlois ce renversement des valeurs, faire passer la victime pour la responsable. C’est bien une attitude de mec. "Elle m’avait allumée", "elle avait du rouge à lèvres", "elle portait une mini-jupe"...
    Si BL s’était un peu renseigné, il saurait que la gamine n’était plus vierge depuis l’âge de 8 ans et demi. Autrement dit, elle s’était déjà faite violer à 8 ans et demi. C’est donc une gamine sans doute perturbée que sa mère avait confiée toute seule à Polanski, dans la résidence de Nicholson, connue pour ses soirées très chaudes.
    Osera-t-il dire, Bernard Langlois, qu’elle était consentante ?

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  • paul 11 octobre 2009 à 11:47

    J’apprécie beaucoup cet article et tout ce qui est dit sur la justice américaine .Les exemples relevés dans la presse font froid dans le dos.Mais dans le marigot où barbotent maintenant
    des personnes aux idées opposées, même des féministes et les gardiens intransigeants
    de la vertu, il faut absolument se retrancher derrière les prérogatives de la loi américaine .
    Car quand on voit qui défend ou qui attaque ce cinéaste en France ,on peut être éclaboussé.

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  • Dégouté 11 octobre 2009 à 13:27

    Je pense M. Langlois, que vous n’avez pas saisi le raz le bol qui nous saisit en tentant de suivre les méandres parfois nauséabondes de la pensée de nos élites.
    Cette colère s’exerce contre tous ceux qui se la jouent "élitiste".
    Et si vous étiez plus lu, vous seriez aussi une cible.
    A partir de quelques infos lues et reprises partout, vous déduisez que les USA sont plus coupables que Polanski ?
    Etes-vous sérieux ou est-ce de l’anti americanisme idiot ?

    Avez-vous lu dans LeMonde.fr le témoignage d’un pédophile ayant fait son temps en prison, soigné, soigné, et conscient de ce qu’il a fait, et qu’on vient soumettre à un controle policier 20 ans plus tard !? Les exemples concernant notre Justice bien franchouillarde font froid dans le dos. Assez pour que vous vous interessiez à la France, plutôt que de botter facilement en touche, aux USA. Oui, facile.
    OJ Simpson accusé d’un double meurtre, a pu se sortir de preuves accablantes. Polanski ne saurait pas se défendre avec des avocats ? il a payé la victime pour qu’elle se taise définitivement devant la Justice et croyait s’en sortir. Il peut certainement subir quelques heures dans un tribunal sans qu’on parle d’excès. Défendre Polanski sur cette affaire est scandaleux : il n’y a rien à en dire. Il est arrêté, va revoir les USA et avant la fin de 2010, je parie qu’il sera libre de se déplacer partout dans le monde. Cette défense est non seulement idiote, mais il y a, à ce qu’on dit là bas, accord entre les deux parties.

    De voir les homosexuels parisiens (Delanoe ...) déclarés prendre fait et cause pour Mitterrand est aussi une souffrance pour tous les homos provinciaux et d’ailleurs : est-ce qu’on doit défendre ce ministre qui considère les crimes sexuels comme lessivables avec le temps après avoir exhibé ses positions touristico-sexuelles dans un livre ? Ca donne l’impression troublante que l’ensemble de l’élite, comme pour le vote referendum europe, est soudée dans une défense de ses privilèges et intérêts. Chirac a t’il été inquiété ? même pas !
    Peu importe que Marine Le Pen a cru bon de suivre ce qui se déchaînait déjà sans elle sur internet, dans les commentaires : elle a fait un bon coup politique qui affaiblira Sarkozy. Et ca fait plaisir à certains de mettre Hamon dans le même sac ? Je vous le dis, ça craint un max, et votre marigot est bien le même.

    En effet, même vous, me paraissez plus préoccupé de critiquer les USA et de défendre Polanski, alors qu’il s’agit de savoir si ce ministre a suivi les ordres en bavant sur les USA à cette occasion, de savoir si ce ministre a choqué en expliquant qu’un viol doit être oublié après un certain temps, de savoir à quel point il est aux ordres dans cette manipulation paranoiaque.

    Pour ma part, M. Langlois, il me suffit de savoir qu’un ministre de gauche dans un gouvernement de gauche le soutenant, qui aurait dit ce qu’a dit Mitterrand à cette occasion, aurait "sauté", si ce n’est l’entièreté du gouvernement. Tout soutien à ce ministre pue. Et rien à foutre de sa vie sexuelle, sauf si celle ci s’exprime pour absoudre un crime sexuel. Beurkkk.

    Bravo Hamon ! Il faut faire se débarrasser de ce qui reste de plus de 50 ans au PS tant ils sont installés dans le même marigot que les Umpistes.

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  • Nora 11 octobre 2009 à 15:16

    C’est bien la première fois que je suis consternée en lisant Politis ! M. Langlois, je vous recommande vivement de lire cette analyse de Mona Chollet, qui fait d’ailleurs référence à votre article : "Polanski, Mitterrand : le soliloque du dominant"
    http://peripheries.net/article324.html

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  • Sybille 11 octobre 2009 à 21:50

    "On peut aussi se poser quelques questions au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste, et que personne n’obligeait à se rendre en sa seule compagnie en un appartement désert pour y poser seins nus (c’est elle qui raconte) devant son objectif : l’ingénuité aussi a des limites"

    On dirait du finkelkraut : La salope de 13 ans : elle l’aurait pas un peu provoqué Mr Langlois ?

    C’est un peu pour ce genre d’argument que ma grand-mère en 68 n’a jamais porté plainte. C’était avant la fin de l’ordre moral dont vous pensez surement qu’il est de retour !

    Dommage pour un journal de la vrai gauche : Le féminisme est passé de mode et tomber dans le panneau, comme les socialistes et la gauche neolibérale interventioniste pour laquelle l’élitisme vaut tous les passeports y compris les moins démocratiques !

    Chapeau !

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  • Gilbert 11 octobre 2009 à 22:16

    Entre ce papier et celui de Claude-Marie Vadrot qui supporte Nicolas Hulot (le type qui a contribué à verdir Sarkozy et qui défend le libéralisme économique), qui défend une taxe qui va toucher les plus pauvres, j’ai le sentiment que Politis est en train de prendre un virage sur l’aile spectaculaire...

    Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution pour Politis, qui risque de perdre beaucoup de lecteurs avant de retrouver une nouvelle clientèle.

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  • Sybille 11 octobre 2009 à 22:20

    J’ai une théorie à ce sujet : Mitterrand est la victime indirecte de Sarko : Qu’est-il donc aller faire dans cette galère ? Lui, si fidèle à la droite, comment à t’il pu accepter d’endosser le costume du traitre, d’être embauché pour son patronyme, de devenir malgré lui le symbole de l’ouverture Sarkosiene ? Sans cela, il aurait pu continuer à nous décrire tranquillement toutes ces turpitudes par le menu sans que celà ne fasse l’ombre d’un scandale. Et bien non, le voilà tombé dans le piège de Sarko, ce président qui distille et susurre la haine à chaque intervention, cet homme qui cherche à occuper tout l’espace politique sans rien laisser à l’opposition. La gauche (néolibérale interventionniste) ne pouvant s’opposer sur le fond attend la faute pour exister.
    Pourquoi s’étonner dés lors, de l’exploitation politique qui est faite de cette affaire : nous avons ici une réponse mode pour mode, dans l’esprit et la lettre de la méthode et des conceptions politiques de Sarkozy.

    Quant à son texte : La misère qui fait bander : j’ai cru vomir en l’étudiant non pas tant parce qu’il ferait l’apologie du tourisme sexuel, ce qui lui est reproché (à tord, à mon avis), mais surtout pour l’empathie qu’il appelle de la part du lecteur, mis en demeure de prendre le rôle du curé ou du psychanalyste pour absoudre les "fautes" d’un F.M se répandant publiquement plutôt que sur un divan ou à l’abri du confessionnal

    Quant aux inombrables exemples d’inversion victimes/coupables, ils témoignent de la dislocation de nos sociétés, et sont malheuresement parfois portés d’un bout à l’autre du spectre politique à l’image de cet article puant :
    Dans l’affaire France-Telecom, la victime est l’entreprise, le salop est le suicidé, les présidents Sarko et Berlu sont les plus grandes victimes du monde et font des procès à tour de bras, les malades sont suspects, les accidentés du travail doivent payés, les femmes discriminent les hommes pour la retraite, etc....

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  • José L. 12 octobre 2009 à 02:36

    Je suis accablé. Dans le paysage médiatique, Bernard Langlois était une oasis, mais là... cette façon de rejeter sur la victime la responsabilité d’un acte répugnant. C’est pathétique. Dans la ligne de Finkelkraut (la petite dévergondée avait déjà baisé avec son copain)ou d’autres (elle paraissait 25 ans...)
    Reprenez-vous Bernard, je ne peux pas croire que ceci soit digne de vous.
    Quelle déception ! Est-ce un dérapage ? Etes-vous capable de comprendre l’ignominie de votre argumentation ?

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  • cultive ton jardin 12 octobre 2009 à 08:09

    "On peut aussi se poser quelques questions au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste, et que personne n’obligeait à se rendre en sa seule compagnie en un appartement désert pour y poser seins nus (c’est elle qui raconte) devant son objectif : l’ingénuité aussi a des limites."

    Olala, Bernard, je suis consternée. Il y a beaucoup de puanteur dans cette histoire,que ce soit chez les pro-Polanski ou les anti. Mais le plus lamentable est celui qui vise à ressortir la vieille lune qu’une femme violée l’a bien cherché, et que l’homme a été victime de ses charmes maléfiques. Je ne m’attendais pas DU TOUT à retrouver ça chez toi.

    Je suis bien triste !

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  • les salopards 12 octobre 2009 à 11:50

    Il faut avoir été abordé à 11 ans par un vieux beau, foulard, veste pied de poule, voiture genre Morgane, pour savoir que c’est un crime, une prédation, de "draguer" des jeunes garçons ou filles. Il faisait du tourisme sexuel en Bretagne. A l’époque, ça se pratiquait sans aller à l’étranger.
    40 ans plus tard, j’y repense encore, avec l’impression d’avoir un trou béant dans ma mémoire.
    J’ai dit non, c’est sûr, mais la voiture allait vite, et beaucoup plus loin que prévu : ça devait être juste un essai ... Quand il a fait demi tour dans une entrée de champ, j’ai eu très peur, et j’ai tout oublié, mais je suis presque certain qu’il m’a ramené devant chez moi. Je crois que je criais. Depuis ce temps, je comprends les victimes.

    J’en souffre encore. Qu’en est-il de la souffrance des boxeurs éphèbes de FM ? peu m’importe. C’est juste intolérable que le Pouvoir en France soutienne ces comportements prédateurs au motif qu’à l’opposé nous aurions l’ordre moral (BHL).
    Que croyez-vous que je ressente ? un dégoût profond et définitif pour ces gens là, qui chassent la proie facile pour soulager ce que FM décrit très bien. J’ai eu affaire à un salopard de cette espèce. Ceux qui les défendent sont les mêmes.
    Quand le curé confesseur du collège catho a glissé la main dans mon pantalon, j’ai supporté une fois, une deuxième, et j’ai quitté à jamais la confession et la religion. Il y a une élite qui veut assouvir ses pulsions, quitte à nous expliquer que c’est pour notre bien.

    Adieu Sarkozy, à jamais.

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  • Stéphane 12 octobre 2009 à 13:25

    La requalification de l’accusation de viol en « relations sexuelles illégales »... humm, quelle classe, quelle élégance. Ce sont les petits plus que la gloire et la notoriété (et l’argent évidemment) permettent sans doute ???
    c’est "un arrangement" qui ne bouscule pas votre pensée de gauche apparement. C’est "un arrangement" entre 2 parties consentantes, libres et égales devant la loi, c’est ça ? Moi, ca m’a fait bondir, et je suis de gauche aussi. Pas la même sans aucun doute.

    Dans le magnifique film Yves Boisset Dupont Lajoie, Jean Carmet mérite-t-il l’opprobre uniquement parce qu’il tue la petite salope d’Isabelle Huppert après l’avoir violé ?
    Il l’aurait juste violé, ça passait encore, cela aurait pu être requalifié c’est ça ??? Sauf que ça se passe dans un camping et non dans une villa de Hollywood, la "requalification" peut elle s’appliquer dans un contexte aussi vulgaire ?

    Moi, c’est pas l’Amérique qui me fait peur, c’est l’archaïsme, l’antiquité de la pensée morale (entre autre) française, bien de chez nous, là où je vis. C’est d’autant plus terrifiant de lire de tels propos dans un journal qui se veut de gauche, moderne et progressiste.

    Je ne suis pas si jeune, je vais avoir 39 ans mais à vous lire (et d’autres) sur ce sujet, j’ai la vive impression de ne pas vivre dans la même temporalité et de vivre dans une France surannée, dépassée, qui ne me correspond pas. Et je pense que nous sommes très nombreux dans cet état d’esprit.

    Je ne fais pas l’apanage du jeunisme mais tout de même, votre point de vue moral sur cette question est tellement anachronique aujourd’hui en 2009 qu’il serait sain au moins de se poser la question, car si le sujet n’était pas si grave, il porterait à rire.

    Je pense que les symptômes qui meurtrissent le pays aujourd’hui sont les mêmes qui ont sclérosé la France dans les années 60. Le même décalage, le même antagoniste entre une posture sociétale, bourgeoise établie et une modernité réelle qui ne demande qu’à exister et s’épanouir. Ce qui était valable pour vos parents hier est valable pour vous aujourd’hui.
    Votre réaction comme celle de vos collègues sur ce sujet n’aurait aucune légitimité dans un pays moderne. Aucune. C’est impensable. Ou uniquement pour les historiens. Alors de là à l’écrire...

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  • JR (abcdetc) 12 octobre 2009 à 14:08

    Bernard

    Je ne vais pas répéter ce que j’ai écrit hier…

    J’ai pas assez de mémoire, je n’ai pas fait de copie et j’ai autre chose à faire.

    Je suis consterné de ne pas trouver mon commentaire parmi d’autres protestataires. En plus d’être devenu (resté ?) misogyne, vous seriez donc devenu censeur ?

    Le temps a bien passé depuis le 14 septembre 1982...

    J’attends donc de lire la semaine prochaine votre défense du petit Frédéric au nom la dénonciation des odieux homophobes qui confondent pédé et pédéraste et qui font bien beaucoup de bruit pour une histoire de pute (avec un e au masculin comme au féminin).

    Puis je me désabonnerai.

    Je maintiens : le gauchisme se heurte souvent (encore) à la limite du féminisme.

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  • PMB 12 octobre 2009 à 17:59

    Effaré moi aussi par ce que vous dites de cette "lolita", "donzelle" et j’en passe. Il aurait été bon, avant d’écrire ça, de lire le verbatim de la déposition à l’époque des faits. La fessée, totalement inhabituelle, que vous recevez de vos lecteurs qui ne sont pas je suppose des fans de Miss Le Pen, vous remettra peut-être les idées en place.

    Cette « lolita » est devenue ce que peut-être elle était déjà : quelqu’un de bien et de sain. Cela à une époque de l’histoire où le libéralisme sexuel était prôné. Mais cela à une époque de la vie où on est instable. Car un enfant ne devient pas du jour au lendemain un adulte, il traverse avant une période trouble, difficile, où il est encore plus fragile : se rappeler Dolto et sa métaphore du homard qui change de coquille. Que des adultes profitent de cette absence de coquille pour s’introduire dans le homard est inacceptable.

    J’ai bien fait de vous retirer de mon carnet d’adresses.

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  • PMB 13 octobre 2009 à 00:54

    Je viens de trouver ça :

    http://www.arhv.lhivic.org/index.ph...

    Oh putain, la colère va me reprendre. Voici, avec les photos du bas de la note de Gunthert, la Samantha Geiler que RP a photographiée (planches contact réalisée en 1977). C’est une Lolita, ça ? Une sal..e ? Une pétasse ? Une « femme de 25 ans » comme disait ce fumier de Costa Gavras ?

    Quelle pureté, quelle lumière dans ses yeux qui va bientôt s’éteindre, et une mélancolie comme de pressentiment…

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  • Jean-Louis Labatut LC en Béarn 13 octobre 2009 à 09:34

    Oh là ! Camarade,
    "L’ingénuité a des limites" oui, bien sûr. Lesquelles, au fait ? Une gamine de 13 ans a des limites, celles de son âge. Comme le dit Gisèle Halimi, à cet âge-là, il n’y a jamais consentement.
    Nous avons lu, elle acceptait d’aller poser les seins nus pour la couverture d’un magazine, ses parents, ou du moins sa mère, encore une salope, ont eu une attitude insuffisamment vigilante.
    J’ai lu aussi, qu’est-ce-que ça vaut ? J’ai lu aussi que le gros dégueulasse avait tout fait pour écarter les gêneurs éventuels. IL avait juste l’intention de photographier des seins nus. Et une Lolita qui ne respecte pas les limites l’a provoqué. Il a dérapé. A l’insu de son plein gré ? La maison déserte de NIkolson était ce soir là le seul endroit disponible à Hollywood pour photgraphier une fausse ingénue. Dès 13 ans, les ingénues sont fausses, faut-il le rappeler aux naifs de 45 ans qui pourraient s’y laisser prendre. A 13 ans, on porte la burka bordel, sinon, le viol !
    Faire photograhier tes seins pour la couverture d’un grand magazine ? Non mais ! Au fait, l’autre, il est photographe au dit magazine ? Il t’a montré la photo d’une couverture, une fille, les seins nus ? Ah bon ! C’est lui qui l’a faite ?
    J’ai lu encore à propos du témoignage de Lolita, l’arrogance du monsieur qui n’aurait pas hésiter à la.....
    Laisse tomber, tout ça me dégoute.
    Cher ami, le machisme nous a été inculqué dans les veines, en même temps que le lait de notre mère, c’est pour cela qu’il nous faut être surperlativement vigilant.

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  • YMB 13 octobre 2009 à 12:16

    Ne comptez pas sur moi pour verser une larme (même de crocodile) sur ce type. Depuis quand le fait d’avoir souffert ou connu des drames exempte-il de la justice ? Et il suffirait d’avoir les moyens d’échapper à la justice pour après se prévaloir du temps écoulé et être absout. Malheureuse et lamentable défense d’un homme qui a suffisamment d’avocats (je ne m’inquiète pas pour lui). Monsieur Langlois avait-il vraiment besoin de les rejoindre ? Quelle complaisance ! Faut-il rappeler à Monsieur Langlois la gravité des faits (viol sur mineure) ?
    Enfin je pensais Monsieur Langlois plus attaché à l’EGALITE DEVANT LA LOI, à dénoncer l’IMPUNITE quelle qu’elle soit.

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  • watpi 13 octobre 2009 à 18:58

    C’est bizarre et je me demande quelle en est la cause : jamais de pédophilie féminine sur des jeunes garçons.
    Pas d’affaire d’hommes violés.

    Enfin on peut ajouter Langlois sur la longue liste de vomitifs apparus sur le marché récemment.

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  • Ali 14 octobre 2009 à 14:27

    M Langlois,
    Merci pour cet article éclairant comme d’habitude, et débordant d’humanité et de sagesse.

    Pour ma petite part je voulais y ajouter un point qui me préoccupe sérieusement : je constate que ce sentiment de "deux poids deux mesures" a un effet pervers très inquiétant. Il rend le "petit peuple" dont je suis issu de plus en plus rancunier, aigri et assoiffé de vengeance à l’égard de tout individu représentant l’élite. Cette dérive est une aubaine pour les charlatans de toit poil et un réel danger pour la démocratie.
    Et c’est, peut-être, le pire des méfaits de l’hypocrisie au pouvoir.

    Ali

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  • 25 octobre 2009 à 21:00

    Bravo Langlois ! Excellente citation d’Immariigeon. En voici une autre :"L’opposant est en Amérique un dissident qui prêche dans le désert et finit, de lassitude, par cesser tout effort : il parle mais personne ne l’entend : s’il est entendu personne ne l’écoute, écouté, il n’est pas compris, compris il n’est pas contredit, publié, il n’est pas lu, et lu il est vite oublié." American Parano, p. 120.
    Tu vois, Langlois, moi qui t’ai envoyé "Vérole" pour que tu te foutes de ma gueule en jouant les andouilles, cette citation, j’y adhère à 200%... Devine pourquoi ? Mais l’Amérique, bordel ! Ce doit être l’Amérique qui parle par ta voix rémunérée, sans que tu le saches, comme toute cette gauche "religionnaire", dixit Régis Debray, c’est à dire protestante ! Continue de noyer le poisson, Langlois, et ne lis surtout pas Max Weber ! Fais comme Onfray, un spécialiste de ce registre. Dommage que tu ne sois pas, comme lui, le gendre idéal des Josyanes et des Colettes. Tu aurais pu faire pas mal d’oseille avec tes demi-mensonges... Et vérifier vraiment ta grâce prédestinée !

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