Partisan de voter le traité budgétaire européen, Daniel Cohn-Bendit n’a pas digéré l’appel à un référendum formulé par Eva Joly dans un entretien à Libération (22 août). D’où cette réplique cinglante, et pas jolie jolie, au micro de France Inter : « Elle n’a qu’à faire, sur l’euro, un référendum en Norvège. » Il est curieux que le patron des eurodéputés Verts ignore que la Norvège ne fait pas partie de l’UE et qu’en conséquence il serait impossible d’envisager qu’elle entre dans l’euro. À moins qu’il n’ait tout simplement voulu renvoyer l’ex-candidate d’EELV à ses origines. Comme les aboyeurs de l’UMP, pendant la campagne présidentielle.


