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Par Bernard Langlois - 27 juillet 2010

De qui …

… ces lignes vigoureuses ?

Un petit jeu d’été. Trouvez l’auteur. Le gagnant gagne … à être connu. Réponse dans deux jours.

« Le vaudeville indigne qui a fini la saison me révulse. Les loufiats qui écoutent aux portes, les “femmes de”… qui créent des écuries et des sociétés de pari en ligne, des magistrats obstructeurs, des guerres privées dans les prétoires, et de l’argent, encore de l’argent, de tous les côtés de l’argent ! Et pour après ça ? L’APL des étudiants supprimée, les pensions de handicapés rognées. Non, c’est trop ! Allez savoir pourquoi : même la légion d’honneur m’agace cette année. C’est tout à fait injuste pour quelques uns de ceux qui sont là, scientifiques et créateurs qui font honneur à notre pays. Mais les autres ? Quel est le mérite qui vaut à l’ancien conseiller élyséen aujourd’hui à la tête du groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE), François Pérol, d’être nommé chevalier ? Et qu’a donc fait pour nous le directeur général du Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet ? C’est la légion d’honneur, quand même ! Pas le prix du pantouflage, du copinage ni de la rapine ! Les beaux messieurs et les belles dames gâchent tout ! Ca devient une honte d’être dans leur compagnie. Aller manger chez eux aussi ca craint parce qu’il parait qu’ils ont l’habitude de donner des enveloppes, avec des sous, quand on se lève de table … »

PS - Bon, d’accord, c’était trop facile, vous avez trouvé tout de suite. Alors je vous en mets un autre :

« L’internationalisation des problèmes économiques et le retour à la liberté des échanges sous le signe de l’hégémonie américaine risquent d’avoir, pour les pays qui sont, comme la France, en état d’infériorité économique, une double conséquence : 1- interdiction du planisme, 2- pression à la baisse des salaires.

Comme socialiste, je ne peux approuver. Je m’inclinerai peut-être, mais je ne dirais pas que “ j’aime cela ” »

Alors ? Hein, même avec le Gogol, vous faites moins les malins !

PS-2, mercredi 28 : Bon, je vois que vous séchez !

Je vous donne un indice : il a servi Blum, puis de Gaulle (à Londres et ensuite à Paris) et enfin Mendès, qui le considérait comme son alter ego …

Réponse (trouvée par Baloo, voir plus bas) :

Ma deuxième citation est donc de Georges Boris et le l’ai trouvée en lisant ce livre : de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, (Gallimard, 460 p., 25 euros).

Commenter (16)

Commentaires de forum
  • Kerguelen 27 juillet 2010 à 10:47

    Jean-Luc Mélanchon le 14 juillet.
    Mais avec Google, je n’ai aucun mérite : http://www.jean-luc-melenchon.fr/20...
    Bon été à vous, et continuez à nous titiller.

    Thierry

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  • Thiaxl 27 juillet 2010 à 11:38

    L’auteur de ces lignes aussi gagnerai à être (re-)connu !!

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  • Ali 27 juillet 2010 à 16:35

    Bernard,

    En tout cas c’était une bonne idée de mettre cet extrait sur ton blog.
    Ca m’a rappelé de m’inscrire sur le site de Jean-Luc Mélenchon. Il serait actuellement en vacances ...

    Merci à toi !
    Bonnes vacances pour lui et sa famille !

    On aura besoin de vous à la rentrée ...

    Ali

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  • GEPULEGOU 27 juillet 2010 à 18:50

    Bonjour heureux creusois !

    J’ai trouvé ça d’un Imhotep qui ne mâche pas ses mots et qui tient un blog assez décapant...
    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

    A+ : je suis à la bourre !

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  • Fleuryval 28 juillet 2010 à 14:32

    Jean Duvoyage ?

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  • Bernard Langlois 28 juillet 2010 à 15:06

    @Fleuryval :D’où viens-tu gitan ! …

    « A l’Elysée, mercredi 28 juillet, sur la question des gens du voyage, on parlera répression. La liste des invités donne le ton : outre François Fillon, sont conviés le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, celui de l’immigration et de l’identité nationale, Eric Besson, la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, les patrons de la gendarmerie, de la police nationale et le préfet de police de Paris. » … (Le Monde, 28/7)

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  • 28 juillet 2010 à 22:45

    Et si, plutôt que d’essayer de détourner l’attention sur le scandale d’Etat que représente l’affaire Woerth en stigmatisant les Gens du voyage et autres Roms, le Kosy essayait de renvoyer les Chômeurs dans leur "Pays" , c’est à dire le Travail ??

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  • JPB 29 juillet 2010 à 06:36

    Le post d’avant, cest moi, JPB.
    Pour la devinette, ça serait-il pas Edgard Faure ?

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  • Bernard Langlois 29 juillet 2010 à 06:38

    @JPB : Non, ce n’est pas Edgar (sans d) Faure …

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  • baloo 29 juillet 2010 à 08:45

    serait-ce Georges Boris ?

    Répondre à ce commentaire

  • Bernard Langlois 29 juillet 2010 à 10:03

    Bravo Baloo !

    La citation est en effet extraite d’une plaquette (Tactique et Vérité) adressée par Georges Boris à ses anciens collaborateurs et lecteurs de La Lumière, le journal qu’il avait créé avant guerre. On est en mai 1946, juste après l’échec de Mendès France (dont il était le directeur de cabinet) face à Pleven et la démission de De Gaulle. Les socialistes de l’époque (la SFIO) étaient déjà en pleine dérive libérale et le PCF figé dans le stalinisme …

    Et je vous recommande vivement la biographie de ce grand bonhomme méconnu, parue voici quelques semaines, écrite par un autre résistant de Londres qui travaillait avec Boris, Jean-Louis Crémieux-Brilhac (Gallimard) : je vous remets l’info en haut, dans le texte, pour que ce soit bien visible.

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  • Gracchus 29 juillet 2010 à 11:58

    Qui a écrit ceci à De Gaulle, en 1942 ?

    « Mon Général, (...) Il y a des moments où il faut que quelqu’un ait le courage de vous
    dire tout haut ce que les autres murmurent dans votre dos avec des mines éplorées. Il y a
    des sujets sur lesquels vous ne tolérez aucune contradiction, aucun débat même. Ce sont
    d’ailleurs, d’une façon générale, ceux sur lesquels votre position est le plus exclusivement
    affective, c’est-à-dire ceux précisément à propos desquels elle aurait le plus grand intérêt
    à s’éprouver elle-même aux réactions d’autrui(...) Dans votre entourage, les moins bons
    n’abondent que dans votre sens ; les pires se font une politique de vous flagorner ; les
    meilleurs cessent de se prêter volontiers à votre entretien. Vous en arrivez ainsi à la
    situation, reposante au milieu de vos tracas quotidiens, où vous ne rencontrez plus
    qu’assentiment flatteur. Mais vous savez aussi bien que moi où cette voie a mené d’autres
    que vous dans l’histoire, et où elle risque de vous mener vous-même ».

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  • Gracchus 29 juillet 2010 à 15:28

    Bon, ne vous battez pas...

    C’est de Pierre Brossolette, un héros de la "France Libre".

    Il était socialiste, il est vrai.

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  • 29 juillet 2010 à 19:07

    @Gracchus : oui, je savais et je sais même d’où tu la sors

    Brossolette était, avec Frenay, de ceux qui, à Londres, débinaient Moulin auprès de De Gaulle. Voir les mémoires de Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, (Alias Caracalla - Gallimard, 2009).

    Ce qui n’enlève rien à son courage ! Mais la Résistance n’était pas un pensionnat de jeunes filles …

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  • baloo 29 juillet 2010 à 20:22

    @ Bernard

    Encore que.......

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  • JPB 29 juillet 2010 à 22:12

    @Baloo

    J’ose espérer que ce n’est pas de Caracallas dont vous parlez...

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