Ils enseignent les lettres classiques, l’économie ou l’éducation physique. Pour se faire entendre, 15 enseignants du Collectif contre le dépouillement de l’école ont lancé le 9 septembre leur propre calendrier dénudé pour dénoncer l’abandon par l’État de sa mission de service public d’éducation.
Cette campagne vise à diffuser un « manifeste contre le dépouillement de l’école », qui avait déjà recueilli 24 800 signatures au 26 septembre. Le texte dénonce les suppressions de postes d’enseignants (80 000 titulaires en cinq ans), le recul de la formation des enseignants, la suppression de la carte scolaire, les sureffectifs et le manque de moyens dans les classes. En d’autres termes, « une logique comptable et technocratique à courte vue » qui « menace les fondements de l’école républicaine ».
Invité sur le plateau de France 3, dimanche 18 septembre, le ministre de l’Education, Luc Chatel, s’est dit « choqué » que des enseignants « puissent porter atteinte à l’image même du professeur. » « J’ai une trop haute estime du professeur (...) pour accepter un tel dénigrement » a-t-il lancé sans ironie.
Voir la vidéo :
Luc Chatel invité du "12/13 Dimanche" sur France... par Luc-Chatel
À lire aussi, ce jeudi dans Politis, l’article d’Ingrid Merckx sur les actions radicales auxquelles sont conduits les professeurs pour se faire entendre.
Télécharger le calendrier du Collectif contre le dépouillement de l’école




