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Par Michel Soudais - 9 mai 2009

Des élus NPA, pour quoi faire ?

Le NPA lance ce week-end sa campagne électorale. Auparavant, le parti d’Olivier Besancenot était surtout préoccupé d’être au cœur des luttes sociales. Il avait déjà présenté à la presse ses têtes de liste deux fois, mais ce n’était qu’un tour de chauffe.

Jeudi, en les rassemblant une nouvelle fois pour une conférence de presse au moment même où l’UMP dévoilait enfin la composition de ses listes, le bon facteur [1] a donné le top départ, le vrai.

Sur leur objectif, les candidats toutefois restent vagues. A l’image d’Olivier Besancenot, qui plus que jamais donne le ton : «  On mène une campagne politique anticapitaliste depuis le mois de janvier dans le cadre des luttes et des résistances telles qu’elles sont » et « on va donner un prolongement à cette campagne politique dans le cadre de la campagne électorale », a-t-il expliqué. Mais encore ?

Le NPA espère-t-il avoir des élus ? Le mot lui-même n’est jamais prononcé. Du moins spontanément. Le porte-parole du NPA n’aborde le sujet que lorsque les journalistes l’interrogent. Il annonce alors espérer « un maximum d’élu ». Le type même de réponse qui en dit long sur l’intérêt porté à cette question (subalterne). Car ce qu’Olivier Besancenot, troisième de liste en Ile-de-France [2], ne peut dire, son ex-directeur de campagne (présidentielle), Pierre-François Grond l’exprime sans détour [3] : « On cherche un score - dépasser les 5 % - plutôt que des élus. »

C’est vrai quoi, pourquoi s’embarrasser d’élus ? Et puis dans quel groupe siégeront-ils ? Cette question, je l’ai posée à Omar Slaouti, un professeur de physique-chimie qui conduit la liste NPA en Ile-de-France, au cours de Pluriel, le club de la presse de Radio Orient, le 1er mai. Je me souvenais qu’il y a quelques mois [4], Pierre-François Grond voulait croire à « l’émergence d’une force politique européenne anticapitaliste, même embryonnaire » qui permettrait de former un nouveau groupe à Bruxelles. Un doux rêve : pour composer un groupe politique, le nombre de députés nécessaires est de 20, élus dans au moins 1/5ème des Etats membres de l’Union Européenne. Vous avez vu des NPA dans 7 pays européens ? Moi non.

Interrogé sur le groupe dans lequel il pourrait siéger, Omar Slaouti a d’abord rappelé que toutes les forces politiques ont un groupe au Parlement européen. Toutes sauf « les forces anticapitalistes en Europe » qui « n’ont pas de représentation partidaire ». « Si des fois nous n’étions pas suffisants en nombre pour former un groupe politique, (…) je pense que nous nous retrouverons dans le groupe de la GUE. »

"Je pense que nous nous retrouverons dans le groupe de la GUE"

La Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), suivant l’appelation officielle, c’est le groupe dans lequel les candidats du Front de Gauche, qu’ils soient du PCF, du Parti de Gauche, de la Gauche unitaire ou autre, se sont engagés à siéger. Il est présidé depuis dix ans par le communiste français Francis Wurtz (qui ne se représente pas), et c’est le seul groupe authentiquement de gauche au Parlement européen. Dernières précisions : il s’agit d’un groupe confédéral dont les partis membres doivent partager des objectifs politiques communs, exprimés notamment dans une déclaration constitutionnelle, mais restent souverains quant à leur ligne politique ; comme dans tous les groupes les députés restent maîtres de leur vote.

L’aveu d’Omar Slaouti pose une ultime question, à laquelle les responsables du NPA sont bien embarassés de répondre. Si le NPA envisage de faire siéger ses éventuels élus au sein du groupe GUE/NGL, pourquoi a-t-il refusé de faire liste commune avec les autres forces politiques déjà membres de ce groupe parlementaire, ou qui souhaitent le rejoindre ?

Pourquoi se présenter séparemment et en concurrence, au risque que les opposant au cours libéral de la construction européenne n’aient plus aucun élu à Strasbourg, si c’est pour se retrouver dans le même groupe, une fois l’élection terminée ?


Notes

[1] de Neuilly, précise-t-on au Figaro où on n’aime rien tant que donner un peu de proximité aux lecteurs

[2] Une position qui le préserve de devoir abandonner son vélo, après le 7 juin, pour le Thalys et le TGV-Est.

[3] C’est Sylvia Zappi qui rapporte le propos.

[4] Voir Crochet gauche.

Commentaires de forum
  • Barjeon 9 mai 2009 à 10:36

    Ce papier n’avait clairement pas pour but de rendre compte de la conférence de presse du NPA (dont je vous invite à aller voir de large extraits de l’enregistrement vidéo sur le site du NPA-Européenne : http://www.npa-europeennes2009.org/ ), mais est rédigé exclusivement pour arriver le plus "naturellement" possible à la question de conclusion : « Pourquoi se présenter séparemment et en concurrence, au risque que les opposant au cours libéral de la construction européenne n’aient plus aucun élu à Strasbourg, si c’est pour se retrouver dans le même groupe, une fois l’élection terminée ? »
    Pour Soudais, qui comme le PdG/PC n’envisage pas autre chose qu’une ré-édition de la gauche plurielle (ter) au gouvernement et dans les exécutifs locaux dès les prochaines régionales, la question stratégique de l’alliance avec le PS à tous les niveaux de décision, qui doit être fermenent combattue, est passée sous la table.
    Deuxième objectif, faire passer le NPA pour responsable de la division dans la "gauche de la gauche"
    Là aussi mieux vaut se reporter à cette tribune du NPA : http://www.npa2009.org/content/le-n... et refusée par le journal Le Monde...

  • Michel Soudais 9 mai 2009 à 12:15

    @Barjeon, vous êtes ici sur un blog qui plus est personnel. Peut-être considérez vous qu’un journaliste ne doit être en toute circonstance qu’un porte-micro sans avis ni jugement. Il me semble au contraire pertinent d’aller au-delà de la propagande officielle délivrée par chaque formation politique. D’autant que le NPA, comme les autres partis, sait fort bien assurer la sienne, comme le montre les liens que vous avez eu la gentillesse de nous communiquer.

  • Une vieille militante 10 mai 2009 à 18:36

    Cher Michel Soudais, ce que je trouve dans cette contribution confirme entièrement ce que je pense.
    Je viens de rédiger, sous le coup de l’indignation, une "lettre ouverte" à RM.Jennar, mais je ne suis pas sûre qu’elle soit publiable...
    Si elle l’était, il faudrait que ce soit in extenso. De toutes façons, je vous fais confiance .

    Je vous la recopie ci-dessous :

    09/05/09

    Cher R-M. Jennar

    J’ai fait votre connaissance par votre livre sur Europe, la trahison des élites, qui avait reçu le prix du Monde Diplomatique, et par un meeting que vous avez tenu à Besançon au cours de la campagne pour le NON au TCE.
    Jusque là, tout va bien...

    Depuis je trouve que votre Part de vérité s’est un peu distordue.

    Deux, entre autres, de vos récentes prises de position, m’ont inspiré la présente lettre.

    Après avoir "passé la main dans le dos" complaisamment et indistinctement à tous nos candidats à la présidentielle de 2007, et entre autres à M-G. Buffet, voilà que vous lui crachez à la figure en l’accusant publiquement de complicité avec le OUI du PS et avec l’acceptation du traité de Lisbonne, ce qui est foncièrement malhonnête.

    Je n’ai aucune tendresse particulière pour M-G. Buffet, au contraire, je ne lui pardonne pas la façon dont elle a imposé sa candidature fin décembre 2006 , en affirmant au JT que "seule une poignée d’intellectuels parisiens" y étaient opposés ; alors qu’il était clair pour le plus grand nombre d’entre nous que seul un candidat hors-parti avait des chances de faire le plein du NON de gauche, et de générer ainsi le mouvement réel capable d’empêcher la consolidation du bi-partisme, le PS étant devenu clairement la roue de secours du "libéralisme".

    Je n’ai non plus aucune tendresse particulière pour le PCF, dont j’ai été exclue en 1989 , après 25 ans de militantisme actif : j’avais pris la parole au XXVIème Congrès pour défendre les dissidents de la Fédération du Doubs, celle-ci étant, depuis un certain temps déjà, majoritairement opposée à la ligne Marchais, et réclamant la modification de nos statuts ; moyennant quoi nous avons tous été exclus en bloc (j’étais alors secrétaire de cellule de la faculté des Lettres).

    Autre indice désobligeant : non seulement vous vous posez en donneur de leçons vis-à-vis des personnalités qui ne font pas les mêmes choix que vous, comme "votre ami" Yves Salesse ou "votre ami" J-L. Mélenchon, mais voilà que vous accusez Paul Ariès (encore un que vous "respectez" en l’insultant publiquement, ainsi qu’en sa personne, tous les autres économistes, aussi sérieux que vous-même, qui se sont prononcés pour le Front de gauche) – de s’être détourné du NPA uniquement pour cause de déception personnelle, suite au refus de sa candidature.

    Dès lors, ne risque-t-on pas de penser que si le NPA possède tous les mérites à vos yeux, c’est parce qu’il soutient la vôtre ?

    J’en viens donc au fond.
    Depuis que vous avez retiré votre signature de l’Appel de Politis, sous prétexte que JC Gayssot y avait mis la sienne - montrant ainsi que vous aviez EN VÉRITÉ bien peu de respect pour nous tous les autres signataires,– la promotion du NPA est devenu votre priorité, pour ne pas dire votre idée fixe.

    Or c’est là un choix au moins discutable, pour qui a vécu directement mai 68 et ses suites, et qui connaît tant soit peu l’histoire de nos partis politiques.

    Oui, nous avons de la mémoire ; et en vérité, à la LCR...RIEN DE NOUVEAU !
    Résurgence dominante du stalinisme (comme au PCF, on écarte les dissidents, c’est-à-dire les vrais unitaires) ; démarche toujours utopique quant à la façon de gagner l’ensemble du peuple, c’est-à-dire une majorité réelle, à nos idées communes et à l’action ; et surtout illusion complète du prétendu NPA sur ses propres possibilités à REMPORTER DES VICTOIRES sur le capitalisme qu’il veut combattre ; ce qu’il présente comme de l’intransigeance sur la question des alliances relève du sectarisme "avant-gardiste" le plus éculé, doublé de l’opportunisme électoraliste qui va avec (pourcentage oblige !).

    Sous prétexte de "ne pas décevoir" à l’avenir (quand donc ? quand ils seront tous morts ? et la planète irréversiblement gangrenée ?) les acteurs réels et potentiels d’une vraie gauche, – les chômeurs, les exclus, les jeunes, mais aussi le grand nombre des travailleurs pauvres et des exploités, ainsi que le grand nombre des intellectuels et des créatifs dont on bafoue les vies et les valeurs, – le NPA préfère... les décevoir tout de suite, et pour longtemps ! Espère-t-il donc, compte tenu de l’URGENCE VITALE de contrer la droite et le PS, que Besancenot pèsera à lui tout seul 51% l’année prochaine ? Et qu’alors on sera en mesure de commencer à légiférer contre les profiteurs, pour l’emploi et pour les services publics ?

    Vous critiquez les compromissions passées ou présentes, réelles ou supposées, du PCF avec le PS. Mais vous oubliez que justement, en refusant les listes communes dès l’échéance européenne, ce qui aurait permis de faire la clarté, vous précipitez vous-même dans les bras du PS et de ses représentants au Parlement européen, virtuoses du double-langage, les millions de gens qui auraient pu mettre en nous tous leurs espoirs s’ils nous voyaient unis ! Les points de convergence sont suffisamment nombreux et solides pour faire la preuve de notre efficacité !

    Et sur les points importants de désaccord, comme par exemple le nucléaire ou la question du productivisme, le débat ne demande qu’à être mené par tous et au grand jour...comme le font justement Politis et le Monde diplomatique.

    Dénier la vocation de la gauche anti-capitaliste, telle qu’elle est, à s’unir, c’est non seulement manifester le plus profond MÉPRIS pour le peuple du NON de gauche, mais c’est aussi rendre de jour en jour plus difficile l’effort à faire pour remonter la pente...

    Car contrairement à ce que semble croire votre NPA, le temps ne travaille pas pour nous ! Le capitalisme a déjà trouvé et trouvera encore quantité de moyens efficaces pour se perpétuer et pour asseoir son règne sur les consciences, en tirant justement parti, – comme il le fait avec un tranquille cynisme – de ses propres déboires !

    Pourquoi faites-vous semblant de confondre les électeurs du PS, qui ont majoritairement voté NON au TCE (désavouant ainsi la direction !), – avec la bande d’énarques façon FMI et OMC qui manipule désormais l’appareil ?
    Pourquoi faites-vous semblant de confondre aussi, avec ces derniers, quantité de vrais militants DE TERRAIN, présents dans les instances locales et dans la vie associative, et qui n’attendent qu’une perspective réelle de victoire politique sur la droite pour s’engager avec nous ? Les récentes manifestations l’ont montré.

    Le NPA, évidemment, compte lui aussi quantité de bons militants. Mais politiquement, il n’est rien d’autre qu’un fauteur de division, à contre-courant même du mouvement que sont pourtant parvenus à lancer pour le 1er mai nos malheureux syndicats, si décriés soient-ils !

    Oui, le MÉPRIS DU PEUPLE, apanage congénital de la droite et des sociaux-libéraux du PS, voilà pourtant ce que me semblent paradoxalement exprimer, – à leur corps défendant sans doute, – nombre de cadres politiques pourtant dévoués, dans leur façon de concevoir la stratégie de leurs partis respectifs. Cette forme d’organisation ne répond décidément plus aux urgences du 3ème millénaire. Que représentait, par rapport à l’élan si prometteur des CUAL, la "majorité" des membres de la LCR qui a refusé de s’y associer et qui a décidé ensuite de maintenir la candidature de Besancenot ? et que représentait la "majorité" des membres du PCF qui a voté pour le maintien de celle de M-G. Buffet ? Que représente aujourd’hui, par rapport aux espoirs du peuple, la "majorité" des membres du NPA qui a décidé de faire bande à part face à l’Europe de Lisbonne ? Vous-même naguère (dans une intervention sur le site de l’IPRD) critiquiez cette sorte de "démocratie" partisane, qui se prévaut de "majorités" si infimement minoritaires...Et vous voilà vous-même otage et acteur d’une écoeurante concurrence !

    Le refus, la peur, de prolonger les CUAL en un type nouveau d’organisations de base vraiment révolutionnaires, autonomes à l’échelon local mais coordonnées nationalement en réseau, contribue à perpétuer ce qui est bien une pathologie du militantisme, à tous les niveaux : unanimisme qui attribue aux "instances" une sorte d’infaillibilité pontificale, et surdité complète vis-à-vis des tenants de points de vue différents, immédiatement taxés d’incompréhension, d’ambition intéressée ou de collusion avec l’ennemi. Tant que les responsables politiques du NON ne se seront pas réunis autour d’une table, toutes affaires cessantes, pour discuter de leur NOUVELLE organisation COMMUNE, leurs proclamations resteront inaudibles pour le grand nombre des citoyens, et les efforts des militants de terrain, dévoyés et stérilisés par les mauvaises décisions "d’en haut".

    L’histoire récente est la preuve qu’il faut dès maintenant changer de perspective, de comportement et de fonctionnement. A partir du moment où l’on reconnaît la nécessité d’utiliser aussi les élections pour développer le mouvement, faute de pouvoir prendre la Bastille impromptu, – la révolution authentique, c’est d’être le pain quotidien du peuple, c’est-à-dire, politiquement, une incarnation à la fois multiforme et COOPÉRATIVE de la défense de nos intérêts anticapitalistes ; c’est mentir aux gens que de leur faire miroiter un avenir meilleur en leur proposant une brioche "pur NPA" .

    Une vieille militante

  • Calagan 11 mai 2009 à 09:59

    Pfff. C’est vraiment le bordel. En tout cas merci à Politis de nous permettre de voir plus clair dans les "dessous" de cette campagne électorale européenne. Même si le commentaire de "la vieille militante" est finalement plus éclairant que l’article lui-même.
    Merci madame pour votre lucidité et votre absence de "mania" partisane dans le compte rendu de votre expérience. Ce qui n’arrange guère le choix d’une stratégie de vote pour tous les électeurs qui (comme moi) veulent remplir le parlement européen d’anti-libéraux mais qui ne se reconnaissent pas completement dans le programme et la pratique du NPA comme du Front de gauche... Mais c’est ça aussi penser...

  • Alain Van Praet 11 mai 2009 à 12:01

    je voudrais rappeler que la LCR et LO ont déjà eu des députés européens (dont Alain Krivne) dans le passé, et que ceux-ci faisaient partie du groupe GUE. Il ne s’agissait pas d’un accord politique mais d’un accord TECHNIQUE (pratique assez courante visant à constituer un "groupe" réunissant des petites formations, qui s’associent ainsi pour bénéficier des mêmes droits que les grandes "familles" traditionnelles). La question faussement ingénue de M. Soudais pour clore son papier n’est donc pas dénuée d’arrières-pensées !

  • Sébastien Fontenelle 11 mai 2009 à 15:52

    Il est taquin, ce Soudais.

  • militant NPA 11 mai 2009 à 18:48

    Le seul but de l’article est de s’en prendre au NPA. La question posée n’est qu’un prétexte puisque M. Soudais sait bien qu’il y a une différence entre une alliance technique (les députés non rattachés à un groupe ne peuvent pas faire grand chose dans un parlement) et une alliance stratégique (et donc programatique) pour des éléctions.

    Sectaire le NPA ? J’encourage chacuns à prendre ses responsabilités et à se demander pourquoi il n’a pas rejoint le NPA et à choisi à ce moment le sectarisme, quand la LCR s’autodétruisait. Alors qu’elle aparaissait comme le parti de gauche de gauche le plus crédible après les éléctions de 2002 et 2007, son choix (et celui de ceux qui comme moi on rejoint l’aventure) révèle mieux que toute alliance éléctorale qu’elle n’est pas fétichiste. Au contraire de ceux qui, au sein de la LCR comme parmis les autres forces politiques qui se réclament de l’anticapitalisme, n’ont pas cru dans la construction du NPA.

    Comment un anticapitaliste peut-il reprocher aujourd’hui au NPA de jouer les diviseurs tout en n’ayant pas osé hier se lancer dans l’aventure d’un Nouveau Parti Anticapitaliste ?

    Les seules "conditions" étaient l’anticapitalisme, l’indépendance avec le PS, la perspective révolutionnaire et la priorité aux luttes sociales.

    C’est ce qu’a exprimé (en ajoutant l’antiproductivisme) le texte voté pour les européennes par les militants des différents comités et nos délégués lors du Congrès de fondation.

    Je suis desolé mais c’est loin d’être la perspective du Front de Gauche, qui se situe bien plus sur une volonté éléctoraliste et réformiste, ne souhaitant pas couper les liens avec le PS (PCF) et aligné sur la position des directions syndicales.

    Contrairement à ce qui se dit, la question du pouvoir est au coeur du projet du NPA. Mais pas pour avoir le plus d’élus possible ni pour que Besancenot devienne président en 2012.
    Mais chercher à ce que les gens s’organisent et prennent leur destin en main afin de préparer le renversement du capitalisme, ce qu’une victoire éléctorale ne permettra jamais.

    Personnellement, j’ai 18 ans et l’occasion de voter pour la premiere fois en juin. Je m’abstiendrais et j’espere qu’on attendra pas 2012 pour virer Sarkozy et ne crois pas en la démocratie représentative.

    Merci de publier ce message.

  • Sébastien Fontenelle 11 mai 2009 à 19:04

    Clapclapclapclapclap !

  • 12 mai 2009 à 08:42

    "Si le NPA envisage de faire siéger ses éventuels élus au sein du groupe GUE/NGL, pourquoi a-t-il refusé de faire liste commune avec les autres forces politiques déjà membres de ce groupe parlementaire, ou qui souhaitent le rejoindre ?"

    La question ne serait-elle pas plutôt : "Si les forces de gauches avaient réellement souhaité aboutir à des listes uniques basées sur un accord sérieux, pourquoi lors des tractations purement électorales entre les "sauveurs" que sont Mélanchon et Buffet, ceux-ci ont délibérément écartés les autres composantes potentielles ?"

  • Cécile 12 mai 2009 à 12:29

    Je partage vraiment votre analyse, le NPA est vraiment trés décevant sur les élections européennes, soit il s’en moque, soit il a décidé de torpiller le front de gauche. Pour être allé à plusieur meeting de l’ex LCR, il y a chez les dirigeants une vrai dent contre les communistes. Enfin, me semble-t-il.

  • Gilles 12 mai 2009 à 17:55

    bonjour Michel Soudais

    Le NPA et son principal porte parole Olivier Besancenot ont refusé l’unité et n’ont pas fait cause commune avec le PCF, la GU et le PG au sein du Front de Gauche. Le NPA a une seule stratégie -et c’est plus que dommage - le plan com de son leader chouchou médiatique des médias des puissants. Il y a quelques semaines ils semblaient pas intéressé par les élections européennes du 07 juin et puis depuis le week end dernier ils se lancent dans la bataille. Peut-être que Besancenot a les yeux rivés sur les sondages (ce qui explique cela) et voit la cote du NPA baissée et se faire rattraper par le Front de Gauche ! Le NPA occupait dans les luttes sociales semble quand même parfois oublié que la lutte des classes est avant tout une lutte politique comme le dis le Manifeste de Marx. Un peu de leçon théorique et idéologique avec beaucoup d’histoire du mouvement révolutionnaire, républicain, ouvrier, socialiste ne leur feraient pas de mal à ces révolutionnaires "guévaristes" !

    Jean-Luc Mélenchon, le Parti de Gauche, souhaite un débouché politique au mouvement social. Ils proposent même la révolution par les urnes et un projet alternatif au capitalisme, au libre échangisme et au productivisme : la République sociale basée sur la rupture avec le capitalisme, la refondation républicaine en France et en Europe et le retour de la plaine et entière souverainneté populaire !

  • 12 mai 2009 à 23:00

    Je suis un gros lecteur de presse et en lisant HD, l’HUma et Politis ces derniers mois j’ai été quelque peu irrité de la place donné à Picquet, sorte de sous -marin chargé de torpiller le NPA.
    Le NPA a intégré 6000 nouvelles personnes, d ’horizons diverses, libertaires, syndicalistes, activistes, revenus de sectes gauchistes, bref tout un conglomérat de gens assez divers et très jeunes, ce qui manque aux autres formations du Front de gauche.
    la particularité de la plupart de ces nouveaux, c’est qu’il n’ont plus envie d’être le tremplin des socialo-libéraux ; ils ne veulent pas voter pour Stauskahn, pour des types qui vont vers la droite quand la soupe est bonne et surtout pour des guignols (là je laisse un blanc que vous pourrez remplir en Corrèze)

    Le NPA a m^me donné sa carte à un vieux militant politique, un de ses hommes qui ont lutté contre Franco les armes à la main, contre la dictature qui a garotté PUig Antich. Le NPA a pris aussi à son bord un pirate de bateau corse et de vrais militants défenseurs des droits sociaux sur le terrain.

    Le NPA a conservé des vieux réflexes et des vieux militants aussi (et j’en connais des gratinés) mais c’est à mon avis la seule force qui a renouvelé autant sa base et avec des grincements costauds.

    Sans être militant NPA, je trouve fatiguant les attaques de Politis, d’ HD et de L’HUma mais je ne le regrette que pour Politis car je croyais que la calomnie était réservée aux staliniens.

  • Un militant PC 13 mai 2009 à 15:16

    "Les seules "conditions" étaient l’anticapitalisme, l’indépendance avec le PS, la perspective révolutionnaire et la priorité aux luttes sociales."

    C’est peut-etre pour ça que tout le monde ne vous a pas rejoint. C’est du gauchisme, on change le nom, pas la stratégie. Si le NPA veut être un parti de masse, il a intérêt à sortir de l’agitation juvénie et à se montrer responsable au vue des enjeux de la periode. C’est, je crois, l’analyse de Piquet.

    Et puis non ! le NPA n’est pas LE parti de jeune (même s’il en a l’image et le discours), le PCF compte dans ces rangs 10000 adhérents de moins de 30 ans - c’est l’effectif total du NPA non ?

  • sergio 13 mai 2009 à 20:01

    il semblerait que ces deux infos pourraient éclairer (?) vos lectrices et lecteurs :
    Deux petites informations, la première lu dans le monde daté du dimanche 10 lundi 11 mai 2009 concernant un choix capital des capitales (comprenez les femmes et hommes politiques) entre le prestige et le pouvoir (que vous votiez ou non d’ailleurs). Il s’agit d’un marchandage entre gouvernants pour placer leurs champions (leurs “obligés” serait plus approprié) aux postes du pouvoir réel (il est écrit des « gros portefeuilles ») et de prestige, l’économie : tels le marché intérieur, la concurrence, le commerce ; afin de succéder à Mr Solana, ou au président du Conseil actuel, Mr Manuel Barroso etc.
    Mais cela ne vous concerne pas, puisqu’il s’agit de cooptation au sein du Conseil européen, le secteur dit "démocratique", c’est une autre affaire…
    Seconde petite info, concernant Mme Albanel et Mr Copé, tous deux ont déclaré que le vote de Strasbourg (c’est la partie qui vous concerne, le Parlement européen et l’élection "démocratique" de ses membres) ne comptait pas, après un second passage de la loi Hadopi (Sarkozy s’assoit pour le seconde fois sur le résultat d’un vote démocratique) en démontrant ainsi que le Parlement européen ne comptait pas du tout !

    Cela laisse songeur, non ?

    Des élus NPA pour quoi faire ? Telle est la question...

  • 13 mai 2009 à 20:17

    Cher militant du PC, je ne suis pas au NPA mais je rigole doucement sur vos 10 000 militants de moins de 30 ans. En tous cas vous ne répondez pas sur les attaques dans la presse "amie" contre le NPA.
    salutations.

  • Jacquadit 14 mai 2009 à 11:46

    Une fois encore j’ai l’impression de me trouver face à un tragique naufrage : celle de la division du mouvement antilibéral .

    Que va t’il en sortir ? rien de rien ...

    Pourtant, c’est clair : le NPA est un parti d’origine LCR, le Front est une alliance sur un projet commun , plus élargi, qui se voulaitt rassembleur ...

    A quoi joue-t’on ? A plus rassembleur que moi, tu meurs ? En attendant c’est nada qui l’emporte et les libéraux doivent se tordre de rire ! Pas besoin d’engager le débat , il est cuit d’emblée entre les antis et les superantis .

    Crotte !

  • Gilles 14 mai 2009 à 15:19

    Bonjour,

    Politis ou d’autres journaux que vous citez : l’Humanité et l’HD ne font une campagne contre Besancenot et le NPA. Ils constatent et décryptent les faits politiques du NPA et de son principal leader. Ils peuvent aussi critiquer.

    Je constate que le NPA - et c’est plus que dommage organise la division dans le domaine de la lutte sociale avec sa proposition de manif réservé aux seuls salariés en lutte...), la division sur le plan politique (refus d’unité au sein d’un front populaire), propos incantatoires ou puérils(?) lorsque Olivier Besancenot dit je cite ces propos : "Un nouveau Mai 68 ça ne ferait pas de mal"(sic)

    Pour un leader politique, c’est un peu léger l’argumentaire. On est dans le slogan publicitaire, le plan com et c’est fort dommage. Je pense que si aujourd’hui le NPA se met enfin en campagne politique pour les élections européennes du 07 juin prochain c’est que l’état majour du NPA a les yeux rivés sur les sondages et commencent à s’inquiéter de la baisse des scores du NPA porté médiatiquement pas son seul leader, chouchou des médias dominants. Je rappelle qu’il y a quelques semaines, le NPA prenait à la légère les élections européennes puis maintenant il semble s’en intéresser. Tant que la ligne du NPA ne sera pas réellement définie et stable (Révolutionnaire ? Guévariste (sic) ou libertaire, unitaire à gauche pour la victoire des anticapitalistes ou boutiquière et refermée sur elle-même, front populaire politique, social et citoyen ou atomisation et segmentation du mouvement des luttes.
    Un petit rappel au NPA " Toute lutte de classes est une lutte politique" tel que l’affirmait le Manifeste de Marx.

  • Un jeune de 20 ans adhérent du PCF 14 mai 2009 à 21:42

    Oui il y a plus de 10000 jeunes au PCF de moins de 30 ans.

    Mais également, et là ça fait peut être mal, mais il y a 12000 cartes remises chaque année dans le Mouvement des Jeunes Communistes. Oui le MJCF est une organisation de jeunesse qui rassemble plus de monde que le NPA.

    Donc arrêtons avec cette fausse vérité qui est de dire que le NPA a plus de jeune que le PCF.

  • 15 mai 2009 à 13:50

    Spectacle caricatural de polémiques fratricides.

    La gauche (une fois entendu que le PS est à droite, et que d’extrême gauche il n’y a plus) gagnerait à s’unir.

    Le NPA a raison de ne pas vouloir composer avec le PS qui n’a, au mieux, pour objectif que de servir l’économie de marché en disqualifiant toute alternative.

    Mais l’heure n’est plus au bavardage. Il est tant de faire bloc. Dans la rue, sur l’agora, face aux institutions (mercantiles et gouvernementales) qui brisent les vélléités solidaires, et non dans les urnes. L’idée est simple : vaporiser la ploutocratie. Deux orientations : égalité économique, liberté culturelle.

    La légitimité viciée du suffrage universel doit laisser place à celle des masses qui foulent le bitume. Le programme est connu. Celui du NPA passé au filtre du réel conviendra.

  • 15 mai 2009 à 15:32

    "Si le NPA envisage de faire siéger ses éventuels élus au sein du groupe GUE/NGL, pourquoi a-t-il refusé de faire liste commune avec les autres forces politiques déjà membres de ce groupe parlementaire, ou qui souhaitent le rejoindre ?"

    Eh oui, c’est une vraie bonne question... Les réponses sont aux choix, mais toutes laissent un goût amer à ceux qui veulent une autre Europe, un autre monde.
    On ne remerciera jamais assez tous ces gens (et pas que le Npa...) qui font passer leur construction, reconstruction, recomposition, rénovation et autre connerie avant l’intérêt du peuple.

    Bravo, merci, allez donc crever !

  • Pierre 15 mai 2009 à 21:23

    J’ai douloureusement rompu avec le PCF Parce que je ne crois plus en la possibilité de refaire (de faire diront certains) de ce parti un outil révolutionnaire.

    Ce ne sont pas des attaques bas du ventre contre les camarades sincères du NPA (ou de LO d’ailleurs) qi me feront retourner au bercail.
    Je veux bien qu’on discute du fond et même de la stratégie et pourquoi pas électorale ce n’est pas un gros mot.
    mais mettre sur le tapis l’appartenance à un groupe au parlement pour en tirer des conclusions politiques je n’aime pas. Pas du tout
    Ou alors il faut faire la leçon aux députés PCF pour se retrouver dans le même groupe que des verts au parlement national.

    PAs fait mon choix pour le 7 et ce n’est pas ce genre d’arguments qui va m’y aider.
    En bref, pas merci monsieur Soudais.

  • marillion 15 mai 2009 à 21:31

    Le NPA lance ce week-end l’image de son vrai visage. Il vaut mieux n’avoir rien et sans lui, plutôt qu’un peu avec un front uni. Le NPA préfère à tout, laisser derrière lui les ruines fumantes du libéralisme, d’où surgira, il l’espère, le terreau à sa la folie révolutionnaire. Son but : que le peuple souffre encore encore et encore, jusqu’à la révolte finale. Le NPA est dans ce paradigme l’allié du libéralisme. Le yin et le yang d’un système perdant perdant.

  • PELLETIER 15 mai 2009 à 23:59

    A MILITANT NPA :

    J’y crois moyen moi aussi aux élections, j’ai pas 18 ans mais 44, deux mômes, je gagne 1350 euros par mois, une bonne grêve générale, une desertion massive, une belle sarabande tous à oilpe, pissant gaiement sur tous les Pole Emploi de la galaxie, ça me botterait choucardement moi aussi.
    L’ennui c’est que le NPA quand c’est la teuf, que ça twiste un brin à Gènes ou à Carhaix, soit il est pas là, soit il trouve que le terrain est un peu lourd, que les conditions sont pas bien réunies, qu’il serait dangereux de verser dans l’aventurisme...
    Bref le NPA n’est nulle part, ni réformiste, ni révolutionnaire, comme toutes les rebellions légalisées, c’est une sorte de service d’ordre potache de notre excellent systême, un centre aéré pour jeune citadin sympathique mais vélléitaire et pusillanime.
    Moi il me reste plus longtemps pour me la faire crême, ça s’annonce saumatre pour mes loupiots et je trouve que l’insurrection qui vient a pris un peu de retard, ya du y avoir un blême sur la voie, ça sent plutôt le talon de fer.
    Alors en bon hérétique, je me dis que même une église est un bon endroit pour prier et sans etre un fan transi de Méluche et Marie-JO, je constate tout de même que dans mon Languedoc de misère, les rares communes ou on jette pas des cailloux aux pauvres,( tu connais ptet pas en vrai, tu sais tous ces gens un peu gris, qu’essaient de faire bonne figure quand ils vont chercher leurs momes à la sortie de l’école), qu’au contraire on leur propose pistache, voyages, centres aérés (des sèrieux ceux là) pour deux fois queud, ben c’est chez les stals.
    Alors même si moi aussi je préfère le feu, j’irai voter pour les ceusses qui veulent bien essayer d’etre amis (c’est pas ça le sens etymologique de politique ?)parce qu’ils essaient de fédérer ceux pour qui le départ du gnome est une question de survie, pas un sujet de conversation à la cantoche.
    Salut et fraternité.

  • PaVu, PaPri 16 mai 2009 à 22:40

    à PELLETIER :

    D’acc avec toi, en ce moment ça sent grave le Talon de Fer en épilogue. Mais dans le genre potache qui détale au premier twiste, j’trouve que les confédérés ceusses sont actuellement pas mieux, bien trop occupés qu’y sont par les problèmes de facture de cantoche. Alors OK le jour le jour pour les marmots c’est le plus important, et chapeau la solidarité de ceux qui y consacre, mais moi quand j’vois la queue au secours pop ça fait chier de se dire chouette et merci parce qu’il en reste assez pour les marmots, bravo l’organisation. Te pose pas plus de question mon vieux, si l’insurrection a pris du retard c’est pour ça, parce que les bons pères préfèrent un gateau secos maintenant plutôt que le gros bordel pour un peut-être. Et tant que ça ça sera pas plus ringard que de risquer de passer pour un "parigot gamin, vélléitaire et pusillanime", y aura encore un blême sur la voie, "les conditions seront pas encore bien réunies" et vaz’y que j’me pousse pour laisser passer les chemises noires à sarko en m’disant merde j’ai plus 18 piges.
    Moi j’dis ça, mais chui pas spécialement militant NPA. Je matte juste d’après l’ambiance et j’vois bien que c’est là qu’y a neuf pour l’avenir de mes gosses, parce que c’est sûrement pas la Marie-Jo et Méluche qui vont virer le nain, laisse moi rire. Eux c’est plutôt "sert toi la ceinture et sourit camarade, tu rames pas solo. Qui vivra verra et y a buvette à l’AG ce week-end". Sûr ! ces cocos-là finissent plus vieux prolos que ceux de 17 ! Mais pour virer le condé, va falloir brailler bien fort et puis se remonter les brassières devant les talons de fer.
    Respect et fraternité, frangin, mais dans le genre flipouille qui fait tout pour rater le train... ;)

  • un passant 16 mai 2009 à 22:57

    Je trouve moi aussi l’article de Michel Soudais un peu raz des paquerettes...

    Il me semble que, loin de déterrer un coup fourré du NPA, il résume assez bien une problématique actuelle plus profonde (fort bien illustrée d’ailleurs par la lettre de la vieille militante), à savoir le désarroi conservateur d’une caste vieillissante et prête-à-tout pour se maintenir : les ex-révolutionnaires de 68.

    Déplorons de constater une fois de plus qu’à gauche tous les partis (sauf le NPA) voient les places en tête-de-liste fermement squattées par les représentants de cette génération oligarchique d’arrière-garde.

    On parle "d’éléphants", mais soyons plus clairs et disons "vieux éléphants".

    Cette même classe qui autrefois mit sa jeunesse en avant pour s’engager dans la lutte des classes se retrouve aujourd’hui viscéralement accrochée au pouvoir sous prétexte d’être de la classe des sages. Comme si le talent, à la grande faveur du Bon-Dieu, s’était attaché à une unique frange générationnelle "d’élus extra-lucides" : les beatniks de normal-sup. Ainsi, même si tous ses membres auront dépassé l’âge de la retraite "à taux plein" d’ici à la fin de leur mandat, ils perpétuent leur tradition de plantage révolutionnaire.

    Et je trouve que c’est un bien mauvais exemple de civisme envers l’avenir, car la génération de gauche qui vivra dans l’Europe de demain n’a ainsi pas encore la possibilité de participer à sa législation dès aujourd’hui en tant que député. Une fois de plus on lui réserve les postes d’observateurs délégués aux strapontins.

    Comme beaucoup je pense que la désagrégation de la gauche au cours des 10 dernières années tient au fait que ses leaders ont, depuis 68, continuellement lâché du mou face au libéralisme triomphant, et même participé un peu trop à ce jeu lorsqu’ils étaient franchement au pouvoir. "Des libéraux libertaires" comme se définissait Cohn-Bendit avant de voir qu’il n’aurait pas d’avenir politique sur ce créneaux.

    Cette génération a donc perdu tout de sa superbe, même s’il elle s’en défend, et aucun de ces "vieux beaux" ne saura dorénavant incarner le changement que le peuple espère. Il est donc temps qu’ils rendent enfin les clés des partis à la gauche du 21ème siècle, qu’ils acceptent à leur tour d’occuper les arrières-salles en tant que simples conseillers afin que les visions d’avenir puissent émerger et être incarnées par des contemporains.

    Pour info, personnellement au second tour de 2007 j’ai voté pour une candidate (que je ne plébiscitais pas vraiment) au nom du "tout sauf Sarkozy" (ce Sarko qui se révèle chaque jour conforme au cauchemar que j’appréhendai alors). Et ma candidate de la dernière chance a superbement incarné la tradition de plantage hautain cher à sa génération.

    Pourtant, honnêtement, malgré la machine médiatique de Sarko, après 12 ans de Chiraquie (dont 5 avec Sarko) c’était du gâteau : la gauche ne pouvait pas perdre. Et ben si, pourtant.
    Résultat : la honte. Et on ne parvient pas à s’en remettre.

    Alors aujourd’hui, en tant que partisan d’une gauche constructive et progressiste, mon choix est simple : je refuse de soutenir une liste ou un courant représentés par ces vieux combattants inefficaces. Par conséquent je ne vois que le NPA à l’horizon.

    C’est tout simple en effet, regardez les candidats tous azimuts et regardez leur âge. C’est pathétique... on dirait la photo de classe de la soirée annuelle des anciens de mai.
    Puis regardez les candidats du NPA (qui ont un programme, contrairement à ce qui se dit)... ça donne immédiatement un coup de jeune à la politique européenne.

    Et pour ce qui du coté "combat d’arrière-garde" ou encore "perdu d’avance" et "allié du libéralisme par sa folie révolutionnaire" à propos de ce mouvement, je rigole carrément. Dans le genre "attentiste, faut pas réveiller l’eau qui dort,et jusqu’içi tout va bien on peu souffrir plus", c’est sucré. Manquerait plus que ce soit la folie révolutionnaire de Karl Marx qui, dans son paradigme, ait été la meilleur allié du capitalisme triomphant ! Pétard, va y avoir du chemin d’ici au grand soir !

    Le NPA se révélera imparfaits, certes, mais au moins dans l’isoloir je verrai dans mon bulletin un premier pas et un peu d’espoir derrière la crise.

    A bon entendeur.

  • un passant 16 mai 2009 à 23:14

    C’est marqué "un hérisson dans l’aquarium" ...mais faudrait plutôt mettre "un crustacé dans le panier de crabes". non ?

    :p

  • Pelletier 17 mai 2009 à 05:49

    A PaVu PaPris
    D’ordinaire j’évite de poser ma crotte sur internet, je me suis laissé aller, c’est vrai que ça m’interroge, ça m’énerve cette histoire..
    En tous cas, les rares fois où ça m’arrive, une règle d’or, je signe, de mon nom. Rien ne m’énerve plus que les chevaliers du net bien planqués derriere leur pseudo à la con.
    Tout ça pour dire, PaVuPaPris que pour me traiter de flipouille, tu fais bien de rester anonyme, parce que bibi Thierry Pelletier , non seulement j’aime le feu, mais en plus, malgré mon grand age , je tache de m’y tenir près et mes 85 kilos sont encore, malgré l’age, en bon état de fonctionnement.
    Si tu veux savoir qui je suis, voir ma gueule,va faire un tour sur google ou sur Libertalia.
    Un dernier truc, ne m’appelle pas frangin, si c’est pour m’insulter 5 lignes plus loin, baltringue !
    Pour le pseudo, viens pas m’expliquer que c’est pour rester invisible et etre operationnel le jour du grand soir, on la connait celle là.
    Les cagoules, c’est pour le gign, pas pour nous.
    Bien evidemment je ne te salue pas anonyme et lache petit gaucho cyber warrior en carton.

    THIERRY PELLETIER

  • PELLETIER 17 mai 2009 à 07:01

    A PaVuPaPri

    AArgh, tu m’as eu taquin petit ectoplasme !
    J’avais oublié une autre rêgle d’or que j’observais scrupuleusement quand je bloguais "la france de toutenbas" chez Libé. Ne jamais répondre aux insultes amoymes, même quand ça te démange, et dieu sait que j’en ai eu mon compte, et des gratinées. Ne pas répondre parce que c’est une perte de temps, que ça amène à l’existence d’incréés et virtuels trous de balle et que ça pollue le débat.

    Bien sur l’anonymat c’est pratique, ça permet d’être chargé de com au taf et enragé libertaire devant l’ordi, étudiant lambda qui cause au nom du peuple.... Moi si je cherche du taf aujourd’hui, l’employeur éventuel tape sur google et il est édifié. J’avais qu’à pas, ballot que je suis.

    Oui mais ça s’appele assumer ses propos et ses actes, c’est peut être naïf, mais c’est une façon de lutter contre le vrai terrorisme, celui d’un système qui veut nous transformer en "flipouilles" justement.

    C’est un choix politique et nos choix politiques on les porte pas comme des badges en sautoir sur notre blouson avant de les ranger dans la poche pour aller au boulot, où le jour où ça craint. Ils nous engagent dans tous les aspects de notre existence, c’est pas une option, un jeu de roles. Ca signifie prendre le risque de crier maman, pleurer beaucoup si d’aventure, on rentrait dans le vraiment dur.

    Le coup de l’anonymat préparation à la clandestinité, ça ne marche pas non plus,les évènements récents prouvent que la police est très bien faite, et puis ça alimente justement tout le délire, le racket sécuritaire et "anti terroriste" qui sévit aujourd’hui, c’est même l’une des dernières planches de salut d’un régime aux abois pour faire diversion, effrayer le bon peuple et montrer ses biscottos.

    Si tout le monde faisait comme toi et presque tous les autres ce serait croquignol, les journaleux pourraient s’y mettre, Sebastien Fontenelle signerait Casimir, Michel Soudais s’appelerait Goldorak, ça aurait de la gueule, non ?

    Politiquement, je ne sais parfois plus trop où j’habite, mais il me reste un nom et j’y tiens.

    Excuse moi PaVuPaPri (ton pseudo parle pour toi, c’est un délice, on y voit le fond de ton ame, tu devrais faire un tour au pressing), d’avoir cédé à la violence même verbale, c’est l’arme des faibles, mais que veux tu, tu m’as pris au saut du lit, tout renfrogné.

    Encore une fois mille excuses PaVuPaPri (sèrieux, trop bon ton pseudo, moi en fait je m’appelle pas Pelletier, c’est un pseudo aussi, mon vrai nom c’est Bleck le Roc), je te fais un gros bisou et te renvoie à ta totale inexistance.

    Mes excuses aux lecteurs de ce blog de m’être étalé aussi longuement pour pas grand-chose, je le referai plus, promis.

    Salut et fraternité.

  • PaVu PaPri 17 mai 2009 à 15:48

    A Pelletier

    Content que ça t’ai un peu piké au vif. Ca tempère.

    Le pseudo PaVu Papri c’était pour te rendre l’hommage, vu que j’pensais que Pelletier c’était le blaze incognito d’un vieux père tranquille.

    Pour ce qui est de ma pomme, l’ouvrier intérimaire qu’a pas le droit de mouffeter ni de se syndiquer (contrairement au CDI), y s’en contrefout du flic mais doit pas oublier qu’il est une chair à caprices et que les p’tis patrons passent sur l’internet pour filtrer.

    Sûr que si j’faisais mon pain en journaleux politicard, ça s’rait l’inverse : plan com et signature promo... et un patron heureux comme un gosse d’être édifié. Mais c’est pas le cas de beaucoup à l’usine, et le cyber est là pour les rassembler, pas pour les décourager du fait qu’ils tiennent pas le haut du cyber-pavé. Maintenant, si faut donner son carton d’identité pour se la jouer j’ai des couilles grand public, on tombe dans la couillonnade.

    Ca dit, comme maintenant j’vois qu’t’es un officiel, j’aurai pas de mal à te discerner dans la rue et à venir me signaler. Tu verras qu’y pas d’ectoplasme, que je suis tout aussi susceptible que ta gueule, et que tu pourras pas espérer que je sois inexistant. Faudra donc pas m’la jouer monde-à-l’envers, et faudra m’appeler frangin plutôt que lâche.

    Et si t’as pas la patience, t’as qu’a demander aux RG ou à Politis, puisque j’utilise aucun camouflage proxy et qu’ils savent donc super fastoche qui je suis. Ils te fileront donc mon adresse perso, t’auras qu’à sonner.

  • PaVu PaPri 17 mai 2009 à 17:44

    La Rage

    La rage du peuple,
    Ok, on a la rage mais c’est pas celle qui fait baver
    Demande à Fabe, la vie claque, comme nos semelles sur les pavés
    La rage de voir nos buts entravés, de vivre en travers
    La rage gravée depuis bien loin en arrière,
    La rage d’avoir grandi trop vite,
    Quand des adultes te volent ton enfance
    Pah ! Imagine un mur et un bolide
    La rage, car impossible est cette paix tant voulue,
    La rage de voir autant de CRS armés dans nos rues,
    La rage de voir ce putain de monde s’autodétruire
    Et que ce soit toujours des innocents au centre des tirs,
    La rage, car c’est l’homme qui a créé chaque mur
    S’est barricadé de béton aurait-il peur de la nature ?
    La rage, car il a oublié qu’il en faisait partie,
    Désharmonies profondes mais dans quel monde la Colombe est partie ?
    La rage d’être autant balafrée par les piquants des normes,
    Et puis la rage, ouais la rage, d’avoir la rage depuis qu’on est môme

    Parce qu’on a la rage
    On restera debout quoiqu’il arrive
    La rage !
    D’aller jusqu’au bout et de là où veut bien nous mener la vie
    Parce qu’on a la rage
    On ne pourra plus se taire ni s’asseoir,
    Dorénavant on se tiendra prêts, parce qu’on a la rage, le coeur et la foi
    Parce qu’on a la rage
    On restera debout quoiqu’il arrive
    La rage !
    D’aller jusqu’au bout et de là où veut bien nous mener la vie
    Parce qu’on a la rage
    Rien ne pourra plus nous arrêter,
    Insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté

    La rage, parce qu’on choisit rien et qu’on subit tout le temps
    Et vu que leurs choix sont bancals et bah tout équilibre fout le camp
    La rage car l’irréparable s’entasse depuis un bout de temps
    La rage, car qu’est-ce qu’on attend pour se mettre debout et foutre le boucan ?!
    La rage, c’est tout ce qu’ils nous laissent, t’façon, tout c’qui nous reste,
    La rage, car combien des nôtres finiront par retourner leur veste
    La rage de vivre et de vivre l’instant présent
    De choisir son futur, libre et sans leur grille d’oppression
    La rage, car c’est la merde et que ce monde y adhère
    Et parce que tous leurs champs OGM stérilisent la terre…
    La rage pour qu’un jour l’engrenage soit brisé
    La rage, car trop lisent " Vérité " sur leur écran télévisé
    La rage car ce monde ne nous correspond pas ;
    Nous nourrissent de faux rêves pour placer leurs remparts
    La rage car ce monde ne nous correspond pas
    Où Babylone s’engraisse pendant qu’on crève en bas !
    (Refrain)

    La rage d’y croire et de faire en sorte que ça bouge
    La rage d’un Chirac, d’un Sharon, d’un Tony Blair ou d’un Bush
    La rage car ce monde voit rouge mais de grisaille s’entoure
    Et parce qu’ils n’entendent jamais les cris lorsque le sang coule
    La rage, car c’est le pire que nous frôlons
    La rage, car l’Occident n’a toujours pas ôté sa tenue de colon
    La rage, car le mal tape sans cesse trop
    Et que ne sont plus mis au goût du jour tant de grands savoirs ancestraux
    La rage, trop de mensonges et de secrets gardés
    L’élite de nos états, riche de vérité pouvant changer l’humanité
    La rage, car ils ne veulent pas que ça change hein
    Préférant garder leurs pouvoirs et nous manipuler comme leurs engins
    La rage, parce qu’on croit aux anges
    Et qu’on a choisi de marcher avec eux
    La rage, parce que mes propos dérangent
    Vois aux quatre coins du globe, la rage du peuple en ébullition
    La rage, ouais la rage, ou l’essence de la Révolution
    (Refrain)

    ( Keny Arkana )

  • PELLETIER 18 mai 2009 à 01:40

    A PaVuPaPri

    Super, t’existes en vrai !
    Alors tu sais quoi, on va faire encore plus simple, v’la mon mail :
    pelletier.thierry@gmail.com
    comme ça on se cause sans embéter plus longtemps les autres promeneurs de ce blog et on voit si on se fait une bouffe ou si on se donne des bouffes.
    Je te salue.

  • pmousque 18 mai 2009 à 22:36

    En tant qu’ancien adhérent d’Attac je fut pour le moins choqué de l’abstention de Krivine et consors en janvier 2000 lorsque le parlement europeen c’est prononcé sur la taxe Tobin.
    "nous ne sommes pas pour la régulation du capitalisme mais pour sont interdiction" avaient ils alors clamés.
    Refuser un pas dans la bonne direction sous un pretexte aussi petit ne me semble pas digne de prétendants à des fonctions politiques.

  • PaVuPaPri 21 mai 2009 à 02:28

    à Pelletier :

    Skuz’ j’étais pas dans le secteur.

    Ca marche, passons à table discrétos.

    Va savoir, comme disait l’autre ça pourra p’t’être faire le début d’une belle amitié. Faut voir.

    J’te salue de même.

  • un futur mis en détention. 26 mai 2009 à 20:29

    C’est con cette mise à table hors de nos esgourdes affamées. On sortait des plan plan pépére de Politis d’avant que Fontenelle foute sa zone. Au plaisir de relire Pelletier dans CQFD, si ca revient...
    et à lire aujourd’hui la réponse de Julien Coupat dans le Monde, un régal absolu, entier, indiscutable et asocial.

  • jab 28 mai 2009 à 07:04

    Oui, le Soudais est taquin, mais surtout vis a vis du NPA. Que ce soit sur son blog ou dans les pages de politis.
    Je parle du Politis actuel, bien sûr. Pas de celui que nous avons connu et soutenu.
    C’était mieux aavant.

  • un plébéien hegelien 30 mai 2009 à 09:27

    Tout a fait d’accord.

    Même Coupat y va de son stalinisme retouché par Photoshop ; jolie formule situ mais très loin de la réalité du NPA aujourd’hui ou la réalité d’un pays ressemble a ces français qui veulent surtout consommer, virer les chômeurs et les étrangers, ne pensent que foncer acheter du grillage chez Gamm vert ou tondre la pelouse en maugréant sur les arabes voleurs de femmes.

    Cette attitude ( celle de Coupat) à la Saint Just est d’autant plus compréhensible quand la société immobilière de papa verse des émoluments à son rejeton révolutionnaire . Au NPA ou ailleurs le combat quotidien c’est celui de personnes précaires, empêtrées dans des difficultés de crèches, de factures etc...une petite plèbe dans la classe de la plèbe...

    Cela vite dit, pour affirmer encore, Politis, parlez nous plutôt de nos alternatives de nos combats communs, de nos ennemis réels, soulignez nos différences sans haine.

    Et comme Sébastien Fontenelle n’a s pas de système de réponse, qu’il squatt celui de Soudais, moi aussi ; alors bravo Seb, on rigole vraiment. ça fait du bien ton champ de tir de foire.

    un plébéien vraiment de la plèbe.

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