Pour se donner bonne conscience, les entreprises commandent des audits d’évaluation de la souffrance au travail. Des outils coûteux et dépourvus de la moindre efficacité.
« Si vous voulez enterrer un sujet, créez une commission », disait Clemenceau. Les directions d’entreprise l’ont bien compris. Après chaque « vague » de suicides, elles font immanquablement réaliser un audit pour prendre le pouls en interne. Et, surtout, calmer les esprits. « Ces rapports ne font que (...)