Il est légitime que les femmes ayant pris un congé sans solde pour élever leur enfant aient une compensation au moment de la retraite.
Mais pour les femmes ayant continué à travailler il n’y a pas lieu de faire une différence avec leurs collègues masculins occupant les mêmes emplois qu’elles aux mêmes salaires (ex. : profs de l’enseignement privé comme moi).
La maternité n’est pas une maladie, elle donne droit à des congés, et les femmes n’en pâtissent pas trop puisqu’elles vivent en moyenne huit ans de plus que les hommes (et profitent donc de la retraite huit ans de plus).
Si on se basait sur la maternité pour faire la différence, il faudrait alors écarter du dispositif les mères qui ont adopté : les hommes adoptent eux aussi, ils y ont le même mérite.
Quant aux écarts de carrière, ils ne cessent de se réduire, ils tendent à disparaître chez les jeunes.