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Par Claude-Marie Vadrot - 31 octobre 2009

EDF nous fait encore le coup de la menace d’une panne hivernale pour nous faire accepter plus de nucléaire : voir un numéro de la Gueule Ouverte de 1979 !

Parce que dix sept de ses réacteurs sont actuellement hors service pour de nombreux mois et parce que ce nombre risque d’augmenter prochainement, EDF vient d’agiter officiellement et publiquement par un communiqué, le spectre d’une pénurie ou d’une grande panne hivernale. Au moment où des millions de Français rentreront chez eux et allumeront (bêtement) leurs radiateurs électriques. Car EDF rappelle hypocritement que 3 foyers du 10 sont exclusivement chauffés avec de l’électricité. Ce qui autorise trois remarques : d’abord ce chiffre est faux car basé sur le seul habitat collectif et le nombre exact de logements électrifiés est proche d’un foyer sur deux ; ensuite c’est bien EDF qui depuis des années a incité les promoteurs et les installateurs à privilégier le chauffage électrique parce que cela coûtait (et coûte encore) moins cher à l’installation et que cela justifie la nucléarisation de la France ; et enfin si les réacteurs sont à l’arrêt, c’est qu’ils sont pratiquement en bout de course et présentent de plus en plus de dangers pour les populations.

On peut ajouter qu’hélas, sous la pression d’EDF, les pouvoirs publics ont laissé se construire des pavillons et des immeubles mal isolés bien que chauffés par des radiateurs électriques. Y compris les fameuses maisons Borloo ou Boutin. Conséquence : des millions de familles se ruinent en charges avec des radiateurs électriques qui chauffent aussi bien les maisons et les appartements que l’extérieur. Tous les diagnostics par mesures aériennes par infrarouges le montrent.

Mais au delà de cette réalité qui pénalise des millions de familles et devrait contraindre EDF à importer de l’électricité alors qu’elle vante depuis des années le « modèle » énergétique français, il faut se souvenir que Electricité de France nous fait régulièrement le coup de la panne hivernale à venir depuis une trentaine d’années, histoire de convaincre l’opinion publique d’accepter encore plus de nouvelles centrales nucléaires. Que je sache, l’Allemagne qui a programmé il y a des années « l’extinction » progressive de ses réacteurs nucléaires, n’est en aucun cas menacée par une pénurie électrique alors qu’il y fait, en moyenne, plus froid qu’en France. Mais il est vrai que ce pays ne compte pas d’associations d’écolos rétrogrades s’opposant à la mise en place de parcs d’éoliennes au nom du respect du paysage.

Pour ceux qui douteraient de la manipulation lancée hier par EDF, voici ci dessous la couverture d’un numéro de la Gueule Ouverte (journal écolo des années de 70 vendu à 100 000 exemplaires) daté de 1978. Déjà EDF nous disait : vous avez le choix entre les bougies et les centrales.

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Commentaires de forum
  • Dans ma collection personnelle...

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  • C’est ce que j’ai pensé tout de suite... D’abord, ils nous imposent le nucléaire (pas oublié Vital Michallon, mort d’une brutaité policière délibérée en 1977 dans une manifestation contre la centrale de Creys Malville), puis, quand nous en sommes devenus dépendants, ils nous menacent de nous en priver.

    Méthodes de dealer maffieux.

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  • CP 1er novembre 2009 à 19:39

    Loués soient ces vénérables convecteurs électriques dont le mode d’alimentation aura depuis des décennies permis de préserver nos routes de norias de camions, polluants et possiblement accidentogènes (Moins de morts sur les routes), contribuant ainsi à un quotidien plus sûr et à un air moins empesté.

    Rigolons de des pays « vertueux », à nous désignés comme exemplaires par les têtes de linotte de l’écologie politique, pays qui prétendaient « fermer » leurs quelques réacteurs nucléaires dont en fait ils rallongent l’existence, en douce, à coup de dérogations décennales successives ! Genre la Suède qui a décidé d’éteindre en 1980 des centrales qui tournaient toujours en 2000…

    Et rigolons aussi du sympathique Danemark dont le splendide parc éolien lui impose de… Se connecter sur le (maudit) nucléaire suédois (Suède qui elle-même importe de l’électricité du tout aussi maudit nucléaire Finlandais...), dont il est très friand de la production programmée, les jours de grand froid, vu que grand froid signifie anticyclone et donc pas un pet de vent quand règne la froidure…

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  • Claude-Marie Vadrot 1er novembre 2009 à 19:52

    Il n’y a vraiment pas de quoi rire, surtout quand on aligne des platitudes anciennes qui sont toutes fausses. A commencer le nombre de camions citernes qui, en 20 ans, a été multiplié par 12 sur les routes françaises.
    Il est toujours dangereux de répéter sans vérifier (pour le Danemark notamment) les informations erronées que même EDF n’ose plus propager.

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  • CP 1er novembre 2009 à 23:00

    Ah ouais ? Et combien de camions citernes en plus si pas de chauffage électrique alimenté par du nucléaire ? Autant de calories d’origine fossile sous forme de millions de tonnes de pétrole, de gaz, de charbon ou de bois. Tout ça transbahuté par de jolis camions aux fins fonds des trous les plus reculés sur toutes les routes de France.

    Un kWh issu de l’induit d’un alternateur de Paluel ou Flamanville arrive chez l’abonné sans trop encombrer les routes, ni faire fumer divers pots d’échappement.

    Et combien de pétroliers en plus de par le monde ? L’« Erika » acheminait du Havre, au moment de son naufrage, un sous-produit de distillation qu’une centrale italienne allait transformer en électricité. Cette centrale aurait été nucléaire, pas d’Erika ni de plages bretonnes polluées.

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  • Claude-Marie Vadrot 2 novembre 2009 à 00:00

    Et si ma tante en avait deux, on l’appellerait mon oncle.

    Vous répétez des arguments officiels sans les comprendre et sans les analyser...

    L’essentiel du pétrole passe par des oléoducs. Ne circulent, sur de courtes distances, que des camions citernes de livraison.

    Et évidemment vous laissez de côte le gisement extraordinaire des énergies renouvelables qui permettent dèja aux Allemands, aux Danois et aux Espagnols de produire de l’électricité. Sans compter la production voltaïque...

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  • CP 2 novembre 2009 à 11:42

    Ah ben oui, les citernes individuelles, rurales ou pas, de fuel ou de gaz, sont ravitaillées par de mystérieuses canalisations sans doute souterraines.

    Et les allemands n’auraient pas sous le coude des dizaines de projets de méga centrales au charbon, de plus de 1000 mégawatts ? Tout comme les projets de gazoducs sous-marins, sous la Baltique, dont Schroeder avec son pote Poutine nous garantissent la mise en service prochaine.

    Evidemment que les bricolages à base de vent, et autres plaisanteries aléatoires, ne permettant pas une activité industrielle sérieuse, les trusts allemands de la chimie et de la métallurgie ne sauraient se satisfaire d’une énergie hors de prix délivrée par bouffée, et en petite quantité...

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