C’est un document confidentiel. Une étude à diffusion restreinte élaborée par EDF à la fin de l’année 2011, dont Politis a pu prendre connaissance grâce à un informateur haut placé dans l’entreprise. Son objet : le projet d’arrêt définitif de 20 des 58 réacteurs français d’ici à 2020. Ce qui représente presque un tiers de la puissance électrique du nucléaire français. Sont concernés la plupart des réacteurs de 900 mégawatts, notamment ceux de Fessenheim et de Dampierre-en-Burly – dont la vétusté des installations et le coût prohibitif des travaux nécessaires pour prolonger leur fonctionnement sont invoqués. Mais aussi, plus étonnamment, ceux de Civaux, d’une puissance de 1 450 MW, l’argument avancé étant la difficulté grandissante d’assurer le refroidissement par les eaux de la Vienne, liée à la sécheresse récurrente de la rivière. EDF a démenti l’existence de cette étude. Un tort. C’est un beau projet !

