Ca y est, les "gros mots" sont lâchés : "Surproduction capitaliste".
Je sais très bien que si la réalité (le fameux "principe de réalité", meilleur allié du communisme internationaliste) n’avait pas été si flagrante, si évidente, la novlangue habituelle aurait été de rigueur.
C’est d’ailleurs comme ça que commence, difficilement, l’analyse. Donc ici, la principale "contradiction" à noter dans notre système c’est quand le droit public doit se porter au secours du droit privé. C’est le "méchant" "néolibéralisme" (on remarque la difficulté même à employer le mot...ça finit par se voir que Politis n’est pas de gauche ?). En gros, ici Etat et boîtes privées ce sont deux domaines distincts. Elle est là la grande mystification. L’Etat serait le gentil (bien sûr, puisqu’il repose sur la "démocratie") mais il est trop gentil, il est un peu mou et s’il s’attaquait de front au privé alors "ouille ouille ouille ce sera difficile" (soit vous êtes très bon acteur soit vous êtes d’une naïveté de nouveau né...).
L’Etat (comme garant de l’ordre établi obéit nécessairement à la bourgeoisie qui est au sommet de cet ordre, c’est une évidence mais c’est tjs bon de le répéter) et la bourgeoisie "privée" agissent de concert et respirent la même idéologie. Croyez-vous vraiment qu’en interdisant les licenciements et en relocalisant cela arrangera les choses en France ? (j’adore quand vous dîtes : "des délocalisations, qui comme chacun sait produisent ici du chômage" c’est là que ce déploie tout votre sophisme). Ce n’est pas utopiste, vous avez raison, sous la pression de ses esclaves la bourgeoisie peut être contrainte à relocaliser. Et après ? Dans un système capitaliste mondialisé, pour ne pas finir exsangue l’Etat devrait faire en sorte que ses salariés vivent "à la chinoise" et pour ne pas être écrasée la bourgeoisie fera vivre ses employés "à la chinoise". "Public" (selon votre définition du public, c’est à dire l’Etat au fond) et privé, même combat. Elle est où la contradiction ?
A mes yeux, la véritable contradiction elle est dans le capitalisme lui-même (et pas dans le "néolibéralisme") : la surproduction (qui va toujours avec le capitalisme, depuis déjà plus de 200ans), quand des salariés ne peuvent plus acheter ce qu’ils produisent. Et quelque soit le cas de figure ("privé" ou "public", "USA" ou "Chine", "femmes" ou "hommes", "blancs" ou "noirs", oui oui je vais loin dans les oppositions stupides et infantiles, mais c’est vous qui avez commencé, vous avez décidément bien assimilé l’une des meilleurs stratégie de la bourgeoisie : "Diviser pour mieux régner"), dans un monde capitaliste, sans débouchés extra capitaliste, cette contradiction sera notre quotidien (et les crises, les désastres et les morts qui l’accompagnent).
Vous pouvez vraiment dire merci au néolibéralisme, la financiarisation et les crédits ont permis de masquer (en tout cas en occident) cette surproduction (inhérente au capitalisme) (sans parler de la néocolonisation qui acheva la mondialisation). Ca a permis de faire marcher votre canard un peu plus longtemps et à la bourgeoisie de respirer un peu (de reculer pour mieux sauter amha), il n’y a pas de mystère, vos intérêts objectifs sont les mêmes.
Maintenant les mots "crises" et "capitalisme" ont été intégré, arrive la "surproduction", dans 5/10 reparlera-t-on de communisme (pas de "chauvinisme", je ne parle pas du PCF ou du Front de gauche) et d’internationalisme ?
Je fais confiance au "principe de réalité" pour la suite.