À quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, samedi et dimanche, il régnait une tension extrême dans le centre du Caire. Le 8 juin, une manifestation de femmes protestant contre les multiples agressions sexuelles dont elles sont victimes était attaquée par une horde de jeunes hommes. Certaines manifestantes ont affirmé avoir subi des « attouchements prolongés ». Au même moment, non loin de là, sur la place Tahrir, plusieurs centaines de manifestants, en majorité proches des Frères musulmans, mais aussi des laïcs de gauche, s’étaient rassemblés pour protester contre la présence au deuxième tour d’Ahmed Chafiq, le dernier Premier ministre de Moubarak. En vain. Le deuxième tour opposera bien Chafiq au leader des Frères musulmans, Mohamed Morsi, arrivé en tête au premier tour, et qui fait figure de favori.


