Le « Fleuve turbulent » est lui-même un grand voyageur, qui traverse pas moins de six pays. Pour saisir toute sa beauté tourmentée, il faut le suivre lentement.
Les Thaïs l’appellent « Mère de tous les fleuves » (Maeh Khong), et les Chinois, « Fleuve turbulent ». Et lorsqu’on voyage aux pays du Mékong, l’allégorie est une tentation de tous les instants. Marguerite Duras n’y a pas résisté. Ce fleuve est un être vivant pour lequel on éprouve rapidement un étrange (...)