En 2009, le rappeur Youssoupha ponctuait une de ses chansons par : « Je mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour. » Le journaliste avait porté plainte pour injure et diffamation. Le tribunal correctionnel de Paris lui avait donné raison en condamnant le chanteur à 800 euros d’amende avec sursis. La cour d’appel est revenue sur cette décision, jugeant Youssoupha « non coupable », estimant que le passage incriminé n’excédait pas « les limites admissibles en matière de liberté d’expression artistique », ajoutant que « le rap est un style artistique permettant un recours possible à une certaine dose d’exagération ». Un camouflet pour celui qui précisément décrit le rap « comme une sous-culture d’analphabètes ».


