« Une trentaine de jeunes socialistes », lit-on là, « ont » courageusement « manifesté » hier « près du ministère » de l’Intérieur, « pour réclamer la démission de Brice Hortefeux », au cri (vengeur) de : « Hortefeux, démission, un ministre n’est pas raciste » [1].
Et on les comprend, car en effet, pour sidérant que cela puisse paraître à une époque où même - oui, même - l’Alabama (États-Unis d’Amérique) et l’Afrique du Sud ont officiellement renoncé à la ségrégation : Brice Hortefeux [a dit-on [2] récemment été surpris->http://www.rue89.com/2009/06/10/man...] - le pauvre gars ne savait pas qu’il était filmé - à regretter qu’il y ait teeeeellement de Noirs dans la (bonne) ville d’Evry (Essonne, France) - merde alors, j’ai l’impression d’être à Kolondiéba, mets-nous fissa « quelques blancos » dans tous ces Reunes, l’Europe entière se rit de nous.
Pis : après s’être ainsi fait gauler, Brice Hortefeux n’a pas (du tout) été sanctionné par son parti - de sorte qu’il a tranquillement pu expliquer - bravant crânement la (tyrannie de la) bien-pensance -, qu’il n’était (bien sûr) pas (du tout) raciste, foutre non, mais que bon, y a des fois, tous ces Noirs, faut quand même bien admett’, mâme Dupont, que ça manque de white [3].
Saluons donc la saine mobilisation des « jeunes socialistes » : c’est quand même rassurant de savoir que ces (jeunes) gens - « une trentaine » - ont des principes.