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Par Denis Sieffert, Michel Soudais - 5 avril 2007

Faut-il supprimer la présidentielle ?

La timide évocation de réformes, voire d’une VIe République, cache l’essentiel : l’élection du président de la République au suffrage universel. Seuls les candidats de la gauche antilibérale et les écolos l’évoquent.

Difficile de sortir la tête de l’eau au plus fort de la bataille. Pas facile de remettre en cause une institution qui conditionne depuis des mois déjà tous nos commentaires, rythme toute notre vie politique, et relègue toute autre considération, sociale et internationale. Depuis des mois, la France (...)
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Commentaires de forum
  • À son congrès du Mans, le Parti socialiste a entériné, dans la synthèse de ses motions, un rassemblement autour d’une ligne politique dans laquelle l’idée de la VIème République fût réduite, sous des pointes d’ironie, à la dimension de l’arlésienne.

    Cette absence de courage collectif exacerbé par la résignation du courant NPS a permis, dans une rupture critique initiée par Arnaud Montebourg, la naissance de « Rénover, maintenant ». Quelques militants, certes peu nombreux, ont ainsi maintenu le souffle ténu de la démocratie au coeur de l’asphyxie produite par les institutions en place.

    Le silence constant de Ségolène Royal sur cette question institutionnelle, pris dans le silence général de son investissement dans la construction des bases programmatiques du Parti, fait peser un doute sur le retour spectaculaire de cette question. L’élection présidentielle est l’occasion de toutes sortes de promesses offertes dans la démagogie la plus absolue. L’annonce d’une 6ème République "imminente" oblige à préciser la nature du bouleversement des institutions contenu dans le projet « La Constitution de la 6ème République » élaboré par Arnaud Montebourg et Bastien François.

    L’idée principale, plutôt que de « réconcilier les Français avec la démocratie » en l’état, consiste à en refonder radicalement les bases autour des « figures institutionnelles » déjà existantes. Le Président de la République devient le garant de la Constitution par laquelle s’exercent démocratiquement les fonctions politiques et gouvernementales. Il n’en est plus l’initiateur. L’élection au suffrage universel qui est maintenue sans véritable nécessité est le seul lien direct qui unit le Président de la République avec le Peuple.

    Les deux pôles principaux de la révolution institutionnelle, où se trouve revisitée notre tradition démocratique, sont la fonction de Premier Ministre et le rôle du Parlement. Ces deux pôles sont désormais les seuls lieux de l’initiative politique. Sans en décliner les prérogatives, il convient de comprendre que la 6ème République proposée dans le « Pacte présidentiel » est un numéro d’illusionniste : Les modifications institutionnelles proposées ne peuvent pas se prévaloir de cette nouvelle numérotation car elles maintiennent, malgré la responsabilité pénale, les pouvoirs monarchiques du Président de la 5ème République.

    Le souffle maintenu dans les rangs de « Rénover, maintenant » vient de s’éteindre avec l’acceptation de ce tour de passe-passe.

    Seul, le mouvement Rénova(c)tion Socialiste maintiendrait-il le cap d’une véritable révolution de nos institutions, en attendant le réveil du sommeil sans rêve des socialistes ?

    •  

      Le silence constant de Ségolène Royal sur cette question institutionnelle, pris dans le silence général de son investissement dans la construction des bases programmatiques du Parti, fait peser un doute sur le retour spectaculaire de cette question.

      Comment pouvez-vous proférer un tel mensonge ? S. Royal a annoncé son intention de passer à la 6e république le 19 mars dernier. Le sujet a été longuement présenté pendant deux semaines. A. Montebourg fondateur de la Convention pur la 6e République est un de ses porte-parole.

      La 6e république de S. Royal est un régime parlementaire qui redonne tous ses pouvoirs à l’assemblée nationale, responsabilise le gouvernement devant le Parlement, interdit le cumul des mandats, démocratise les institutions locales.

      Quelle mauvaise foi.

      http://c6r-paris.blog.lemonde.fr/20...

      http://www.c6r.org/

      Voir en ligne : Photine

    •  

      REALITES : majorité de doite , la droite contente de rien changer.Majorite de gauche : difficile à obtenir à moins qu’un grand parti ne se construise ? En 1986 la proport n’a pas empêché la victoire de la droite ni de l’extrème droite.

  • Seuls les candidats de la gauche antilibérale et les écolos l’évoquent.

    Mais tous ces candidat(e)s jouent le jeu de la présidentielle médiatique au mépris souvent de la politique et de nos espoirs.
    Chacun ne se voulait-il pas sur l’affiche ? (Pourquoi pas une candidature "porte-parole" distribuant les temps médiatiques aux différentes formations et propositions politique et demandant d’abord le changement de cette élection ?)

    En attendant, que nous reste-t-il à faire, qui cautionner, quelle divergence choisir, ...
    - Prendre parti contre le rassemblement ?
    - Crier « Élection, piège à cons ! » ?
    - Voter blanc ?

    J’hésite, la dernière proposition ayant actuellement ma préférence.

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