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Par Michel Soudais - 10 juin 2009

France-écologie, le tube de l’été en route pour l’Eurovision

Comment expliquer l’étonnant score de la liste Europe-écologie ? 16,48%, comme ça d’un coup, sans crier gare. Il y a forcément une explication. Depuis dimanche soir, comme beaucoup, je cherche à comprendre pourquoi cette alliance de la pipe José et du chichon Dany a si bien réussi. J’écoute, je lis, j’interroge...

On me répète que c’était les seuls à parler d’Europe et que c’est ça qui a payé. En France, peut-être. En Europe, beaucoup moins. Leur groupe au parlement européen comptaient 44 élus. Il en gagne 7 ou 8, dont 8 rien que chez nous. C’est France-écologie.

J’entends dire que les écolos, très fort sur l’urgence écologique ont sû mettre du social dans leur programme jusqu’à y réclamer un « bouclier social ». La clef du succès ce serait. Je me pince. C’est aussi crédible que Sarkozy rétablissant la police de proximité !
Parce que qui a dit « il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end » ? Ou encore « j’ai toujours été hostile aux horaires obligatoires d’ouverture des magasins » ? Cherchez avant de lire la réponse [1]... Et puis combien d’électeurs lisent les programmes.

Ils lisent en revanche les bulletins de vote. Or le quotidien vespéral nous rappelle que le bulletin de vote du PS était « introuvable » quand celui de nos Verts élargis aux écologistes ni de gauche ni de droite était ostensiblement... vert. Ce qui expliqueraient que des électeurs se soient rabbatus dessus. Un peu tiré par les cheveux, non ? D’autant que cela n’explique pas pourquoi 19% des électeurs de François Bayrou en 2007 [2] ont changé de crémier, alors que les bulletins de vote MoDem étaient franchement orange.

Non, s’il faut chercher une explication, elle est plus probablement sociologique. « Les personnes qui ont voté pour les listes Europe écologie sont surtout des habitants jeunes et diplômés de grandes villes », peut-on apprendre dans Libération (9 juin) qui note qu’« à Paris intra-muros, le duo Cohn-Bendit-Eva Joly fait carton plein dans les quartiers "bobos" (36% dans les IIIe et Xe arrondissements ». Si c’est le journal de Laurent Joffrin, installé précisément dans le IIIe arr., qui le dit, ce doit être vrai. D’ailleurs sans étiquetter aussi facilement les électeurs, Le Monde abonde dans le même sens : « Ce sont précisément ces classes moyennes auxquelles le PS ne fait plus envie qu’Europe-écologie est allé souffler au MoDem », y déclare le directeur adjoint au département d’opinon de l’IFOP. Et à en croire son homologue du CSA, une partie de l’électorat socialiste ne s’est pas reconnu dans la campagne menée sur le thème du vote sanction contre Nicolas Sarkozy. C’est donc qu’ils s’accomodent de Sarkozy ? Je ne peux pas le croire : on ne cesse de me répéter dans mon entourage que les écolos sont de gauche et... rien que de gauche. Il y a quelque chose qui cloche.

J’en étais là de mes recherches quand j’ai découvert sur internet l’arme secrète de nos euros-écologistes. Un truc qui a fait le buzz. Tant c’était moderne et dans l’air du temps. Un lipdub ça s’appelle. Mais regardez (et écoutez) plutôt.

Ne cherchez pas plus loin des explications à la percée fulgurante d’Europe-écologie dans les charts. Après 32 ans d’échec à l’Eurovision, nous avons enfin trouvé le groupe qui va faire gagner la France. Et moi je ne l’avais pas vu.
Puisque désormais la politique se fait autrement, c’est promis, demain je ferai moi aussi du journalisme politique autrement. Je regarderai la politique avec un regard neuf, moderne. Comme un chroniqueur de variété. D’ailleurs j’ai déjà commencé.


Notes

[1] Daniel Cohn-Bendit dans Une envie de politique (1998, La Découverte). Il y aura bien d’autres proclamations à ressortir de cet essai ancien mais bien moins vieux que Le Grand bazar (1975) exhumé par François Bayrou. Dany le rouge devenu Dany le vert sy déclairait « pour le capitalisme et l’économie de marché ».

[2] Le chiffre est de Denis Pingaud de l’institut Opinionway dans Libération, 9 juin.

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Commentaires de forum
  • Le Yéti 10 juin 2009 à 08:22

    Le soir des élections européennes, il n’y avait aucun représentant du parti vainqueur : les abstentionnistes (59,36%).

    Comme à leur habitude, les médias du cénacle et leurs invités convenus décidaient entre amis qui avait gagné (l’UMP et Cohn-Bendit), et qui avait perdu (le PS et Bayrou).

    Dehors, je veux dire en dehors de ces plateaux cocooneux au sunlights satisfaits, genre Eurovision comme le souligne l’ami Soudais, la vie suivait son cours, beaucoup plus cotonneuse, elle, et insatisfaite.

    D’aucuns mauvais esprits ne manquaient pas de rappeler que le président du parti vainqueur n’étaient même plus capable de remettre une coupe de France de foot en public, ni de sortir à une réunion publique officielle, autrement que par surprise et derrière des hordes de flics casqués.

    D’autres cherchaient trace du petit Besancenot, ce héros druckérien qui se vantait de bouter le capitalisme hors des murs après avoir été décrété "meilleur opposant" à Sarkozy par les sondeurs émérites.

    Quelques aficionados un peu égarés du Parti de Gauche pestaient contre les médias qui ne mettaient pas suffisamment en avant la performance de leur "Front uni" et qui, à défaut d’avoir su présenter un projet cohérent, avait au moins rivé le pion aux gamins du NPA. Enfin, de justesse.

    Oui, la nuit, dehors, était plutôt migraineuse. Et sur les plateaux lumineux, derrière les sourires crispés de convenance, il y avait comme une légère tension dans les mâchoires. Dans tout comportement humain, il faut toujours qu’une part inconsciente vienne vous chagriner le conscient et vous déclencher des rages de dent.

    Cette nuit-là, sans doute, le vilain petit caillot qui obstruait les artères satisdes héros, c’était le VÉRITABLE RÉSULTAT DE NOTRE CONCOURS EUROVISUEL, non pas entendu en pourcentage des seuls "suffrages exprimés", si arrangeants pour nos invités poudrés des écrans, mais en pourcentage des électeurs inscrits. Cinglant :

    Abstention : 59,4 %
    UMP : 11,3 %
    Parti socialiste : 6,7 %
    Verts : 6,6 %
    MoDem : 3,4 %
    Front National : 2,6 %
    Front de gauche : 2,5 %
    NPA : 2,0 %
    Libertas : 2,0 %

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  • Janick- 10 juin 2009 à 09:23

    Je viens d’enrichir mon vocabulaire : "lipdub" , c’est toujours ça de gagné avec ces européennes.
    J’avoue que je n’en croyais ni mes yeux ni mes oreilles.
    J’adore le cirque mais pas mélangé aux urnes.

    Qui a voté quoi ?
    Minuscule échantillon pour moi :

    - un jeune retraité qui a voté Sarkozy aux présidentielles a cette fois-ci voté
    Europe Ecologie. J’ai pas compris (lui non plus sans doute)

    - un couple (la quarantaine) habituellement proches NPA/PC également. Je me demande encore pourquoi. Je ne crois pas qu’ils aient visionné le lipdub et donc tombés en extase devant Bové chantant.

    Michel, vous continuez de faire du journalisme comme d’hab. ou je casse mon abonnement vieux de deux decennies.

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  • Zamenhof 10 juin 2009 à 10:48

    lEurope -écologie réussi surtout parmi les bourgeois et intellectuels urbains, nous dit-on, donc c’est, comme ceux qu’on voit dans les boutiques de produits bio : l’équivalent moderne de ceux qui il y a un siècle étaient bourgeois et catholiques : le parti des gens pieux et dévots qui vivent dans la pureté.

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  • cultive ton jardin 10 juin 2009 à 14:16

    Pas sûr que vous ayez raison de vous moquer. Je pense que chez les jeunes le lien entre le social et l’écologie s’est fait très spontanément, qu’il coule de source, et que c’est loin d’être un simple artifice électoral.

    Si la gauche de combat avait su intégrer le combat écologique autrement que comme une vague concession, c’est elle qui aurait aujourd’hui créé la "surprise". Ceux qui ont tenté de faire l’unité entre ces deux aspects de la lutte anti capitaliste se sont cassé les dents sur des mécanismes de pouvoir et d’électoralisme, ainsi que sur une difficulté à se dégager du productivisme, et c’est bien dommage parce que, effectivement, la position de la liste Europe Ecologie reste assez ambigüe.

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  • heautontimoroumenos 10 juin 2009 à 15:31

    cultive ton jardin :
    « Je pense que chez les jeunes le lien entre le social et l’écologie s’est fait très spontanément, qu’il coule de source, et que c’est loin d’être un simple artifice électoral. »

    Si les jeunes (ou les autres) avaient fait le lien, ils n’auraient pas voté Europe-Ecologie qui est très ambigu sur le social comme le rappelle MS. D’ailleurs, ils n’ont pas voté Europe-Ecologie, ils se sont abstenus à plus de 80%.

    On dit que la liste Europe-Ecologie était la plus cohérente, or ses membres sont en contradictions sur beaucoup de choses fondamentales. On dit qu’elle a parlé d’Europe plus que les autres, mais en a-t-elle mieux parlé : qu’est-ce qui justifie le rabibochage des ouiouistes et des nonistes de Dany à José ? L’urgence écologique ?
    Depuis 30 ans, tous les mauvais coups du libéralisme (rigueur des budgets et flexibilité des travailleurs) ont été justifiés par l’emploi (et on n’a pas eu l’emploi pour autant), un nouveau prétexte est-il né (qui ne nous sauvera pas non plus) ?
    Il faut repenser nos modes de production et de consommation, c’est donc social et écologique. Il n’y a pas d’écologie possible sans solidarités, sans partage. Dans les deux cas, le cadre intellectuel est une capacité à se penser un avenir global, commun et solidaire.

    Les gens autour de moi ne savent pas pourquoi ils ont voté Europe-Ecologie (sauf les électeurs socialistes, mais ça faisait un moment qu’ils ne savaient plus pourquoi ils votaient socialiste).
    Avant le scrutin, j’avais l’impression d’être avec eux comme dans cette vieille pub pour “la vache qui rit” : LO ? nan, trop rouge… NPA ? nan, trop sec… FdG ? nan, trop fort… Décroissance ? Nan, trop mince… Europe-Ecologie ? Ah ouaip, miam…
    Espérons pour leurs électeurs que les députés d’Europe Ecologie (pour certain(e)s des gens visiblement très bien) ne transformeront pas leur mandat en une pâte blanchâtre, pauvre en goût, peu engageante et vendue par paquets de 12 (mais très pratique pour les picnics et les enfants adorent ça).

    Enfin, une chose est certaine : la période de refondation de la gauche de la gauche a été ouverte par la campagne référendaire de 2005 dont le principal bénéfice avait été de créer de la clarté (les masques qui tombent sur des langues de bois vermoulues, tout ça…). Avec Europe-écologie, c’est la fin de la clarté, on ne sait plus trop où sont les lignes, ni où elles se croisent. Alors : disparition des points de convergence, évanouissement des perspectives. Retour des faux-débats (Sarkozy avec des ray-ban devant un four solaire). Clap de fin pour la refondation de la gauche de la gauche…

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  • corinne morel darleux 10 juin 2009 à 15:47

    J’aimerais apporter deux éléments complémentaires. Quoique la théorie de l’Eurovision me séduise franchement je l’avoue...

    D’une part, la portée médiatique des trois têtes de pont d’Europe Ecologie : Eva Joly, José Bové et Daniel Cohn Bendit. Chacun bien identifié sur une position - pour faire court : la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption, l’altermondialisme et la malbouffe, le punch libéralo-libertaire de l’ex soixante huitard. Et EE a admirablement joué de ces trois facettes en fonction des contextes, de l’actualité et des attentes du public ciblé tout au long de la campagne. Au mépris de la cohérence politique, mais au profit dune démarche de marketing politique très réussie.

    D’autre part, le vote EE n’est pas un vote "implicant" : c’est plus facile de voter pour la nature et l’environnement que pour sortir du capitalisme. Le positionnement "ni gauche ni droite", ou d’ailleurs plutot "et gauche et droite" au vu des déclarations, déjà, de souhaits d’alliance avec le Modem, a probablement attiré des électeurs qui ne se retrouvent plus dans ce clivage idéologique, et symbolise bien la dépolitisation entamée par les déceptions des promesses léectorales non tenues et que la dérive du PS vers le centre a aggravée.

    Il est donc plus que temps de redonner ses lettres de noblesse à la politique, en renouvelant ses pratiques, et de réaffirmer avec force que l’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme, libéral et productiviste, qui se moque bien de bousiller la planète pourvu que ça rapporte.

    Afin d’amener tous les écolos à se repolitiser et que tous ensemble nous préparions un vrai programme de rupture avec le productivisme, pour une écologie radicale, sociale et solidaire !

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  • Augusto 11 juin 2009 à 04:13

    MICHEL,
    Il ya tout dans ton article,

    les electeurs de gauche expliquent cette percee
    bonne partie vient du PS

    ils se posent plein de questions
    ils avaient deja vote non (contre leur parti)
    ils n’ont pas ose aller jusqu’a Melenchon
    (c’est l’etoile mediatique de cette election)

    mais ils ont donne un coup de semonce au PS
    ils restent tres volages

    les verts ne doivent pas prendre cette votation
    pour del’argent comtant

    tout est en jeu
    de seduction,

    mais avec Manuel Vals(ito), c’est sur
    C’est Melouch qui heritera tous ces wagons d’electeurs

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  • cultive ton jardin 11 juin 2009 à 10:21

    Précisément sur la question de la clarté, les listes de la gauche radicale n’osent pas aborder de front ce qui me semble LA question principale : comment sauvegarder les emplois ET cesser de pourrir notre propre environnement.

    On qualifie de bobos ceux qui s’inquiètent de ce qu’ils mangent et respirent (et de fait, il faut avoir un peu de marge pour pouvoir se poser ces questions) et on oublie que les ouvriers (j’englobe les paysans, ceux qui ne sont pas des industriels de la terre) sont les premières victimes de la chimie triomphante. Les travailleurs de l’amiante pourraient en dire quelque chose. Victimes sur leur lieu de travail, ce sont eux qui FABRIQUENT ou UTILISENT ces saloperies, victimes aussi dans leurs vie de tous les jours, les HLM construits sur des décharges toxiques, les aliment frelatés vendus à bas prix.

    Si la seule réponse de la gauche est de dauber sur les "bobos" qui se posent ces questions là, précisément parce que, mené à son aboutissement logique, le capitalisme pourrit aussi LEURS lieux de vie et plus seulement ceux des pauvres... c’est un peu court.

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  • Farid 12 juin 2009 à 04:35

    "Afin d’amener tous les écolos à se repolitiser"... et gnangnan !

    MOI J’AI VOTE EUROPE ECOLOGIE ! :-D

    http://www.europeecologie.fr/files/...

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  • Miren Mativet 14 juin 2009 à 10:52

    Plus je lis vos commentaires moins je les trouve cohérents. Vous proposez quoi, en clair ?

    Oui, DCB est une girouette potentiellement dangereuse, on est d’accord là dessus. Mais pour ma part je n’ai pas trouvé de faille dans le reste de l’équipe, ni pour avoir rencontré José à l’AG des faucheurs, ni dans leurs interventions filmées ou leurs textes, ni dans le meeting auquel j’ai assisté (je suis dans le grand est) Au contraire.

    J’ai suivi d’assez près et avec beaucoup d’espoir la construction des autres groupe de gauche, et j’ai lu attentivement tous les "programmes". J’en ai conclu que ce groupe était le seul à avoir un programme cohérent, que le social n’était pas "rapporté" mais intégré, et entre des revendications décousues voir irréalistes, et une équipe engagée par un programme sans concession, il me semble que votre mépris est bien mal placé.

    Je précise pour vos stats à la noix que je ne suis ni parisienne, ni citadine, ni jeune, ni bobo. Mettez moi plutôt dans la catégorie militante décroissante citoyenne engagée.

    Si vous voulez avoir des voix sérieuses plus à gauche, engagez donc les CGT et autres sur la voie de l’environnement et de la paix, plutôt que de défendre leurs emplois chez EDf ou l’automobilie, en particulier contre toutes les applications du nucléaire. On pourra alors imaginer que les électeurs auront l’intelligence de voter pour ceux qui sauront décrire et mettre en oeuvre concrètement un monde pour demain.

    En attendant, soit on s’abstient, ce que je ne suis pas prête à faire en tant que citoyenne, soit on vote pour les moins pires.

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  • terramorsi 14 juin 2009 à 18:40

    pourquoi cherchez vous une explication,pourquoi ne croyez vous pas que les citoyens qui ont voté ecolo sont ecolos,pourquoi minimiser le succes du seul courant depuis des lustres qui portent la société de demain et a un projet different des autres,les seuls a voir autremment,a fonctionner autremment,pourquoi, n’acceptez vous pas de voir que la France militante est ecologiste et que les idees mentales des partis de gauche,,tout dans la tete,rien sur le terrain en acte concret,qui fonctionnent en coupure de credibilité par son incorrigible maniére de ne pas voir la réalité du monde,mais qui ne remet pas en question sa façon de voir le monde, parce que a Politis vous n’etes pas ecolos,et c’est ca le probleme majeur,vous datez ,pas assez d’ecologie dans votre journal,Nicolino hélas, parti,parce qu’il a pris conscience que c’est par l’ecologie que tout passe,le néant,ce qui vous interesse c’est vos obsessions personnelles,le PS,le NPA,etc,l’ecologie est la seule voie pour tous et elle est politique,l’urgence est absolue et le social va avec,j’en ai assez de ces articles meprisants sur les ecologistes militants et de terrain,Sieffert a fait un edito a cote de la plaque,il comprend rien a ce qui se passe depuis trente années,les citoyens eux sont politiques et autonomes et ont votés pour des gens qu’on connait sur le terrain c’est eux qui changent la donne,qui coupent les OGm ,etc,alors on vous espere plus ouvert a ce qui avec ou sans vous va venir de toute façon,facisme ou guerre,la Terre se meurre et a nous de nous sauver de ce massacre,et d’etre encore Vivant et Humain avec le reste du Vivant,qui est la seul voie a suivre desormais :celle du Coeur.

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  • Alain Lipietz 15 juin 2009 à 15:00

    Cher Michel,

    que tu n’aimes l’écologie politique est ton droit le plus strict. Que tu n’apprécies pas la joie de faire campagne dans toutes les régions de France et de ses DOMTOM, joie qui rayonne sur le lipdub d’EE, est question de caractère. Que tu désinformes tes lecteurs est en revanche un problème déontologique.

    Tu pourras te reporter à mon premier bilan des législatives européennes (des compléments sont sous presse), ici : http://lipietz.net/?breve354

    Mais deux correctifs essentiels dores et déjà.

    1. La dimension européenne du vote Vert.

    La poussée verte dans certains pays n’est pas limitée à la France, mais elle s’accompagne de reculs dans certains autres pays. Les Verts progressent en Allemagne, France , Belgique, Grèce, Pays Bas etc quand ils sont en listes autonomes et pro-européennes. Ils disparaissent en Italie, Irlande, Tchéquie, où ils se sont noyés dans la "gauche de la gauche" ou des gouvernements de droite eurosceptiques.
    La sortie écologiste de la crise exige une Europe fédérale avec un gouvernement fort, donc d’en finir avec Maastricht-Nice et de passer à un traité donnant plus de force aux élus et à la règle de la majorité. C’est ce que disent aussi les abstentionnistes : « Nous n’aimons pas cette Europe-ci (celle de Maastricht –Nice) qui méprise nos élus. Pourquoi les élire, alors ? »

    2. L’écologie politique, premier vote populaire

    Tu t’appuies sans critique sur un court article de Libé auquel pour une fois tu prêtes un crédit disproportionné. Cet article m’avait choqué par ses affirmations sans l’ombre d’une enquête.

    Or tu disposes certainement à la date du 11 des sondages sortis des urnes. Alors voilà :

    • Chez les abstentionnistes, la proportion de sympathisants Verts, PS et FdG est la même. Donc l’abstention n’a pas changé l’ordre exprimé par les votants.

    • Chez les Ouvriers comme chez les Employés, EE arrive en tête et à quasi égalité avec le PS.

    • La différence entre Ouvriers et Employés, c’est que le grand parti des premiers est en fait le FN (22 %). Les écologistes recueillent tout de même 13 % des votes Ouvriers, deux fois plus que le FdG, .ce qui, il y a un mois, aurait paru un énorme succès de EE !!

    • En revanche , EE recueille 24% du vote des employés comme des « professions intermédiaires », et 32% des « professions intellectuelles » (le lectorat de Politis)

    • Il en résulte que EE est la première expression du vote populaire urbain, en tête dans de nombreuses banlieues populaires, comme Saint Denis ou Montreuil, au coude à coude avec le PCF dans toute la banlieue rouge.

    Telles sont les informations, occultées par la presse de la pensée unique, qu’on aurait aimé trouver dans Politis, plutôt que des clichés éculés repris de cinquième main.

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  • Serge 15 juin 2009 à 16:38

    Bonjour

    Où peut-on trouver ces résultats de sondage, que j’aimerais regarder attentivement.

    Merci.

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  • alain arnaud 16 juin 2009 à 19:50

    Je n’ai toujours pas compris en quoi le vote dit "ecolo" (j’ai horreur de ce mot est considéré comme apolitique. Au contraire de la fameuse pseudo radicalité d’une sortie révolutionnaire (mais archaique et maintes fois ressucée) du capitalisme.

    D’autant que l’explication est donnée par vous même : c’est qu’avoir une position de respect du monde et donc de soi et des autres, c’est lutter contre le capitalisme. Sans doute jusqu’à pousser ce système économique à ses limites. (Mais qui peut prétendre les dire et les connaître ses limites. Je préfère une position marxienne de ce point de vue à une position bolchevique.

    Et ce qui ressort, c’est que les actes radicaux sont plus que nécessaires et pas du tout incompatibles avec un usage des instituions pour rendre vivable le monde pour tous.

    Je crois qu’il faudrait peut-être passer à la contestation oui. Les programmes révolutionnaires et prophétiques : danger ! Passer à un position moins messianique, moins puriste, et au bout du compte, moins intégriste. Où on a raison tout seul.

    Aller chercher un bouquin vieux de dix ans de Cohn Bendit hummm.. Et d’ailleurs pourquoi ne dirait-il pas des conneries d’abord. Si on aligne les conneries que vous avez pu dire et même écrire cela ferait sans doute chapelet. Moi j’aime bien les imbécilités crasses des "écolos" qui m’horripilent parfois à vouloir les battre. (Raison pour laquelle ne je prends pas de carte. Mais à choisir entre indécrotables, je choisis les moins lourdingues. Pour ce clip il manquait Jacques Demy ou Stanley Donen, Dommage. Je propose qu’on le refasse. Et qu’on rejoue par la même occasion la ritournelle de votre radicalité, et qu’on regarde tous tout cela ensemble.

    La pseudo radicalité se répère à ceci qu’elle aime l’ironie, à cette limite qu’elle en a horreur dés que cela s’applique à elle-même. Autrement dit un esprit de sérieux. La radicalité n’est pas drole, elle plombe avec de vieux pétoires.

    Faut-il prèfèrer les papis danseurs aux pépés flingueurs ? Manque quand même un autre style et j’en conviens. Si j’avais vu ce clip vidéo : aurai-je voté pour Europe Ecologie hummmmm effectivement : il y a des limites.. bien épinglé !! oui j’apprécie. Mais la limite des limites c’est celle des arguments !! et les votres sont faibles.

    A.A.

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  • yann 18 juin 2009 à 15:06

    Comment expliquer le score ? mais surtout comment expliquer que des gens "de gauche" ne puissent se réjouir d’un bon score d’écologistes de gauche.

    J’ai toujours été bien gauche j’ai toujours aussi été écolo, et je reste persuadé que si on réfléchi réellement au monde dans sa globalité, on ne peux pas se prétendre de gauche sans avoir une vision écolo du monde et réciproquement.

    Prenons un exemple un tee shirt (mais c’est valable pour tout les produits)

    Vision de droite non écolo : on fabrique au moins cher possible et qu’importe les conditions sociales et environnementales des gens qui bossent pour fabriquer ce tee shirt et pour qu’il arrive sur le point de vente (des planteurs de coton ogm appartenant à Mosanto, aux fabricants, aux transporteurs et aux vendeurs), et on le vend, soit le plus cher possible (avec une marque), soit pas cher dans nos hypermarchés. on trouve là les tee shirts de merde et de "marque"

    Vision de droite écolo : on fait pareil mais en coton bio et non ogm, ce qui améliore un petit peu l’état de santé de notre planète et des paysans qui bossent. on trouve là les tee shirts de merde et de marque de distributeurs.

    Vision de gauche non écolo : on se met des œillères sur la fabrication (on veut pas savoir, parce que c’est vraiment dégueulasse) si elle est à l’étranger et on défends l’emploi et le pouvoir d’achat des travailleurs français, donc on fait des tee shirts les moins chers possible parce que l’important c’est quand même de pouvoir consommer le plus possible et on les achètent en hypermarché ou chez un "discounter" et surtout pas chez les petits commerçants parce que c’est quand même que des gens de droite et puis il faut défendre les salariés de la grande distribution.

    Ou alors si on enlève un peu nos œillères, on achète des produits issus du commerce de l’équitable pour "respecter" les producteurs de coton mais comme c’est trop chers de faire des tee shirts en filière globale équitable, on s’arrête là et on les achètent en grande distribution.

    Vision de gauche écolo : on essaye d’être respectueux des hommes et de l’environnement sur tout les étapes de fabrications, de transformations et de vente, les "travailleurs" qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs peuvent vivre correctement de leur travail sans se ruiner la santé et sans bousiller leur environnement. C’est plus chers, ça n’a pas sa place dans les grandes surfaces, donc il faut les dénicher chez des commerçants indépendants et engagés (si si ça existe).

    L’argument direct en réponse est que c’est pour les bobos tout le monde ne peux consommer comme ça !, et non ! pas seulement (et même, j’ai rien contre que des "bobos" permettent de mettre en place une autre consommation), évidemment comme c’est plus chers (sauf par rapport aux marques, qui n’ont aucun intérêt sauf leurs griffes) et bien on fait des choix, on consomme moins mais mieux, et on oublie d’acheter le dernier Ipod, d’avoir l’abonnement télévisuel sur son portable...

    Et c’est valable pour tout les produits de consommation, réfléchissons à quelle est la valeur d’un produits, comment celui ci est fabriqué ?, par qui ?, ou ? ou vont les profits des ventes ? à quoi participons nous quand nous l’achetons ?

    Yann

    PS : moi la chanson ça ma amusé !

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  • Ludovic Frère 19 juin 2009 à 15:20

    Bonjour Yann, votre réaction mériterait un article à lui tout seul : on y trouve à mon sens une magnifique synthèse des différents degrés de la conscience sociale et écologique du consommateur occidental (français en tout cas) actuel. (En passant : dommage que votre texte soit ponctué de quelques fautes de grammaire) Et un remarquable plaidoyer pour le commerce équitable !
    Ludovic Frère, membre actif d’Artisans du Monde

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  • yann 20 juin 2009 à 12:27

    Bonjour Ludovic,
    désolé pour l’orthographe et la grammaire !
    Le commerce équitable (et non pas le commerce DE l’équitable) est en effet une réflexion qui me semble importante, au point ou c’est ce qui occupe le plus mon temps et mon energie puisque j’ai ouvert depuis deux ans à Narbonne une boutique entièrement consacré au commerce équitable et biologique. (indépendante et proche du "courant" MINGA)
    C’est un choix difficile, je n’en vis pas mais je suis en accord, comme vous en tant que militant d’Artisans du Monde, avec ma vision d’une société plus respectueuse de l’homme et de l’environnement.
    C’est aussi pour cela que j’ai du mal quand les gens "de gauche" amalgament tout les écolos comme des bobos inconséquents.
    Yann

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  • Anita 23 juin 2009 à 14:12

    A propos du clip : moi , la chanson m’a amusé, certes, mais le final m’a un peu déçu ! oui un saut dans une piscine de particulier reste très tendance BOBO et pas très écolo ! on est loin de la piscine municipale pour tous ! c’est pas une idée de José ça, lui qui n’a que les lavognes sur le causse pour récupérer l’eau de pluie !
    Yann, très interessante démonstration à propos d’un tea shirt ! sans compter qu’un tea shirt BIO est doux à porter, plus solide que celui bon marché (fait en chine) donc, il tourne des années de la machine à laver sur mon dos ! vive le bio, l’équitable ! je vais boire un Maté trouvé dans la boutique des BOUTSDUMONDE en écoutant du Jazz ! TB ce CD "Women of Jazz" de chez Putumayo !

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  • le prolo du biolo 28 juin 2009 à 19:16

    "lEurope -écologie réussi surtout parmi les bourgeois et intellectuels urbains, nous dit-on, donc c’est, comme ceux qu’on voit dans les boutiques de produits bio : l’équivalent moderne de ceux qui il y a un siècle étaient bourgeois et catholiques : le parti des gens pieux et dévots qui vivent dans la pureté".

    ET manger de la merde, c’est sans doute révolutionnaire ??

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