C’est une histoire d’amour, dans « l’angle mort » du monde. Éliane de Latour, cinéaste et anthropologue, a photographié pendant deux ans les « Go » des sites de « fraîchenies », ces « filles » « fraîches » de 12 à 24 ans qui se prostituent pour environ deux euros la passe.
Éliane de Latour a épousé la cause de ces demoiselles que la guerre a précipitée dans les entrailles des grandes villes. Des jeunes femmes trop « rebelles », qui « se cherchent » et se vendent en attendant de rebondir.
En les photographiant, l’auteure a voulu « briser l’indifférence » et « rendre leur beauté » à ces filles plongées dans une instabilité intérieure, rongées par le manque d’estime d’elles-mêmes.
Éliane de Latour a donc rassemblé ses clichés et restitué leurs histoires dans un live, Go de nuit, à la fois beau et instructif. Une exposition photographique [1] a aussi été montée, pour montrer ces visages et rassembler des fonds pour leur venir en aide.
Éliane de Latour raconte les circonstances de sa rencontre avec ces filles et la « culpabilité intérieure qui les détruits profondément ».
Interview et montage : Politis.fr
Un appel aux dons est lancé « pour lutter contre la prostitution des très jeunes femmes » avec la fondation Caritas France. Il s’agit également de donner à ces filles l’instruction élémentaire et les soins dont elles manquent.



