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Par Claude-Marie Vadrot - 13 janvier 2010

Haïti : entre 150 000 et 200 000 morts pour un tremblement de terre qui touche un pays socialement, écologiquement sinistré depuis des années. Reportage, rappel statistique et historique

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Il appartiendra à d’autres d’annoncer de faire la chronique quotidiennes du nouveau malheur qui vient de frapper Haïti. Je souhaite simplement aujourd’hui rappeler à quel point cette île où j’ai effectué de nombreux reportages est sinistrée, sociale et écologiquement, depuis des dizaines d’années et avec la complicité des Etats Unis et de l’ONU. Il faut aussi rappeler à quel point les Américains qui débarquent en force sont une part de la détresse de ce pays.

Reste à espérer que, à l’exemple de la presse quotidienne de province de ce dimanche 17 janvier, les médias n’oublient pas trop rapidement ce tremblement de terre...une fois que les derniers Français auront été rapatriés.... Depuis l’un des petits avions qui relient Saint-Domingue à Port au Prince, la capitale, il est inutile que le pilote signale la frontière pour comprendre qu’en dessous défile désormais le paysage haïtien : il suffit de remarquer le moment où les arbres disparaissent brusquement. En quelques minutes Haïti n’offre plus guère qu’une succession de monts chauves : Cette partie de l’île, à peine grande comme la Belgique et peuplée de 8 millions d’habitants, que l’on surnomma longtemps « la perle des Antilles » apparaît d’avion comme un monde lunaire et raviné par des rivières sans eau quand il ne pleut pas.

Le triste état de la moitié de l’ancienne Hispaniola s’ajoute aux nombreux malheurs, aux milliers de morts, aux milliers d’exilés engendrés par les Duvalier, dictateurs de père en fils ; puis de Jean-Bertrand Aristide, prêtre défroqué qui a accumulé avec son avocate de femme, avant d’être déposé, environ 850 millions de dollars de fortune personnelle, sans doute pour « ses pauvres » de la Cité du Soleil qui l’ont porté vers le pouvoir dans les années 80. Haïti souffre d’un des environnements les plus dégradés des Amériques : l’un des rares états sur la planète où l’histoire du pays se confond totalement et en permanence avec la dégradation de la nature et de l’environnement car les successeurs des fous et des dictateurs n’ont pas fait mieux.

Dans la région de Bombardopolis, à l’extrême est, les paysans en sont réduits depuis des années à déterrer les racines des arbres pour les transformer en charbon de bois. Parce qu’ils ont déjà coupé les arbres depuis longtemps. Ils vendent ce charbon, celui là et celui produit à partir des troncs qu’ils trouvent encore, pour gagner quelques gourdes, la monnaie locale qui n’a guère de valeur. La plupart des Haïtiens, notamment dans la région de Gonaïves et dans le Nord, cuisent avec ce combustible le peu de nourriture qui les empêchent de mourir de faim. Les deux tiers des Haïtiens, surtout dans le Nord et dans l’Est, n’ont rien d’autre que ce charbon de bois vendu en sac le long des routes. La couverture forestière de Haïti est désormais inférieure à 1%. Des arbres qui furent d’abord victimes de la culture de la canne à sucre et du café puis d’une exportation non contrôlée qui a enrichi la classe dominante et des Américains. Le peu qui reste sert de « bois de feu » comme on dit en Afrique ou de base au charbon de bois. La compétition entre paysans pauvres et les paysans –un million- sans terre se confond avec les affrontements des bandes armées. Les forces des Nations Unies n’ont pas plus réglé ces problèmes que la classe politique qui, se reproduisant à l’identique depuis des lustres, a perdu tout lien avec une population à l’abandon : 1% de la population truste au moins 60% de la richesse d’un pays qui s’autodétruit.

Chaque année, des pluies de plus en plus dévastatrices en raison des modifications climatiques qui accroissent la violence des orages et des cyclones, s’abattent sur un relief sur lequel plus rien ne retient les sols cultivables. Les terres balayées ne s’arrêtent même pas dans les espaces plats et gagnent la côte : chaque année, entre 37 et 40 millions de tonnes de terre s’en vont à la mer et dix pour cent seulement de l’eau qui tombe pénètre dans le sol. Le reste ruisselle rapidement sur les sols durcis faute d’être retenu par la végétation. Conséquences multiples : la modification irrémédiable des micro-climats de l’île, l’épuisement nappes souterraines vitales et 400 des rivières ont disparu ou ne coulent que quelques semaines par an. Comme pour le bois, des affrontements pseudo-politiques opposent des paysans entre eux et des paysans avec les grands propriétaires pour le contrôle de ce qui reste d’eau : des bandes tuent pour le contrôle d’un simple canal d’irrigation. Cet assèchement progressif a atteint un niveau inquiétant depuis le milieu des années 90, entraînant la disparition des nombreux poissons d’eau douce qui constituaient l’ordinaire de nombreux habitants. Dans la plaine de l’Arbonite, vers le Nord, les riziculteurs n’ont même plus assez d’eau pour leur culture. Un paradoxe pour un pays où il pleut quand même beaucoup pendant toute une partie de l’année. Et des riziculteurs disparaissent chaque année car les Etats Unis exportent à Haïti, 250 000 tonnes de riz américain subventionné moins cher que le riz local sur les marchés.

Chaque année, des milliers de personnes sont tuées par les inondations qui dévalent la moindre pente en torrents furieux. Des dizaines de fois par an, au moindre orage se prolongeant plus d’une demi-heure sur Port au Prince juché sur plusieurs collines, des centaines de tonnes de détritus dévalent des hauteurs de la capitale et s’entassent dans les rues de la ville basse, là où vivent les plus pauvres. Dans la Cité du Soleil, le plus misérable des bidonvilles de bord de mer, là où Jean-Bertrand Aristide avait bâtit sa carrière de prêtre et préparé sa trajectoire politique, la densité est de dix personnes au mètre carré : certaines familles dorment chacune leur tour dans les masures qu’un orage sur deux submerge ou détruit.

Dans cet univers écologiquement sinistré qui a perdu les deux tiers de ses terres cultivables depuis 1940 l’espérance de vie est descendue à 52 ans, ce qui s’explique en partie par une des mortalités infantiles, liée à l’insalubrité, les plus élevée du monde : 77 pour mille. Le sida bien sur mais aussi toutes les affections contagieuses possibles et imaginables, y compris celles qui ont disparu du reste du continent américain. L’état de l’eau reflète à la fois l’état de l’environnement et l’état d’un pays dont un écrivain haïtien se demandait récemment « si, en dépit des apparences, il existe vraiment ».

Il faut ajouter à tous ces malheurs la pollution atmosphérique engendrée par la circulation urbaine de Port aux Princes et par les usines installées dans le pays, notamment autour de la capitale. Il n’existe aucune législation règlementant sérieusement les rejets des installations industrielles dans l’atmosphère. Pour cette raison et aussi pour tirer profit d’une main d’œuvre encore meilleur marché qu’en Asie et d’une législation défiscalisées, de nombreuses sociétés américaines ou internationales ont installé des productions à Haïti. Elles polluent, sauf, bien sur, dans les hauts de la capitale ou vivent, au-dessus du nuage, les propriétaires de 4 x 4 aux vitres fumées et blindées ; lesquelles sortent, sous la protection de gardes privés, d’extraordinaires villas ressemblant souvent à des châteaux. Des châteaux forts hérissés de caméras…

Deux proverbes haïtiens, l’un en français, l’autre en créole, résument la situation de ce pays dont le Programme des Nations Unies pour l’Environnement a écrit en 2003 : « Le monde n’a aucune idée de l’horreur de la situation que vit Haïti ». Le premier : « Un nègre riche est un créole, un créole pauvre est un nègre » ; le second en créole : « A Haïti Sé blan Ki décide ». Le « blanc » à Haïti, c’est l’étranger… ». Rien ne permet de penser que, du point de vue de la nature et de l’environnement comme du point de vue politique, la situation puisse prochainement changer. Car, comme l’expliquait un diplomate français pendant l’une des nombreuses crises : « Pour sortir du trou il faut déjà commencer par arrêter de creuser ». Le tremblement de terre n’est qu’un malheur de plus pour ce peuple passionnant qui se débat en disparaissant ou en mourant.

27 750 km2, 36¨% de l’ile Hispanolia découverte en 1492 par Christophe Colomb

Indépendance en 1804 (premier Etat "noir") aprés la révolte conduite par Toussaint Louverture en 1791

Occupé par les USA de 1915 à 1937 à la prise de pouvoir du dictareur François Duvalier.

Le fils Duvalier (Baby Doc) lui succéde en 1971

Premières élections démocratiques en 1990 qui portent au pouvoir le prêtre Jean-Bertand Aristide viré par un général en 1991

Intervention et occupation américaine en 1994 pour remettre Aristide au pouvoir qui agit en dictateur jusqu’à son départ en 2004 ; démocratie "aléatoire" ensuite.

En 2020 le pays devrait connaitre une densité de 720 habitants au km2

Il y a autant de Haïtiens à l’étranger que sur l’île (30 000 en Île de France

180 ème pays du monde d’aprés l’indice de pauvreté des Nations Unies.

Espérance de vie : 50 ans

50 % des habitants sans accès à l’eau potable.

taux d’analphabétisme : 90 %

90 % de chrétiens de nombreuses obédiences.

Présence d’une force onusienne de 3000 militaires dont les responsables sont morts dans le tremblement de terre.

P.-S.

Les "gentils" Américains rappellent avec leurs 10 000 soldats et marines (bien plus que de médecins et de secouristes...) qui débarquent qu’ils entendent être les maitres de la suite des malheurs de Haïti qu’ils ont déjà et longuement à plusieurs reprises occupé. Illustration : plusieurs avions français et vénézuéliens se sont vu refuser l’atterrissage à Port au Princes dont la tour de contrôle est entièrement aux mains des Américains. Des marines sont en cours de déploiement à la frontière pour assurer le contrôle des convois humanitaires.

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Commentaires de forum
  • lionel 13 janvier 2010 à 19:25

    Merci pour cet article.

    Il m’a fait penser à cet article de Fabrice Nicolino est édifiant sur Haïti et les agro(nécro)carburants pour faire rouler les bagnoles des occidentaux :

    http://fabrice-nicolino.com/index.p...

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  • Merci pour cet article.
    Pour les croyants comment ne pas penser que ce pays est victime d’une malédiction.Si Dieu existe peut il laisser endurer de tels souffrances à un peuple depuis tant d’années. Pourtant cette nation était à une époque "La perle des Antilles".Dans Effondrement de Jarred Diamond ,l’auteur consacre un chapitre entier au deux destins de Hispaniola.

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  • A diffuser largement !

    http://www.prim.net/professionnel/d...

    Construire parasismique

    Le guide "CP-MI Antilles", guide de la construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles, est sorti. Réalisé par l’association française du génie parasismique, il est gratuit et disponible auprès de la documentaliste "risques majeurs" (Josiane.PERCHE@ecologie.gouv.fr) du ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement, ou auprès des DDE et des DIREN de Martinique et de Guadeloupe.

    Présentation

    Les tremblements de terre aux Antilles peuvent avoir des conséquences catastrophiques, comme en témoignent le séisme de1843 qui fit plus de 3000 morts en Guadeloupe et celui de 1839 en Martinique avec plus de 300 victimes.

    Une composante essentielle de la prévention est l’application des règles parasismiques de construction pour les bâtiments nouveaux. Celles-ci sont réunies dans les règles PS 92 et PS-MI 69/82 pour les maisons individuelles, rendues obligatoires par l’arrêté du 29 mai 1997. L’expérience a montré cependant qu’elles ne sont pas simples à mettre en œuvre. Il a donc semblé nécessaire aux pouvoirs publics de proposer un guide propre aux Antilles pour les maisons individuelles, afin d’expliquer de façon compréhensible comment ces dispositions constructives peuvent être appliquées dans ce cadre particulier.

    Ce guide s’adresse à tous les acteurs impliqués dans la construction et se veut pédagogique autant qu’ouvrage de référence. Il couvre les différents aspects de la construction parasismique, depuis le choix du site et la prise en compte de la nature du sol jusqu’à l’indispensable bonne qualité de l’exécution. Les annexes regroupent des informations sur le contexte sismique des Antilles, des renseignements utiles ainsi que des tableaux d’aide aux choix des aciers et des matériaux.

    Son utilisation implique par ailleurs des actions d’information et de formation des maîtres d’ouvrages, concepteurs, réalisateurs, entrepreneurs, contrôleurs, fabricants et fournisseurs de matériaux et de composants et… la volonté d’abandonner les mauvaises habitudes pour protéger les personnes et les biens.

    Ce guide a été établi, à la demande des pouvoirs publics, par les experts de l’association française du génie parasismique avec le concours des praticiens antillais ; il a pour ambition de contribuer à la construction d’un un bâti sûr et de qualité, qui puisse demeurer un abri en toutes circonstances.

    _ _ _

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  • Donc, de toute évidence, dieu n’existe pas...

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  • merci claude marie.
    a lire egalement, un article d’un haitien doublé d’un rappel d’un article de maxime vivas :

    http://www.legrandsoir.info/La-dett...

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  • Une malédiction vraiment ? Alors Dieu est du coté des maitres ! Cela ressemble tellement à une punition imposé à un peuple qui a osé se révolter trop tôt... En suivant ce « diable » qu’était Toussaint Louverture !

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  • ou Dieu a voulu abréger rapidement la souffrance du plus grand nombre de ce peuple

    ou Dieu a fait en sorte de faire un coup d’éclat, pour qu’on aide enfin ce peuple

    Dieu fasse que cela marche....

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  • Bonjour, et merci beaucoup pour cet article. Juste une réaction à un message qui parle de Dieu... Un dieu n’a rien à faire dans tout celà. Seul l’homme qui lui se prend pour un dieu, est capable de massacre en tout genre et d’initelligence. Je suis triste pour les hommes depuis longtemps, et parfois un peu plus triste.
    Bonne journée.

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  • merci pour cet article
    De votre article, je me demande s’il ne vaudrait pas de crier très, très fort que les guerres, déjà la guerre économique, mais aussi bien évidemment la guerre militaire, polluent inévitablement et détruisent concrètement de notre environnement .

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  • Oui, d’ailleurs j’ai publié il y a deux ans un livre intitulé "Guerres et environnement" dans lequel je passe en revues les dégâts environnementaux dans tous les pays (nombreux) où j’ai couvert des conflits.

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  • A propos de JB Aristide, ne pas croire tous ce qui en a été dit dans la pre$$e.

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  • Guy Pavière 15 janvier 2010 à 15:40

    C’était en 1994 1995. Le cabinet d’expertise en développement au sein duquel je préparais des développements agronomiques pour l’Afrique Australe avait réussi à obtenir de Bruxelles (DG 8) un programme d’étude à Haïti dans le cadre des accords de Lomé.

    Quelques dizaines de millions d’ECU (équivalents à l’euro actuel) ont ainsi été consacrés à l’essor de la caféiculture.

    A cette époque le pays était déjà réputé pour la déforestation délirante et le dénuement quasi intégral de ces collines.

    Cherchez l’erreur... ou la corruption ? Dans ce pays le pire était toujours sous-jacent

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  • Guy Pavière 15 janvier 2010 à 17:12

    Haïti, dévastée, ruinée, saccagée, pillée, est un joyau inestimable :

    - Point de départ de la colonisation brutale du Nouveau Monde par l’Europe.
    - Seule rebellion d’esclaves à avoir été victorieuse
    - Première république "nègre" indépendante.

    Il n’y faut pas que des secours, mais un gigantesque programme
    - de restructuration politique, administrative et sociale,
    - de constructions : d’habitations, de superstructures, d’équipements, d’aménagements.
    - de réhabilitation des terres et du tissu agricole,
    - de réanimation sanitaire, civique, éducative d’un peuple .

    Un programme sur plusieurs générations...

    Inscrire Haïti au patrimoine Mondial de l’Humanité au nom de l’inestimable valeur symbolique de son histoire placerait ce pays sous la tutelle de l’UNESCO, sans "protection" inéquitable d’une quelconque puissance ni soumission à des intérêts géostratégiques politiques ou économiques de circonstance.
    L’aide financière doit parvenir via cet organisme ou du FMI et de la Banque Mondiale qui auraient enfin l’occasion de jouer un rôle autre que celui de "chiens de garde" des finances occidentales.

    Pitié pour ce peuple martyrisé par ses chefs et par la nature depuis sa mise en esclavage il y a cinq siècles !

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  • C’est la faute aux hommes meme, il y a des gens pour qui cette misere ne derange pas et surtout arrange, et ils vivent de la misere de leur freres. Ce sont ces racailles qu’ils faut confronter et faire face pour faire evoluer les choses.

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  • Le FMI est peut-être le pire de tous les fléaux que ce pays ait eu à subir (lire ici ou ).

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  • Je sais et il y a eu d’autres "crimes" de ce genre...

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  • 19 janvier 2010 à 15:56

    J’aimerai savoir combien de journalistes sont présent actuellement en Haiti.
    Merci de me répondre.

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  • Ossian 20 janvier 2010 à 12:33

    Pour Guy Pavière,
    J’aime assez votre programme, mais le FMI ou la Banque Mondiale... allons, allons... Ce n’est pas par accident que de telles institutions sont criminelles, c’est par essence.

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  • Pierre F. Lherisson 25 janvier 2010 à 04:11

    Ce que vous avez dit au sujet des Américains et des Duvaliers est exact. Mais il s’avère que vous avez la mémoire courte. Les Américains ont suivi le modèle français après que la France ait obligé Haïti à payer 150.000.000 de francs or et - 50% sur les dépenses du droit de douane en Haïti, afin qu’elle reconnaise notre indépendance. La France a pillé nos ressources agricoles et miniers. La France a appauvri Haiti en s’embarquant dans des relations commerciales inégales.
    Aristide n’a pas pillé le pays. Quand vous avez dit que le Président Jean-Bertrand Aristide et son épouse ont accumulé $ 850.000.000 - de fortune personnelle, c’est de la calomnie.
    Aristide représente la classe pauvre en Haiti. C’est precisement pour cette raison que les ravisseurs Américains, Canadiens et Français l’ont expulsé vers l’Afrique du Sud avec la complicité de nos voisins Dominicains. Ces mêmes criminels sont en train de travailler dans un projet pour unifier l’île sous leur commande.

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  • Claude-Marie Vadrot 25 janvier 2010 à 13:16

    Deux choses :

    D’abord quand on commente et informe sur une actualité, on ne peut pas refaire toute l’histoire d’un pays. Il y a des livres pour cela et pour comprendre que les Français, il y a longtemps, ont été des colonisateurs féroces.

    Pour Aristide, je maintiens : ce prêtre défroqué élu par les pauvres de la Cité du Soleil, n’était qu’une marionnette américaine et à volé les Haïtiens et avec les mêmes méthodes que les Duvalier, père et fils.

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  • Sylvestre 3 février 2010 à 14:39

    Puisque vous maintenez, pouvez-vous indiquer votre source en ce qui concerce cet enrichissement supposé ?

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  • Claude-Marie Vadrot 3 février 2010 à 16:01

    Enquête personnelle sur place (c’est tout car vous n’êtes pas naïf au point de ne pas savoir qu’un journaliste ne révèle jamais ses sources sous peine de perdre la confiance de ceux qu’il interroge. Cela s’appelle le secret professionnel et il est reconnu par la loi) et aussi un rapport du Sénat américain.

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  • Fleau Solution 15 novembre 2011 à 21:20

    Ces catastrophes sont de véritable fléaux pour notre société. On se sent impuissant face aux vents, à l’eau, aux tornades et autres phénomène naturels.

    Personnellement je tire mon chapeau au VM (Volontary Minister)... Ils interviennent sur quasiment tous les sites de catastrophes naturelles et étaient aussi Haiti. Voici un article que je leur ai dédié accompagné d’une vidéo que j’ai trouvé qui explique un peu qu’ils sont et ce qu’ils font :

    http://fleausolution.com/2011/11/le...

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