Interrogé dans l’émission « Dimanche + » à propos du nouveau plan d’austérité soumis à Athènes, François Hollande a estimé que le Parlement grec n’avait « pas le choix ». Avant d’ajouter : « Il aurait fallu un plan massif dès le départ plutôt que cette longue agonie […]. On n’est même pas sûr qu’après cette purge il sera possible de régler la question grecque. » « Vous êtes en train de dire qu’ils auraient dû imposer un plan de rigueur beaucoup plus dur dès le départ ? », s’étrangle la journaliste Anne-Sophie Lapix. Un peu déstabilisé, le candidat qui veut « donner du sens à la rigueur » lâche alors : « Il fallait […] un plan d’austérité… sans doute… mais un seul, sans qu’il y ait cette suite. » Le 3 mai 2010, sur RTL, il jugeait le premier plan d’aide à la Grèce « tardif, mais suffisamment massif pour briser la spéculation ».



