15 Messages de forum

  • Brice Hortefeux Raciste et Menteur

    J’ose !

    J’ose dire que notre ministre de l’intérieur et protégé de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, a tenu des propos racistes et mensongers. J’ose et n’ai pas peur qu’il porte plainte !

    En effet, le 10/09, le monde.fr mettait en ligne une vidéo montrant le ministre tenir des propos (bien que peu audible), racistes.

    Cette vidéo, qui pour beaucoup accablait indiscutablement le ministre, n’a au départ qu’enflammé les pages du net, sans être pour autant relayée par les journaux télévisés ni la presse écrite.

    L’autocensure étant la devise de certaines chaînes.

    Après que la polémique a été lancée, les explications aussi mensongeres soient-elles, ont pu fleurir aussi bien sur les radios que sur le net.

    D’abord sur Rue 89, le 10/09, Hortefeux assure ne pas parler des arabes, mais prétend que c’est lorsque qu’il y a beaucoup « d’auvergnats, que cela crée des problèmes »., et qu’il voulait signifier que la personne en question « d’origine arabe » n’avait pas le « prototype auvergnat ».

    Acturevue qui a publié la vidéo immédiatement, doute après cette explication

    Alors nous allons vérifier encore une fois les propos de la militante UMP qui dit : « C’est notre petit arabe, il est catholique, il mange du cochon et boit de la bière ».

    Aucun doute, le ministre prend les français pour des imbéciles. Un auvergnat ne mangerait donc pas de porc ? Un auvergnat ne boirait donc pas d’alcool, ou ne serait jamais catholique ?

    Plus tard, le ministre change encore de version, et prétend que ce sont les clichés, qui « lorsqu’il y en a beaucoup, ça fait des problèmes ».

    Cette excuse se passe de commentaire, tant elle paraît encore moins crédible que la précédente.

    Nous nous amusons cependant, de la ténacité d’un ministre en danger, victime de sa propre personne.

    Mais, ce pauvre Hortefeux a cru pouvoir être sauvé par le militant concerné sur la vidéo, Amine, qui a déclaré dans un premier temps, que le ministre ne parlait pas du tout à lui, mais avait un discours parallèle et que les propos soi-disant racistes n’avaient aucun rapport avec lui.

    Encore une fois, Acturevue ne voulant pas faire de contre-information, a vérifié la vidéo.

    Puis, quelques heures plus tard, Amine change aussi de version, et défend le ministre en assurant qu’il parlait des auvergnats.

    Ce fut donc, une belle cacophonie médiatique pour masquer une seule chose… Le ministre à fait une blague raciste, et n’a pas réussi à l’excuser, malgré tous ses mensonges.

    En effet, la chaîne Public-Sénat, qui a filmé l’intégralité de la scène, vient de diffuser sa vidéo qui permet au spectateur de s’assurer d’une chose :

    Le Ministre Hortefeux parlait bien des arabes.

    Cet épisode a divisé les sources d’information en deux.

    Avec d’abord internet et la diffusion de la vidéo sur la majorité des sites d’infos en ligne, la réaction des internautes sur les forums, et les pétitions appellant Hortefeux à démissionner…

    Et de l’autre côté, le monde de la télévision, de la presse écrite et des politiques qui a soit tu la polémique, ou critiqué internet en chantant le même refrain « internet c’est le caniveau de la démocratie ».

    Je pense que cette affaire comme beaucoup d’autres incarne justement l’idée que l’information est loin d’être impartial, complète et toujours vérifiée dans l’idyllique sphère réelle.

    Et que les sites d’infos en ligne comme Acturevue, existent pour mettre à nu la vérité, et rétablir l’équilibre entre la désinformation possible à certains endroits.

    Et aujourd’hui, nous somme là pour dire que Brice Hortefeux n’est rien d’autre que le prototype d’un homme raciste et menteur. Dont personne ne souhaite qu’il continue à servir la France au sein du gouvernement.

    D.Perrotin AUTRES ARTICLES SUR http://www.acturevue.com

  • Oui, bon mais répéter cela mène à quoi, sinon à se faire plaisir ? Ne faut-il pas aussi réflêchir sur ce que signifient la vidéosurveillance de nos vies et la notion de transparence absolue ?

  • Je ne comprends pas du tout pourquoi vous soulevez ce problème de la vidéosurveillance - problème très grave, en effet - à propos de l’affaire Hortefeux. Ça n’a rien à voir. Ce sont les amis politiques d’Hortefeux qui ont crié "Halte à la vidéosurveillance !" avec une mauvaise foi de professionnels. Mais il s’agit d’une pure manipulation - et vous vous prêtez à cette manipulation. Hortefeux est un homme public qui, ce jour-là, était précisément venu pour se montrer - à un public spécial, il est vrai : sa clientèle de beaufs. Il était en pleine opération de séduction et/ou de connivence. Il savait qu’il était filmé, il savait même par qui : par une chaîne parlementaire que dirigent des gens qui ont intérêt à ne pas le contrarier (d’ailleurs, ils n’en ont plus pour longtemps...). Il se sentait en confiance. Quel rapport avec la vidéosurveillance qui s’exerce à l’insu du citoyen ordinaire ? Vous vous trompez de sujet, cher C.-M. V. Et j’en suis un peu atterré.

  • Non, relisez moi et réflechissez la question de la surveillance et donc de l’absolue transparence est posée ? Même si l’arroseur est arrosé...

  • J’abonde au message de Jean-Louis. Ce sont les mêmes qui veulent nous fliquer en permanence -quand on n’a rien à se reprocher, disait l’Hortefeux naguère, on ne doit pas craindre d’être filmé..- et qui ne supportent pas que leurs propos publics filmés par une caméra publique ne soient pas diffusés. Le cas Hortefeux -et ses petits copains de l’UMP- n’a rien à voir avec la vidéo-surveillance et vous noyez le poisson en adoptant leur discours.

  • C’est exactement ce que j’explique car la transparence ne peut pas être une bonne chose pour les uns et une mauvaise pour les autres. Vous devriez, vous aussi, me lire attentivement et jusqu’au bout.

  • La caméra d’un journaliste de la chaine du Sénat dans un raout UMP volontairement médiatisé est-elle une caméra de vidéo surveillance ? Il me semble que les caméras y était invitées. C’est toute la différence.

  • C’est exact, je n’ai pas évoqué des "images volés" (d’ailleurs cela veut dire quoi, images volés. Celle de la vidéosurveillance sont volées), je pose simplement au moins trois questions :

    - Les dangers, les pièges et les limites de la transparence même si elle revient comme un boomerang dans la gueule de ceux qui en vantent la nécessité en reprenant la devise de Félix Djerzinski, l’inventeur de la Tchéka au début de l’URSS ; A savoir que ceux qui n’ont rien à se reprocher (je résume) ne doivent pas craindre d’être surveillés...

    - La question de la "rumeur"

    - La timidité d’une chaine de télévision (et d’autres) qui n’a pas le courage de diffuser des images en expliquant leur contexte. Ce qui, en l’occurence, n’aurait pas atténué le caractère raciste des propos de Brice Hortefeux

  • Le problème ne réside pas dans la personnalité du Ministre de l’Intérieur ; il ne faut pas qu’il parte, au contraire si vous purgez un gouvernement réactionnaire de ses éléments les moins présentables, vous lui donnez une seconde jeunesse et un air de virginité qu’il ne mérite pas ... La vraie question, c’est : peut-on d’une main encenser la mémoire de Guy Môquet, et de l’autre nommer un Haut Commissaire à la Question Bougnoule, fût-il "issu" du Parti Socialiste ? Il faut s’appeler Max Gallo pour ne pas saisir la contradiction...

  • Il n’est question que de jouer sur les mots.

    La clique dont fait partie Hortefeux prétend étendre la vidéosurveillance tous azimuts, et justifie ses projets orwelliens par un crâne "quand on n’a rien à se reprocher, on n’a aucun problème avec les caméras".

    La sortie raciste du ministre raciste Hortefeux, filmée par des professionnels, diffusé sur un site professionnel, a poussé l’ensemble de sa clique de verreux à critiquer les "images volées" et la "transparence absolue".

    Pourtant, à les croire, "quand on n’a rien à se reprocher, on n’a aucun problème avec les caméras".

    De deux choses l’une : soit les caméras permettent de relever des comportements illicites (et la sortie raciste du ministre raciste Hortefeux en est un), soit les caméras risquent de faire se multiplier les erreurs d’interprétation et les condamnations à l’emporte-pièce (effet que les amis du ministre raciste Hortefeux ne semblent toutefois relever que lorsque l’un des leurs est en cause - et alors même que ses propos sont effectivement racistes).

    De ce qui précède, on déduit que la clique dont relève Hortefeux est une bande de fieffés menteurs et d’hypocrites absolus. Rien de plus.

    La chose la plus grave ici, outre les propos poisseux des militants UMP qui apparaissent dans la vidéo (qu’on dirait plutôt tournée dans un meeting du FN - Sarkozy n’a pas tant volé son électorat au FN qu’il a laissé les idées du FN contaminer son propre électorat)... le plus grave ici, c’est qu’un Ministre de l’Intérieur tient des propos racistes, parce que ses opinions influent très directement ses actes, ses acrtes influent très directement sur l’activité policière en France, l’activité policière en France influe très directement sur nos vies.

    S’il y en a que ça ne gène pas d’avoir un ministre raciste, moi j’exige sa démission, et sa condamnation en justice.

    Qu’a dit la clique de fieffés menteurs et d’hypocrites absolus pour défendre le ministre raciste Hortefeux ? Humour, relâchement ? “Décontraction”, comme a osé le dire l’eugéniste social qui parade en Rolex à l’Elysée ? Ben voyons... Lepen est-il simplement “décontracté” lorsqu’il parle d’invasion allogène ? Dieudonné est-il décontracté lorsqu’il fait monter Faurisson sur scène ? Hortefeux est une ordure. A démissionner d’urgence.

    J’estime que la droite au pouvoir est une bande de néoconservateurs visqueux, d’ultralibéraux vérolés et de clientélistes obscènes. Hortefeux est une ordure raciste. Balkany est une ordure raciste. Copé est un arriviste dangereux. Lefebvre est un imbécile à QI négatif. Etc, etc... Mais attention, c’est juste de la décontraction, hein.

    Il y a encore quelques temps, quand cette droite se souvenait encore de quelques principes républicains, elle avait cloué Charles Millon au pilori pour s’être acoquiné avec le FN. On constate aujourd’hui où en sont les valeurs de cette droite cynique et réactionnaire.

    Bref, prenez n’importe quel texte où l’une de ces ordures fustige internet comme étant le "caniveau de la démocratie", et remplacez le terme "internet" par le terme "vidéosurveillance". On pourrait aussi bien faire le test avec le terme “fichage”. En résumé, si vous critiquez un ministre (raciste, comme Hortefeux, ou tout autre), si vous critiquez un médiacrate au service du pouvoir, si vous critiquez, mon dieu, quel crime, le nabot de l’Elysée, vous violez les règles démocratiques et républicaines, attention. En revanche, ces néoaristocrates ont absolument le droit de vous critiquer, vous la société civile, pour vos excès de libertés. et vos abus de droit. Ils ont tout à fait le droit de mettre en place des législations liberticides au nom du fantasme sécuritaire.

    Ces néoaristocrates en cravate s’arrogent le droit de qualifier de terroriste quiconque n’approuve pas les réformes du gouvernement. Pratiquez la novlangue délirante qui fait dire au nabot de l’Elysée que "mai 68 est à l’origine des parachutes dorés", par exemple. Pas de limite au terrorisme intellectuel de ces raclures, pas de limite à leurs détournements sémantiques, à leur propagande orwellienne.

    L’exécutif actuel (c’est-à-dire le Lider Minimo, sa clique de ministres et ministrables réactionnaires ou ultralibéraux, ainsi que les godillots de l’Assemblée Nationale et du Sénat, qui n’ont plus rien de représentants nationaux et qui se contentent de voter comme on leur dit de le faire depuis l’Elysée) a décidé de faire d’internet la source de tous ses maux.

    L’exécutif actuel a la main-mise sur les grands médias classiques, qui s’autocensurent en fonction des amitiés du roitelet du Fouquet’s. L’opposition politique est exsangue, elle se cherche, elle n’existe pas réellement. Le dernier espace de contestation et par conséquent de liberté, il est ici, sur le net.

    Ces politicards ivres de leur pouvoir voudraient criminaliser internet ? Nous mettre au pas à coups d’Hadopi et de Loppsi ? Ils ne vont pas être déçus… Les Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian, Alain Finkielkraut, Jean-François Copé, Eric Raoult, Philippe Val, Nadine Morano, Christophe Lameignère, Henri Guaino et Claude Guéant, Frédéric Lefebvre, Denis Olivennes, Pascal Nègre, tous ces petits marquis, tous ces détenteurs oligarchiques des pouvoirs politique, médiatique et culturel, toutes ces ordures qui fustigent la liberté d’internet, seront encore victimes de notre liberté dans 10 ou 20 ans. Ils n’ont pas la moindre chance, nous sommes légion. Ils ont le droit, nous avons la technique. Ils ont les frontières étriquées de leurs cervelles archaïques, nous avons le monde à portée de clic.

    Vous pouvez faire passer vos lois scélérates, mettre en place vos flicages dérisoires, porter plainte contre nos insultes, censurer nos réactions de citoyens, organiser le licenciement de ceux qui vous critiquent, criminaliser ceux qui ne pensent pas comme vous, envoyer en prison ceux que vous taxez de terroristes, étendre votre propagande infecte et vos mensonges ineptes, vous allez continuer à nous subir, parce que quoi que vous en pensiez, messieurs-dames les clientélistes, les corrompus et les carriéristes, vos vrais boss, ce ne sont pas vos copains de la finance, des banques ou des multlinationales. Vos vrais boss, c’est nous.

    Emmerdez-nous encore un peu, nous continuerons à vous flinguer dans nos espaces virtuels.

    Emmerdez-nous encore beaucoup, et alors songez à vos ancêtres les aristocrates du 18e siècle, et au sort que la population leur a réservé à l’époque.

  • Le racisme latent et refoulé de Brice Hortefeux n’empêche pas de réfléchir sur l’ultra-transparence et sur les images volées. Même si, en l’occurence, les images du "sketch" de Brice Hortefeux n’ont pas été volées.

  • Les dictatures tentent d’obtenir la transparence absolue pour le citoyen ordinaire, et le maximum d’opacité pour les dirigeants, leurs vies, leurs décisions, leurs magouilles. Les mêmes qui nous collent des caméras à tous les coins de rue s’offusquent quand un épisode PUBLIC, filmé publiquement, concernant ma foi quelque chose qui nous regarde tous, est rendu visible au plus grand nombre au lieu de rester confiné à un cercle d’initiés.

    On ne peut pas être "pour" ou "contre" la transparence sans qu’ilsoit précisé "la transparence de QUOI ?

  • Votre article ne laisse pas de surprendre le lecteur. Le premier paragraphe constate benoîtement que monsieur Hortefeux est un beauf raciste.

    Mais que viennent faire ensuite les tirades militantes et le long développement sur la vidéosurveillance ? Monsieur Hortefeux et son humour auraient-ils été surpris à l’insu de leur plein gré ? Est-ce à dire que des reporters invités à un raout peuvent s’assimiler à de vulgaires caméras de surveillance ? Les journalistes qui étaient présents étaient-ils là pour surveiller monsieur Hortefeux ? Doit-on réclamer la supression des reportages filmés au nom de la lutte contre le flicage ? Qu’est-ce que ce parallèle qui m’a tout l’air d’une sécante ?

    Il semblerait que les choses doivent être remises sur leurs pieds : il est certes affligeant qu’un ministre doive, en public, surveiller ses paroles. Mais non parce qu’elles peuvent être entendues et se retourner contre lui. Simplement à cause de la bêtise crasse et du bon gros racisme de beauf dont il peut par inadvertance donner l’exemple s’il se relâche un peu. Autrement dit : il est affligeant d’avoir un gros beauf raciste comme ministre, soutenu par son parti, les électeurs de ce parti et protégé de lui-même par les média.

    Et - cerise sur le gâteau, voilà que vous en rajouter pour nous expliquer que vous vous sentez concernés par le problème, à Politis. Je ne sais pas pour vous, mais quand un gros beauf raciste filmé par des journalistes lâche une énorme saloperie devant leurs caméras, je me sens assez peu concerné. D’autant plus qu’il est ministre, et que la chaîne qui l’a filmé a finalement préféré ne rien diffuser.

    La suite laisse donc entendre que Monsieur Hortefeux est certes raciste, mais que tout compte fait, quand il l’étale, il vaudrait mieux ne pas en parler.

    Mais vous allez encore plus loin : vous nous assénez ensuite une remarquable enfilade de poncifs éculés sur les images et les voyeurs qui en font n’importe quoi. Vous allez très loin en ce domaine. Jusqu’à la tarte à la crème : « il y a des images qui tuent ». Ce moralisme docte… on dirait du BHL !

    Et enfin, vous poussez avec bouffonnerie votre parallèle à son terme en prétendant qu’Hortefeux devrait s’en prendre « logiquement » à la vidéo surveillance, désormais. Soyons sérieux. Vous savez bien que ce n’est pas le cas, que ses amis ont préféré s’en prendre, exactement comme vous le faites ici, aux voyeurs irresponsables, aux images tronquées, afin de noyer leur bêtise et leur racisme crasse dans l’eau trouble des méfaits de la « transparence ».

    Mais il faut aller jusqu’au bout de votre article pour ne pas y apprendre que, sans la réaction des voyeurs, les média n’auraient pas fait leur travail jusqu’au bout. Une pudique évocation « de la timidité des chaînes de télé » permet de passer sous silence une réalité qui infirme complètement ce que vous développez auparavant.

    Je ne connais pas l’humour avec lequel vous égayez vos conférences de rédaction. Mais l’étonnante approche que vous avez de ce sujet me laisse perplexe.

    A moins que l’image que j’ai à l’écran quand je vous lis ne soit elle aussi volée et tronquée : que vous n’ayez été, en quelque sorte, la victime d’un clavier de surveillance ?

  • Relisez attentivement et vous comprendrez que

    - Je n’absouds pas Hortefeux du délit de racisme

    - Que je ne conteste pas la diffusion de ces images prises par des journalistes, bien au contraire.

    - Que je déplore la timidité de la chaine parlementaire

    - Que je méfie d’un univers de l’absolue transparence (vidéo et fichage). C’est cela mon propos car nous sommes tous menacés

    Cela fait des années que je milite et écris contre les fichages et la vidéo-surveillance et ce sans aucune ambiguïté, reportez vous à mon dernier paru au Seuil : "la Grande surveillance".

  • Relisez moi attentivement et vous comprendrez que

    Je ne vous reproche pas un instant d’absoudre monsieur Hortefeux de quelque délit que ce soit. Je m’étonne simplement de vous voir glisser aussi facilement du constat affligeant et inquiétant de ce qu’un ministre ferait mieux apprendre à surveiller ses paroles publiques pour ne pas étaler bêtement son racisme crasse au grand jour… (tout comme un chef d’état doit surveiller et faire prévenir les réactions pour le moins dénuées de la grandeur que sa tâche est supposée incomber, réactions auxquelles il nous a rapidement habitué)…aux méfaits de la société de surveillance généralisée - caméras, fichages multiples, etc. que ce genre de ministre promeut, où tout être humain est un suspect. Si le mot est le même (surveiller), le sens ne l’est pas, et encore moins la réalité qu’il désigne.

    D’ailleurs, puisque vous l’évoquez, je trouve plus que malsain que le racisme d’un beauf soit devenu un « délit ». Il me suffirait amplement, pour ma part, qu’il puisse être perçu pour ce qu’il est essentiellement : un étalage complaisant et intéressé de bêtise et de méchanceté, d’ignorance mêlée de haine, qui pour cela mérite avant tout la moquerie et le ridicule. Intellectuellement, Monsieur le Ministre plafonne au ras des pâquerettes, et se prend tout seul la langue dans ses misérables propos. Oups ! Je suis bien sûr favorable à ce que monsieur Hortefeux puisse exprimer librement et publiquement tout ce qu‘il pense, aussi laborieux et risqué pour lui cela soit-il, et cela sans risquer de tomber sous le coup de quelque loi. Ainsi qu’à ce qu’il soit possible à tout un chacun de qualifier ses pensées comme elles le méritent, et de dire à quel point son racisme crasse est ridicule et dangereux. De dire à quel point les prétentions de ce genre de personnage sont grotesques, à quel point ceux qui les courtisent se compromettent, a quel point des média "timides" face à ces propos sont d’abord constitués d’hommes qui acceptent de s’abaisser en dessous de tout. De dire où en est rendu le régime démocratique aujourd’hui. De juxtaposer le beauf raciste avec le ministre de l’Identité Nationale qu’il a été, par exemple, ne serait-ce que pour constater combien le premier barbotait à son aise dans ce ministère-là.

    On pourrait appeler cela la liberté d’expression : ce serait la liberté pour chacun de dire tout et n’importe quoi, y compris éventuellement quelque chose de censé, étant entendu que ses contemporains (et pas l’Etat et sa Justice) ne seraient pas timides face à ses propos.

    Rien à voir donc avec l’univers « d’absolue transparence » que vous combattez, et qu’élaborent et s’efforcent de mettre en place les fantasmes de contrôle et de maintien de l’ordre. Simplement, un univers avec un minimum de conséquence.

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