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Par Claude-Marie Vadrot - 5 avril 2012

Incident ou accident nucléaire à Penly ? Les gendarmes s’opposent à des prélèvements

Comme à l’ordinaire, EDF a tenté de minimiser ce qui s’est passé ou se passe encore à Penly (Normandie). L’électricien a d’abord prétendu que les pompiers avaient été appelés dans l’aprés-midi de jeudi pour éteindre des "flaques d’huile" dans le bâtiment du réacteur N° 2. Avec l’habituelle précision que l’incident n’avait pas entrainé de conséquences sur l’environnement.

Comme si de l’huile avait pu spontanément prendre feu dans un espace hautement sécurisé. D’autant plus que l’on apprenait de source syndicale que le réacteur n’avait pas "été arrêté" comme le prétendait EDF, mais qu’il avait victime d’un arrêt d’urgence automatique. Probablement pour cause de défaut de refroidissement. Tandis que la cellule de crise de l’IRSN de Fontenay aux Roses était activée et tous ses personnels d’astreinte rappelés d’urgence pour suivre les progrès de cet incident, on apprenait que l’incendie avait été en fait provoqué par des fuites d’huile surchauffée provenant d’une pompe du circuit de refroidissement primaire dont personne ne s’était aperçu qu’elle était défaillante. Le circuit primaire et celui dont l’eau est au contact direct du réacteur qui est donc hautement radio-active. Il n’a fallu qu’une ou deux heures pour que l’on sache, que l’avarie de cette pompe avait entrainé des fuites d’eau active dont les quantités n"étaient pas connues dans la nuit de jeudi à vendredi. Etant évidemment encore précisé par EDF que l’incident "n’avait pas entraîné de conséquences sur l’environnement". Refrain connu. Remarque : l’arrêt brutal et non programmé de ce réacteur, c’est exactement ce qui s’est produit à Fukushima. Et l’on sait que ce type d’arrêt brutal a toujours des conséquences sur un réacteur et que ces conséquences sont par définition imprévisibles. Le réacteur N° 2 est donc à l’arrêt, son système refroidissement fuit, nul ne connait l’importance de la fuite et où s’en va l’eau contaminée. Des militants de l’ACRO, laboratoire associatif (comme la CRIRAD) d’analyse de la radio activité, a été empêché d’approcher de la centrale par les gendarmes et n’a pu faire que trois prélèvements qui vont être analysés. Une seule certitude déjà : le réacteur n’est pas prés de repartir, s’il repart un jour...

A suivre....

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