Entre Jean-François Copé et François Fillon, la guerre pour la présidence de l’UMP est ouverte. Le poste, « gelé » pendant le bail élyséen de Sarkozy, doit être remis en jeu dans quatre à six mois. Mais l’ex-Premier ministre n’a pas attendu pour se déclarer implicitement en regrettant, dans un entretien au Figaro Magazine, que, « depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n’y (ait) plus, à l’UMP, de leader naturel ». Une vacherie contre Jean-François Copé, qui se voit en « chef de guerre » à l’approche des législatives. Et quand le secrétaire général (non élu, soulignent les fillonistes) appelle ses « amis de l’UMP » à « la sagesse » et à ne « se mobiliser que pour » ce scrutin, son rival y voit de « l’hypocrisie ». La comédie n’en est qu’à ses débuts, mais elle commence fort.


