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Par Bernard Langlois - Suivre sur twitter - 14 mars 2010

Jean Ferrat

L’hommage du vice à la vertu

Mes voisins de palier et amis rendent ici à Jean Ferrat l’hommage qui lui revient, et auquel je m’associe sans réticence aucune.

Le poète et chanteur qui vient de nous quitter était, d’abord, un type bien.

Que dire de plus ?

Si, ceci : les hommages qui déferlent sur les ondes depuis hier soir sont ceux du vice à la vertu.

Je veux dire que tout ce qui fait le pain quotidien de nos médias : la révérence devant les puissants, l ‘hymne à une modernité mercantile, la ringardisation de l’engagement militant, la célébration de l’argent et de la gloriole, le mépris des petites gens attachés à la vie simple dans leur campagne comme Jean l’était à ses montagnes ardéchoises … Toute cette ordinaire pourriture, cette bouffissure médiatique si satisfaite d’elle-même et qui n’en finit pas de se donner à contempler s’incline, pour un jour, devant un type bien.

Et ça me fait sourire.

Commenter (98)

Commentaires de forum
  • Ce soir Jean Ferrat a franchi son Brouillard et rejoint la Nuit. Les usurpateurs et fossoyeurs de ses idéaux seront demain nombreux à nous faire honte en tentant s’habiller de sa dépouille....
    Ce soir je sais que tous ceux qui l’apprennent ont un jour vibré sur des mots d’amour ou d’espoir, sortis de sa voix sans pareille . Je sais que chacun se souviens sûrement dans quels bras il était sous telle strophe ou quelle rage est née sous telle autre, et ce soir chacun sait combien un demain sans poète serait un univers impensable.
    Tu as chanté pour l’espoir de tous ceux là :" Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une / Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs / En remplissant l’histoire et ses fosses communes / Que je chante à jamais celle des travailleurs...." Ceux là ne diront rien , demain,... mais savent que le poing serré devra se lever pour que ’cet air de liberté’ redevienne respirable...
    Jacques Richaud

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  • Smantha Cavalli 14 mars 2010 à 09:02

    Bien cher Bernard, je suis en total accord avec vous, toutes ces paroles que j’entends depuis hier par ces mécréants qui n’étaient pas aux cotés de Jean Ferrat lorsqu’il se faisait chasser de ce média puant qu’est la tv - Pour moi c’est une partie de ma vie qui s’en va, au beau temps de ma jeunesse je suis allée à plusieurs reprises( car je passais tous les ans mes vacances en Ardèche)à Entraigues , concert inoubliable avec Brel, Pierre Brasseur, Catherine Sauvage -non non je n’ai pas 100ans !- 1976 revenant de Malville, lutte contre le surgénérateur, je me suis rendue avec un ami anglais à Entraigues une fois de plus -ah le petit café de la place...=
    et je m’étais aventurée à apposer un autocollant Non au Nucléaire sur son véhicule ce qui l’avait fait sourire. et puis voilà les années passent je l’écoute toujours chanter entre autres les poèmes de Neruda..Après Léo que nous reste-til ? Les Biolay and C°... ? La misère !

    Bien à vous, vous me manquez dans ma lecture de Mon Politis

    Portez-vous bien le plus longtemps possible

    Samantha

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  • page blanche 14 mars 2010 à 10:23

    comment ne pas adhérer au contenu de cet article ? Simplement j’en changerais la conclusion : je suis plus enclin à pleurer qu’à rire face à ce cynisme de certains (beaucoup ?) que je ressens comme une sorte de viol intellectuel envers l’exemplaire sincérité dont ne se sera jamais départi Jean Ferrat, dans sa vie comme dans son oeuvre. Au nom de cette sincérité exemplaire, il devrait avoir droit au respect d’un silence pudique de la pa
    rt de ceux là qui ne méritent pas, aujourd’hui de se réclamer de sa pensée

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  • jean-louis 14 mars 2010 à 10:45

    Comme le disait le général Custer,( ou un autre du même acabit,) un bon indien est un indien mort...

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  • 14 mars 2010 à 10:45

    Bravo ! "Les tournesols dorment toujours dans leur prison d’argent" !

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  • Sébastien Fontenelle 14 mars 2010 à 10:55

    Comme dit joliment un camarade : c’était un fier gars.
    Un très fier gars.
    T’écoutes "Ma France" (voir chez Soudais), à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit : t’as toujours les mêmes frissons.

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  • Bernard Langlois 14 mars 2010 à 11:00

    Ouais mon Seb !

    Et puis il y a aussi ces chansons, moins connues et moins emblématiques, mais pleines de malice et d’humour, comme "Santiago de Cuba", par ex.

    "… Et moi qui danse comme une saucisse …"

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  • Sébastien Fontenelle 14 mars 2010 à 11:16

    Yep.

    Et il y a, comme pour valider ton billet, ce communiqué parfaitement obscène de la présidence de la République, où le grand chef rafleur dit son émotion...

    Mais, patience : notre jour viendra.

    Les enfants terribles marchent dans les rues
    Si leur ciel est vide s’ils ne savent plus
    Leurs mains sont avides d’étreindre demain
    Les enfants terribles n’épargneront rien

    Soyez terribles terribles
    Soyez terribles les enfants

    Les enfants terribles ont des dents de loups
    Si vous en doutez prenez garde à vous
    Leur soif n’a d’égal que leur appétit
    Les enfants terribles luttent pour la vie

    Soyez terribles terribles
    Soyez terribles les enfants

    Quand l’orage tonne les enfants sourient
    Ils sont sûrs d’eux-mêmes et durs pour autrui
    Mais quand l’amour vient les cueillir au nid
    Les enfants terribles tremblent dans la nuit

    Soyez terribles terribles
    Soyez terribles les enfants

    Avec leurs grands rires avec leurs façons
    De toujours remettre le monde en question
    Ce sont eux qui font les révolutions
    Les enfants terribles ont toujours raison

    Soyez terribles terribles
    Soyez terribles les enfants
    Les enfants
    Les enfants...

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  • s.dorado 14 mars 2010 à 12:31

    ah oui aujourd’hui on n’a pas fini de l’ entendre sur les ondes ! cet homme porteur d’espérance... en l’homme...mais qu’importe, pour moi, comme pour tant d’autres , il n’a pas besoin d’y être sur les ondes , il est une onde... et a ce titre eternellement pourvoyeur d’energie

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  • Gilbert 14 mars 2010 à 14:12

    Ce que tu dis, Sébastien, à propos du communiqué hypocrite du président de la République, je l’ai écrit dans le forum du Figaro. Censuré immédiatement. La lecture des commentaires m’a fait marrer. Aujourd’hui quasiment tous les lecteurs du Figaro sont des camarades.
    Non mais, faut pas détonner !

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  • Henri-Georges NATON 14 mars 2010 à 14:17

    Cet hiver est vraiment long et froid... Cette nouvelle m’a glacé le cœur...C’est une part de mon enfance qui s’en va... Reste ses chansons et ses textes forts qui ont toujours été pour moi remplis de réalisme et malgré tout d’espoir... (un peu comme tes notes Bernard...)

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  • VOUSLESCOPAINS 14 mars 2010 à 15:32

    Mais qui construit cette société ? Nous tous ! Nous sommes tous, riches ou pauvres responsables de ce nous vivons ! Les gens de tel parti, ou tel parti ou tel parti, ou sans parti, laissent les SDF, dehors, les jeunes sans emploi seuls, dehors, sans manger, creuver de froid ! Et pourtant, les piétons vont et viennent, ne regardent pas ou regardent ! Et nous tous, vous tous, que faisons-nous, que faîtes-vous ! Que font les gens qui sont si attendris sur le malheur des autres ! Rien, et je peux donner mon exemple, sans travail, sans argent,sans famille, je suis resté sans manger de nombreux jours ! j’avais un ami fonctionnaire, d’un parti x, qui m’e disait, je suis solidaire des démunis, des chômeurs, enfin de tous, je ne dis rien, je vous laisse deviner...une autre ex-relation : millieu médicale, qui ne m’a plus connu, le jour même où je lui expliquais que j’allais être SDF...... ect mais personne ne fait rien, chanter la misère, et vivre dans l’opulence, je trouve çà humain, et j’adore FERRAT, mais sans plus.Chanter la misère, et chanter aux restos du coeur, en ayant revendiqué la loi ADOPI, et expliquer que la racaille chargeait leurs musiques et leur volait leur argent ! Eh oui tout le monde est à mettre dans le même panier, même moi peut-être !

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  • Bernard Langlois 14 mars 2010 à 15:58

    @vous les copains

    Sur le constat général, vous avez sans doute raison.

    Sur votre cas particulier, un conseil : choisissez mieux vos amis …

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  • Michel Soudais 14 mars 2010 à 16:13

    @ Gilbert. Il n’y a rien de plus normal que tu aies été censuré sur le site du Figaro dont la "cause sent la pourriture" comme Jean Ferrat le chantait en 1975. Et je me souviens que sa chanson avait été censurée à la télé à la demande de "Môssieur" d’Ormesson.

    Vous pouvez tous réécouter Un Air de liberté.

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  • baloo 14 mars 2010 à 17:10

    Il est bien rare qu’un vivant soit à la hauteur du mort qu’il fera.
    je voudrai que l’on dise, de mon vivant, la moitié du bien que l’on dira de moi lorsque je serai mort.
    Ce n’est pas de moi

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  • Sansot 14 mars 2010 à 17:42

    Je connais Ferrat par coeur, de lui les médias et les superficiels nous chantent l’amalgame avec communisme. Mais Ferrat c’est autre chose, avant tout un homme libre et indépendant, un révolté par l’injustice, une conscience du combat de l’homme à travers les âges et notre époque. Au delà l’artiste, évidemment rare, une voix exceptionnelle de pureté avec des basses et un phrasé unique qui nous entraînent dès les premières notes dans la poétique. Les textes superbes ne sont plus à présenter, c’est bien pour cela que malgré les habituels clivages politiques et sociaux, il a traversé le temps sans besoin de paraître ni sur scène ni dans les rubriques d’un PAF obscène.
    Beaucoup de gens et j’espère demain encore des jeunes pourront avec un peu d’effort se plonger dans l’oeuvre pour moi inachevée qu’il nous lègue, car s’y cachent de nombreux diamants à rendre jaloux les médiocres d’aujourd’hui.
    Jean, je n’ai pas eu le temps de t’adresser mes derniers mots, mais tu savais, qu’importe je serai là, debout...
    A Colette et Véronique, une pensée pour Christine

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  • olivier 14 mars 2010 à 18:20

    Je m’associe de tout coeur à lhommage que vous rendez à jean.
    J’aurai aimé connaître l’Homme, je suis triste, malheureux avec l’impression d’avoir perdu un ami, un frère.

    "Et si tu restais encore un peu"

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  • Claude 14 mars 2010 à 19:29

    Je me sentais seul à aimer FERRAT, ou isolé. Et puis ce matin, dans la rue, une personne que je croise souvent m’a parlé de son amour de Ferrat, et de sa tristesse à la nouvelle de sa mort. Et je me suis senti moins seul.
    Si je retiens une seule chose de Jean Ferrat, ce sont ses qualités humaines. Je pleure la perte d’un père. Que dire de plus ?

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  • LC 14 mars 2010 à 19:40

    Vous avez parfaitement défini ce qui se passe actuellement autour du décès de Jean Ferrat.
    Quant à nous, les humbles, les oubliés, les "paupérisés", ceux à qui on laisse rarement la parole, nous perdons un homme qui était justement un peu notre voix, comme peut aussi l’être souvent, à l’écrit, Politis et en ce premier jour sans Ferrat, je sens quelque chose de bizarre, comme si tout-à-coup il n’y avait plus que le silence pour résonner face aux puissants.
    La nuit et le brouillard sont revenus...

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  • tina 14 mars 2010 à 20:30

    adieu l ami j ai mal de ta disparition je pleur

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  • Nicole 14 mars 2010 à 21:20

    que dire de plus ? sinon "je vous aime" Jean Ferrat, et même au delà de la mort

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  • Georgette 14 mars 2010 à 21:23

    Vous avez tout à fait raison, Bernard, et sûrement que là où il est, Jean sourit avec vous. Peut-être qu’il en écrit une chanson ...
    Souvent censuré, méprisé par la télé et les radios, heureusement qu’il y avait les 45 tours qu’on se prêtait...
    Qui se souvient de Marie Laforêt parlant de Jean à la télé avec mépris parce qu’il était rouge ? Fait-elle partie de ceux qui aujourd’hui l’encensent ?
    Comme Samantha, c’est une partie de ma vie qui s’en va. Comme de nombreux adolescents de l’époque, j’ai reçu un choc quand j’ai entendu Nuit et et Brouillard. J’ai eu la chance d’aller l’écouter à Bobino en 68 ou 69, la mémoire me fait défaut, Christine Sèvres s’y produisait aussi.
    Depuis, nous avons été compagnons de route sans même nous connaître. Il m’a certainement aidée avec d’autres à devenir une femme libre et engagée, pacifiste mais sur ses gardes car la bête n’est pas morte.
    Adieu Jean , poète et homme, un vrai !

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    •  
      7 décembre 2011 à 06:46

      Oh oui, Georgette, je m’en souviens bien du mépris de Marie Laforêt (si peu sympathique, déjà, malgré son énième lifting) et j’y pense souvent : a-t-elle, au moins pour elle-même, reconnu son aveuglement de midinette ?
      Nous écouterons longtemps encore, avec reconnaissance et émotion, les albums -l’œuvre- de Jean Ferrat... Qu’en est-il de Marie Laforêt ?...

      A-t-elle enfin compris que le besoin de mépriser, voire d’humilier, ne met jamais en cause que soi-même ?...

      Mir, 2011

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  • Michel Taupin 14 mars 2010 à 22:12

    J’ai mal à « Ma France »,
    et toute « Ma France » a le cœur gros !
    Jean Ferrat … le Poète, le Combattant, l’Humaniste est mort samedi.

    Je reste sans voix, abattu. Putain, « On ne voit pas le temps passer » ! Je le croyais immortel cet immense bonhomme, à la crinière blanche et légère, avec ses bacchantes de guérillero qui lui barrait son beau visage comme taillé à la serpe, ça lui donnait cette allure sauvage, altière et si douce à la fois. Et puis quelle voix, quelle bonté dans le regard ! Il a marqué à jamais les cœurs et les consciences de toute une Nation, bien au-delà d’une génération. Il a chanté toute la noblesse du peuple, porté par une voix grave, envoûtante au timbre chaud comme le désir, d’une belle tessiture à nulle autre pareille. Ses intonations vibraient en moi comme les fibres des muscles au moment du plaisir. Il savait sans artifice offrir à des paroles d’une infinie beauté poétique, des mélodies haute-couture qui, lorsqu’on les entend encore aujourd’hui, excluent toute autre possibilité harmonique. Une parfaite symbiose entre les mots, la musique et sa voix ! Allez donc tenter un autre choix musical sur les paroles de « la Montagne », c’est tout simplement impossible ! Et nombre de ses chefs d’œuvre sont de la sorte.

    Ses œuvres appartiennent depuis longtemps au patrimoine de la France, cette France généreuse que d’aucuns aujourd’hui s’acharnent à avilir… Quand de « Nuit et Brouillard » surgissent « Deux enfants au soleil » qui se murmurent enlacés « Nous dormirons ensemble » avant de s’ « Aimer à perdre la raison » simplement parce que « C’est beau la vie », c’est l’amour de son prochain qui l’animait. Avec « Que serais-je sans toi ? », admirable poème d’Aragon qu’il fit sien, c’est un hymne à cet amour sublimé qui nous bouleverse. Et puis nous confiait-il, « Je ne chante pas pour passer le temps » car « On ne voit pas le temps passer » !

    Quand je l’ai rencontré, lui le fidèle Ardéchois, dans son joli petit village d’Antraygues qui lui voue un respect et un amour authentiques, il m’a dit : « J’ai chanté la Vie, l’Amour et la seule Aristocratie qui en toutes circonstances a su garder toute sa Noblesse, celle qui a construit de ses mains multicolores mais toujours d’or, les usines des nantis, celle qui a coulé l’acier et la fonte, se brûlant la chair auprès des hauts-fourneaux, celle qui a usé ses yeux et brisé son corps dans les manufactures, celle qui a ruiné sa jeunesse pour le profit de bourgeois sans scrupule, celle qui a donné sa vie à la France pour la liberté de tous, la Classe Ouvrière ! » Et d’émotion ses yeux s’embuaient !

    Ah, qu’il était fier ce peuple quand il entendait « Ma France » résonner dans tout le pays, car c’était la sienne qu’enfin on osait chanter avec tant de force et de talent, ou quand il frissonnait aux accents pleins d’espoir de « Potemkine » ce cuirassé russe révolté qui annonçait la Révolution d’Octobre. Dans ses chansons politiques, chaque mot était une flèche acérée qui faisait mal car elle faisait mouche. Jean Ferrat « disait un monde où l’on n’est pas du côté du plus fort ». Et la droite ne s’y trompait pas qui ne cessait de le censurer. Jean était un poète combattant non par choix mais par conviction, parce qu’il haïssait intrinsèquement l’injustice et ne supportait pas dans sa chair que sur cette terre des hommes puissent en dominer d’autres. Il aimait tant ton nom Liberté.

    En 1967, il se rendit naturellement à Cuba. Il en reviendra marqué profondément et définitivement par sa Révolution Humaniste. Il laissera alors pousser sa moustache qu’il ne rasera jamais en hommage aux Barbudos et composera notamment « Cuba Si », « Guérilleros » et « Santiago ».

    Aujourd’hui, la tristesse nous étreint. Tu nous manques déjà. Avec Aragon, tu disais : « Vivre est un village où j’ai mal rêvé ! », j’ose te répondre que tu as vécu en homme véritable, en homme d’une infinie bonté qui n’a eu de cesse de magnifier la femme, de chanter l’amour, de louer la dignité des petites gens et de les faire bien rêver.

    Très cher Jean, « Lorsque s’en vient le soir » au moment où les lilas vont fleurir, tu as beau nous « Ouvrir cent fois tes bras, c’est toujours la première fois » et nous ne saurons jamais t’offrir « Autant d’amours autant de fleurs » que tu as su le faire tout au long de ta belle et trop courte vie. Aussi, comme Aragon que tu admirais tant, « C’est si peu dire que nous t’aimons ».

    Michel Taupin

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  • Sébastien Fontenelle 14 mars 2010 à 23:35

    @ Gilbert.
    L’ami Soudais t’a répondu !

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  • Eden 14 mars 2010 à 23:50

    au printemps de quoi rêvais-tu, Jean, pour nous abandonner ainsi, irrémédiablement ?
    un jour, un jour, moi aussi je te rejoindrai et j’aurai alors le courage de te dire combien je t’ai aimé et combien je t’aime encore

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  • TheArtofYello 15 mars 2010 à 09:50

    La radio me l’apprend ce matin : L’idole de mon enfance est partie. On se dit que nos héros ne mourront jamais. Heureusement, les médias dignes de leur public savent leur rendre hommage. J’espère que de là où il est, Peter Graves appréciera de supplanter Jean Ferrat dans les nouvelles.

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  • Bernard Langlois 15 mars 2010 à 10:17

    Ben, voyez, il a fallu que j’aille sur Google pour savoir qui était ce Peter Graves …

    Question de génération, peut-être !
    Moi, les feuilletons de mon enfance, c’était plutôt Thierry la Fronde, ou Ivanhoé !

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  • FANDEGIN 15 mars 2010 à 17:06

    Que dire de cet homme connu a travers les MEDIAS mais qui nous a apporté tellement de bonheur de douceur par ses chansons un homme qui chantait la vie actuelle et passée c est vrai qu en ce moment -il aurait eu de choisir - avec cette vie de crapules ....on donne la vie on donne la mort - Monsieur FERRAT que j ai bien connu en 1965 en banlieue parisienne OUEST et dont j ai toujours suivi la carrière je vous souhaite BON VOYAGE là où vous souhairez aller - regrets et beaucoup d admiration - et BRAVO pour vos leçons d humanité -

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  • Fleuryval 15 mars 2010 à 17:18

    Dommage qu’il ait raté de si peu la torgnolle d’hier soir.

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  • 15 mars 2010 à 18:21

    A MONSIEUR JEAN DU CAP D’AZUR

    Monsieur Jean, j’aurais tant voulu vous parler tout un jour
    De ces contrées fédérées par mille histoires d’amour
    Vous rendre de ma plaine un écho à votre montagne
    Sous un grand châtaignier reconquérir nos Espagne

    Monsieur Jean, j’aurais tant voulu vous emprunter la voix
    Les mots sous la moustache prêts à l’élan du combat
    Simplement à dire ici tout commence à ces feuillages
    Au-dessus de nos têtes et quand ils font nos visages

    J’aurais voulu simplement vous apporter ces épaules
    Des nommés camarades et qui tiennent leurs paroles
    Voulant gagner à la vie des espaces à l’embellie
    Tantôt beauté sauvage, tantôt courage à l’outil

    J’aurais pu évidemment vous colporter cette chance
    De vos chansons en dimanche aux gens réduits au silence
    Pour la môme ouvrière enfin vêtue, fleur de mai
    Pour les sorties d’usines, les rendez vous de vent frais

    Monsieur Jean, j’aurais tant voulu vous faire le cadeau
    De ces vers comme sillons qui s’obsèdent du nouveau
    Des pays d’Aragon aux yeux d’Elsa, corps de flamme
    Contre cendre, feu éteint, poème au sursaut de l’âme

    J’aurais voulu pour le mieux vous rassembler des yeux
    De profondeur, de couleurs du côté des temps heureux
    Au plus loin de Guernica, des ciels rouges d’Indochine
    J’aurais voulu exposer ce vœu d’âge mandarine

    J’aurais tant voulu joyeux vous proposer l’olive
    Le vin porté à nos lèvres, pour symboles d’âmes vives
    Pour ce qui nous met ensemble à la table et à ses chants
    Ses éclats des trois fois rien à l’oser des sentiments

    Monsieur Jean, j’aurais tant voulu vous rejoindre d’histoires
    De miroirs aux alouettes que je garde à toujours croire
    Le poète et puis l’abeille parce qu’ils donnent le miel
    Le poète et l’araignée, au bout d’un fil essentiel

    Monsieur Jean, j’aurais tant voulu échanger du patois
    Contre notre gorge sèche de l’Ardèche à mon détroit
    Ne pas voir passer le temps ni nos semblables rides
    Ayant comblé le vide que font les gens dits lucides

    J’aurais aimé l’air taquin vous soutenir le bras
    Partenaire de pétanque avec la mauvaise foi
    Du pointeur ou du tireur forts d’amitié fanfaronne
    Loin de ce qui raisonne, et qui avant tout pardonne

    J’aurais voulu humblement vous retourner l’adresse
    D’une entrée en poésie par l’espérance qui reste
    D’un beau jour orange et bleu d’un seul doigt sur l’horizon
    Où un enfant dessine le toit bleu de sa maison

    Monsieur Jean, j’aurais voulu avec vous prendre la mesure
    De l’engagement fidèle à la vie comme aventure
    Nous consoler d’un phare, dans la nuit et le brouillard
    Nous conforter des amours, des libertés sur un soir

    J’aurais voulu comme enfant vous amener de mon père
    Ce que fut le beau geste jusqu’à son heure dernière
    Le sourire aux cerises au temps du merle moqueur
    La voix poussée au bonheur au chant libre tendre à cœur

    Nous aurions pu peut être nous apaiser les chagrins
    Ils ne manquent à personne et pour qui fait son chemin
    Parmi les pauvres humains faits de ces cordes sensibles
    A son prochain, son voisin, et à leur commune cible

    J’aurais voulu vous confier entre rose et réséda
    Comment j’ai pu affranchir le sens même de mes pas
    Vous m’avez mis l’avenir sur la voie de la jeunesse
    Entre les générations au-delà de ce qui blesse

    Monsieur Jean, vous resterez des justes suite sublime
    Heureux est qui meurt d’aimer et que serait-il sans rime
    A poursuivre le cap vers un possible bon port
    S’il n’est plus d’Alexandrie, d’éclairage à son sort

    Monsieur Jean, il est bien normal de vous pleurer tel un homme
    Même si on sait notre issue, et l’inexorable somme
    De ceux qui tombent trop tôt comme frêles papillons
    Et qui n’ont pas eu le temps d’un tournesol à leurs noms

    J’entends, j’entends, pour demain, la vie veut qu’on la chérisse
    La fasse souveraine, et en quête de justice
    Il faut qu’elle continue du premier cri des enfants
    Jusqu’à l’homme vieux et beau, qu’elle ait ainsi tout son temps

    Monsieur Jean, le cap d’azur, oui, j’entends bien, Monsieur Jean

    Gil DEF. 15 mars 2010

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  • 15 mars 2010 à 18:26

    jean c’etait un peu mon père même moustache et mêmes idéaux j’ai été bercée par ses chansons et j’ai levé le poing avec lui samedi j’ai perdu un tonton je suis triste mais je sais que le combat ne sera jamais fini et qu’il est encore plus essentiel en ces années sombres que nous traversons alors tous aux urnes dimanche prochain et dans la rue mercredi 23 !!!

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  • Bernard Langlois 15 mars 2010 à 18:40

    @Fleuryval : bienvenue chez nous, Jardinier toqué ! M’étonne pas que Ferrat ait été de ton manège fleuri !

    Et tiens, j’en profite pour inviter nos lecteurs à une petite visite dans ton jardin :

    http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/

    @Gil DEF : bel hommage, venu du cœur …

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  • JPB 15 mars 2010 à 21:04

    J’ai perdu mon père, il y a peu ; nous perdons Jean ( Cétait le prénom de mon papa) Quand nous aimons, nous les croyons immortels ces êtres si chers. Qu’est-ce qu’on est c... d’oublier notre condition et que ça fait mal d’y être ramené si brutalement...

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  • titine 15 mars 2010 à 21:33

    les hommages de Nicolas 1er me débectent carrément...lui qui crache sur les cocos...Jean ferrat doit bien se marrer en ce lendemain d’élections lui qui était l’intégrité personnifiée et qui n’a jamais commis aucune compromission.
    Mon coeur se déchire de le savoir disparu lui qui représentait un pilier,un roc dans cette société pourrie

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  • valentini 15 mars 2010 à 21:41

    Le touche-à-tout voudrait bien laisser une trace, aidons-le !

    D’entre les morts

    Jamais chanteur n’est mieux mort

    selon son temps et son âge

    mai au coeur d’ancien corps

    Fort d’un si long commérage

    il est un monde qui dort

    DEMAIN sera sans partage

    jamais chanteur n’est mieux mort.

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  • DURY 15 mars 2010 à 21:53

    "Tu aurais pu vivre encore un peu
    Pour notre bonheur, pour notre lumière
    Avec ton sourire
    Avec tes yeux clairs
    Ton esprit ouvert
    Ton air généreux

    Tu aurais pu rêver encore un peu"

    Mais vivre encore un peu pour voir le FN tenir la Région entre ses tenailles... Beurk !
    tu as bien fait de filer de ce bas-fond

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  • Damien et sa famille 15 mars 2010 à 22:57

    Tu n’avais qu’une petite quinzaine de jours de plus que mon père décédé il y a presqu’un an. Mon père nous avait fait écouter tes disques lorsque nous étions enfants. Lors de notre cérémonie de mariage, nous avons passé quelques-unes de tes chansons. Je dois avouer que nous t’avions un peu oublié, mais ton départ nous est revenu comme un boomerang en pleine élection, dont les premiers résultats nous redonnent de l’espoir dans cette période noire. Un des plus bel hommage que nous pouvons te rendre pour tes messages d’amour, ta générosité, ton humanisme, ton combat pour l’égalité, la justice, la liberté et la fraternité, c’est d’aller voter dimanche prochain pour dire non au sarkozysme et aux réactionnaires créateurs de malheur, pour faire gagner "Ma France".

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  • GTK 15 mars 2010 à 23:04

    Bonsoir
    je ne sais pas si vous avez remarqué. Depuis qu’il n’est plus, on entend et on voit Jean Ferrat partout. Les gens qu’on aime ne meurent jamais.

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  • cath 15 mars 2010 à 23:11

    P......il y a des gens qui savent dire et écrire !!
    Juste un coquelicot, une fleur perso pour Jean Ferrat !!

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  • Tarmine 15 mars 2010 à 23:20

    Quelle peine j’ai eue ! Ses chansons ont illustré les obsèques de ma mère et sont programmées pour les miennes. Pour que mes enfants se souviennent qu’il y a eu quelques Hommes tel que lui, des Justes, intègres, courageux, droits dans leurs bottes de dignité, de respect de l’autre. De reconnaissance pour cette petite humanité d’humbles gens qui triment pour enrichir quelques crétins qui mourront aussi !!!Mon grand-père était libre penseur et a été inhumé en pleine occupation allemande avec le drapeau noir sur son cerceuil. Lui aussi écrivait contre la guerre, contre la cupidité qui incite certains à jouer avec les profits que les travailleurs, et seulement eux ont engendré par leur labeur. Les marchands du Temple sont de retour, virons-les !!"Au revoir Monsieur Ferrat et Respect

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  • Mélodie 15 mars 2010 à 23:26

    Rien à rajouter, tout est dit dans tous ces messages d’amour.
    Que cet homme veille sur tous ceux qui l’ont aimés qui sont nombreux comme on peut le constater mais lui saura faire le tri des sincères et des moins sincères...

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  • Tu aurais pu vivre encore un peu
    pour notre bonheur, pour notre lumière
    avec ton sourire, avec tes yeux clairs
    ton esprit ouvert ton air généreux
    tu aurais pu vivre encore un peu
    mon fidèle ami, mon copain, mon frère !

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  • mt gallenst 16 mars 2010 à 00:14

    oui c bien ça ;"une onde éternellement pourvoyeur d’énergie",bien mieux que ce jeu de mot sur sa nuit rejointe, lue qqpart ici, à travers le brouillard.N’importe quoi !
    jean ferrat était un prophéte,je crois,avec ses propheties sur l’amour,l’avenir de la femme et de l’homme forcémment,sa foi dans la vie,dans le bonheur,sa sensibilité et son chant inoubliable.
    Que vive à jamais Jean Tennenbaum.
    Bon cap,Jean ferrat ;AMI.

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  • Rémi 16 mars 2010 à 00:53

    Pour les uns, tu étais un frère, un grand frère, pour les autres, un père ... Cela ne venait pas d’eux mais de toi.

    Depuis ma prime jeunesse, tu étais mon Tonton Jean. Si près, si proche. Je m’étais habitué, sans y penser. .
    O combien tes paroles et ta voix m’ont aidé à croire, aimer et espérer. Combien ?
    Croire en l’humain, à la fraternité.
    Depuis tes débuts, je n’aurai jamais raté une occasion de t’entendre, sur scène, à la radio ou la télé. Toujours le même, avec ce sourire, l’amour au fond des yeux , et cette indignation calme.
    Tu n’a jamais trahi, gardé les mêmes convictions. Je me suis souvent dis :"sois donc le même !" Ai-je un peu réussi ? Va savoir. Cela restera comme un secret entre nous.
    Je révais toujours, d’aller une bonne fois, te rendre visite, dans ton village. Il y avait le temps, tu étais encore jeune.
    Il y a longtemps, à Antraygues, un jour, depuis une terrasse , je dis a des amis incrédules.." Vous voyez cet homme là-bas, c’est Jean Ferrat..". Il leur fallu en convenir.
    Tu ne m’as pas laissé le temps de revenir.
    Mais j’irai a Antraygues, c’est promis. Je viendrai respirer un peu de ton air pur. Ce sera bizarre et nostalgique, loin du tumulte, de cette France qui vacille. (Pour sûr, tu nous laisses un peu dans la pétrin !)
    Mais tu seras bien là, Tonton Jean, dans nos coeurs. Encore plus ardents. Nous ferons entendre tes paroles aux enfants.

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  • danielle 16 mars 2010 à 06:05

    un grand Monsieur de la chanson française mais il nous laisse de trés belles chansons que nous ne sommes pas prés d’oublier.Humaniste, simple.aimant la montage,les femmes,la nature,la mer et la France.Aujourdhui, je serai trés triste,et je n’aurai pas le coeur à aller travailler,mais je m’occuperais trés bien des personnes agées qui sont mes patiens( je travaille pour des personnes agées qui sont à leur domicile et qui sont trés contentes de pouvoir rester chez elles ;trés entourées par leurs enfants et petits enfants).Chapeau Jean Ferrat et reposer en paix

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  • MARCEL 16 mars 2010 à 09:08

    Comment réagir quand on perd un membre de sa "famille". Un frère, un cousin, un jumeau. Ferrat, MONSIEUR FERRAT, je l’ai adopté des ses premières chansons. C’était hier, depuis il ne nous a plus quitté ; J’ai eu la chance, l’immense plaisir de le voir sur scène, .... à Alger, en compagnie d’Isabelle Aubret, en 1973. Sur les antennes algériennes, il ne se passait pas un jour, sans l’entendre. Inutile de vous dire l’ambiance de ses deux récitals au cinéma Majestic. Ce qui me dégoutte le plus c’est d’abord l’air attristé de ceux qui l’ont mis sur la liste des "infréquentables", l’hommage , qui est de bon ton de lui tisser, et que dire de celui de notre napoléon de neuilly. Quelle indécence !!! Salut, Tu resteras tjs celui que l’on ne se lassera d’écouter, et même si cela semble riduc ule, de pleurer. MERCI.Marcel

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  • elisabeth 16 mars 2010 à 10:02

    JEAN FERRAT
    LE 16 MARS ? ELISABETH

    Lamontagne pleure ton départ. C’est un gouffre immense dans mon coeur, laisse tous ses gens là te rendre hommage. Je n’oublierai jamais toutes ses notes de musique suivis de belles et vraies paroles. Nous les pauvres gens les moins que rien savions que vous MR JEAN FERRAT vous étiez notre liberté de pensée, notre espoir. Votre poésie vos mots vos peines et vos joies étaient les notres. A jamais vous resterez dans mon coeur. Au revoir camarade.
    ARAGON
    Celui qui s’en fut à douleur
    A longuement quitté la vie
    Sur le chemin qu’il a suivi
    Lentement sont mortes les fleurs

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  • Momone 16 mars 2010 à 10:46

    Il n’en a rien à cirer de message de la présidence de la République, ce sont vos messages qui lui vont droit au coeur.

    C’était un type formidable et je l’aimais et l’aimerai encore

    Momone

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  • Henri-Georges NATON 16 mars 2010 à 10:55

    @ Michel Taupin,
    Merci pour votre texte juste et beau

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  • sofiane 16 mars 2010 à 11:49

    Bonjour à tous.

    je tenais à dire que je viens de perdre mon "professeur". car grace à jean j’ai connu aragon, Toulouse LAUTREC, pablo NERUDA,pablo picasso. Grace à jean j’ai vécu POTEMKINE, la commune de paris, la guerre d’espagne, ma FRANCE. grace à jean je me méfie du sabre et du goupillon. grace à jean j’ai appris à esperer car "un jour viendra".

    sofiane d’alger

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  • nicolas lafon 16 mars 2010 à 15:16

    A vouslescopains,

    Bonjour,

    je crois, hélas, que vous avez en partie raison : "nous sommes tous à mettre dans le même panier"... Oui, nous sommes effectivement tous des êtres humains avec notre part d’ombre, nos petites lâchetés, nos vices, nos limites et nos contradictions. En tout cas, je m’inclue dans cette catégorie de personnes : je vois la misère (ou plutôt un forme de misère) au quotidien et ne sais souvent que faire ni sur le plan professionnel ni sur le plan personnel. J’ai également conscience que mes habitudes et mon mode de vie (consommation, déplacements...) impactent sur l’environnement et les conditions de vie des autres ; j’essaie donc de ne pas faire n’importe quoi ; d’agir en conscience et en connaissance de cause. Même si je ne trouve pas l’entreprise aisée...

    Il n’en demeure pas moins qu’il existe ici et là des gens, généralement anonymes, parfois célèbres, luttant pour le bien commun et la dignité des personnes et dont l’humanisme, la capacité d’analyse, l’esprit critique me font chaud au coeur, m’enrichissent et me servent d’exemples. C’est notamment le cas de Langlois, de Ferrat et de nombreux ’autres, bien moins connus mais tout aussi méritants. Je suis toutefois reconnaissant à ces "personnalités" de ne s’être pas laissées endormir par leur relative réussite (position sociale et notoriété).

    En venant donc appuyer là où ça fait mal, je trouve que votre message est dérangeant, emmerdant même, mais nécessaire car il traite d’aspects essentiels. J’espère toutefois que vous gardez de l’énergie et dirigez principalement votre colère vers les puissants de ce monde. Je crois qu’il faut être à la fois indulgent et exigeant vis à vis des gens en général (y compris soi-même) et intransigeant vis à vis de ceux qui ont le pouvoir (politique, économique...) et le savoir. Quand bien même, il est important de ne pas sombrer dans le "tous pourris" (que ferions-nous à leur place, ne nous laisserions-nous pas endormir, griser ou corrompre par le confort, le pouvoir et l’argent ?) : il s’agirait plutôt de s’interroger sur l’organisation des institutions et les modes de gouvernance.

    Bref, pour quelqu’un qui désirait faire court, j’ai été long et redondant (je crois que je n’ai rien appris à personne mais j’espère, au moins, n’avoir pas dit de trop grosses âneries !) mais c’est la première fois que j’ose écrire un truc (depuis le temps que je voulais le faire sur politis...). Alors désolé ! C’était juste pour vous dire que votre message m’a mis une claque. Une énième après...celle que j’ai prise lors du départ de Langlois...celle relative à la mort de Ferrat...et bien d’autres encore !!!

    Alors merci à vous Langlois, et surtout, portez vous bien !
    Merci à vous Ferrat dont, comme un petit con de trente ans, je mesure vraiment l’importance des apports, que bien trop tard !
    Sans vous, on se sent un peu plus seul, un peu plus fragile et on a peur de ne pas avoir la force, l’énergie, la clairvoyance et la grandeur d’âme de poursuivre le combat.

    Mais quand même, bordel, merci aux autres, à vous tous d’être là !!! En votre compagnie, ou du moins, à savoir que vous êtes là, quelque part, plus ou moins proches, que vous pensez, luttez, vibrez pour les mêmes causes, je me dis que la vie recèle aussi beaucoup de beauté et de bonté !!!

    Merci donc.

    Fraternellement,

    Nicolas Lafon

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  • Claude MASSOL 16 mars 2010 à 16:12

    Tout à fait d’accord avec vous, beaucoup aujourd’hui encensent le poète engagé et aussi critique sous le drapeau rouge. Mais que ne l’ont-ils fait avant alors que cet Homme a été victime de la plus grande censure envers un artiste d’un si immense talent.
    Adieu l’artiste, tes coups de gueule et ta façon de chanter la souffrance des plus humbles resteront toujours gravés dans nos coeurs.
    Claude

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  • André 16 mars 2010 à 16:46

    Un jour pourtant, un jour viendra couleur d’orange
    Un jour de palme, un jour de feuillages au front
    Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    il faut y croire mais ce n est pas pour demain.....
    la voix de jean est toujours là et sa voie est toujours à suivre dans la lutte et dans l espoir

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  • Ambrun 16 mars 2010 à 21:34

    Je suis triste de le voir partir et heureux de l’avoir aimé. Salut l’artiste !

    Alain

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  • 17 mars 2010 à 09:24

    Comme c’est dommage, triste, impardnnable que Bernard Langlois ait entièrement raison, et comme j’aurais été fière et heureuse de pouvoir l’écrire comme lui

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  • laffy 17 mars 2010 à 10:04

    mes emotions sont terribles aujourd hui...
    un sacre grand bonhomme nous a quittes...jean ferrat...vous aviez compris tellement de choses...pour ne pas dire tout...je suis emu et j ai du mal a exprimer mes sentiments...ils rejoignent ceux de mr langlois et tout les autres..on s immaginait etre le seul a le respecter
    puis trop tard on se rend compte qu on etais des milliers....

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  • kiki2834 17 mars 2010 à 10:39

    le 17 mars, par Christian Lacotte
    Je perd un ami, un superbe artiste qui a bercé mon enfance, pars ces textes et chansons ! je suis triste, mais comme beaucoup, je n’ai pas eu l’opportunité de le voir sur scène ! Etant un ancien de chez Renault, ou Jean y a été employé comme ajusteur. Tu vas me manquer JEAN, dort en paix auprès de ton frère et je te promet je passerais me recueillir sur ta dernière demeure ! au revoir Jean, nous nous reverrons......bientot.

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  • anthonyelo 17 mars 2010 à 11:09

    A l’attention de Samantha :

    Antraigues sur Volane et non Entraigues !!!

    Moi qui ait vécu pendant plus de sept ans dans ce petit village, aimerait le voir

    orthographié correctement !!!

    Lydia

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  • Françoise 17 mars 2010 à 16:41

    Avecharné sur lui.

    Avec lui est partie l’enfance, la jeunesse, ces années qui n’étaient pas bling-bling,bien sûr entravées par la censure du pouvoir, vieux et bien-pensant, qui s’est stupidement acharné sur lui.
    Mais n pouvait encore rêver à cette époque. L’avenir était encore grand ouvert, plein de promesses. La fin de l’espérance n’était pas encore programmée.
    Et il y avait cette voix, sa voix que l’on aimait tant entendre, ces chansons qui nous faisaient du bien, que l’on écoutait toutes générations confondues , qui nous allaient droit au coeur.

    Que serons-nous sans toi ?

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  • 17 mars 2010 à 17:31

    la france des travailleurs reve de peche de jouer au poker et de venir en ardeche seulement voila tous les jour il faut monter sur scene pour nourrir sa famille

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  • Françoise 17 mars 2010 à 18:29

    Je signale à la France des travailleurs que l’on peut ( pouvait ? ) aimer Jean Ferrat et se battre en même temps contre l’injustice. Quant à aller pêcher, se balader en ardèche ou ailleurs, il n’est pas besoin d’être Rockefeller pour ça.

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  • JC de BRIVE LA GAILLARDE 19 mars 2010 à 09:17

    Jean tu es parti au pays des poêtes et des idéo. Nous avons été bercés par tes chanxons qui ont données du baume au coeur de ceux qui triment (pauvre France !)toi qui l’a si bien chanté cette FRANCE qui était si chère à ton coeur.Ce n"est pas celle que nous prépare le nain de jardin et tous ceux qui se disent de gauche mais qui pensent plus à leur place et à leur portefeuilles( rue SOLFERINO ) et ceux qui se sont laisser acheter par le nain en nous disant que c’était pour mieux nous défendre. Mais qu’il fassent attention !

    Merci grand merci MONSIEUR FERRAT

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  • JC de BRIVE LA GAILLARDE 19 mars 2010 à 09:28

    Il n’y a surment pas que Rokefeller qui peut aller en Ardèche, heureusement. Mais il y a des TRAVAILLEURS qui q’en ils ont fait leurs comptes en fin de mois ne peuvent pas se payer le voyage. (PAUVRE PETIT CON)

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  • GEREY 19 mars 2010 à 11:30

    Bel hommage tout en litote... mais qui aurait été bien apprécié de Jean, toujours simple et modeste dans son comportement. Mieux qu’un artiste, un vrai poète. C-à-d un humain véritable. Si certains hommages font sourire, ils vaut mieux en fait prendre le parti de Voltaire, plutôt que d’en pleurer, ou d’en vomir. Et la machine médiatqiue n’est pas p^rête à nous ressortir quelqu’un de ce calibre, ce qui n’empêchera pas son message d’exister, de se renouveler par d’autres voix. A Barjac ou ailleurs !
    Merci Bernard pour ta sobriété.
    S.G.

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  • Bernard Langlois 19 mars 2010 à 12:06

    @ JC der Brive : Vous n’avez pas tort. Même si l’Ardèche n’est pas le bout du monde, pouvoir y vivre, dans une maison confortable, sans souci d’argent, c’est un privilège ; et je pense que Jean Ferrat en était conscient (valable pour moi du reste, qui vit en Creuse sans manquer de grand chose …) ;

    Précision pour tous les autres, qui ne connaissent pas forcément toutes les chansons de Ferrat : "Pauvre petit con" n’insulte personne ici, mais fait référence à la chanson du même nom où l’ami Jean (contrairement à ce que pensent certains, il n’appréciait guère le mouvement étudiant de mai 68) réglait des comptes avec les gauchistes :

    " … Si votre moi vous chagrine/ plus que de raison/ Il y’a des places en usine/ pauvres petits cons ! " (Je cite de mémoire).

    Il a évolué par la suite … Jusqu’à soutenir Bové !

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  • 19 mars 2010 à 16:34

    anthonyello,en oc,"entre les eaux" se traduit par "entraigas" ; l’orthographe actuelle est probablement celle d’un cadre parisien !ne t’offusque pas,pense que notre jean ferrat l’a très bien supporté !!!
    par "faicagar",occitan de service

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  • JOSKO 19 mars 2010 à 16:48

    En 1998, à la télévision, est diffusé un reportage sur l’Afghanistan. Ce pays est opprimé et terrorisé par les Talibans qui dynamitent des statues de Bouddha, qui interdisent les cerf-volants et la musique.
    Un jeune-homme afghan s’entretient avec un journaliste ; il résiste à sa manière : il a un appareil à musique, il y met une cassette. La voix de Jean Ferrat s’élève, étonnamment belle et grave. Il chante la poésie pure d’Aragon :"Robert le Diable". Le jeune homme a l’air heureux, même s’il ne connaît pas le français.
    Des montagnes d’Ardèche aux montagnes d’Afghanistan, "un air de liberté" s’est élevé, ce jour-là.

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  • Decrauze 19 mars 2010 à 16:54

    Les médias se rachetteraient une virginité par l’hommage au doux tonitruant ? Non... Simple opportunisme de louer ceux que l’on a méprisés.

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  • f.blanchetiére 19 mars 2010 à 19:23

    Jean ferrat avait aussi la fibre écolo avant l’heure , écoutez ou réécoutez la chanson " restera-t-il un chant d’oiseau" crée dans les années 60.

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  • bernard Viguier 19 mars 2010 à 19:58

    Ouais, admiration amicale pour Jean Ferrat et son organe viril ( je veux dire une si belle voix ) insufflant à la gauche de jolis trémolos, mais mollo sur trop de gauche.
    Mais faisons le mieux possible avec Aragon, magnifique poète, forze, but stalinien de première ! Ferrat avait une âme, Aragon
    a certainement oublié où était la sienne : peut-être chez les domestiques qui oeuvraient dans sa maison, ben oui, il était tellement important qu’il fallait qu’il eût des bonnes ( au sens classique,cela va sans dire !).
    Eh les vieux du Front de Gauche, je vous la fais courte : Ferrat
    ou Aragon ? Le poète a toujours raison ?
    D’ac’ : on est entre nous ?

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  • Bernard Langlois 20 mars 2010 à 12:27

    La parole est aux "vieux du Front de gauche" …

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  • Serrano Stéphane à Tours 20 mars 2010 à 12:47

    J’ai écrit ce matin, ce sonnet en hommage à Jean Ferrat :

    .

    L’artiste meurt souvent au détour d’un jour sombre,

    Laissant son glas répondre aux perfides oublis,

    Et si sa préférence allait vers la pénombre,

    Son oeuvre hantera longtemps l’ordre établi.

    .

    Nul doute pour autant qu’au seuil de l’autre monde,

    De gloires en sommeil, il soit le bienvenu

    Et qu’éternellement cette nouvelle fronde

    Vienne jusqu’à nos coeurs d’un souffle maintenu.

    .

    Si chacun en sa tombe arpente tout son long

    Un chemin étrenné par quelque âme défunte,

    Aimée de son vivant et que la mort emprunte,

    .

    Que ce voyage ultime éclaire un horizon

    Parsemé, non de pleurs, mais d’humbles retrouvailles

    Avec ceux que la terre enferme en ses entrailles...

    .

    (A Jean Ferrat, à ses proches vivants ou défunts, à ses amis humains et à ses amies les bêtes, à Oural qui l’attend...)

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  • Bernard Langlois 20 mars 2010 à 19:26

    Ma foi, Stéphane, dans le style classique, c’est assez réussi ! …

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  • 21 mars 2010 à 15:12

    C’était il y a une semaine. Je pleure encore. J’ai toujours autant de chagrin.

    Jean Ferrat est parti et je suis orpheline. Il m’accompagnait depuis l’adolescence et le premier disque "nuit et brouillard" offert par mes parents lorsque j’avais 18 ans. Je l’écoutais en chantant souvent à tue tête ses chansons dans la maison.

    J’apporterai des bruyères sur sa tombe moi qui ne suis jamais allée le voir à Antraigues de son vivant et qui n’ai rien d’une idolâtre.

    J’aime tout chez cet homme et sans doute ce qui me touche le plus au delà de ses chansons, ceux sont ses choix de vie.

    Pour moi aussi ce qui compte c’est que c’était un "type bien" un "chouette gars".

    Au revoir Monsieur Ferrat et merci pour votre compagnie lointaine mais si proche.

    Francette

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  • CHAUMARTIN 21 mars 2010 à 17:38

    rien a redire . Trés belle analyse . C’est un des plus bel hommage qu’on pouvait lui faire . GENIAL et Vraiment MERCI .

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  • Gilbert 22 mars 2010 à 21:57

    Même sur un sujet qui peut apparaître secondaire mais qui est un sujet crucial (malheureusement négligé par les politiques), Jean Ferrat était dans le coup :
    http://www.acrimed.org/article3331.html

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  • Bernard Langlois 23 mars 2010 à 12:40

    @ Gilbert : un grand merci pour nous avoir mis ce lien sur Acrimed, et cette chanson (terrible, tant elle sonne juste) de Ferrat, que je ne connaissais pas …

    Vous autres, qui venez encore ici en nombre dire votre admiration et votre peine, ne manquez pas d’aller y voir !

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  • ballerine 23 mars 2010 à 17:21

    Avant d’arriver à Montpellier en 1978 pour mes études, je connaissais bien-sûr quelques chansons de Jean Ferrat ;
    Je suis devenue amie avec Dominique et Hélène, filles d’agriculteur ardéchois et j’ai découvert à travers mes amies la richesse artistique et surtout humaine de Jean Ferrat ;
    Depuis, je guettais la sortie d’un disque et je l’imaginais dans son Ardèche, heureux ; J’aurais voulu qu’il vive très longtemps et toujours heureux ; Il était un rempart contre le bling bling et à lui tout seul une sorte de paradis avec son regard droit et son sourire ;

    Tu vas me manquer. comme un ami, un proche.

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  • Gilbert 23 mars 2010 à 17:30

    Merci Bernard,

    Cette chanson a été enregistrée il y a 20 ans, chez Drucker. Drucker qui, au passage, et malgré ce qu’on peut lui reprocher par ailleurs (son côté gentil garçon cire-pompes multicartes) est quelqu’un de fidèle en amitié. Il a invité Ferrat quand celui-ci était considéré par le métier comme un ringard. Il a aussi invité Bedos, sous Giscard, quand l’humoriste était tricard un peu partout.

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  • 24 mars 2010 à 11:03

    Que de beau souvenir

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  • Françoise 25 mars 2010 à 15:45

    En fait, pour ceux qui ont plus de cinquante ans, on ne veut pas y croire à cette disparition . Jean Ferrat , tu nous laisses, jeunes et vieux, dans un monde encore plus inhumain et froid. Qui nous consolera et nous fera rêver ?

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  • Gilbert 29 mars 2010 à 23:38

    J’ai ré-entendu "pauvre petit con" lors de l’émission de Mermet. J’ai pas trop aimé. Trop globalisante. Il y a beaucoup plus de révoltés sincères qui ne se sont pas remis de cette période que de Geismar, Cohn-Bendit, July et autres renégats qui n’ont pour eux que d’être connus. Guy Hocquenghem avec sa "lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary" était beaucoup plus pertinent sur le sujet.

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  • Bernard Langlois 30 mars 2010 à 07:49

    @ Gilbert : D’accord avec vous ! Ferrat était alors dans sa période "orthodoxe", et partageait sur le mouvement de Mai l’opinion de Georges Marchais et de L’Huma

    Reste que techniquement (musique, rythme), la chanson est très réussie !

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  • Gilbert 30 mars 2010 à 18:18

    C’est vrai qu’il a eu une période orthodoxe. Mais il s’est "émancipé" assez rapidement.
    Dans cet article, Guy Konopnicki tend à montrer que, contrairement à l’image qu’on s’en fait, Ferrat n’était pas LE chanteur du PC et que d’ailleurs le PC (du moins l’appareil) se méfiait de lui.

    Extrait :
    "Au long de sa carrière, il a très peu chanté lors des galas de la CGT ou du PC. Il signait des appels, se montrait parfois, en militant dans les manifs. Mais il ne s’est pas lié à ce qui était alors un vaste réseau de show-bize, constitué par les fêtes militantes, les galas des comités d’entreprises et les spectacles des municipalités. Jean Ferrat n’a jamais fait de tournée en URSS. Les Soviétiques préféraient Mireille Mathieu, ils se méfiaient des artistes engagés.

    Jean Ferrat était un communiste indépendant. Même quand ses chansons semblaient refléter « la ligne »."

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  • paillard alain 1er avril 2010 à 10:14

    il vous reste allain leprest ,ami d’ailleurs de ferrat à découvrir en urgence

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  • mimine 2 avril 2010 à 11:31

    il nous manque beaucoup et je pense qu’il aurait des tas de choses a nous dire en chansons comme il savait tellement bien le faire

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  • yolande 3 avril 2010 à 12:47

    jean ferrat ses toute ma jeunesse ses chanson me bercer comme je l aimez et l aimerez toujour j ai regarder ses obseques pour moi c etait tres beau et entende tout ses gent chanter la montagne les larme me couler je le garderais toujour dans mon coeur il et irremplacable il on ecarter jean ferrat de la tele ses pas bien se un vrait chanteur un artise que j oulirais pas comme je l aimais je te garde dans mon coeur merci jean ferrat pour ta belle montagne yolande que la montagne et belle

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  • hmoul 3 avril 2010 à 13:43

    A commencer par ses proches qui ont cédé aux sirènes des médias alors que Jean voulait des obsèques dans l’intimité. J’aimerai pas être à leur place avec cette transgression de ses dernières volontés qui les suivra longtemps. L’excuse de faire plaisir à ses fans qui souhaitaient lui rendre un dernier hommage ne tient pas la route : c’est comme si la société du zapping et de "l’immédiateté" avait gagné.

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  • yolande 3 avril 2010 à 14:09

    bonjour oui que de bon souvenir moi cette toute ma jeunesse jean fera je t aimais tellement ta montagne aimez a perdre la raison et bien autre pour moi tu n est pas mort tu et dans mon coeur tu y restera toujour j ai regarder tes obseques que cetait emouvemt et tres beau d entendre tout ses gent chamter la montagne cette montagne et a toi et tu nous l a fait aimais cette montagne j etait devant la tete ce jour et j avais que des larmes mais tout les jour on entend a la radoi jean ferrat dommage que l on a pas vu souvent jean ferrat a la television il c etait retirais dans cette belle montagne moi je t oublirais jamais j ai 61 ans et comme je l aime ses un grand artise un grand chanteur qui et pas remplasable merci jean feras pour tout le bonheur que tu ma donnez et merci pour cette belle montagne elle et inoubliable cette chanson merci yolande

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  • 5 avril 2010 à 16:00

    bonjour j’aimerai que vous me disiez à quel évènement est liée la chanson de Ferrat : J’ai froid. Merci

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  • Bernard Langlois 5 avril 2010 à 16:57

    Vous me posez une colle.

    Spontanément, je dirais : la percée du FN.

    Qui sait ?

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  • 8 avril 2010 à 16:37

    quel bel hommage monsieur,a un autre tres grand monsieur !

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  • cesco 8 avril 2010 à 20:20

    que dire de plus, si non que jean FERRAT nous laisse un patrimoine inestimable et intemporel. Ses chansons d’amour et d’espoir survivront à ce monde qui se déshumanise de plus en plus.
    Salut l’artiste....

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  • Claudio 8 avril 2010 à 21:38

    le vacarme de la vie , le poids du monde et de la vie , s’ attenue considérablement à son écoute , c ’est ce que je retiens en premier ; son immense gentillesse, ses messages d’ espoir , son amour de notre beau pays, dela nature,des gens, reflète un peu chacun de nous, sa simplicité et pas sa naivete comme je l’ai entendu récemment par un ancien ministre, claude ALLEGRE pour ne pas le citer ;voila j’ avais envie de parler quelques lignes de Jean qui va nous manquer

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  • 8 avril 2010 à 23:47

    je ne crois pas que jean ferrat vivait dans l oppulence...je pense qu il faut du courage a tous les niveaux:Vous pour vivre decemment,Lui pour chanter ses convictions.

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  • amalthee 9 avril 2010 à 19:18

    C EST BIEN JOLI .BEL HOMMAGE VRAIMENT ET DU TALENT !

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  • MAILLARD MARIE 13 avril 2010 à 01:29

    CHER JEAN,
    J’ AI ECRIT POUR TOI

    ET POUR ELSA

    ET POUR LOUIS AUSSII

    MAIS JE VOIS

    QUE BIEN D’ AUTRES L’ ONT FAIT

    MIEUX QUE MOI .

    AINSI ,

    TE VOILA PARTI

    REJOINDRE FELICIEN

    AUSSI.

    BON VOYAGE , CHER JEAN ,

    OU QUE TU SOIS

    REPOSE - TOI .

    MAIS ,

    VOIS - TU ,

    EXCUSE -MOI

    SI TU N’ Y CROYAIS PAS..........

    JE CROIS

    QUE

    TU ES PARTI REJOINDRE MON FILS

    FRANCOIS.

    A JEAN ET A FRANCOIS DISPARU LE 17 AVRIL 1997

    ET SERA TOUJOURS PRESENT

    COMMME TOI ,

    CHER JEAN.

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