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Par Claude-Marie Vadrot - 6 août 2012

José Bové, le loup et les naturalistes...

Avant de polémiquer, et d’assimiler les propos de José Bové à ceux des chasseurs et des politiques qui ont fait de la lutte contre le loup un combat rétrograde, il est sans doute nécessaire de lire et d’essayer de comprendre ce qu’il veut dire.

Ceux qui critiquent aujourd’hui José Bové pour ces déclarations sur le loup n’ont pas de mémoire, car ce n’est pas la première fois qu’il exprime cette opinion qui a toujours été la sienne. Celle de l’éleveur du Larzac qu’il a été de 1975 à 2009. Un point de vue qu’il faut entendre avant de crier au loup. Car, bien qu’ardent défenseur du loup et auteur d’un livre condamnant les siècles de diabolisation de cet animal magnifique, je fais partie de ceux qui veulent aussi entendre les bergers de bonne foi. Voici ce que disait Bové en 2009, pendant la campagne électorale européenne dans un livre d’entretien que j’ai publié avec lui chez Delachaux et Niestlé.

Extraits non modifiés....

Des écologistes vont te rappeler que tu es contre les loups, que tu as un jour dit « si j’en vois un s’approcher de mon troupeau, je tire »

Je l’ai dit, mais je ne vois pas pourquoi je laisserais un loup s’attaquer à mon troupeau, à mon gagne-pain ! Bové n’est pas contre les loups. Mais Bové est d’abord paysan, éleveur, et pour lui effectivement – pour moi – la question de l’élevage est essentielle. Je ne reproche à personne de vouloir sauver les loups, mais que les gens ne me reprochent pas de vouloir sauver mes brebis. Nous sommes aujourd’hui dans cette situation particulière d’antagonisme, de conflit par rapport aux loups parce ce que nous vivons une désertification qui s’accentue partout chaque année. Comme je l’ai souvent dit, le danger principal, pour un troupeau, ce n’est pas tellement le loup mais le ministre de l’agriculture, ou la politique agricole européenne, ce qui revient au même. L’élevage ovin est réduit a néant, dans le secteur agricole cette activité a le plus mauvais revenu de tous. Donc, c’est vrai que le loup représente un problème qui s’ajoute aux difficultés. La diminution du nombre d’éleveurs et de la présence humaine dans la montagne, entraîne un retour des animaux sauvages ; pas seulement le loup, mais d’autres comme le lynx par exemple. Cette présence provoque des tensions dans de plus en plus nombreuses régions. Mais cette tension ne constitue pas une nouveauté, elle a été permanente depuis des siècles dans l’histoire humaine des campagnes, mettant le loup face aux éleveurs. Des problèmes, des affrontements il n’en pas existé que sur le Gévaudan, mais aussi dans le centre ou dans l’est de la France. Cette confrontation entre l’éleveur, le paysan et les aléas de vie au sein du milieu naturelle n’a jamais été simple, comme ne sont jamais simples tous les conflits qui surviennent sur un territoire. Pour les uns comme pour les autres il y a la volonté d’éliminer l’autre. Normal, je n’élève pas des brebis pour nourrir le loup qui a lui-même tendance à aller au plus facile pour se nourrir ; je dirais presque que...c’est humain de sa part, car la brebis court moins vite qu’un chevreuil ou un chamois. Donc, la première réaction est que c’est lui ou mes brebis !

Ensuite une autre question se pose : est il est possible de parvenir à une nouvelle harmonie entre les concurrents que sont les hommes et certaines espèces sauvages qui occupent le même territoire ? Je ne sais pas ? J’ai des doutes dans un sens comme dans l’autre. Répondre par l’affirmative, ce serait oublier une situation à peu prés semblable dans tous les pays européens, a savoir que tous les territoires ruraux et agricoles, qu’on le veuille ou non, ne sont plus constitués que d’espaces occupés et donc intégralement façonnés par l’homme. Nos montagnes ont été transformées par les hommes, qu’il s’agisse de la coupe des forêts, de l’agriculture ou de l’élevage. Ces montagnes ne sont même plus sauvages dans leurs parties les plus hautes, sur les sommets, puisque pour les escalader des hommes ont équipé des voies d’escalade, planté des pitons partout, voire laissé des échelles. A mon avis, s’obstiner à croire à un espace naturel mythique ou idyllique, sans présence humaine relève d’une grave erreur d’appréciation de la réalité. Il faut renoncer à considérer la campagne, plaine ou montagne, comme un simple espace de jeu ; ou comme une agréable nature sauvage dans laquelle il ferait simplement bon vivre. Un espèce de mythe plus ou moins rousseauiste avec des lions végétariens qui mangeraient à côté des antilopes ou des loups qui lècheraient les agneaux égarés pour les ramener ensuite à leur mère. Non seulement il ne faut pas se tromper de siécle, mais en plus il ne faut pas oublier que l’équilibre de la nature se bâtit sur une chaîne alimentaire avec de très nombreux prédateurs. L’élevage s’ajoute à cette logique et trouble encore davantage l’espace soi-disant naturel, car à partir du moment où des hommes ont commencé à domestiquer des animaux, où il leur a aménagé des espaces pour nourrir une famille, pour obtenir des produits, cela a remis en cause les rapports entre les animaux sauvages et l’homme, puisque qu’un immense partie du territoire se retrouve lui aussi domestiqué. L’espace naturel du XXI ème siécle n’a plus rien à voir avec celui du Moyen Age, ne serait-ce que parce que nous sommes bien plus nombreux !

Reste un vrai débat entre une domestication, construite sur des milliers d’années par les chasseurs qui sont devenus éleveurs ou agriculteurs, et ceux qui gardent cette vision un peu fausse ou dépassée d’un espace naturel vierge. Reste aussi, je ne le nie pas, la question, de la sauvegarde, sur un territoire marqué par une pratique agricole et une présence humaine, d’une certaine harmonie et d’une biodiversité dont nous avons tous besoin, les paysans comme les autres. Ce qui revient à se demander comment un territoire peut-être préservé. Malgré tout, je ne pense pas que les tensions que j’évoquais soient vraiment une mauvaise chose. Il faut faire avec, elles sont inévitables et on décide au cas par cas, par une accumulation de textes qui ne satisfont personne. Le problème, dans le fond réside dans une réalité difficile : les éleveurs se sentent acculés parce qu’ils ont l’impression d’être la dernière roue de la charrette par rapport, à la fois, à l’image que les gens se font d’eux et par rapport à la politique européenne. Ils vivent dans une situation où ils sont considérés comme les derniers des Mohicans par rapport au modèle dominant et également face à des gens, les naturalistes par exemple, qui les critiquent avec de très bonnes intentions mais qui ont beaucoup de mal à prendre en compte la vision paysanne et à intégrer cette culture paysanne ; et donc une autre vision des animaux, sauvages ou domestiques.

Mais bon, je ne vais pas prétendre que certaines pratiques des éleveurs ne sont pas critiquables. Parce qu’effectivement, si un éleveur laisse 500 ou 1 000 brebis gambader toutes seules dans la montagne et qu’il se contente d’aller leur rendre visite de temps en temps, cela peut entraîner de gros risques. Mais, le berger, dans un système qui ne nourrit plus son homme, il est tout seul, il n’a pas de personnel. Lorsque la transhumance existait encore, que les troupeaux de la Crau montaient dans les Alpes, ou de l’Hérault vers les Cévennes, les grands troupeaux qui se déplaçaient étaient accompagnés de nombreux bergers ; et les troupeaux qui restaient en estive étaient très importants, parfois un millier de bêtes avec beaucoup de gens pour les garder. Il n’y avait pas beaucoup de petits troupeaux de 50 ou 100 brebis gardées par un berger. Evidemment, avec des troupeaux dispersés un peu partout dans la montagne, le risque de prédation est beaucoup plus grand et la vision du berger est complètement différente. De plus, les naturalistes doivent comprendre que ce berger ne considère pas sa brebis de façon isolée. Il a une vision globale des brebis, il considère son troupeau comme une entité ; et toute agression contre son troupeau est une atteinte à sa raison de vivre, il la ressent personnellement, au delà du préjudice financier éventuel ; personne ne peut rembourser ce qu’il ressent lors d’un attaque, qu’elle soit le fait de chiens sauvages ou de loups. C’est un sentiment, une réalité qu’il faut prendre en compte et que les naturalistes peuvent d’ailleurs retrouver chez Giono de manière tout à fait extraordinaire.

Tu veux dire que la coexistence est possible à condition que l’espace dit naturel soit réoccupé par les paysans.

Oui, mais pas seulement car il faut mener à son terme le débat sur l’utilisation du foncier, sur l’usage de la terre. Donc nous ne devons pas décalquer dans les campagnes un modèle productiviste qui découpe tous les territoires en tranches spécialisées. Il ne doit pas subsister un territoire pour l’agriculture, un territoire pour l’élevage, un territoire pour la chasse, un territoire urbain ou péri-urbain pour dormir, un territoire pour le loisir, un territoire pour les animaux sauvages et encore un autre enfin pour le travail. Il faut revenir sur le modèle industriel de segmentation. Il faut que tous les espaces se croisent, s’interpénètrent. Il faut désormais travailler non plus dans des espaces antagonistes, qui se font face, mais envisager une occupation du territoire permettant à tous les usagers de discuter globalement de la gestion de l’espace, d’établir la légitimité de chacun des besoins et des aspirations, pour que toutes les légitimités puissent être assemblées dans le même espace. Ce qui conduit à toutes les cohabitations possibles et imaginables. Il faut résoudre les conflits d’usage puisque chacun exprime une légitimité, mais pas dans des logiques d’exclusivité, d’exclusion ou de propriété.

Nota Bene :

Photo : AFP / Thierry Charlier

Commenter (40)

Commentaires de forum
  • Keizer Soze 10 août 2012 à 17:01

    Parce que bien sûr VOUS, vous comprenez au quart de tour ce que veut dire José Bové !... Tandis que nous pauvres diables de lecteurs ânonnant avec une simple moelle épinière en guise de cerveau sommes incapables de comprendre le Bové dans le texte et dans le fracas de sa pétoire !... Aussi continuerons-nous à être "bêtement" du côté du loup et pour la biodiversité dans sa globalité. Avec peut-être un jour une certaine restriction nécessaire : contre l’humain qui détruit tout et le reste jusqu’à sa propre disparition finale. Bon débarras alors, comme dirait Yves Paccalet.

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  • Claude-Marie Vadrot 10 août 2012 à 18:54

    Entendre, comprendre même, l’autre, les autres, ce n’est pas forcément être du même avis. Je crois que l’introduction des extraits de José Bové est claire. Quand à ce que dit José, il faut le lire plus attentivement que vous ne l’avez fait. Ce n’est pas un tweet pour gogols pressés, c’est un article, c’est une argumentation à la foi écologique et politique.

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    •  
      Keizer Soze 11 août 2012 à 15:47

      @CMV

      …En l’espèce, vous ne semblez pas entendre « l’autre » plus que moi-même ! Décidément, vous « persévérez diaboliquement » à affirmer que VOUS, vous êtes apte à comprendre et avez bien sûr tout compris… Mais pas nous, « les autres qui ne partageons pas votre avis », pauvres lecteurs benêts, « inattentifs » et « gogols » !… Quelle morgue et quelle certitude assénée ! C’est aussi classieux que si de notre côté on relevait les fautes d’orthographe et de syntaxe que comportent vos articles en vous qualifiant d’analphabète… Ça ne vous étonnera donc pas que je persiste et signe trisomiquement vôtre, K.S. !

      P.S. heureusement qu’il existe une charte de bonne conduite sur ce site. Et j’imagine ce qu’il serait advenu de mon commentaire si je vous avais qualifié de « gogol » ! Probablement que cette charte est destinée uniquement aux contributeurs mais pas aux dérives des rédacteurs.

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      •  
        Claude-Marie Vadrot 11 août 2012 à 18:31

        Premièrement, je ne vous ai jamais traité de gogol, il faut apprendre à lire et à comprendre ce qu’on lit en faisant abstraction de ses opinions.

        Deuxièmement vous confondez, comme d’autres, les opinions (toutes respectables) et les faits qui sont toujours têtus. C’est d’autant plus paradoxal que sur le loup, nous sommes d’accord.

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        •  
          Keizer Soze 13 août 2012 à 10:15

          @CMV

          Étonnant ! Vous enfoncez fichtrement le clou et vous enferrez toujours davantage... D’abord on ne saurait être capable d’appréhender vos écrits, ensuite on est carrément gogol, puis d’évidence on ne sait pas lire, et enfin on doit faire abstraction de ses opinions pour vous répondre... Mais pas vous des vôtres, bien sûr ! Finalement pour trouver grâce à vos yeux d’expert nous devons nous en tenir à être de dévoués béni-oui-oui. Quelle magnanimité, quelle grandeur d’âme ! Décidément vous êtes d’une objectivité ineffable et confondante. Je pense que le lecteur appréciera tout cela à l’aune de sa juste et propre opinion !... À condition toutefois qu’il sache lire...

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          •  
            Claude-Marie Vadrot 13 août 2012 à 10:30

            Accuser sans preuves et sans références précises n’est pas exprimer une opinion.

            Evoquer, en comparaison, des "ss dans le Vercors", n’est pas non plus une opinion mais une insulte pour ceux qui furent dans le Vercors et une insulte pour ceux auxquels vous faites allusion.

            Pour le reste, vous pensez ce que vous voulez...

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            •  
              GM19 13 août 2012 à 14:33

              Insulter ses lecteurs est l’une des grandes spécialités de CMV ("Gogol" ! Une insulte handiphobe, par dessus le marché, bravo ! ).

              Quitte à inventer des phrases que ses contradicteurs n’ont jamais écrite pour se justifier (A quel endroit Keiser Soze évoque-t-il les "SS du Vercors" ?)

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  • Keizer Soze 13 août 2012 à 23:01

    Grand merci GM19,

    Mes yeux ne me trahissent donc pas, vous avez bien lu la même chose que moi ! Cette histoire de "SS dans le Vercors" me laisse pantois !... À croire que CMV n’a plus toute sa raison, ou qu’il avait un besoin pressant de se faire décerner un point Godwin ! Ce serait un échange verbal, on ne m’aurait pas cru, mais là, les écrits restent pour attester de l’égarement et de l’incohérence. Finalement je pense qu’il est plus à plaindre qu’à blâmer...

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 14 août 2012 à 09:54

      Copie du message incriminé :

      Ce matin sur France Inter on aura pu entendre le même Bové se déclarer prêt à défendre son cheptel bêlant coûte que coûte, maaaaaaaaais recommander pour la Réunion la fermeture des plages aux ploucs de baigneurs ! Et pourquoi pas la liberté pour les loups de circuler dans le fief de môssieur Bové, et la fermeture du secteur aux brebis ! En attendant la réintroduction du SS dans le Vercors…

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      •  
        GM19 14 août 2012 à 10:03

        Et il est où ce message ?

        On censure ses lecteurs en plus de les insulter ?

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        •  
          Keizer Soze 14 août 2012 à 14:09

          @GM19

          Ce triste monsieur Vadrot est un imposteur d’envergure ! M’attribuer des propos inventé par lui est honteux et indigne. Ce type sans éthique est vraiment capable de tout. Il ajoute donc la malhonnêteté intellectuelle à l’incompétence et à l’intolérance. Ça fait beaucoup. Ça fait bien trop pour avoir le goût de poursuivre quelque discussion que ce soit avec un individu aussi pervers et malsain. Merci à vous GM19 d’avoir été le témoin objectif de cette inqualifiable supercherie. Cordialement, K.S.

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          •  
            Claude-Marie Vadrot 14 août 2012 à 14:30

            Premièrement ce message n’est pas de vous mais d’un certain "CP"

            Deuxièmement vous savez parfaitement que les réponses s’affichent de façon souvent aléatoire

            Troisièmement, je n’ai hélàs pas inventé ce message

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          •  
            GM19 14 août 2012 à 14:46

            "Ça fait bien trop pour avoir le goût de poursuivre quelque discussion que ce soit avec un individu aussi pervers et malsain"

            Nous sommes d’accord.

            Ciao Vadrot

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      •  
        cp 14 août 2012 à 21:41

        La percutante métaphore du SS et du Vercors n’est pas de moi mais, si ma mémoire ne me trahit pas, je l’ai lue jadis dans « Marianne » sous la plume de Guy Konopnicki. Le passé résistant de papa et maman Konopnicki rend risible toute supputation outrée, sur le mode sur-joué, de l’indignation des gardiens du temple à la longue figure…

        Souvenons-nous ironiquement que Guy Konopnicki et son épouse ont jadis porté les couleurs de l’écologie politique à Sèvres dans le cadre d’élections municipales ou cantonales ; ce qui n’empêcha pas le journaliste d’avoir un avis mitigé sur le retour des ours ou des loups là où les hommes avaient fini par prendre pied, à une époque où les choses avaient changé.

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        •  
          Urgon 28 août 2012 à 14:41

          La question du loup et des autres "grands prédateurs" soulève tant de passions que le dialogue (en tant qu’échange respectueux de points de vue) est très souvent impossible. Les commentaires publiés ici en sont la preuve, on passe de poncifs en images d’Epinal, jusqu’à atteindre le point Godwin... Ca me donne envie de vomir.

          Comme tente de l’expliquer Bové, la question (et les réponses associées) est éminemment complexe, et les personnes qui cherchent le meilleur compromis entre le droit aux grands prédateur de prédater en liberté, aux brebis à brouter sans se faire écorcher vives par les mêmes prédateurs et aux bergers à essayer de gagner leur (pauvre) croûte en soignant au mieux leur troupeau, se trouvent confrontées à un problème systémique de cloisonnement des espaces et des esprits qui impose des solutions plus globales que la simple "indemnisation" des animaux attaqués ou les non moins idiots tirs de prélèvement aveugles.

          Juste une remarque, l’homme qui détruit les espaces est à mon avis plus le citadin qui habite et travaille au milieu du béton et qui pollue la nature quelques semaines par an avec ses papiers gras, ses loisirs et ses stéréotypes que l’éleveur qui y fait manger ses brebis (lesquelles permettent au citadin en vacances de skier tranquillement sur les pistes enneigées sans avoir à se soucier des arbres et broussailles qui pousseraient sans elles) depuis des générations.

          Ceux-là peuvent par conséquent donner leur point de vue, mais certainement pas de leçons à ceux qui triment toute l’année sous la pluie, la neige, le vent et le cagnard, et qui n’ont pas le droit d’être malades ou en vacances car leurs brebis doivent être nourries chaque jour de l’année...

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          •  
            Claude-Marie Vadrot 28 août 2012 à 14:53

            Je partage votre avis mais je vous signale que l’hiver, il n’y a pas de brebis sur les pentes des montagnes et que le loup se nourrit alors d’animaux sauvages.

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            •  
              Urgon 28 août 2012 à 16:54

              Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

              La preuve du contraire à cette image d’Epinal, le tableau intitulé "Répartition mensuelle des attaques par département -2009-" sur le site du Ministère du Développement Durable : http://www.loup.developpement-durab...

              Si j’en crois ce graphique, il y a aussi des attaques durant les mois d’hiver. Comment expliquez-vous cela ?

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              •  
                Claude-Marie Vadrot 28 août 2012 à 17:07

                Je viens de vérifier par acquit de conscience : ni en 2009 ni pour les autres années il n’est fait mention de la période des attaques.
                D’autre part, les attaques sont en général répertoriées dans le mois correspondant à la "reconnaissance" de l’attaque par l’expertise vétérinaire et/ou au remboursement.

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                •  
                  Gilbert Duroux 29 août 2012 à 04:17

                  Claude-Marie Vadrot nous présente là un argumentaire articulé de José Bové. Le problème, c’est que dans ses propos qui ont créé la polémique, Bové ne mettait pas en cause l’Europe, la désertification rurale ou le manque d’aide pour les bergers, mais il se contentait de dire qu’il fallait flinguer le loup. Bové est devenu un notable qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Depuis qu’il fréquente Cohn-Bendit, quelle déchéance ! Faudrait lui rappeler, à Bové, que les chiens errants font bien plus de dégâts dans les troupeaux que les loups. Et comment ils font, en Italie, où ils y a bien plus de loups qu’en France ? On n’entend pas les bergers italiens appeler à prendre les armes.
                  Et puis si on suit la logique de Bové, faut éliminer les requins, ils bouffent des surfeurs à La Réunion.

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                •  
                  Urgon 29 août 2012 à 11:44

                  Le commentaire que je viens de poster semble trop long pour être publié, donc je résume :

                  @ C-M V : avez-vous vu que j’avais mis un lien dans mon commentaire précédent ? si vous le suivez (Ministère du Développement Durable, garanti non piraté par des Anonymous anti-loups), vous verrez les fameux graphiques et tableaux de répartition MENSUELLE des ATTAQUES au milieu de la page, après les montants des indemnisations. Je n’ai rien inventé, mais quand on ne veut pas, on ne veut pas...

                  @ Gilbert Duroux : il semble que Bové exprime dans le dernier paragraphe de l’article exactement la même chose que ce que vous dites en début de commentaire. Après, le personnage est un politicien comme les autres, mais comme certains il a parfois des éclairs de lucidité, ce qui me semble être le cas dans cet article... Par contre, sur les poncifs habituels, cherchez un peu et vous verrez que les éleveurs Italiens (http://www.lafranceagricole.fr/actu...), Espagnols (http://www.elcomercio.es/v/20120623...), Moldaves ou Russes sont dans la même situation problématique que les Français. Sauf que devant l’inanité des Etats et l’hostilité de certains, certains éleveurs se font justice eux-mêmes avec parfois des complicités locales, ce qui n’est bénéfique pour personne. Et sur l’histoire des chiens errants (divagants est le terme plus approprié), voyez cette page (http://www.loup.developpement-durab...) et faites-vous une opinion basée sur des références concrètes, pas sur des légendes.

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                •  
                  Urgon 29 août 2012 à 12:04

                  J’ai oublié quand même de souligner ça :

                  C-M V, vous avez écrit : "D’autre part, les attaques sont en général répertoriées dans le mois correspondant à la "reconnaissance" de l’attaque par l’expertise vétérinaire et/ou au remboursement". D’où sortez-vous cela ? Je suis curieux de voir la source de cette affirmation (si elle existe, ce dont je doute très fortement)...

                  Moi, je m’en tiens à ce qui est écrit et à la signification des mots, et quand je vois sur un site officiel de l’Etat Français bilan MENSUEL des ATTAQUES, j’ai en effet tendance à croire qu’il s’agit d’un bilan des attaques, et pas des "reconnaissances des attaques", ni des "expertises vétérinaires", ni "remboursements". Je vous assure, les pratiquant régulièrement, que les Services de l’Administration sont très à cheval sur la syntaxe, surtout sur un sujet aussi sensible.

                  Par ailleurs, quand on lit les commentaires de ces graphiques et tableaux, il n’y a aucune ambigüité possible...

                  Répondre à ce commentaire

  • Keizer Soze 29 août 2012 à 15:59

    Merci à Gilbert Duroux d’être venu rendre un semblant d’équilibre à ce débat ! Quant à Urgon, il nous indique dès le premier abord de quel côté il se situe ! Mieux que ça : il exécute rapidement par un jugement aussi radical que sans appel le citadin ce galeux, ce pelé, ce tondu, forcément pollueur voire skieur et peut-être même, qui sait, cochon de contribuable grâce à qui l’État peut subventionner ou encore indemniser grassement les éleveurs d’ovins !... Bref, il s’autorise à délivrer lui-même des brevets de citoyenneté.... et certainement aussi des certificats de bonne vie et moeurs ?!

    Répondre à ce commentaire

    •  
      Urgon 29 août 2012 à 18:36

      Merci pour le procès et le jugement de valeurs, Monsieur Keizer Sozé, mais justement, mon bord, vous ne pouvez pas affirmer le connaître à partir de mes quelques mots.

      Il est vrai que j’ai eu la chance (le courage, plutôt) de travailler 18 mois en tant que berger bénévole, que j’ai rencontré beaucoup d’éleveurs Français, Espagnols, Italiens et Roumains, et que mon avis sur la profession d’éleveur et la condition des brebis a évolué.

      Mais de là à ce que vous me colliez une étiquette, quelle qu’elle soit...

      Je ne faisais que donner mon point de vue, étayé (et je suis le seul sur l’ensemble de ces commentaires) de sources officielles et scientifiques reconnues... Pas les autres contributeurs, dont certains ont même feint de n’avoir pas vu les données visiblement objectives que je citais (même un point Godwin a été atteint). Dommage, cela aurait pu être intéressant, car j’adore discuter pour évoluer...

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  • ecureuil 29 août 2012 à 16:56

    Quelles attaques, !!!0 ?03% qui tuent des malades ,les crottes recemment expertisées le prouvent,non seulement Bové ment mais vous relayez ce mensonge,tout les gens de terrain savent que ce ne sont pas les loups mais les chiens errants,faux proces a une espece protégée et appel aux braconnages,plainte de l’ASPAS,FERRUS,APAS DE LOUP RAC,contre Bové ETC ?d’ailleurs ils viennent de mollester deux agents de l’etat appelée par eux les eleveurs, et ils sont a a l’hosto,arretons ce vieux mensonges,le loup n’est qu’une excuse bidon,lamentable votre texte,et Bové que je reconnais tres bon sur certaine lutte,est un ecolo utilitaire,anthropocentriste,il est syndicaliste et fait campagne pour sa pPAC verdâtre,alors on a tous compris,mais de quel droit ose t’il mentir sur cet animal terrorisé par l’homme,et qui ne fait pas de dégat notoire,l’alibi est minable,minable !La loi et les conventions sur la biodiversité sont là,alors arrêtons le massacre de la faune sauvage qui en France est une des plus lamentable d’Europe,80% ont disparus,et c’est cela la vérité et c’est vrai que vos vieille rengaines franchouillardes et pas tres ecolo sont navrantes.

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    •  
      Urgon 29 août 2012 à 19:40

      Donnez vos sources, s’il vous plaît, sur les attaques de chiens errants (mais le terme vrai est "divagants") car ce que tout le monde semble savoir, moi je ne le sais pas encore, je n’ai lu que quelques rapports de scientifiques (CEMAGREF, CERPAM, etc.) et vécu des situations dans ma folle jeunesse qui infirmaient vos propos... Mais je suis prêt à lire et accepter le contraire !!!

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      •  
        Claude-Marie Vadrot 29 août 2012 à 20:21

        Pour les chiens errants ou divagant, la meilleure source c’est la FNSEA et les compagnies d’assurance (même si tous les éleveurs ne sont pas assurés)

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          Urgon 30 août 2012 à 07:38

          C-M V, ne serait-il pas temps de réaliser un vrai reportage d’investigation afin de lever les mensonges et stéréotypes sur la question (quels qu’ils soient, puisque chaque "partie" s’accuse) ?

          Car SOIT l’Etat (au sens large, c’est-à-dire les agents des Parcs Nationaux, de l’ONCFS, des DDTM et des ministère concernés) et la profession agricole sont complices et nous mentent et utilisent nos impôts pour perfuser "en cachette" des systèmes économiques déjà morts et impossibles à sauver (et là, comment gérer s’il se doit nos espaces difficiles, notamment en montagne sèche et haute-montagne), SOIT c’est cette frange de la population (qui peut s’avérerimportante, je n’en ai aucune idée) dont certains ont laissé des commentaires sur ce site qui est à la fois représentée et manipulée par diverses associations ayant pignon sur rue et reconnues, qui ment et diffuse à tout va des contre-vérités et qui met en danger des systèmes économiques certes fragiles (mais viables avant les attaques de loups) mais indispensables (économiquement, socialement et environnementalement) dans ces zones difficiles.

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          •  
            Claude-Marie Vadrot 30 août 2012 à 10:25

            Réponse en guise de conclusion....

            J’ai fait mon premier reportage d’investigation sur la question des loups en 1993, puisque j’ai été l’un des premiers à annoncer leur arrivée dans le Mercantour J’en ai réalisés beaucoup d’autres ensuite pour le Journal du Dimanche, j’ai écrit deux livres - Actes Sud et Editions du Rocher- (avec tous les chiffres et toutes les histoires) et même un film documentaire (sur l’Italie et la France) qui a été diffusé sur France 5 et ensuite d’autres chaines. A chaque fois, y compris lorsque j’étais au Journal du Dimanche, j’ai donné aussi bien la parole aux gardes moniteurs de parcs, aux bergers, aux éthologues, aux vétérinaires, aux partisans du loup, etc.
            Ce qui explique que certains des arguments et des polémiques des lecteurs m’amusent beaucoup....

            Quant à José Bové, c’est un ami d’au moins trente ans, avant qu’il soit connu ; et la question du loup fait partie de nos désaccords, ce qui ne m’empêche pas d’entendre ses arguments, voire de les reproduire car ils sont aussi respectables que les miens. D’autant plus qu’il a été éleveur de brebis pendant une trentaine d’années sur le plateau du Larzac. Activité qu’il a abandonné au profit d’un jeune couple d’éleveurs quand il a été élu député européen.

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            •  
              Urgon 30 août 2012 à 11:37

              Ok merci pour les infos, je vais plancher sur vos travaux et tenter de me faire une opinion qui reflète la réalité du terrain...

              Au plaisir de vous relire.

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        •  
          Urgon 30 août 2012 à 07:43

          Dans les deux cas, la situation est très grave, et je crois qu’aucun travail de ce genre n’a encore été réalisé jusqu’à ce point. Cela demandera bien entendu une rigueur scientifique (comparer des données comparables, objectives,etc.) toute particulière. En tant que spécialiste de l’écologie sur Politis et journaliste reconnu, cela ne vous intéresserait-il pas de réaliser cette enquête ?

          Moi, en tous cas et quelles que soient les conclusions d’une telle enquête, je serai ravi d’une part de m’assurer que mes positions sur la question (qui sont bien moins manichéennes que ce que pensent certains ici) soient conformes à la réalité, et que la partie qui ment soit montrée du doigt afin que tout cela cesse et que l’on trouve une solution aux vrais problèmes.

          A moins que, comme vous semblez avoir une opinion sur le sujet, vous ayez déjà des éléments probants entre vos mains ?

          En tout cas, la question éveille de telles passions que le dernier paragraphe de l’intervention de Bové a totalement été ignoré dans ces commentaires, alors que je pense que c’est là que se situe le problème et une partie des solutions. Le système doit changer, mais personne ne veut en parler, on préfère s’accrocher à nos stéréotypes... dommage !

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          •  
            Urgon 30 août 2012 à 11:47

            Et désolé de polluer encore votre page, il aurait été intéressant de connaître votre point de vue sur le sujet : qui ment dans l’histoire ? L’Etat et les agriculteurs ou les pro-loups inconditionnels ?

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            •  
              Claude-Marie Vadrot 30 août 2012 à 12:02

              Il n’existe qu’un seul gros mensonges : celui proféré par des parlementaires, des chasseurs et des bergers qui expliquent que le loup a été "introduit" dans le parcs du mercantour alors que c’est faux et que le retour naturel d’Italie a été vérifié scientifiquement.

              Pour le reste, tout le monde a les mêmes chiffres, les mêmes faits, les mêmes constatations scientifiques et chacun en tire de conclusions différentes. Surtout depuis que le loup est devenu (comme l’ours) un objet ou un sujet politique. Ce n’est pas par hasard que le maire de Nice, Christian Estrosi, champion du sécuritaire (la plus grosse police municipale de France, le plus grand réseau de vidéo-surveillance, etc.) plaide depuis des années pour l’élimination totale des loups.

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      •  
        ecureuil 31 août 2012 à 10:33

        Ferrus,A Pas de Loup,ASPAS,agents de l’etat, qui ont prélevéun echantillo de crottes pres des cadavres tres rares, et a la majorité ecrasante viennent des chiens errants ,"divaguants si vous preferez,les fables sur les loups qui tuent les brebis font pas rigoler les naturalistes de tout crin,c’est un mensonge orchestré par certains eleveurs,anti loup,anti ours,anti nature,anti écolo,anti tout,sauf aides pac et remboursements importants pour chaque bêtes tuées ou malades, vision fausse de la réalité,la gachettes,la gachette,elles n’existent qu’en France ,étrange n’est ce pas !
        et de toute maniére Bové n’a pas pas a appeler a tuer ,donc braconner une espéce protégée et a mentir sur l’état reel sur le terrain de ce que les loups ne sont responsables que de 0,03 % de ces cadavres ,point,c’est purement scandaleux !

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 31 août 2012 à 10:46

          Bové n’appelle pas à tuer des loups mais dit ce qu’il ferait lui et ce que peuvent faire des bergers en cas d’attaque de loup contre leurs troupeaux.

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          •  
            Urgon 31 août 2012 à 15:31

            ... ce que je peux comprendre en me mettant à la place d’un éleveur. D’ailleurs, sa maladresse réside peut-être dans le fait qu’il n’ait cité que loup, alors que je crois qu’il pensait aussi aux autres prédateurs (protégés ou non) des troupeaux.

            Par ailleurs dire qu’il n’y a qu’en France que c’est comme ça me semble inexact au vu des articles de presse que j’ai trouvés et cités ici et de ce que m’ont dit des éleveurs d’Espagne, d’Italie et de Roumanie (quand ces derniers déclareront et paieront leurs bergers, ils seront certainement encore plus véhéments).

            Et enfin, les associations environnementalistes ou naturalistes ne sont pas exemptes non plus de contre-vérités (voir notamment les réactions de Meuret, Deverre et Chabert, chercheurs à l’INRA, à un article de Benhammou).

            Bon j’arrête définitivement de polluer ce site avec mes commentaires et questions, et je remercie les intervenants constructifs (sic !) qui m’ont aidé à y voir plus clair. Malheureusement, il reste encore un énorme boulot avant de sauver l’humanité et la planète...

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          •  
            ecureuil 1er septembre 2012 à 17:30

            Vadrot vous êtes trop,appel a tirer si,c’est appel a tuer,ca suffit de jouer sur les mots,comment pouvez vous defendre Bové a cet endroit autant il est genial sur certaine lutte,OGM,GDS, mais là,il ment dans son intreview,tout les specialistes le disent, et ont portés plainte contre lui,point,et c’est grave,enfin,la horde des amoureux de TOUT le vivant ne supportent pas que un mec résistant, ose dire de telle connerie, l’anthropocentrisme,la barbe,vive le Biocentrisme !!

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              Claude-Marie Vadrot 1er septembre 2012 à 18:47

              Je ne défends pas Bové puisque, comme je l’ai expliqué, je ne suis pas de son avis. J’explique simplement son point de vue. Quand un journaliste fait un reportage ou quand il rapporte les propos de quelqu’un, quel que soit le sujet, cela ne signifie pas qu’il adopte son opinion.
              Quand je fais un reportage sur l’extrême droite (que vous pouvez consulter sur ce site) cela ne signifie pas que j’approuve ou que je défends le groupuscule extrémiste en question !!!!!

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            Gilbert Duroux 10 septembre 2012 à 16:59

            Claude-Marie Vadrot : "Bové n’appelle pas à tuer des loups mais dit ce qu’il ferait lui et ce que peuvent faire des bergers en cas d’attaque de loup contre leurs troupeaux".

            Quel sophisme. Si les bergers l’écoutent, ça revient à flinguer les loups.

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  • lou pebre 28 novembre 2012 à 23:06

    enfin un contenu mesuré et réfléchi !

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      lou pebre 28 novembre 2012 à 23:22

      je parlai des propos de Bové et l’ancien stagiaire berger ...
      Les autres vivent dans le monde des bisounours ... j’espère seulement qu’ils mangent du poulet nourri aux OGM et élevé en batterie car pas de problème de prédateurs ! La logique serait qu’ils soient végétariens mais la béance des arguments m’autorise à penser le contraire ...

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