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Par Claude-Marie Vadrot - 25 mai 2009

José Bové victime d’un tragique bug informatique

Le dernier numéro (1052) de Politis est paru le jeudi 21 mai avec un extrait du livre fait des conversations que j’ai eues avec José Bové pour le livre "José Bové, un paysan pour l’Europe". Un bug informatique (dont je suis peut-être le responsable au moment de la transmission du fichier d’origine) fait dire à José "Je n’ai pas fait campagne". Ce qui ne correspond pas à la réalité et est exploité depuis quelques heures par ses amis et ses ennemis.

Il suffit de se reporter à la page 157 du livre qui est en librairie (éditions Delachaux et Niestlé) pour retrouver la réponse exacte à ma question, réponse qui devrait ramener le calme dans les esprits mal intentionnés qui peuvent faire l’effort de lire tout le bouquin avant de grimper aux rideaux :

"Effectivement, j’ai voté non au traité constitutionnel, mais je n’ai pas fait campagne, une campagne très écoutée, au nom de vieux principes archéo-souverainistes qui nous ramèneraient au repli identitaire sur l’Etat-nation : c’est effectivement un schéma qui ne peut plus fonctionner, qui n’a plus de sens, qui nous ramène à ce qu’il y a de pire dans le nationalisme".

Fin de la polémique, donc.

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Commentaires de forum
  • LM59 26 mai 2009 à 13:25

    Bonjour,
    Je trouve incroyable le ton avec lequel vous mettez en cause JL Mélenchon dans votre article. Une erreur a été commise, sans doute par vous semble-t-il. JLM a réagi de bonne foi, il suffit de lire son billet, qui s’étonne vivement du contenu de VOTRE article.
    J’imagine qu’un correctif arrivera dès que JLM en aura le temps. Je vous rappelle qu’il est en campagne, si vous savez ce que cela signifie en terme d’engagement personnel...
    Le mettre en cause comme s’il était un manipulateur, avec l’assimilation aux pratiques soviétiques, est d’une grossièreté sans nom. Arrêtons la paranoïa à gauche !
    Je vous signale qu’au moins un commentaire reprenant votre argumentation est actuellement sur le blog de Mélenchon.
    Allez, bonne journée

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  • Gilles 26 mai 2009 à 16:09

    Claude-Marie Vadrot.

    Je n’aborderai pas le bug informatique ici dont aurait été victime José Bové car je n’ai pas à juger de ces incidents techniques.

    Jean-Luc Mélenchon a répondu à José Bové en toute honnêté et en fonction de votre texte et de son contenu. Si Bové a été victime du bug soit mais alors Mélenchon aussi dans ce cas là.
    Non ?

    Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé en toute bonne fois.

    Mais venons en au fond. Bové, en 2005 était sur les mêmes estrades que Besancenot, Buffet, Mélenchon, Bavray, Autain, Sarre, Cassen, Salesse... et Politis était à leur côté. Le combat était contre le traité constitutionnel européen.

    Aujourd’hui, Bové a tourné la page de 2005 et aussi de l’Europe sociale, démocratique, écologique et laïque. On s’attelant avec Cohn Bendit, Joly... il s’orriente vers une écologie ni droite, ni gauche, libéral-libertaire et communautaire.

    Comment peut-on lutter contre le capitalisme transnational, une écologie durable, une démocratie permanente en soutenant et en représentant une ligne qui a accepté le traité de Lisbonne, le grand marché transatlantique, les directives sur la concurence et refuse la souveraineté populaire.

    Bové a le droit de changer d’avis et de tourner la page de ses combats précédents mais Claude-Marie Vadrot ne vous faites pas le propangadiste ou le défenseur de ce changement en tappant sur Jean-Luc Mélenchon et la "vieille" Gauche(comme vous dite) !

    Gilles

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mai 2009 à 16:27

    Quand on est un homme politique responsable, on lit les livres, pas seulement des extraits.
    Le reste relève des querelles de boutique qui vont se traduire par un désastre pour tout le monde et pour la participation.

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  • Enki 26 mai 2009 à 17:03

    Il est mardi 26 mai, 17h01.

    Je peux lire dans votre article : "le Blog de Mélenchon, sur lequel je dis la même chose et sans commentaire, n’avait toujours pas diffusé ma petite contribution ce mardi à 18 heures alors qu’elle a été postée lundi soir."

    Sur le blog de J.L. Mélenchon (http://www.jean-luc-melenchon.fr/), on trouve pourtant un correctif, nouvelle note intitulé "José Bové n’a pas dit ça".

    Il semble que des animosités personelles prennent le dessus sur une rigueur journalistique. C’est bien dommage !

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mai 2009 à 17:13

    Il n’y a aucune animosité personnelle, je n’ai rencontré Jean-Luc Mélenchon qu’une seule fois dans mon existence.
    J’enregistre la réaction de Jean-Luc Mélenchon avec satisfaction mais il aurait été préférable de le faire dés hier ou ce matin.

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  • Enki 26 mai 2009 à 17:38

    Le ton quasi injurieux que vous aviez à son encontre, renvoyant directement aux pires périodes de l’union soviétique, semblait pourtant laisser transparaitre des relations peu courtoises avec ce monsieur.

    Tout comme le fait de pointer une absence de démentie de façon post-daté ce qui semble manifester d’une quelconque volonté de nuire, et en tout cas me parait peu conforme aux règles élementaires de l’objectivité.

    Sentiment renforcé encore par le fait de lui reprocher un retard de 24h, alors que vous avez vous même mis plusieurs jours à révéler l’erreur initiale. Sans compter le fait que ce monsieur doit être bien occupé si sa campagne est à l’image de celle de ses camarades parisiens du Front de Gauche que je vois très actif depuis quelques mois sur la capitale.

    M’enfin, puisqu’il n’y a pas d’animosité personelle, don’t acte !
    L’erreur est donc humaine, même chez les journalistes et les sénateurs...

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mai 2009 à 17:51

    Je répète que je ne connais pas monsieur Mélenchon autrement que par la presse.

    Je n’ai signalé l’erreur technique dans Politis que lorsque l’on m’en a informé (hier 17 h). Je ne suis pas narcissique au point de relire les extraits d’un livre dont je suis le co-auteur.

    Etant informé depuis une heure (il est 18 heures) que monsieur Melenchon avait reconnu son erreur, j’ai immédiatement supprimé le passage polémique sans cesser de m’interroger sur les méthodes de travail d’un sénateur et sur le retard apporté à la publication d’un démenti qui n’avait rien de polémique sur le blog de monsieur le sénateur.

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  • Thau 26 mai 2009 à 18:25

    Bon alors, je dois être un peu non comprenant, mais j’ai du mal à voir en quoi le changement de ponctuation modifie le sens de la réponse de José Bové.

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mai 2009 à 18:31

    C’est pourtant clair et cela figurera dans le numéro de Politis à paraitre ce jeudi.

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  • litteulced 26 mai 2009 à 19:19

    Une parenthèse voire des tirets eussent été plus judicieux que des virgules qui nécessitent plusieurs lectures pour comprendre le sens exact de la phrase (selon moi). Pour le reste, beaucoup de bruit pour rien...

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mai 2009 à 19:52

    Oui, vous avez raison, mais il n’y a effectivement pas de quoi enflammer les troupes déjà bien dispersées de la gauche de la gauche...

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  • Janick 26 mai 2009 à 21:30

    Entièrement d’accord avec @Gilles.

    Voir J.Bové s’allier avec D.Cohn-Bendit m’attriste.

    Je dois faire partie de la vieille gauche...

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  • pitpitou 27 mai 2009 à 01:30

    Un comique bug informatique victime de la campagne de josé Bové.

    Claude-Marie Vadrot est un journaliste très sympathique d’accepter d’endosser, "peut-être" dit-il, la responsabilité du bug. C’est avant tout ce qu’il faut reconnaitre.

    Côté technique, n’étant pas très branché sur le sujet, je me pose encore la question : était-ce un "bug informatique" ou un "lapsus politique" (1) ?

    Soit ! Les techniciens ayant réparé la panne, la lumière fut : José n’a pas fait campagne... sur des idées nationalistes : Ouff ! mais on le savait avant de lire le bouquin. Pas d’équivoque !

    En tout cas, ce qui ne l’est plus (équivoque), c’est qu’aujourd’hui, pour José, avoir voté "oui" ou "non" au traité, çà n’a plus grande importance, voire, c’est quasi-pareil-la-même-chose.

    No comment (2)


    (1) Le lapsus est consdéré par la psychanalyse comme un acte manqué... Et voilà ce trublion de bug (ou cette phrase ambiguë ?) qui vient mettre l’accent sur la position la plus embarrassante du candidat José. Comme la langue française est riche, quand on sait la lire entre les lignes !

    (2) No comment. Traduction : "quand on a milité passionnément contre le traité aux côtés de José, mieux vaut se passer de commentaires plutôt que se mettre en colère !"

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  • 27 mai 2009 à 08:50

    Impressionnant comme certains s’empressent d’accabler les autres et de minorer la faute politique (je crois que Mélenchon aime bien ce genre d’expression ?) du sénateur de l’Essonne...

    Relisez le billet initial qu’il a posté sur son blog : on a vraiment le sentiment qu’il a le bouquin de Bové sous les yeux au moment où il l’écrit. Il prétend citer ce dernier avant de "confirmer" en citant l’extrait de Politis. Or la coquille n’existait que dans l’article... Soit il ne sait pas faire la différence entre un point et une virgule, soit il s’est bel et bien emballé sans avoir pris la peine de vérifier.

    On espère qu’il ne s’agit pas là d’une "erreur volontaire" ou d’un mensonge éhonté.

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  • Claude-Marie Vadrot 27 mai 2009 à 09:10

    Pour moi, un homme politique responsable doit lire les livres de ses concurrents ou de ses adversaires. Le livre d’entretiens avec José Bové, que l’on soit d’accord avec lui ou non, mérite (comme d’autres) une lecture complète. Mais monsieur Mélenchon n’est pas différent des autres personnages politiques. Et peut-être, effectivement, qu’il avait tellement envie de trouver un reproche à faire à Bové, qu’il a foncé sur une banale erreur de "point" qu’une lecture attentive de la phrase suivante permettait de surmonter.

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  • Claude-Marie Vadrot 27 mai 2009 à 09:14

    Non, je ne suis pas gentil. Mon ordinateur a fait le bug, donc, c’est ma faute.

    Mais ce n’est pas un lapsus puisque la version imprimée et vendue en librairie depuis le début du mois de mai n’est pas le moins du monde (page 157) sujette à caution : la virgule y est.

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  • Serge 27 mai 2009 à 15:45

    J’avais commencé par soutenir la candidature de José Bové lors des Présiendtielles de 2007 et puis, très vite, je me suis aperçu qu’il n’était pas au point. Il baignait trop dans la politique éthérée, qui consiste à décliner des professions de foi, à multiplier les rêves. Son parcours aujourd’hui me donne évidemment raison. Son incompréhension du fait national me fait comprendre son décalage avec la population. Il rejoint, comme d’autres avant lui, la cohorte des despotes éclairés. Il est habité par le rêve d’un modèle universel de paix et de prospérité et, en son nom, prêt à tous les raccourcis, y compris à s’asseoir sur la souveraineté du peuple. Le peuple a tort ? Fermons-lui la gueule : votons, votons, votons le traité de Lisbonne avec les amis Verts, le Modem, les socialistes, la droite et tous les bienpensants.
    Misère de la pensée.
    La cause, la sienne bien sûr, mérite bien qu’on oublie la démocratie, pour un instant, Monsieur, oui, pour un instant seulement. Même si cet instant dure des années, le temps qu’une prétendue citoyenneté européenne s’installât…
    Il faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là on aime pas.

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  • Claude-Marie Vadrot 27 mai 2009 à 16:03

    La candidature de José Bové à la présidentielle fut une erreur. Je lui ai dit, à la fois comme ami de longue date et comme sympathisant politique. Je le lui reproche dans le livre des conversations avec lui , livre qui vient de paraitre. Mais, je pense que pour les Européennes, il a raison d’y être et de se dire qu’il sera utile à Bruxelles. Et je ne vois aucun rapport avec le Modem.

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  • RIGAUD Paul 27 mai 2009 à 17:14

    Bonjour,

    Les choses ayant été heureusement rectifiées, on sait que Bové n’a pas oublié la campagne du NON de 2005. Tant mieux, rien à ajouter...

    Mais franchement ça n’est pas ça le pb avec Bové.

    Après avoir en 2005 fait campagne avec beaucoup d’autres pour le NON de gauche au TCE libéral, il est passé du côté des OUIstes, des... ni droite ni gauche pour les européennes de 2009 ! Cherchez l’erreur !

    En prenant au passage l’écologie en otage, écologie qui ne peut en aucun cas s’accomoder du libéralisme et du capitalisme (au centre du traité de Lisbonne vanté par son copain Cohn-Bendit), et donc du ni droite ni gauche (une vraie gauche j’entend, pas le PS social-libéral !).

    Bové nous a lâché, c’est son droit, mais avec Mélenchon et pas mal d’autres camarades (dont le PCF, le PG, GU, République et Socialisme, etc... mais sans le NPA ni les Alternatifs ce que je regrette énormément, on aurait été tellement plus forts, comme en 2005 quoi !), on continue le combat antilibéral unitaire, ce qui n’est pas une mince affaire, mais on avance... C’est ça le plus important...

    Vive l’unité de la gauche de gauche dans les luttes et dans les urnes, en France et en Europe !

    Paul RIGAUD (Paris 18è).

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  • jab 28 mai 2009 à 11:52

    Une virgule remplacée par un point et une majuscule. Pas commun, comme bug informatique.

    Quoiqu’il en soit, même avec une virgule, la phrase ressemble furieusement à un janotisme. Vous savez, le genre "elle donne du pain à son enfant qu’elle vient de faire cuire".

    Tout ça pour dire qu’avec un peu de mauvaise volonté, on peut très bien faire dire à Bové ce qu’il ne dit sans doute pas. Même avec la phrase corrigée.
    Et la mauvaise volonté, j’en ai un gros tas disponible à l’intention de Bové. Toute la bonne a été utilisée aux dernières présidentielles.

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  • 28 mai 2009 à 16:31

    José Bové se fourvoie, oui, tout comme le NPA et LO, chacun dans sa chapelle, croyant pouvoir tirer les marrons du feu au détriment des autres, au détriment de tous, quitte à se tirer une balle dans le pied.

    La gauche antilibérale, ou anticapitaliste, c’est comme on veut, n’a qu’une chose sérieuse à faire : avancer ensemble, discuter ensemble, se battre ensemble ; condition sine qua non pour empêcher la dérive du PS vers un prétendu centre, dangereux pour la gauche et son idéal d’une société débarrassé de l’exploitation de l’homme par l’homme ; un "centre" en embuscade, profitant du grand écart du P.S. et son satellite social-libéral, j’entends par-là les écolos Cohn-Bendistes.
    Pour cela, après avoir été aux abonnés absents en 2007, sacrée échéance !, nous devons regrouper les opposants du "non" au T.C.E. Malheureusement, le N.P.A. tout come L.O. préfèrent la "jouer" en solo, laissant s’échapper la possibilité que le courant antilibéral soit la surprise de ce scrutin.
    Et les médias de nous parler du Modem, de Génération écologie, etc.

    Allons-nous laisser échapper ainsi toutes les occasions de nous unir, sans prétention à l’égard des autres, chacun avec ses particularités ? Le peuple nous attend, ne continueons pas à le laisser dans l’errance. Soyons courageux et responsables, votons la seule proposition unitaire à ce jour : le Front de gauche.

    Et exigeons que par la suite il s’élargisse à toutes les formations de la vraie gauche.

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  • Claude-Marie Vadrot 28 mai 2009 à 17:04

    Oui, mais pour cela il faudrait que certain ego et certaines ambitions soient mis de côté....

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  • jab 29 mai 2009 à 07:54

    En réponse à la personne venue distribuer un petit tract pour le front de gauche (2 messages plus haut).
    J’avoue qu’il a quelque chose qui me gêne dans la contitution de ce "front de gauche"

    Depuis la victoire du "non" au TCE, l’idée du nécessaire rassemblement de la gauche radicale est devenu un leitmotiv, à juste titre. Mais le résultat du référendum n’était pas seulemement dû à des meetings communs PC-LCR. Des tas de gens non politisés s’étaient emparés de l’affaire. La politique, la vraie, était de retour dans la rue, et la dynamique venait avant tout de là, à mon humble avis.

    La parole aux vrais gens ! C’était un peu l’état d’esprit de ceux qui ont soutenu la candidature de Bové. On conçoit aujourd’hui leur amertume.

    Revenons au Front de Gauche. Il suffit d’observer les listes pour s’apercevoir qu’elle ne sont constituées que de professionnels de la politique. Des présidents de conseils régionaux... Rien que dans ma région, le N°2 sur la liste : un adjoint au Maire d’une grande ville d’un rose si pâle qu’il en paraît blanc.

    On imagine la difficulté, pour les actuels membres du FdG à accepter une union durable à gauche du PS (qui a été proposée par le NPA. Rappelons-le avant de taper sur "ceux qui refusent l’unité").

    Les listes du Front de Gauche ? Un rassemblement de notables, transformés en gauchistes radicaux pour l’occasion.
    Non, décidément, je ne voterai pas pour eux.

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  • Serge 30 mai 2009 à 16:35

    Cher Monsieur,
    Je peux écrire autre chose qu’un tract : tout votre propos consiste à expliquer que les têtes de listes du Front de gauche sont des hommes politiques déjà institutionnalisés, que dès lors ils ne représentent pas le peuple. Ceci même s’ils ont voté "non" au TCE, soutenus les luttes dans la rue et dans leur assemblée, etc. Etre maire ou député signifierait aussitôt qu’on est un has been, un combinard, voire plus : un pourri.
    Bref, que proposez-vous ? Qu’on supprime les maires, les conseillers municipaux, les députés, etc. ? Une politique de terre brûlée au prétexte que vous désirez des hommes politiques proches du peuple ?

    Prendre des responsabilités, est-ce si suspect ?
    Participer à des corps intermédiaires de la démocratie, est-ce négligeable ?

    En un mot : vous jetez le bébé de la démocratie avec l’eau du bain. Cette appréciation, en politique, s’appelle du gauchisme, ni plus ni moins.

    C’est ce gauchisme, qui prétend toujours laver plus blanc que blanc et n’hésite pas à se payer de mots, qui fut à l’oeuvre au moment des élections présidentielles, conjugué aux craintes sectaires du PCF, qui empêchât que le camp du "non" présente un candidat unitaire des antilibéraux (ou anticapitalistes).

    Le jeune Besancenot a prolongé ce sectarisme pour cette élection européenne, je le regrette.

    Quant au procès d’intention que vous faites à l’égard du PCF sur les futures élections régionales, son éventuelle alliance avec le PS, elle ne rentre pas, à mes yeux, dans l’objectif de ce Front de gauche. En effet, il s’agit déjà d’une "première" : une unité avec le PCF, le parti de gauche, la gauche unitaire (venue du NPA), mais aussi le MPEP, des républicains venus du MRC, et même des gaullistes de gauche, tout cela dans des comités locaux unitaires, de sorte qu’on échappe aux simples cartels et qu’on élargisse la problématique d’une vraie gauche à tous les non-encartés.

    Sincèrement, il y a quelque malhonnêteté à rejeter cette coalition d’une revers de manche. Il faut même pas mal de morgue et de prétention de votre part.

    Allez, encore un effort pour faire avancer les luttes !

    L’unité reste un combat. C’est ce que le Front de gauche ne cesse de dire.

    Après les élections, il ne cessera pas de proposer de nous réunir et de "plancher" ensemble sur un programme de gouvernement : un vrai programme de gauche.

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  • Claude-Marie Vadrot 30 mai 2009 à 18:10

    Je me garderais bien de départager cette antagonisme, même si je ne suis pas passionné par un front de gauche qui ressemble à une réserve naturelle préservant quelques espèces en voie de disparition. Mais, à Politis et ailleurs, j’ai toujours été partisan de la protection des espéces menacées car je suis un adepte de la biodioversité...

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  • Serge 30 mai 2009 à 20:11

    Pour moi, l’espèce la plus menacée, c’est le monde du travail, dans ses organisations politiques et syndicales. "Libération", dans les années 70, ne cessait pas de les critiquer, elles n’étaient jamais assez bien. Elles continuent comme elles peuvent tandis que "Libération", lui, a fini comme on sait. Bref,le gauchisme est professionnel pour donner des leçons ; mais il finit toujours pas être utilisé un jour ou l’autre par les adversaires de classe.

    Quelle est la situation aujourd’hui ?

    Un NPA politicien, qui la "joue" perso et trouve des arguments dilatoires, comme L.O. aussi nous y a habitués. Un camp antilibéral qui, pourtant, pourrait être la surprise de ce scrutin. Et tous sortes d’opportunistes, genre Modem et Génération Ecologie, plus européïstes qu’eux tu meurs !, en embuscade pour bénéficier de la confusion.

    Pendant ce temps, le monde du travail et la société en général souffre. Tout cela fait le jeu de l’absentionnisme et donc du système du pareil au même.

    Dans ce jeu de rôles, José Bové s’est fourvoyé.

    Les vieilleries résistent et pourraient tout de même, en faisant appel à des arguments rationnels et tempérés, faire voir à quel point elles ont encore du chien !

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  • jab 31 mai 2009 à 08:43

    Mon cher Serge, vous me faites dire des choses que je n’ai pas dites. Mais passons.

    J’aurais nettement plus de sympathie pour ces "pros de la politique" si je les voyais effectivement soutenir des luttes, etc...

    Certains le font, mais n’est pas le cas de ceux qui jouent les godillots dans des municipalités PS, approuvant des décisions clairement orientées à droite, et se retrouvent miraculeusement en tête de liste du FdG.

    Le moins que l’on puisse faire est de s’interroger sur la sincérité de ces gens-là. Peut-être qu’il faudrait voter pour eux en souvenir des militants convaincus qu’ils ont été dans leur jeunesse...

    Je ne balaie rien d’un revers de main, au contraire. Je creuse, et ne me contenterai pas de la bonne bouille de Mélenchon.

    Malhonnêteté ? Morgue ? Prétention ? Comme vous y allez.
    Gauchisme ? Arg... n’en jetez plus.

    Claude-Marie, rassurez-vous pour la biodiversité : l’espèce n’est pas en voie de disparition. Pensez... l’animal a de telles facultés d’adaptation...

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  • Serge 31 mai 2009 à 17:24

    Pour les godillots qui se retrouvent en tête de liste du front de gauche, j’aimerais des noms… Car, pour ceux que je connais, venus du Parti de gauche, aucun n’est vraiment un élu, à l’exception de J.-.L Mélenchon. Quant à Le Hyaric, tête de liste en Ile-de-France, il est responsable de L’Humanité, un journal qui a fait de réels progrès d’ouverture.

    Que vous soyez résigné, je peux le comprendre, mais ne théorisez pas trop.

    Le Front de gauche part d’une démarche politique respectable, même si les bureaucraties des partis continuent d’exister. Je n’écris pas comme dans un tract, je suis simplement convaincu, sur la base d’une réflexion et d’une expérience personnelle, que le front de gauche est la première démonstration d’unité du camp antilibéral depuis le référendum de 2005. Que cette unité est indispensable pour franchir d’autres étapes.

    Les explications fallacieuses du NPA sont indigentes. Je ne leur en voudrais pas si ça n’avait pas des conséquences politiques désastreuses. Et pour que des gens qui ont passé jusqu’à 40 annuités à la LCR viennent nous rejoindre (le courant de C. Picquet, n° 3 sur la liste parisienne), qui connaissent donc en profondeur l’affaire, je pense avoir quelques raisons objectives pour condamner le courant nombriliste de Besancenot.

    Ils ont déjà commencé à jouer le même rôle, avec la gauche, que le FN a joué avec la droite. Une génération de jeunes gens vont peut-être s’y fourvoyer pour une décennie, sinon plus. J’aimerais que la vraie gauche préfère l’option de la maturité, ce qui ne signifie pas l’intégration au "système". Mais plutôt une option de courage et de responsabilité contre le "système".

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  • Claude-Marie Vadrot 31 mai 2009 à 17:34

    Il n’y a pas que monsieur Mélenchon, il faut changer de lunettes. Quand au NPA..on ne peut pas à la fois être candidat et expliquer que cela ne servira à rien.

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  • jab 31 mai 2009 à 19:16

    Si vous êtes convaincu à ce point que le "nombrilisme" du NPA est la cause de la désunion, cette discussion ne nous mènera nulle part. L’unité se fera un jour (je le souhaite) mais pas sur ce blog :)

    Des élus NPA inutiles ? Seul Monsieur Soudais (qui, si j’ai bien compris, n’appartient pas du tout au NPA) le prétend :
    http://www.politis.fr/article7027.html

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  • Serge 1er juin 2009 à 08:59

    A Claude-Marie Vadrot

    Je n’encense pas du tout Mélenchon, je parle du Front de gauche.
    Sinon quelle liste voyez-vous d’autre ?

    Génération écologie ? Des libéraux libertaires, qui s’asseoient sur la souveraineté du peuple au prétexte qu’ils savent, eux. Ils n’ont que la fuite en avant (plus d’intégration, de budget européen, de pouvoir au Parlement, etc.), tout comme le P.S.E, à nous proposer.

    Ils nous font avaler les couloeuvres au nom de leur idée européenne.

    Comment peut-on prétendre à une démocratie plus pertinente avec 785, 736 ou 751 (traité de Lisbonne) députés européens, représentant près de 500 millions de personnes, venant de 27 pays différents et autant de langues, plutôt qu’avec nos députés français pour 64 millions d’habitants ? Il faudra m’expliquer.

    La seule explication que je trouve, c’est que la démocratie, c’est-à-dire la souveraineté du peuple, est le cadet de leurs soucis. Ils ont d’autres missions de la plus haute importance… Ce sont des mondialistes en puissance, qui réclament la biodiversité pour les végétaux mais un gouvernement mondial pour les êtres humains. Tout comme J. Attali, Rocard et cie, dont on sait ce que la crise de la gauche leur doit.

    La fin ne justifie pas les moyens. Ce sont les moyens mis en oeuvre qui expliquent la fin. Voilà bien une des leçons à tirer des expériences du XXe siècle. Le socialisme devrait avoir des variantes multiples plutôt que décliner un modèle prétendûment universel.

    Bon courage.

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  • Claude-Marie Vadrot 1er juin 2009 à 09:34

    Je suis journaliste, pas scrutateur ni commentateur des pensées politiques des uns ou des autres. Aux lecteurs de se faire une opinion.

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  • Philippe 1er juin 2009 à 14:42

    Bonjour,vous feriez bien d’étudier attentivement le programme d’EuropeEcologie car il est stupéfiant de bon sens et n’a absolument rien de libéral !
    Au contraire,il propose un plafonnement des revenus à 30 fois le revenu médian de chaque pays européen ainsi qu’un revenu minimal d’existence qui serait à 817 euros en France !
    Il propose une sortie intelligente du capitalisme et ses dérives !
    Je fais confiance à Mme Joly pour dénoncer et expliquer aux euro-députés,le fonctionnement des paradis fiscaux qui sont la clef de ce système ultra-libéral !
    Merci

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  • Serge 1er juin 2009 à 15:14

    Bonjour

    Qui a écrit :

    — "Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché" ? (Une Envie de politique, 1998, La Découverte.) ?

    — "Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’Etat" ?
    Ou : "Il n’y a pas de raison qu’il existe un service public de télévision" (Libération, 6 janvier 1999.) ?

    — Ou encore : "Chacun demeure libre de rêver d’un monde sans marchés financiers internationaux, sans libéralisation des échanges, sans globalisation de l’économie. Mais que gagnerait l’Europe, et chacun de ses peuples, à s’inscrire dans cette nostalgie ?" (Petit dictionnaire de l’Euro, publié avec Olivier Duhamel, 1998, Le Seuil).

    J’ai d’autres citations du même tonneau.

    Le monsieur s’appelle… Cohn-Bendit.

    Le reste est littérature, le tapis social proposé que vous citez fait partie des nombreuses propositions que l’on retrouve un peu partout chez les autres.

    En revanche, parlez-moi de respect de la parole du peuple… C’est pourtant la base pour réorienter la politique dans un autre sens que celle de l’idéologie dominante et le rouleau-compresseur européïstes.

    Tiens, une dernière : "Le Parti socialiste doit poursuivre la mutation désormais entamée et assumer clairement l’option sociale-démocrate qu’il a su esquisser durant cette campagne : accepter une mondialisation contrôlée qui puisse devenir, à l’instar de nos partenaires européens, une opportunité et pas seulement une menace." (Tribune parue dans Libération, 7 mai 2007, avec le conseiller de S. Royal, J.-P. Mignard.

    Attali, Rocard, et consorts auraient-ils quelque chose à y redire ?

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  • 8 juin 2009 à 22:16

    Au fait, c’est dans le numéro 1053 qu’est paru la bourde (pas 1052...) _ ;-))
    Philippe

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