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L’affaire Zemmour

jeudi 11 décembre 2008, par Bernard Langlois


Qui fait métier d’écrire ne se fait pas que des amis. Sauf à ne traiter que de sujets consensuels, la plume trempée dans l’eau tiède.

Le bloc-notes, genre par nature subjectif et volontiers provocateur (qui vise à provoquer des réactions), expose particulièrement son auteur. En prenant ici la défense d’Éric Zemmour, journaliste (au Figaro) et écrivain qui se revendique « de droite et réactionnaire », je tends des verges pour me faire battre.

Et je me situe en porte-à-faux par rapport à bon nombre de gens que j’estime.

Mais pourquoi voler au secours de Zemmour, qui dispose d’assez de tribunes et de moyens de se défendre tout seul ? Parce qu’on ne se contente pas, comme il serait admissible, de contester au nom d’arguments scientifiques son affirmation de l’existence des races – ce qui relève du débat ; mais parce que, du fait de cette conviction par lui exprimée lors d’une de ces émissions de télé-bla-bla comme il y en a tant [1] et réaffirmée depuis, certains lui font un procès en racisme que je trouve infondé et vont, pour les plus véhéments (certaines associations comme le Mrap ou SOS Racisme), jusqu’à exiger son éviction des studios de télévision où il a son rond de serviette  [2].Une vraie chasse à l’homme. Inacceptable. Mais, au-delà de la personne de Zemmour et du procès qui lui est fait, je trouve la controverse intéressante sur le fond : faut-il, parce que des généticiens ont démontré que les différences entre les divers types humains étaient infinitésimales et que la notion de race n’était donc pas pertinente d’un point de vue scientifique (ce qu’on ne discute pas), faut-il interdire l’usage d’un mot qui, pour le plus grand nombre, exprime simplement une réalité sensible ?

Est-il donc raciste de parler de races ?

LA TERRE EST PLATE

Les races n’existent pas car, d’un point de vue génétique, on ne peut prouver leur existence, soit. Le mot « race » doit donc être rayé tout à la fois du langage courant, des dictionnaires et des déclarations des droits de l’homme, qui affirment que « nul ne doit être discriminé en raison (notamment) de sa race ». Peut-être en raison de mon âge, peut-être parce que je vis dans un milieu rural (et une vraie campagne bien bouseuse, proche de ce plateau de Millevaches où je vous affirme qu’on trouve plus de cul-terreux – j’emploie ce mot avec tendresse – que d’ultra-gauchistes !) et parce qu’il est parfois déjà bien difficile, ici ou ailleurs, de contrer des préjugés racistes et xénophobes assez tenaces, je trouve imbécile de décréter ainsi le bannissement d’un mot que des millions de gens ont appris à l’école communale et qu’ils emploient couramment pour désigner ce qui leur apparaît comme l’évidence : il y a des blancs, des jaunes, des noirs, des rouges ; ce sont des races différentes, composantes d’une même espèce humaine, différentes d’apparence mais non de fond et toutes également respectables et disposant des mêmes droits. Où est donc le racisme dans cette définition relevant du simple bon sens ? Je sais ce qu’on m’objectera : il arrive que nos sens nous « enduisent » d’erreur, comme disait l’autre ; et nous avons longtemps cru, en leur faisant confiance (à nos sens), que la terre était plate. Certes.

Je vais vous faire une révélation : la terre est bien plate, même quand ça monte. C’est la Terre qui est ronde.

GAMME CHROMATIQUE

C’est une maladie de l’époque de s’en prendre aux mots. À croire qu’ils font peur. Comme s’ils étaient en eux-mêmes porteurs de charges explosives. Aide-t-on plus souvent les non-voyants à traverser les rues qu’on ne le faisait naguère pour les aveugles ? Est-on plus respectueux des techniciennes de surface que des femmes de ménage, des préposés que des facteurs, et est-il moins raciste de dire (attention : blague, pas taper !) un « oiseau de couleur » plutôt qu’« un aigle » ? Le mot « race » est donc devenu tabou, indépendamment du sens qu’on lui donne et de la manière dont on l’emploie. Mais comme il faut bien tout de même arriver à se comprendre, on parlera de « type », ou d’« ethnie », voire de « gamme chromatique ». Chez les chaussettes à clous, par exemple, où le maintien de l’ordre exige qu’on puisse caractériser les suspects. On apprend ainsi par l’AFP que dans un projet de rapport au ministère de l’Intérieur du « groupe de contrôle des fichiers » (sous la haute autorité du criminologue fraternellement connu Alain Bauer), on propose l’expérimentation d’un fichage « combinant la couleur de la peau et l’origine ethnique ». Et l’agence ajoute cette précision cocasse : « La question qui a fait l’objet de débats concerne la manière de caractériser une personne : doit-on utiliser l’appartenance vraie ou supposée à une origine ethno-raciale ou plutôt se servir d’une gamme chromatique ? » On imagine le rapport du brigadier lambda : « L’un de suspects avait une peau blanche tirant assez nettement sur le rouge violacé ; son complice était jaune, avec de nettes nuances de brun sombre faisant penser à un individu aux origines probablement subtropicales. » [3] Amis policiers, quand vous partez en opé (arrêter chez lui un directeur de journal, par exemple), n’oubliez pas d’emporter, outre menottes et Taser, votre mesure-gamme chromatique réglementaire.

DE ZEMMOUR À DEVEDJIAN

Laissons là « l’affaire Zemmour » (qui n’est du reste une « affaire » que dans un périmètre restreint ne débordant guère le périphérique parisien) pour dire deux mots du nouveau ministre Devedjian. Je vais aggraver mon cas. Patrick Devedjian ne faisait plus l’affaire, aux yeux de l’Omnipotent, à la tête du parti majoritaire. On (le Prince) choisit donc de le sortir par le haut, comme il convient à un fidèle de toujours  [4]. On (le très haut de l’Élysée) imagina donc de créer à son intention un ministère nouveau, sans administration propre, budget ni attribution précise, un ministère in partibus, en quelque sorte, comme il existe des évêques de même étoffe. Le voici donc ministre du ramassage des balles et de la relance, quelque chose comme ça. Du coup, ça défouraille et ça tire de partout ; on rappelle cette vieille histoire archiconnue qui fait tache sur son CV : son engagement [5]dans un mouvement d’extrême droite musclée, Occident, dans les années 1960. Il avait 19 ans, il en a 64. Et a reconnu depuis lurette s’être fourvoyé dans une aventure politique qu’il considère comme « une erreur de jeunesse ». Faut-il vraiment encore et toujours ressortir cette vieille histoire ? Je suis de ceux qui pensent qu’un homme a le droit d’évoluer.

Fin des provoc’ : à vos martinets, j’incline vers vous, lecteurs courroucés, mon dos que j’ai large et jusque cette partie basse de mon individu qu’on dit charnue.

LE PÈRE DE MARTINE

Un livre, pour finir : dès la première ligne, l’auteur [6], Martine Storti, révèle ce qui a fondé ses engagements de toute une vie : « Ton père est un con, il n’a pas su se débrouiller. » Une phrase entendue quand elle était adolescente et qui ne l’a jamais quittée (elle a la soixantaine).

Sur la page de garde de l’Arrivée de mon père en France (c’est le titre de ce « récit »), la citation de Balzac en exergue éclairait déjà le propos : « Il serait mort vingt fois avant de solliciter quoi que ce fût, même la reconnaissance des droits acquis. » (La Duchesse de Langeais). Il sera donc question d’un père, venu de l’étranger (en l’occurrence l’Italie), d’origine modeste, et qui resta toute sa vie l’humble ouvrier ajusteur qu’il était à ses débuts : c’est du reste sans doute d’avoir trop respiré d’amiante que Matteo est mort prématurément d’un cancer de la plèvre, comme tant d’autres, à une époque (1970) où le scandale n’avait pas encore éclaté. Ouvrier toute sa vie, non qu’il fût con, mais parce qu’il était fier. Et ce n’est pas du tout la même chose. On apprend bien plus avant dans le livre qui s’est permis de porter ce jugement sans nuance sur un homme devant sa fille : c’est la propre sœur de Matteo, Lucia, donc la tante de Martine. Or, il se trouve que Lucia et Gino, son mari, sont aussi les employeurs de ce Storti, du même village que lui et pas mieux lotis, qu’ils l’ont précédé en France de quelques années à peine, qu’il les a rejoints pour bosser avec eux dans ce qui n’était alors qu’un atelier installé dans un sous-sol de banlieue (Colombes), où ils n’étaient qu’eux trois à œuvrer, et qui est devenu au fil des ans (avec une accélération assez nette entre 1940 et 1945…) une usine de 2 000 personnes aujourd’hui. Ils ont partagé la même mouise, le même acharnement au travail : les patrons sont devenus riches, propriétaires, outre de leur belle demeure banlieusarde, d’une villa sur la Côte et d’un manoir solognot, et roulent en Chrysler (faut ce qu’il faut) : Matteo, Thérèse et leurs deux gamines sont toujours restés locataires et ont attendu 1958 pour pouvoir s’offrir une Citroën d’occasion. Pourquoi n’avoir pas quitté « cette putain d’usine » ? En l’absence de certitudes, plusieurs réponses possibles évoquées, dont la plus solide semble être la présence de la nonna, la grand-mère, garante de l’unité familiale, logée dans la belle villa de l’oncle-patron qui jouxte l’entreprise et à qui son père rend visite chaque jour en sortant du turbin… « Ton père est un con… » ; et Martine s’interroge : « Ai-je compris que ma tante m’avait donné ce jour-là la clef du fonctionnement réel de la société réelle ? » Sans doute. Ne la quittera plus jamais en tout cas cette conviction que « derrière le fric, la fortune, il y a toujours de l’exploitation, de l’humiliation d’autrui, que la richesse est toujours injuste, illégitime, qu’elle est une faute ».

Je ne vous ai livré là qu’un aspect de ce bel ouvrage – beau dans l’inspiration comme dans l’écriture – qui n’est pas seulement un hommage filial réussi et l’itinéraire reconstitué d’un père dont elle ne sait au fond que peu de chose, non plus qu’un règlement de compte (encore que Martine ne dénie pas ce dernier aspect), mais aussi une réflexion, nourrie de rencontres et de choses vues sur le terrain (où la pousse ce besoin de sentir les choses qui n’a pas quitté l’ancienne journaliste : à Calais ou Lampedusa pour aujourd’hui, ou, pour hier, à Pithiviers ou Beaune-la Rolande, où se dressaient ces camps pour « israélites », comme on disait sous Vichy), sur l’immigration en général, ses douleurs, ses humiliations, sur l’engagement, l’héroïsme ou la lâcheté, voire la saloperie ambiante. Avec, depuis les vingt dernières années du XXe siècle et la première décennie du XXIe, la remontée d’une idéologie de l’exclusion et du verrouillage qui a résisté à tant de vains contre-feux que l’on doit bien constater, Sarkozy regnante et la gauche en charpie, « une défaite idéologique quasi totale ». Triste ce bouquin ? Non, car aussi traversé de rires, de chansons, d’opéras et de cuisine italienne (« les raviolis doivent se reposer une nuit entière »). Grave, oui. Sans compter cette érudition discrète, offerte sans être jamais plaquée : de Beauvoir à Saint-John Perse, de Proust à Zola en passant par Apollinaire (« Tu regardes les yeux pleins de larmes ces pauvres émigrants… »). Si m’en croyez, lisez Storti, vous ne serez pas déçus [7].

Notes

[1] « Paris-Berlin : le débat » du 13 novembre sur Arte.

[2] Notamment dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2, où il chronique les livres en tandem avec Éric Naulleau, ou sur I-télé, où il converse régulièrement avec Nicolas Domenach.

[3] À lire sur le site de la LDH Toulon : « Alain Bauer et les quarante fichiers de police »

[4] Dans les affaires ou en politique, un « fidèle de toujours » est quelqu’un qui vous a vu grandir et sait sur votre compte tant de choses gênantes ou compromettantes qu’il vaut mieux le garder au chaud.

[5] Avec ses copains Alain Madelin et Gérard Longuet, notamment.

[6] Ou préfères-tu « l’auteure », Martine, toi que je sais féministe, mais qui est aussi inspectrice de l’Éducation nationale ? Perso, je trouve cette féminisation hideuse…

[7] L’Arrivée de mon père en France, Martine Storti, éditions Michel de Maule, 220 p., 20 euros.

36 Messages de forum

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 10:40, par Patrice GUILLAUME

    Merci beaucoup pour cet article, Bernard Langlois et ce, à plus d’un titre. Dans les années 64-65, nostalgique de l’Algérie Française, j’ai navigué dans la mouvance de l’ex-OAS et militait chez les étudiants nationalistes ! Appartenant à la frange "socialiste" de l’extrème-droite, en 68, cohérent avec moi-même, j’ai pris parti pour les ouvriers et étudiants. Après quelques années de pérégrination dans les Comités d’action, dans la mouvance anar et gauchiste, je me suis syndiqué CGT et aie rejoint le PCF sur des bases philosophiques et non celles du programme commun. Depuis, j’ai participé à tout ce que j’ai pu : luttes syndicales, sociales, féministes, antiracistes .....bref un bon petit soldat ! Alors, si je n’aime pas Devedjian, vous comprendrez que je ne n’admette pas que l’on puisse lui reprocher son passé d’autant plus qu’il l’assume. Quant à Eric Zemmour, qui n’est pas bien évidemment ma tasse de thé, je me suis senti bien seul à ne pas trouver de quoi fouetter un chat !

    D’ailleurs j’ai un critère de jugement : je regarde ce que dit et fait le MRAP et j’envisage aussitôt avec intérêt la position adverse, compte tenu des thèses communautaristes du très réactionnaire Mouloud Aounit !

    Cà ne marche pas à tous les coups, mais çà stimule la réflexion !

    Cordialement

    Patrice Guillaume

  • Oiseau de couleur vs aigle 11 décembre 2008 11:07, par JR

    J’ai relu trois fois la blague avant de la comprendre… Délicieuse. Continuez à penser à rebrousse-poil de notre pensée trop unique et de secouer nos idées si bien reçues, même de gôche !

    Voir en ligne : http://abcdetc.wordpress.com

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 11:43, par J

    Mais ça va pas la tête ?

    D’abord, as-tu vraiment, toujours, besoin de préciser la couleur de peau des gens dont tu parles ?

    Ensuite, j’ai du mal à comprendre comment, dans un même article, tu peux écrire « Les races n’existent pas […], soit. » et « ce qui leur apparaît comme l’évidence : il y a des blancs, des jaunes, des noirs, des rouges ; ce sont des races différentes […] »

    Mais nom d’un chien, tu viens de le dire : y’a des Blancs, des Jaunes, mais ce ne sont pas des RACES, puisque ça n’existe pas ! Ce sont… des couleurs de peau. Point. D’ailleurs, viens dans mon quartier, tu feras moins le malin, tiens, avec tes cinq couleurs, à déterminer si mes voisins sont plus blancs que noirs ou plus gris qu’olivâtres (quant à leur nationalité, tu serais surpris !)

    En plus, tu feins de négliger que ce mot, race, comporte deux aspect : non seulement une série d’apparences (la couleur de peau, la forme du nez, le type de cheveux), c’est ce à quoi tu fais référence, mais encore une appartenance ethnique (Blacks = Africains. Jaunes = Asiatiques), qui est désormais une vision PÉRIMÉE du monde, dans les sociétés occidentales en particulier. Le mot race n’est donc pas bien adapté à ce que tu veux dire.

    En prime, le mot race implique parfois un troisième aspect, carrément contestable, de généralisation abusive (Noirs = Africains (d’ailleurs l’Afrique est un pays) = sont pauvres et vivent dans une case et pile du mil. C’est la charnière entre racialisme et racisme, quelque chose comme ça).

    Ce deuxième, voire ce troisième, aspect fait partie intégrante du mot race, et quand tu emploies le mot race, il est entendu et reçu par tes interlocuteurs… Et ils t’assimilent à Eric Zemmour (alors qu’on sait bien que ce n’est pas le cas). C’est pas cool.

    Enfin, faut-il y voir un effet de génération (j’ai trente-cinq ans) ? Pour moi, le mot race fait référence, avant les nobles intentions de la déclaration universelle des droits de l’Homme (le mot n’est PAS dans les déclarations françaises des droits de l’Homme), avant l’article 13 du Traité sur l’UE, aux … Nazis et à leur sinistre vision de l’humanité. Alors du coup, oui : pour moi le mot race, tel que je viens de tenter de décrire, est un mot odieux, et je l’évite

    Voilà. à ton service pour débattre.

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 13:32

    Je suis relativement abasourdi par cet article. L’auteur fait semblant d’ignorer que derrière l’expression "race noire" se cache toute une batterie de préjugés ou de filtres d’appréhension de l’autre permettant de le classer dans une catégorie d’indvidu. Il ne nous fera pas croire qu’il n’y auucne différence entre "cet homme est de race noire" et "cet homme est de race "couleur de cheveux blond"". Derrière le mot race, il y a une première évaluation ou jugement de la personne qui est en face de nous. Est-ce d’ailleurs pour rien si Zemmour glisse très facilement du classement en races au classement et à la hiérarchisation des cultures ??? L’auteur fait semblant d’ignorer que la race noire ne désigne rien. Que ferons nous des metis ? Des personnes plus ou moins foncés ? Un enfant de Viet Namienne et Sénagalais, sera classé et décrit comment par MM. Zemmour et Langlois ? De race caca d’oie ??? (je précise que je suis métis). On ne s’en prend pas aux mots mais à ce qui, comme tous les mots, est transporté par ces mêmes mots :préjugés, évaluation de l’autre, etc. Autre stupidité (pardon, mais c’en est une) : pourquoi ne pas tolérer "mongolien" ou "négro" ou "bougnoule" parce que les gens, les gens de la France profonde ou les jouralistes réactionnaires (oui, il est un temps où l’on peut se vanter d’être réactionnaire), mais pas qu’eux, utiliseraient ces mots ? Ok pour , ou plutot contre, la chasse aux Zemmour, mais il y a des causes plus importantes que la défense des pseudo-généticiens du Figaro. Sans rancune.

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 14:11

    Un chat est un chat.

    Un noir est un noir, un blanc est un blanc, un mulâtre (noir x blanc) est un mulâtre, et un métis (indien x blanc par exemple), est un métis.

    Il y a aussi des jeunes, et il y a des vieux. Tous ces idiomes se valent, et désignent un type précis d’individus.

    Concernant les races, il y a des races d’oiseaux, de chats, de chiens... et ces animaux sont alors très peu différenciés génétiquement, comme les races humaines, et pourtant ils sont eux aussi distingués par leur nom car ils ont des traits divergents (couleur, taille, longueur des pattes ou du museau, forme du bec etc.). Rien ne vient permettre d’estimer une de ces races aux dépens de l’autre. Alors... Où est le problème ? Race est un terme qui, employé sainement, est sain. Vieux également. Je préfère de très loin "vieux" à l’horrible et condescendant "petits vieux" !!! Utilisons donc les mots sans y mettre sans arrêt des complexes qui n’ont pas lieu d’être, ou nous y perdrons non seulement notre latin, mais aussi notre Français (le processus est déjà bien entamé).

    La dénégation, le mépris, semblent bien plutôt résider dans la pensée de qui utiliserait le mot race dans cet état d’esprit. PAS dans le mot lui-même. Je n’ai aucune réticence à parler de race, ni de vieux, ni de chats. Que l’on parle de race blanche et de race noire ne me gêne absolument pas. C’est clair, et en aucun cas irrespectueux pour qui que ce soit, ni pour les blancs, les noirs, les jaunes, ni pour les vieux, ni pour les chats.

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 18:37

    Il est triste et navrant de voir à quel point la pensée unique de gôche empêche la réflexion et la pensée individuelle. On croirait presque assister aux débats internes du PCF. Si j’ai bien compris les estimables antiracistes s’exprimant sur ce Blog, un noir est un membre de la race humaine de couleur noire. Finalement la blague de l’aigle, ce n’est pas une blague !

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 20:05, par Encore

    Et un nègre est nègre ? Qui est choqué ? Dans mon village, on les appelle comme ça depuis des années, alors ne luttons ni contre les mots ni contre les idées qu’ils véhiculent. " Rien ne vient permettre d’estimer une de ces races aux dépens de l’autre. Alors..." Alors ? Monsieur ne sait pas que l’on sélectionne ou croise des races de chien, de chat , de veau parce que l’on prétend que certains ont plus de valeur (esthétique ou de rendement) ??? Oui, à bas le politiquement correct, la bien pensance, et revenons 50 ans en arrière, c’était tellement mieux pour les personnes que les droits de l’hommistes veulent défendre à tout prix !!!!!

    Ps : Un mulatre ?? Oui, c’est bien le problème ! En Amérique, ils classaient les gens en fonction de leur croisement : mère blanche x père noir= ? père blanc x mère blanche =....Et ainsi de suite pour tous sauf......les blancs ! Un chat est un chat ????

  • L’affaire Zemmour 11 décembre 2008 22:09, par Marguerite Bialas

    Enfin des paroles raisonnables à propos du mot "race" qu’en effet, on n’ose plus prononcer (cf. ce qui est arrivé à Eric Zemmour). J’adore la référence aux déclarations des droits de l’homme dans l’article de Bernard Langlois !

    J’encourage vivement B L à rester libre de ses pensées et je le remercie de les partager avec nous.

  • L’affaire Zemmour 12 décembre 2008 10:42

    Tu n’as rien compris du tout.

    Un Noir est un Noir, il n’y a rien d’autre qu’on puisse en dire. Il ne fait pas partie d’une quelconque « race » noire (ou semi-noire, ou marron, etc), PUISQU’IL N’Y A QU’UNE SEULE RACE, CHEZ LES HUMAINS, et c’est la race humaine !

    PS : l’article « race humaine » de wikipedia est très bien fait...

  • Genre humain 12 décembre 2008 12:41, par dom

    La Haute Autorité en Santé (HAS), organisme public d’expertise scientifique, dans un rapport de 2006 concernant la mesure de la densité osseuse des populations(ostéodensitométrie), conclue qu’il vaut mieux, concernant les facteurs de risque favorisant l’ostéoporose, être (textuellement) homme de race noire ou hispanique que femme de race blanche ou asiatique.

    Aussi provocatrice que Zemmour la HAS ? Quoi ? On aurait laissé publier ce texte sans y opposer de bronca ? Discriminer ainsi les hommes, les femmes, les noirs, les asiatiques, en fonction de la qualité de leur ossature...... scandaleux !

    Exigeons l’annulation de l’article 19 de la DUDH, et inquiétons la HAS et Zemmour pour ces opinions inacceptables qu’ils cherchent à répandre par delà les frontières et par tous les moyens. Oui, lançons nous dans la chasse à l’homme qui ose tout et surtout manipuler les mots interdits.

    Et dans notre soif, raisonnable, de justice et de vérité universelle, lançons nous aussi à l’assaut de l’article 18 de cette satanée DUDH qui permet à des types comme Devedjian de changer d’opinions comme de chemise, finie, abolie, écrabouillée la liberté, ignoble, de changer de convictions !

    En avant pour une civilisation uniformisée, dans les tons bien grisâtre, sans aspérité, où il ne sera plus question de peindre du blanc sur du noir ou du noir sur du blanc merde à la fin, où il ne s’agira plus de se révéler les uns les autres mais d’être tous, au garde à vous. De la pensée unique.

    Nous serons alors tous caca d’oie.

    Et ce sera chouette.

    Voir en ligne : http://uneepoqueformidable.unblog.fr/

  • L’affaire Zemmour 12 décembre 2008 13:13, par Charp

    Je connais mal l’affaire Zemmour, mais assez pour estimer qu’il faut combattre ce genre de personnages : en voulant réhabiliter le mot "race", il cherche clairement à réhabiliter au moins certains préjugés racistes, à entretenir la division des peuples, si utile aux pouvoirs.

    Seulement s’il peut se permettre de le faire de manière aussi détournée, c’est aussi parce que certains confondent lexicographie et combat contre l’injustice.

    En soi, et par d’autres, le terme de "race", pour être dépourvu de fondement biologique, n’est pas dépourvu de sens : un être discriminé pour sa race l’est précisément pour appartenance à une collectivité supposée sans fondements biologiques.

    A ces frileux du langage, je préfère l’attitude d’Aimé Césaire et Senghor qui, plutôt que de s’effaroucher du mot "nègre" s’en firent un drapeau.

    Voir en ligne : Négritude

  • L’affaire Zemmour 12 décembre 2008 14:52, par Augustina

    Monsieur,

    « [...] faut-il, parce que des généticiens ont démontré que les différences entre les divers types humains étaient infinitésimales et que la notion de race n’était donc pas pertinente d’un point de vue scientifique (ce qu’on ne discute pas), faut-il interdire l’usage d’un mot qui, pour le plus grand nombre, exprime simplement une réalité sensible ? Est-il donc raciste de parler de races ? ».

    1°) Comment se fait-il alors que malgré une démonstration indiscutable, on continue de faire usage du terme de race pour faire une discrimination de fait. C’est-à-dire que le fruit de la recherche biologique est du côté du réel, alors que sa négation est du côté de l’imaginaire. Il y a bien une confusion de registres qui crée une « apparente » polémique, « la réalité sensible » dont vous parlez se situe du côté de l’imaginaire et ne peut donc relativement à la démonstration scientifique n’avoir de valeur de vérité qu’imaginaire : il s’agit d’un glissement de champs, d’une métonymie.

    Imaginons maintenant que quelqu’un vienne nier un autre réel, l’existence des chambres à gaz… Il se situerait dans une réalité sensible parce-qu’il ne les a pas vues de lui-même, qu’il n’a pas assisté à l’exécution massive dans les chambres à gaz…

    2°) Est raciste celui affirme l’existence de races humaines et ce depuis la découverte qui démontre exactement le contraire. Il ne s’agit pas d’interdire un mot mais de reconnaitre un raisonnement négationniste.

    Au plaisir de vous lire. Augustina Bourrelly

  • Pas science. 12 décembre 2008 16:03, par Minima

    M’enfin Bernard, tu torpilles toi même ton billet d’humeur...

    Tout en t’en gardant, quelque part, tu opposes la science à ce qui s’apparente à de la "compréhension naturelle des choses"... pour terminer en beauté par cette assertion que la Terre est ronde !!!

    Question de "bon sens" : les races existent de fait (avec des limites) et la Terre est ronde...

    Ben non. Les deux sont du propos de comptoir : facilement compréhensibles par tous mais rigoureusement incorrects.

    Je ne reviendrais pas sur le fond de ton bloc-note, j’en comprends l’idée générale sous-tendue, mais là, tu t’assassines tout seul sur la fin : trois malheureuses petites lignes qui décrédibilisent l’ensemble.

    Je sais, ton billet d’humeur n’a pas vocation à être scientifique... ... mais quand même, "la Terre est ronde" !!! Tu me la copieras celle là !

    Sylvie Séquier

  • L’affaire Zemmour 12 décembre 2008 16:23

    Il me revient à l’esprit que les etres humains semblent devoir être prochainement catalogués en type (caucasien, etc... dont un très méchant)

    Ensuite, il me souvient de ces abominables truands au teint basané (cf nord de l’Afrique) qui font si peur à la France profonde au même titre d’ailleurs que les délinquants de type maghrébin (je l’ai retrouvé).

    On voit bien que la lutte contre les mots ne suffit pas, ce qui convient c’est de lutter contre les causes !

    Continuez camarade Langlois !

  • L’affaire Zemmour 12 décembre 2008 21:15, par Jean-Yves Vlahovic

    Provocation ?

    Perso, je trouve l’article de Bernard Langlois très provocateur (ce qu’il assume, tant mieux). Pourquoi vouloir défendre tout prix Zemmour, qui ne sait plus ni quoi dire ni quoi faire pour montrer qu’il existe ? Il bénéficie de suffisamment d’appuis dans le milieu médiatique pour vouloir s’en faire le défenseur. Quant au concept de "race", scientifiquement il n’existe pas, c’est comme cela et c’est tant mieux. Tout au plus peut-on parler de race humaine, chevaline, canine, ... Certes, et c’est tant mieux, il existe au sein d’une même "race", des différences cutanées, morphologiques, linguistiques, culturelles... Et là, il vaut mieux effectivement parler de "types" ou d’"ethnies", sans que cela induise un quelconque déterminisme. Certaines foisn je préfère Bernard Langlois en critique de livres. J’en ai déjà acheté plusieurs par ui conseillés et je n’ai pas eu à le regretter. Si cet article était fait dans le but de faire réagir, ça c’est fait. Allez, salut Jean-Yves Vlahovic

  • L’affaire Zemmour 13 décembre 2008 09:01, par Thierry

    Pour moi c’est pas le fait d’affirmer qu’il y ait des races différentes qui me choque, ce serait le fait de dire qu’il y en a une supérieure à l’autre.La gauche de la gauche (dont je partage de nombreuses idées)est la premiére à regretter le politiquement correct abreuvant les médias.A la force de dire que telle idée est interdite d’expression (même si je ne la partage pas)on ne pourra plus débattre de rien.A quand l’impossibilité de dire que dans l’espèce humaine il existe des hommes et des femmes au nom du principe de non discrimination et de l’égalité des sexes.

  • L’affaire Zemmour 13 décembre 2008 09:14, par PMB

    (avec une accélération assez nette entre 1940 et 1945…)

    Pas nécessaire de nous faire un dessin, hein ! Sûr que la tante et l’oncle Picsou ont bien su se "débrouiller" !

    Un aspect dur de cette histoire, c’est que cet homme a été exploité en famille. On n’est jamais si bien trahi que par les siens.

    Voir en ligne : http://http://tinyurl.com/67j7vy

  • L’affaire Zemmour 13 décembre 2008 09:16, par PMB

    (Lien mal donné. Milexcuz !)

    Voir en ligne : http://tinyurl.com/67j7vy

  • L’affaire Zemmour : Putain de ta race 14 décembre 2008 12:57, par Zoë Lucider

    Voilà qu’elle revient la vieille tentation de l’utiliser ce terme que les ethnologues (Lévi Strauss un des premiers), les biologistes et autres observateurs de l’humaine aventure, ont depuis déjà quelques lunes dénoncé comme arrogante billevesée des semi Albinos du Nord pour justifier leurs coutumes barbares d’assassinat, de viol et de captation, dont ils ont tiré leur soi-disant suprématie civilisationnelle et dont ils persistent à démontrer l’excellence grâce à leur génie balistique. Il y aurait une polémique en cours. Bernard Langlois s’en mèle (Politis semaine du 11 au 18 décembre) et aurait mieux fait de s’abstenir. Défendre Eric Seymour (mouais) en appelant à la rescousse l’usage par les culs terreux d’un terme banalisé dans leur pratique, ça va pas Langlois ? Rappelons que ce terme est utilisé pour fonder à partir de critères choisis comme discriminants (au sens de la science classificatoire) et ordonner sur une échelle de performance les unités discrètes en question. Or s’il peut être utile (encore que...) de distinguer chez les chiens les races de bergers des races de courants, chez les chevaux les percherons des alezans, les persans des siamois pour les matous, les blanches des grises pour les souris, on sait bien que derrière cette activité de classement il y a une distribution et une assignation des fonctions. Les laitières donnent des veaux et du lait, les castrés du biftek et les taureaux de "l’émotion esthétique". Et pour les humains, les Blancs des traders, les Noirs des balayeurs, les Jaunes des ouvriers innombrables et silencieux, les Rouges les derniers primitifs pour ethnologues compatissants. N’oublions pas la race féminine. Il n’y a pas de raison pour que le taux de mélanine ou la courbure du nez soit un caractère distinctif plus signifiant que la forme des appendices sexués. Taillable, corvéable, engrossable, castagnable à merci. Merci pour elles. Pour ma part la race que je serai prête à flanquer dans des camps de contention pour éviter les dégâts qu’elle engendre serait celle des vieux mâles, de toutes les couleurs dès qu’imbus de leur suffisance, ils se croient autorisés à faire marcher au fouet, ceux qu’ils ont assujettis grâce notamment à ces discours pernicieux et dénués de tout fondement justifiable. Je ne les martyriserais pas ; les obligerais simplement à se supporter les uns les autres et à s’autosuffir sans recourir à la kyrielle de larbins qui leur permet de dédier tout leur temps à se regarder le nombril en s’émerveillant de la délicatesse de leur dessein. Je sais, c’est violent et infaisable. C’est eux qui ont la haute main sur la mitraille. C’est même la raison qui les a portés à être si inventifs en la matière, la crainte de la révolte de leurs serfs. Puisqu’on ne peut encore leur retirer leurs jouets les plus dangereux, refusons au moins de leur permettre de continuer à prolonger leur mythologie mafieuse. Race, racialité, racisme, Merdre messieurs les Trous d’Ubu.

    Voir en ligne : Putain de ta race

  • L’affaire Zemmour 15 décembre 2008 09:34, par Isa

    Merci Bernard Langlois pour ce texte courageux. Il faut déjà avoir la force de ne pas céder au terrorisme intellectuel qui place tout contradicteur dans une posture infamante. C’est une maladie scientiste que de chercher à légitimer la valeur égalité par la science. Cela conduit au déni de la réalité, de l’altérité, et mène à faire le jeu de nos adversaires (les vrais racistes qui croient à la supériorité d’un groupe sur l’autre). L’Egalité n’existe dans aucune expérience de laboratoire. C’est un des arbitraires qui fondent notre humanité et notre capacité d’émancipation. Quand les chrétiens ont décrété que tous les hommes étaient égaux devant Dieu, ils ne l’ont pas fait sur une base scientifique en comptant les chromosomes mais au nom d’une intuition spirituelle. Scientifiquement, en revanche, Einstein n’est pas l’égal de l’idiot du village comme la jambe du Pygmée et différente de celle du Massaï. Nier les différences est absurde. C’est en avoir peur alors qu’elles sont le bonheur de la vie.C’est un des drames réguliers de la Gauche de confondre indifférenciation et émancipation au nom d’un égalitarisme mal compris. Un vieux sujet de débat. Isabelle

  • L’affaire Zemmour 15 décembre 2008 12:58, par Henri, de Besançon

    Ci-après un petit extrait de ce qui est écrit dans l’article du site d’ACRIMED, article qui a lancé l’affaire Zemmour. l’article n’appelait nullement à un lynchage médiatique de Zemmour, mais constatait avec effarement l’incapacité de la journaliste-animatrice à réagir en journaliste consciencieuse aux provocations dudit Zemmour. Dans un article ultérieur d’ACRIMED, c’est encore plus le montage "frauduleux" de l’émission qui est mis en cause (coupures des protagonistes qui répondent sur le fond à Zemmour)

    extrait donc :

    La suite du « débat » vaut également son pesant d’or. Interrompu au début de l’échange, Zemmour revient sur le deuxième « métissage » dont il voulait parler, et qui, selon lui, est « culturel ». S’il s’accorde à dire qu’il y a toujours eu un métissage culturel en France, il regrette en revanche la disparition de la « hiérarchie des cultures », qui faisait de la culture « française » la culture prédominante et favorisait ainsi l’« assimilation » des populations « étrangères » jusque dans les années 1970. Il explique : « Moi je crains que comme aujourd’hui on a supprimé cette hiérarchie, comme aujourd’hui on estime que toutes les cultures se valent, qu’on est un mélange de différentes cultures égales, et que ça, c’est ça qui nous mènera au multiculturalisme et donc à l’affrontement des cultures et donc des communautés. » Une « thèse » résumée dès son entrée en plateau : l’alternative au « multiculturalisme », « c’est une culture pour des races différentes ! » Est-ce à dire qu’il y aurait plusieurs « races » différentes mais égales entre elles (? ??) alors qu’il y aurait plusieurs cultures (ce que personne ne nie...) mais d’inégale dignité ?

    fin de l’extrait

    C’est là la véritable critique dont on ne peut exonérer Zemmour à si bon compte. Son aimable innocence (Le Robert définit le mot race, donc les races existent, tout comme sans doute les fantomes, les archanges, et les démons) et son ton gentiment humoristique ne lui permettent pas d’occulter sa conviction intime de la supériorité de la race, comment dire, aryenne ? pardon, gréco-blanche c’est plus culturel.

    Finalement Zemmour ne se distingue guère de QuelleCrotte (à moins que ce ne soit un autre philosophe médiatique, ma mémoire flanche) déplorant l’équipe de France de football Black-black-black dans un journal de gauche israélien. Il est simplement un peu plus astucieux, car Le Pen aurait dit à QuelleCrotte que pour courir, NATUREllement, ils sont meilleurs, les noirs, tandis que pour réfléchir ... pour la culture, n’est-ce pas ... Et que donc la seule chose que l’on puisse vraiment leur reprocher, c’est leur manque de culture : ils ne savent pas chanter la Marseillaise par exemple

    Voir en ligne : Éric Zemmour réhabilite les « races »

  • L’affaire Qui ? 15 décembre 2008 13:59, par Philippe

    Non non, il ne fait pas semblant ! Il est comme l’animateur télé suscité, il est naïvement persuadé de ce qu’il raconte, et pense, tout aussi benoitement, qu’il s’adresse à de farouches donzelles éffrayées par des mots, aha.

    Parce que vous comprenez, l’auteur fait "métier d’écrire". Il ne se fait donc pas "que des amis". Essayez de vous représenter le calvaire de l’auteur, entouré de (que dis-je, submergé par) nous autres imbéciles ! Qui font métier d’autre chose !

    C’est dingue ça, qu’avons-nous ? Des gens de bonne volonté que des *générations* à vivre ensemble ont formés, disons même rompus à la subtilité de l’ethnologie de quartier (CF le poste de "J" infiniment plus *utile* que l’article, qui part dans tout les sens et n’est pas (je suis désolé hein) techniquement valable - Fautes de syntaxe, de style, digressions hors-sujet, auteur s’écoutant parler, démagogie et pour commencer, propos de départ non avenu, etc) et en face, de tristes sires (qui font métier d’écrire, haha, j’en rigolerai encore ce soir dans mon lit de celle-là) appliqués à NIER la réalité la plus factuelle : Celle de la rue, celle des dictionnaire, celle des lumieres ! Eric Zemmour, dites-vous ? Je n’ai pas la télé, qui est-ce ?

    Salut@tous et restez calme, zen, Ômmmmm ;)

  • L’affaire Zemmour 16 décembre 2008 08:48, par B.L.

    Quelle hargne, ce Philippe !

    Si c’est ce qu’il appelle être zen …

  • L’affaire Zemmour 16 décembre 2008 08:53, par B.L.

    Henri, je n’ai jamais dit qu’Acrimed appelait au "lynchage médiatique" de Zemmour.

    Par ailleurs, il va de soi que je suis en complet désaccord avec la 2 eme partie de l’intervention dudit Zemmour.

  • L’affaire Zemmour 16 décembre 2008 10:29, par Ndjocka

    Bernard Langlois (et non Politis, j’espère) qui soutient Zemmour, on aura tout vu. Ledit Zemmour qui n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, en matière de beaufferies en tout genre, ce dont Mr Langlois ne daigne pas tenir compte. Passons sur l’auto-suffisance de notre chroniqueur (bien aimé par ailleurs) qui affecte de prendre de haut les réactions à son article. Je me joins à un intervenant ci-dessus pour lui demander (à lui et à son nouvel ami) ceci : mon père est de "race noire", comme vous dites, ma mère et de "race blanche", comme vous dites, de quelle race suis-je donc ? J’attends la réponse éclairée de celui qui ne s’embarrasse pas de nuances, au contraire des myriades d’imbéciles qui pensent les choses ne sont pas si simples que les Zemmour et consorts voudraient le faire croire. Vous pouvez rire grassement en imaginant notre maréchaussée s’atteler à un contôle au faciès, mais je trouve, moi, qu’il serait bon que les flics (et vous) apprenneniez qu’il existe autre chose que "l’individu de race noire", ou "l’individu de race blanche". Merci également à l’intervenant qui rappelle à un autre qu’on peut compter maintes différences entre deux races de chiens, tant d’aspect que comportementales, mais qu’il n’y a pas lieu de faire un lien avec ce qui sépare un Peul du Burkina et un rouquin bavarois, et qui est de l’ordre de l’infinitésimal. Sans rancune.

  • L’affaire Zemmour 16 décembre 2008 11:41, par dom

    Hyper intéressante la suite du débat, donnée par ACRIMED, via Henri, de Besançon.

    J’entends qu’il y est question d’un hypothétique "affrontement des communautés" par "multiculturalisme" dû à un défaut "d’assimilation" (à une culture d’un pays donné).

    1. Perso, je pense que "l’affrontement des communautés" est un postulat. Au même titre que le "choc des civilisations".

    2. Je ne peux donc être d’accord avec Zemmour. Ni affrontement, ni choc. Pure propagande.

    3. Mais, si je me donne la peine d’entendre son postulat de départ, j’arrive à comprendre que, pour éviter un "affrontement des communautés" pouvant être induit par le "multiculturalisme", il en arrive à parler d’une "culture globale (un pays donné) assimilante, afin que chacun, d’où qu’il vienne, s’en sente partie intégrante, malgré son identité propre. Rassembler sous une même bannière.

    4. Il n’a jamais utilisé le mot "dignité". Mais s’il a utilisé le mot qui tue "hiérarchie", je le comprends uniquement dans le sens quantifier la culture dans un pays donné à un moment T, et non qualifier. Pas de racisme donc. N’allons pas chercher la petite bête.

    5. Rien ne me choque dans ce que dit Zemmour. Si ce n’est cette redondance dans l’hypothèse d’un choc ou d’un affrontement.

    6. Résistance donc.

    Pour finir : j’espère que je me suis bien fait compris, oui sourions un peu. A part ça, Zemmour n’est pas du tout ma tasse de thé.

    Voir en ligne : http://uneepoqueformidable.unblog.fr/

  • L’affaire qui n’existait pas (ou pas assez, en tout cas) 16 décembre 2008 12:03, par Philippe

    Allez, ça va, on avait compris dés le titre ("l’affaire Zemmour", pff) que c’était du bidon, du spectacle, j’imagine que le rève de notre chroniqueur serait une "affaire Langlois" qui, si les textes qui suivent sont de la même tenue, pourrait bien arriver !

    Je vous suggère de re-tenter le coup, ça VA marcher. On gagne à la longue, à tartiner sa culture à la première personne "je tends des verges pour me faire battre" et à écrire sur ce ton qui a fait ses preuves d’efficacité, de candide à mots simples mais qui a tout compris.

    C’est bien, on passe complètement à coté du débat, on amuse le public avec des fins de phrases remontées et des réparties gratuites, procédé qui marche dés l’école primaire.

    Car débat il y a. Les réactions, les "commentaires" sont très près du sujet : J’attends la réponse à votre question, Ndjocka : De quelle race est l’enfant d’un père de race noire et d’une mère de race blanche ?

    Car il s’agit bien de mots. Uniquement de mots. Et de la part de ceux "qui font métier d’écrire" on aimerait un peu plus de maîtrise des, justement, mots.

    Quant à Politis, qui pense qu’engranger les vue de page avec ce genre d’astuces est une politique pérenne... Mmmbref.

    Le Zemmour, là, que je ne connaissais pas avant cette lamentable "Affaire" (ce qui prouve que sa petite provoc a fonctionné nickel, s’il est gentil il vous enverra peut-être des chocolats, à Politis, mais j’en doute, je voudrais pas vous donner de faux espoirs) je l’ai entendu (sur youtube) nous ressortir un vieux truc de raciste bon teint :

    "Comment pouvez-vous parler de métissage et ne pas vouloir entendre le mot race, c’est contradictoire ?" ; allez voir sur des sites de fachos, vous verrez c’est en bonne place dans leurs "manuels de rhétorique", généralement plutôt titrés "comment répondre à un gauchiste/angéliste/altermondialiste". Vous voyez ? Un combat de mots, genre googlefight.

    Il y en a d’autres, des contradictions sémantiques de ce genre. Il ya de quoi gloser pendant tout le prime-time sur 10 ans en épatant le badaud avec des vérités dignes des "le saviez-vous" des vieux "illustrés" (genre Blek-le-roc).

    Je veux bien que les intellos de la société du spectacle ne travaillent PAS au démontage de chevilles logiques pourtant si triviales.

    Mais qu’ils les entérinent comme ça, avec les mêmes boniments ("je tends des verges pour me faire battre", huhu) je (oui, je) trouve ça assez lamentable, sauf la courtoisie que je vous dois.

    Pour finir, je me permet respectueusement de conseiller à ceux qui utilisent des comparaisons animales pour justifier l’utilisation du mot race dans toute autre acceptation que celle de race humaine (qui est ELLE AUSSI un abus de langage, enfin je crois, après tout je ne suis ni linguiste ni grammairien, juste un commenteur de blog), de se renseigner un minimum sur la nature.

    Il existe de nombreuses publications, au hasard, vraiment random : Le bimestriel La Hulotte, le Guide Paterson des oiseaux d’europe, je sais pas moi, promenez-vous en forèt, regardez-les, les animaux à propos desquels vous cancanez.

    (Pendant que vous y êtes, demandez donc à une mésange ou un étourneau si ils pensent qu’ils ya +sieurs races d’humains !)

    L’ignorance de la nature serait simplement navrante si elle ne servait pas, en plus, de fondation à l’incompréhension profonde de NOTRE société, celle des hommes.

    Mm.. Je peux pas finir là-dessus... alors je vais ajouter que je trouve bien naze de la part de Politis de relayer cet affligeant jeu de miroir "les blogs parlent de la télé, la télé parle des blogs, youpi" qui n’est rien d’autre qu’une stratégie (statistiquement vouée à l’échec, bref) de la télé pour tenter de garder son audience de téléspectateurs hypnotisés : Ben oui, s’il leur prend de taper "affaire zemmour" dans google il tombent sur Politis, qui leur sert la même bouillie tiède mais comme la chaise de l’ordinateur est moins confortable, ils retournent sur le canapé du salon en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire "nil".

    Zen, toujours

    Cordialement, P.

  • L’affaire Zemmour 17 décembre 2008 16:05, par Frédéric Jason

    Bernard,

    Je suis consterné par ton article. Voilà plus de quarante ans que les scientifiques généticiens en sont arrivés, après de longues recherches et études sur le sujet, que le concept de races n’avait pas de sens pour l’humanité, qu’on ne pouvait arriver à déterminer des séquences génétiques suffisantes à classer l’humanité en quelques races. Alors pourquoi Eric Zemmour, lorsqu’il a une personne noire de peau face à lui, se sent-il obligé de lui dire "nous ne sommes pas de la même race" ? Parce que soudain, il est persuadé d’avoir plus de connaissance dans ce domaine que les généticiens ? Bien sûr que non ! Tout simplement parce qu’il a envie de reprendre les thèses de Gobineau, qui sont simples, effectivement : 1° il existe des races distinctes et différentes - 2° si elles sont différentes, il y en a de mieux et de moins bien - 3° elles sont donc inégales - 4° il y a donc des races supérieures et des races inférieures et donc la race blanche... C’est tellement classique, on nous a tellement fait le coup que je reste pantois non pas devant un fascho qui faschise mais devant un langlois qui nous fait l’angélique sur l’air "il a bien le droit de le dire puisqu’il le pense et puis y a pas de mal à ça". On nous a déjà fait le coup avec Faurisson et tout ça ne sent pas bon.

  • L’affaire Zemmour 17 décembre 2008 22:15, par B.L.

    Me voici désormais Faurisson …

    Affligeant, mon cher Jason !

    On ne t’a jamais dit que ce qui était excessif était insignifiant ?

  • L’affaire Zemmour 20 décembre 2008 15:15, par Frédéric Jason

    Je crois que tu m’as mal compris, Bernard, ma colère était proportionnelle à l’estime que j’ai pour toi. Ce n’est évidemment pas Faurisson que m’a évoqué ton attitude, mais plutôt Gaby Cohn Bendit ou Chomsky, qui s’est expliqué depuis. C’est cette attitude qui consiste à ne pas voir ou ne pas entendre ce que disent des gens for mal intentionnés et prendre au pied de la lettre leur prétendue honnêteté...

  • L’affaire Zemmour 23 décembre 2008 12:18, par J. CHAUVET

    Bernard,

    Que tu n’interviennes pas dans la polémique que tu souhaitais lancer avec ce billet-brûlot, que tu ne répondes à aucun des arguments, idées ou positions avancés dans les commentaires, c’est sans doute une politique, trèèèès bien, libre à toi.

    Mais que tu n’interviennes que pour faire des interventions laconiques, chacune se voulant goguenarde et mouchante, aucune ne touchant qu’à la forme des objections, c’est indigne, tout simplement.

    Soit tu participes au débat, soit tu laisses ta polémique vivre au-dessous (!) de toi. Mais tu choisis une posture intermédiaire mollasse : j’avais prévu de vous laisser vous étriper, mais je tance d’une épigramme faiblarde le pékin (quelle race, au fait, le pékin ? Attention, y’a un piège) qui prête le flanc ; je fous un bronx du diable avec ma polémique, je m’éloigne à grands pas, mais je reviens quand même envoyer une pichenette à qui m’irrite ? C’est suprenant de te découvrir aussi tiède : en vrai, ça laisse entendre que tu n’es pas capable de répondre aux — solides, c’est vrai — arguments, que nous, opposants à l’usage du mot race, t’avons opposés.

    Allez, Bernard, un peu de cohérence. Tu t’es avancé dans la fange, entres-y pleinement.

    Tu vas voir, on s’habitue à l’odeur.

    Et on t’attend.

    J. CHAUVET (auteur des commentaires du 11 décembre 11:43 et du 12 décembre 10:42)

  • L’affaire Zemmour 30 décembre 2008 18:58, par B.L.

    Mais Chauvet, je ne réponds pas parce que j’ai dit ce que j’avais à dire et que je ne vois pas ce que mes contradicteurs (dont toi) apportent de neuf au débat.

    Je ne vais pas refaire trente-six fois le même papier pour complaire à m’sieur Chauvet, désolé !

  • L’affaire Zemmour 30 décembre 2008 22:35, par Ndjocka

    Salut J.Chauvet.

    Je repassais dans le coin, par hasard. Ce fut pour constater, une fois de plus, l’inanité des (non-)réponses de Bernard Langlois.

    Le net est un outil sympa, qui permet aux petites gens que nous sommes (je parle pour moi) de répondre, ô crime !, aux sommités et autres "sources autorisées" qu’affectionnait Michel Colucci. Bernard Langlois n’aura pas daigné s’abaisser à préciser sa pensée auprès de notre engeance, et préféré agonir d’injure tel ou tel. J’avoue avoir été surpris et passablement déçu par son attitude (Bernard, je te dispense de me balancer que ça t’en touche une), mais après tout, si les blocs-notes de Politis sont intéressants, toujours bien écrits (j’ai souventefois ouvert mon Robert, chose que j’affectionne), ça ne fait pas pour autant de leur auteur un type bien sous tous rapports. C’est triste, mais ainsi va la vie.

    Quoiqu’il en soit, les commentaires qu’il a provoqué valaient pour eux-mêmes. Que M. Langlois, dans sa tour, en soit donc remercié.

    Bonnes fêtes à tous (Bernard y compris).

  • L’affaire Zemmour 31 décembre 2008 04:24, par Gilbert

    Ce qui est désolant, c’est que Bernard langlois répond avec le même genre d’arguments roublards que Zemmour. Le mot race est dans le dictionnaire, donc c’est légitime de l’utiliser pour qualifier le noir, le jaune, le marron, etc ou n’importe quelle déclinaison de couleur de peau pour désigner des races humaines. Et c’est comme ça que Bernard Langlois a vaincu, avec Zemmour, la pensée unique. Sans même s’apercevoir que le malin Zemmour en a profité pour glisser dans la foulée, en contrebande, la supériorité de certaine culture (la blanche et occidentale bien sûr) sur les autres. À ce niveau de naïveté, je sais pas si c’est encore de la naïveté. Personne n’a jamais nié que le mot race existe. De même, comme le rappelle Acrimed, que le mot dieu ou ange ou démon existe, ça ne prouve pas pour autant l’existence de la chose. Personne n’a jamais contesté non plus qu’un noir soit noir. À quoi bon parler de race noire pour le désigner au lieu de simplement dire "un noir" ? J’ai toujours pas compris où voulait en venir Langlois dans cette affaire. Ça me fait penser à une vieille histoire avec Jacques Bertin, qui, lui aussi, voulait bousculer le discours conformiste de la gauche angélique. À l’époque, ça n’avait pas plu à Langlois et Bertin avait dû se casser de Politis. Langlois veut-il montrer qu’il regrette sa position de l’époque en choisissant de soutenir "le rebelle", "l’anticonformiste" Éric Zemmour ? (lequel, bien sûr, est un martyr, il n’a pour s’exprimer que les misérables médias alternatifs que sont les principales chaînes de télévision, les radios les plus écoutées et du côté de la presse écrite des fanzines comme Le Figaro).

  • L’affaire Zemmour 4 janvier 2009 00:01, par Antoine B.

    Un sociologue a écrit à ce sujet que la race était un "signifiant flottant" - a fleeting signifier.

    Zemmour revendique (bruyamment) son appartenance à la race des seigneurs (héritage gréco latin, judéo-chrétien de race blance blablabla).

    Or, les Grecs et les Romains étaient esclavagistes mais ne se préoccupaient nullement de couleur de peau, qui n’avait aucun sens pour eux. Par contre, ils utilisaient le terme de "race" pour décrire des caractéristiques psychologiques ou sociales (race noble, race de guerriers etc).

    La race renvoyant à la couleur est une idée moderne, liée à la colonisation comme le dit Cespedes.

    Zemmour tente de réussir un coup fumant : revendiquer à la fois les deux héritages, même si les deux civilisations greco-romaine et chrétienne-blanche ne PEUVENT pas dire du tout la même chose sur cette question essentielle et sur bien d’autres et disent même des choses contradictoires.

    Zemmour se fait passer pour un "lettré" alors qu’il n’est qu’un pauvre type obsédé par ses origines modestes et son ascension sociale.

    Il patine perpétuellement - terrifié d’un côté par le spectre de la lutte des classes, il s’en sert pour contrer ceux qui s’opposent à ses théories raciales. Z a peur des conflits, de tous les conflits. Selon le moment, il renvoie ses adversaires vers la "vraie" question - la question sociale (qu’il détache totalement de ses dimensions culturelles). Et lorsqu’en face de lui, les gens posent les questions en termes économico-sociaux uniquement, il décide d’attiser la guerre des races. Toutes ses réactions sont déterminées par ces deux peurs et selon le moment, il choisit de jouer une flûte ou une autre ou essaye de jouer avec les deux instruments à la fois.

    Zemmour est rusé et stupide. Oui, c’est possible. Il argumente d’une façon tellement simpliste qu’elle paraît lumineuse à ceux qui ont toujours eu peur du métissage (suivez mon regard) et à ceux qui sont aujourd’hui terrifiés par la mondialisation sauvage et qui voient le métissage comme une incarnation (c’est le cas de le dire) de la menace barbaro-capitaliste.

    Le mélange zemmourien de simplisme et de culot sont ce qui explique son omniprésence à la télé.

    Moi, j’aimerais qu’on voie Z. encore plus souvent, sur toutes les chaînes et à toutes les heures : il ne sera pas nécessaire de le virer car les gens se lasseront. Z concocte le même scénario à chaque fois. Il accuse les autres de se comporter en victimes mais dès qu’il perd du terrain, il se met à pleurnicher qu’il est seul contre tous, même si on ne voit que lui depuis plusieurs années partout. Z n’est PAS DU TOUT LE SEUL à proférer de manière péremptoire une telle quantité d’inepties : il est simplement plus visible.

    Le problème ici me semble être la CENSURE exercée contre ses adversaires.

    Les chaînes qui emploient Zemmour (et autres personnages du même genre) peuvent toujours prétendre que les interventions des invités n’étaient pas "intéressantes" pour le public, et qu’il était justifié de les couper au montage. Il faut comprendre que les producteurs des émissions vont forcément défendre leurs guignols qui "représentent" la chaîne, c’est à dire leurs choix.

    Dans le cas de Z, qui se présente comme un "intellectuel", elles ne peuvent pas se permettre qu’il soit ridiculisé et que ses énormes lacunes et sa boursouflure soient exposées au grand jour.

    Zemmour s’accroche à une vision infantile du monde, à un désir de "clarté binaire" : un homme n’est en rien une femme (la prise rose et la prise bleue, les deux moitiés qui se cherchent sans se trouver) ; un blanc occidental ne peut en rien être un noir et vice-versa. On pourrait en rire si Z n’était pas devenu une sorte de verrue télévisuelle qui, dès qu’on la voit apparaître, nous donne envie d’aller chercher un bistouri.

    Tout ce que raconte Z nous fait, en réalité, une sacrée belle jambe quand on a un peu lu sur les sujets sur lesquels il babille en se prenant pour un grand combattant de la liberté d’expression.

    L’emmerdement, c’est que ces sottises, les producteurs TV tiennent à nous les faire bouffer à l’année longue.

    Le débat politique à la télé est DÉLIBÉRÉMENT crétin : n’oublions pas que ceux qui font les choix sont des gestionnaires spécialisés par la VENTE et la cote d’écoute. Quoiqu’en puissent en penser certains, la formule télévisuelle ne permet pas du tout le débat sur des notiosn historiques et philosophiques.

    BRAVO À CESPEDES ET À R. DIALLO qui ne se sont pas laissés démontés par Z., qui se permet de sautiller et de ricaner car il sait pertinemment comment sera fait le montage et qu’il sera TOUJOURS défendu par ses patrons.

    Contrairement à d’autres.

  • L’affaire Zemmour 6 janvier 2009 00:15, par Vinz

    Je peux reconnaître un berger allemand d’un épagneul. Je peux reconnaître un Inuit d’un Bochiman.

    J’aurais bien du mal à reconnaître le croisement d’un berger allemand d’un chihuaha. J’aurais bien du mal à reconnaître le croisement d’une Inuit et d’un Bochiman.

    Le monde est décidemment trop complexe pour pouvoir tout bien classer dans sa tête !

    On peut dire race pour les chiens, mais pour les humains, il faut reconnaître que pour beaucoup d’entre nous, c’est gênant, et pourtant...

    Ce qui est sûr et certain, c’est qu’il n’y a pas de race noire, ni de race blanche, ni jaune (jaune ?), etc.

    Un Bantou est certainement génétiquement différent d’un Aborigène d’Australie, un Masaï est certainement génétiquement différent d’un negrito Mani, un Basque est certainement génétiquement différent d’un Lapon, un Breton est certainement différent d’un Hemşin, un Hmong est certainement différent d’un Tibétain, un Coréen est certainement différent d’un Kirghize...

    Mot de la fin : PEACE

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Denis Sieffert présente son prochain éditorial, à lire sur ce site et dans Politis à partir du jeudi 18 mars.
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Le 30/03/2010 à 20:00, Halles de Tours, salle 12, entrée C
Le 25/03/2010 à 20:30, Salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat , à Toulouse (31000)
Du 25/03/2010 au 27/03/2010 , à Poitiers (86000)
Le 24/03/2010 à 21:00, Bar Le Lieu Dit, 6 rue Sorbier , à Paris (75020)
Du 24/03/2010 au 30/03/2010, Cinéma le Sémaphore, 25, rue Porte de France , à Nîmes (30000)

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