C’est un Jérôme Cahuzac tout contrit qu’ont découvert ce week-end les lecteurs du Monde (7-8 octobre) : « Il faut savoir entendre une colère quand elle a des accents de sincérité », déclare le ministre du Budget. Allait-il reconnaître l’inaction coupable de l’État face aux plans de licenciement boursier ? Donner satisfaction aux salariés de Sodimedical privés de salaire depuis plus d’un an malgré trente-deux décisions de justice favorables ? Non. Ce que l’équipier de Pierre Moscovici à Bercy « entend », c’est la fronde des créateurs d’entreprise qui refusent que les plus-values réalisées à la cession de leur entreprise soient soumises à la progressivité de l’impôt sur le revenu. François Hollande et le PS avaient promis de taxer (enfin) les revenus du capital comme ceux du travail. Le gouvernement fera cadeau aux « pigeons » d’une part plus que symbolique de cette promesse.

