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Accueil du site > Exclu_Web > La « déprésidence » : Sarkozy est-il apte à gouverner ?

Par André Moine, Politis.fr - 4 mars 2008

La « déprésidence » : Sarkozy est-il apte à gouverner ?

Pour Politis.fr, André Moine, Maître de conférences en droit public à l’université Nancy 2, décrypte le comportement du président de la République. Donnez-nous votre opinion en réagissant à ce texte.

Les preuves de l’inadaptation de M. Sarkozy à sa fonction se multiplient et nous laissent pantois, partagés entre révolte et effarement. La politique de droite qu’il entend mener n’est pas en cause. Sont inacceptables la manière dont le Président se comporte et son atteinte au socle des valeurs républicaines et constitutionnalisées. Il est aujourd’hui tangible, que dans ces deux domaines au moins il n’a pas intégré ses fonctions présidentielle et constitutionnelle.

Le Président de la République ne se comporte pas comme un Président. Il apparaît comme un homme vulgaire, grossier et méprisant. Il ne s’agit pas d’un homme simple qui se comporterait comme tout le monde – si tant est qu’un Président puisse se conduire comme tout le monde [1] – mais d’un homme qui se laisse aller aux plus triviales inclinations. Vulgarité regrettable des goûts, vulgarité provocatrice du comportement, vulgarité inacceptable du langage. Ses goûts de luxe sont ceux des « m’ as-tu vu »… Rolex, « people », yacht, etc. Son comportement est celui d’un mal élevé… quémander un stylo au Président roumain, tutoyer tout le monde, commettre des maladresses diplomatiques [2], etc. Son langage est celui d’un « grossier personnage »… « Hé ! Angela ! », « Ben, descend un peu le dire », « Casse toi pauvre con ! », etc. Or il a une fonction de représentation de l’Etat, la lecture des médias étrangers atterrés ou railleurs nous en persuade. L’argument selon lequel, il se comporterait en cela comme « n’importe qui » est peut-être le pire de ce que ses thuriféraires prétendent. Sauf à être un malotru, un homme ordinaire dans ses relations publiques ne tutoie pas des inconnus, n’insulte pas les gens et ne nargue pas avec des objets de luxe ceux qui n’ont rien, ou si peu. Le souci qu’il aurait des gens, ces Français dont il a pourtant la responsabilité, n’est visiblement qu’affichage [3], le mépris qu’il en a est au contraire constatable.

Plus fondamentalement, le Président de la République ne respecte pas les limites constitutionnelles de sa fonction et porte ainsi atteinte à l’état de droit et à la République. Il ne s’agit pas d’un Président ayant choisi de « bouger les lignes » – si tant est qu’il ait été élu pour cela – mais d’un Président qui méprise le texte fondamental qui pourtant détermine sa fonction et ses limites. Mépris inadmissible de l’étendue de sa fonction, mépris intolérable des valeurs républicaines, mépris alarmant du texte constitutionnel. Sa fonction est traditionnellement de donner les grandes orientations politiques et non de tout réglementer et, contrairement à ses affirmations, 53% de français l’ont élu Président de la République et non chef de l’Etat, du gouvernement et de chaque ministère ; ils n’ont pas, par leur bulletin, donné mandat à ce candidat d’ignorer le principe de la séparation des pouvoirs. Son rôle est d’incarner les valeurs républicaines et non de les remettre en cause. Le principe de laïcité est inscrit à l’article premier de la Constitution, il appartient au Président de la République de défendre ce principe. Or il y porte atteinte [4], il n’a ni mandat ni pouvoir pour cela (sans parler de l’inconséquence qu’il y a à toucher à ce principe de paix sociale) ! Il est enfin, selon l’article 5 de la Constitution, le garant des institutions. Mais, outre le fait déjà souligné qu’il gouverne au mépris des articles 20 et 21, il essaie de contourner (donc de méconnaître) l’article 62 de la même Constitution selon lequel les décisions du Conseil constitutionnel s’impose aux pouvoirs publics et aux autorités administratives et juridictionnelles. En résumé, le Président actuel transgresse ce qu’il a la charge de garantir [5] !

Nicolas Sarkozy, malgré sa position de plus haut représentant de la République, porte ainsi atteinte à la fonction présidentielle. Sa majorité devrait le dire plutôt que de défendre ces comportements éhontés ; elle ne se rend pas service et cause du tort à la France (certains de ses ministres, pourtant visiblement compétents, avalent les couleuvres et se rendent chaque jour complices de la dérive). Que cet homme n’ait pas l’étoffe d’un Président est un fait aujourd’hui acquis y compris pour ses partenaires politiques. Ils s’honoreraient, en un geste civique, en le constatant, comme le fait l’opinion publique, plutôt que d’invoquer un acharnement de l’opposition. Ce n’est pas l’opposition mais le Président qui insulte un citoyen (dont il est le représentant), ce n’est pas l’opposition qui affirme que chaque homme croit en Dieu (ce qui est faux au demeurant) alors qu’il est le Président laïc de la France, tenu en ce domaine à une abstention publique, seule garante du respect des convictions religieuses ou athées des français (dont il est le représentant) ; ce n’est pas l’opposition qui a décidé de multiplier ses indemnités par trois alors que le pouvoir d’achat de la plupart des citoyens (dont il est le représentant) baisse… Et ce n’est pas l’opposition mais chaque citoyen (dont il est le représentant) qui peut compléter cette liste par bien d’autres comportements révoltants, du symbole du Fouquet’s à celui de la morgue à l’encontre de M’sieur (sic) Joffrin (alors que c’est lui qui se méprenait sur le sens de la monarchie élective, la confondant avec l’héréditaire…). Pour tenter de pallier son incurie, il fanfaronne [6], il lance des propositions irréfléchies ; pour n’en retenir qu’un exemple atterrant et significatif, il décide sans aucune concertation que chaque enfant de onze ans devra porter la mémoire d’un enfant juif déporté…. Les citoyens qu’il représente sont interloqués par cette « ânerie morbide » dénoncée par les pédagogues et les psychologues, par la plupart des victimes du génocide et par toute personne de bon sens (en serait-il dépourvu ?).

L’acceptation de la démocratie repose certes sur la possibilité de l’alternance au pouvoir mais elle suppose aussi, on l’oublie parfois, un socle de valeurs communes sur lesquelles il y a un consensus social et donc auxquelles « on ne touche pas » ; c’est à dire des principes sur lesquels les politiques de droite ou de gauche s’entendent (lorsqu’ils sont en danger, on vote à 82% pour les défendre comme en 2002). Le Président actuel les ignore et le malaise que chacun ressent aujourd’hui vient en partie de cette « capacité » du Président de la République à n’avoir aucun principe comme si ceux-ci n’étaient que des règles désuètes et n’avaient aucune raison d’être, aucun ancrage social. Il a tort : la présomption d’innocence, la non rétroactivité de la loi pénale, la laïcité, la séparation des pouvoirs, le respect du droit, etc. sont des principes essentiels qui fondent la cohésion sociale, des principes de civilisation. Un éventuelle politique de civilisation (qui dépasserait le stade du marketing politique) ne consiste pas à les mépriser mais au contraire à les faire valoir. Son irrespect de ces principes comme des personnes, sauf quelques émotions « de comptoir », caractérise, hélas, avec la dilution du politique dans une confusion d’éléments hétéroclites et douteux [7] , l’actuelle déprésidence.

[1] « Être président de la République, c’est l’oubli de soi et, sans doute, la mise entre parenthèses de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts. C’est ne plus avoir en tête que le bonheur des Français » (N.S.)

[2] « On va vous l’envoyer. Il lui faut de l’autorité » (26/11/07). Phrase adressée par NS au Président Chinois en guise de présentation de son fils ! Sympathique pour le fils et pour le Président Chinois qu’il qualifie ainsi d’autoritaire (dénonciation sans doute involontaire et en tout cas maladroite du régime chinois).

[3] Les vacances aux Etats-Unis ont été estimées à 44000 euros pour la seule location de la villa de 1000m2, soit plus de trois ans de SMIC. Il s’est défendu en soulignant que ça lui était offert. C’est pire ! Non seulement, il est redevable aux industriels concernés mais surtout, il accepte qu’on lui offre des vacances. N’importe quelle personne bien élevée tient à payer sa part ! Il en a les moyens mais il manque de la plus élémentaire correction.

[4] « Les religions sont un plus pour la République." (NS) « Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’homme et de femmes qui espèrent. [...] Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur » (NS, St-Jean de Latran, 20/12/07). « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect ».(NS, Riyad, 14/01/08). Paroles publiques d’un Président de la République française !

[5] Comportement qui pourrait constituer ce que l’article 68 de la Constitution qualifie de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » et qui autorise la mise en œuvre de la procédure de destitution du Président.

[6] A propos des Français inculpés dans l’affaire Arche de Zoé, il affirme contre leur intérêt même « j’irai chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait »… « Quoi qu’ils aient fait » ! L’expression est scandaleuse, il suffit d’imaginer que le Président Tchadien dise, dans une situation inverse, la même chose. Ou encore : « La croissance, je ne l’attendrai pas, j’irai la chercher » (sans commentaire) !

[7] Confusion entre les sentiments et la raison, entre les choix politiques et les volontés industrielles, entre la dimension présidentielle et la starisation, entre le service de l’Etat et l’argent roi...

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Commentaires de forum
  • astus 4 mars 2008 à 15:06

    Je partage tout à fait votre analyse qui récapitule les nombreux dysfonctionnements afférents à l’actuelle fonction présidentielle. Mais je respecte aussi le suffrage universel, comme vous je suppose, ce qui entraîne d’évidentes conséquences dans un régime démocratique comme le nôtre même si celui-ci paraît entaché de nombreuses difficultés, et je cite à titre d’exemple le mépris de certains individus des classes dirigeantes envers des personnes qui travaillent dur mais dont personne ne parle, contrairement à tous ces "people" omniprésents dans les médias malgré leur immense vide ou leurs parachutes dorés.

    Un point complémentaire à votre article que j’aimerais souligner est l’absence évidente de culture de notre actuel président, non pas que celle-ci donne automatiquement un brevet de bonne gouvernance, mais au moins une pensée organisée qui se tienne. Dans ce domaine, et je ne suis pas le seul à le dire, c’est le chaos qui domine ou plus précisément une sorte de patchwork d’idées disparates comme l’explique bien le sociologue Jean-Pierre Le Goff dans son dernier livre "La France morcelée". Et quand notre président se réfère à une politique de "civilisation" c’est évidemment qu’un de ses conseillers, si peu avisés pourtant, lui a soufflé une idée qu’il n’a jamais cherchée lui-même en lisant E. Morin.

    Le côté préoccupant de ce pan de notre histoire contemporaine, que je crois assez dommageable pour tous les français en dépit de certaines réformes nécessaires qui sont entreprises, est qu’il y a tout de même 53% de nos concitoyens qui ne s’étaient pas rendus compte avant d’aller voter des problèmes qui allaient inévitablement arriver ensuite.
    Certains semblent s’en être heureusement rendus compte depuis, mais il demeure qu’on ne doit pas se cacher le fait que le peuple a les gouvernants qu’il mérite tout simplement parce que c’est lui qui les a choisis.

    La contrepartie nécessaire à ce constat pessimiste ou réaliste, c’est selon, est que les personnes qui ont encore une pensée un tant soit peu valide ont le devoir de l’utiliser à des fins de résistance utile et dans le respect des personnes. Ce dernier point me paraît essentiel quoique bien peu partagé actuellement tant la déroute d’une élémentaire éthique paraît avancée au sein de notre société.

    Voir en ligne : la dérive des pensées

    •  
      pierrette 5 mars 2008 à 09:51

      Mais où sont donc toutes ces personnes certainement plus aptes à gouverner que Sarkozy ?C’est étonnant qu’aucun présidentiable n’ait ces fameuses qualités qui en feraient un président digne de ce nom...
      D’une intelligence tout à fait moyenne, je m’aperçois pourtant que nombre de journalistes,universitaires etc...seraient beaucoup plus à même, d’après leurs analyses et propositions,de sortir la France de là où elle est.Alors pourquoi, au lieu de ne faire que critiquer, ne montent -ils pas au créneau et ne proposent-ils pas leurs services ?

  • dominique 4 mars 2008 à 17:25

    Je suis heureuse d ’apprendre qu’il existerait une "procédure de destitution du président".

    Que ne l’exercent ceux qui en ont le pouvoir avant LA bourde majeure !

    Se souvient on, lors de je ne sais plus quelle conférence, de ses propos qui me font encore froid dans le dos : (en substance) "A ceux qui me reprochent de trop en faire et trop vite, je veux leur dire qu’ils n’ont encore rien vu".

    On tremble.......

  • MC 4 mars 2008 à 19:15

    Dans les années 80 on rigolait de voir écrit sur un mur :
    "Le Pen ment aux cons !"
    Ca y est, on est tous cons !
    On ne rit plus !

  • mozart06 5 mars 2008 à 08:06

    bon et bien il est temps de se l’avouer ;
    avant nous etions des veaux,maintenant nous sommes des cons !!!
    ça fait plaisirs.
    article 62 et 68 de la constitution ,au rapport !!et que ça saute

  • camembert2 5 mars 2008 à 10:02

    Jadis, on utilisait le terme d’agité pour caractériser ce type de personnage. Un agité, c’est quelqu’un qui ne se maîtrise pas. Sarkozy est bourré de tics, comme si quelqu’un d’autre que lui-même le manipulait tout à coup. Il lit un discours préparé, puis part en "free style" comme disent les jeunes. Ceci est très inquiétant. A cette époque dont je parle, on appelait "maison d’agités" les hôpitaux psychiatriques.

  • danp 5 mars 2008 à 11:04

    je me réjouis chaque jour davantage de lire politis ; je me réfère en particulier à ces deux articles récents concernant Castro et la "déprésidence" de Sarkosi. J’ajouterai cependant que derrière cette" inadptation à la fonction présidentielle", il y a bien aussi une politique authentiquement de droite incarnée par des gens"de droite" dont le comportement est inattaquable, qui "parlent bien", qui font des" réformes" mais qui au bout du compte créent toujours plus de misère et d’injustice.
    Selon moi, Politis porte la résistance aux idées reçues, à la "pensée unique" ; d’autres journaux le font, ils sont rares !
    Je profite de cette petite tribune personnelle pour suggérer une réflexion collective sur le matraquage médiatique dont les premières victimes sont précisément ceux qui subissent le plus cette politique inégalitaire.

  • 5 mars 2008 à 19:06

    je suis très étonnée que tout le monde s’interroge sur l’adaptation de Sarkosy à être président, ses comportements méprisants et vulgaires , son manque de contrôle, ne sont pas nouveaux, n’était il pas le même homme avant les élections ? où est le bon sens des électeurs, des critiques bien tardives !!!!la déprésidence était tellement prévisible !

    •  
      sagesse 6 mars 2008 à 10:07

      je suis moi aussi fortement étonnée des réflexions et attaques contre Sarkosy. Je pense, en effet, qu’il était le même avant les élections et qu’il n’y a, dès lors, pas à être surpris.
      Je pense au contraire qu’il répond habillement aux attentes de la droite libérale et en cela il fait une "bonne politique", même une excellente politique en faveur des classes bourgeoises.
      C’est plus ces aspects qui sont à dénoncer, combattre, plutôt que s’acharner à ne considérer que les comportements désordonnés de Sarkosy : ceci est une grave erreur. Je pense que ces positionnements sont symptômatiques d’une absence d’alternatives et de propositions de gauche au libéralisme. La petite bourgeoisie n’espère elle pas continuer à vivre sur le dos du monde du travail, ce qui explique la non politique du parti socialiste ?

      •  
        Alain KERJAN 9 mars 2008 à 00:51

        Moi aussi, je suis très étonné ! Ce type était le même avant son élection, sauf toutefois lors du débat avec Ségolène Royal où, sans doute bien drogué, il s’est pour l’heure déguisé en agneau. La fascination de nombre de Français pour cet individu dénote leur niveau de réflexion ... Il y a, bien sûr, le style grossier et immature, mais aussi la politique que beaucoup découvrent enfin ! Je voudrais ajouter que ce triste sire a été abandonné par son père, un peu le vilain petit canard de la famille et le plus petit en taille, de sorte qu’il a, selon moi, développé un complexe d’infériorité tel qu’il tente inconsciemment de nier par des comportements excessifs et démesurés qui se traduisent par la démagogie, la mégalomanie, la brutalité, le mépris d’autrui et de la démocratie. C’est un agitateur dangereux qui peut nous mener au pire, prompt qu’il est à jeter de l’huile sur le feu. Mais, hélas, les Français sont trop schyzophrènes pour le destituer ! Une révolution ? Elle n’est pas mûre et les petits sont résignés ! Et l’histoire montre malheureusement que les révolutions sont récupérées ... Un changement mûri, volontariste et progressif serait-il possible ? J’ai honte de mon pays.

  • oblomov 7 mars 2008 à 00:29

    Pour le stylo Roumain, le Président essaie de faire rembourser le couvert et la robinetterie de l’Élysée piqués par les Ceaucescu !

    Voir en ligne : Hyperactif ?

  • Chriss 7 mars 2008 à 11:14

    Svp, ne dites plus, 53 % des Français l’ont élu, mais 53% de 70% de la population Française en âge de vôter.
    Déduction faite des abstentionnistes et du hold-up sur le front... Ce type ne s’attendait pas à le percer avec autant de facilité d’ailleurs... Bref il est bien emmerder et nous aussi.
    La chute vertigineuse et inéluctable du pouvoir d’achat, Les poussées de l’extrème droite en Italie et en Espagne, risquent de poser de sérieux problèmes aux Européens si elles se confirment dans les urnes...
    Pour lui c’est une aubaine pour terminer son mandat, voir le prolonger...
    Souhaitons nous du courage, en éspérant que ce énième coup de pied au derrière nous soit salutaire.

  • louma64 7 mars 2008 à 23:46

    Ouf ! Impeccable ! Tout est dit.
    J’en pleurerais de reconnaissance tellement la honte d’être aujourd’hui française, donc susceptible de lui avoir accordé mon crédit, me pend au nez.

    Mon Dieu, quel manque de lecture du peuple... Mais d’où venons-nous pour l’avoir propulsé lui et où croyons-nous aller ? Non, je ne suis pas "croyante", non, je n’ai pas voté pour lui. Oui, je suis pantoise, effarée, révoltée et au bord de l’insurrection.

    Merci Mr Moine. Je me sens toujours mal mais un peu moins seule avec les mots pour le nommer.

  • pontécoulant 13 mars 2008 à 17:59

    tout ce qui est excessif est sans valeur. L’article est excessif...Un seul exemple. A ce jour, je ne crois pas que la Constitution soit violée par N.Sarkozy parce qu’une reflexion est demandée au 1ere pdt de la cour de Cassation. C’est donc un procès d’intention que vous faites sur ce sujet. Ce que je préfère c’est "la politique de droite qu’il entend mener n’est pas en cause", phrase oh combien hypocrite destinée à justifier le reste de l’article...Vous avez le droit d’être de gauche mais pour crédibiliser votre critique, évitez l’excès...que vous dénoncez chez les autres.

  • 14 mars 2008 à 14:34

    Peut-être n’ai-je pas bien suivi l’actualité, mais quel a été son "comportement qui pourrait constituer ce que l’article 68 de la Constitution qualifie de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » et qui autorise la mise en œuvre de la procédure de destitution du Président" ?

    Et qu’a-t-il dit qui pourrait atteindre le principe de laïcité énoncé par l’article premier de la constitution ? (selon moi, la laïcité est le fait de séparer dans l’Etat la société civile et la société religieuse)

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